L’Ocean Glider UUV capturé par la marine chinoise remis aux américains

Pékin a décidé de rendre aux américains un drone sous-marin déclassifié que sa marine de guerre a capturé en Mer de Chine Méridionale.

uuv

Cette affaire cache un détail fort intéressant que très peu de médias peuvent évoquer: les chinois traquaient ce drone submersible depuis un bon bout de temps. C’est au moment ou un navire  US,  le USNS Bowditch T-AGS-62 (4838 tonnes), tentait de récupérer le drone qu’une embarcation rapide lancée d’un navire de guerre chinois de classe Dalang III est vite arrivée à proximité de l’appareil automatisé,  à moins de 500 mètres du navire US, avant que l’équipage chinois ne capture l’Ocean Glider.

usns-bowditch
USNS Bowditch

Cette manœuvre calculée avait pour objectif de démontrer les capacités de la marine chinoise en matière de traque et de surveillance en  Mer de Chine Méridionale.

 

Syrie: les bataillons Zapad et Vostok à Alep, les bérets verts de la CIA à Palmyre

Le rôle des redoutables commandos tchétchènes des bataillons ZAPAD et VOSTOK dans les combats de rue pour la capture des derniers carrés de maisons  à Alep-est aurait été déterminant dans la victoire des forces syriennes, iraniennes et russes.

Alep est pratiquement sous le contrôle de Damas mais une nouvelle offensive de l’organisation terroriste connue sous le nom d’Etat Islamique en Irak et au Levant, solidement appuyée par les bérets verts de la CIA a totalement pris au dépourvu l’armée syrienne à Palmyre (Tadmor) où une base logistique gouvernementale a été prise d’assaut par une brigade terroriste. D’après des témoignages convergents, les forces rebelles ont eu recours à une nouvelle tactique: celle des essaims par vagues successives, s’assurant toujours d’une supériorité numérique de 10 contre 1 à un point d’attaque donné.

De toute évidence, russes et américains ne cachent plus l’implication directe de leurs forces spéciales dans les combats au sol en Syrie et on y assiste à une nouvelle course entre les militaires des deux puissances, rappelant étrangement la course endiablée entre américains et soviétiques vers Berlin en 1944-45.

Syrie: des militaires US et britanniques sous les bombes russes…

Des informations assez précises évoquent un raid effectué hier par des avions de combat russes contre des positions de l’organisation terroriste connue sous le nom du Front Al-Nusra près de Tenef (Syrie méridionale)

Cette position secrète a déjà fait l’objet d’un raid aérien russe et syrien en juin 2016, suscitant une très vive tension entre Londres, Moscou et Washington. C’est l’une des causes ayant amené le Département d’Etat US a étendre la liste des sanctions internationales contre la Syrie.

Ce raid aérien contre une position terroriste a failli déclencher ce que l’on redoutait le plus: une confrontation militaire directe entre les Etats-Unis d’Amérique et la Russie.

Il s’est avéré que les bombardiers russes ont visé une position clandestine américaine servant de base logistique à l’organisation terroriste Jabhet Al-Nusra.

Moscou insiste qu’il a avisé à l’avance le centre de commandement de la coalition sis en Jordanie de son intention de cibler les organisations terroristes évoluant dans la zone ciblée. Dans les faits, une vingtaine de militaires britanniques ont quitté cette position à la hâte une journée avant le raid, confirmant que leur commandement avait reçu l’avertissement russe.

L’incident a été assez sérieux pour susciter une très forte réaction US, promptement contrée par le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov.

Le Kremlin a annoncé aujourd’hui ne détenir aucune information sur un éventuel raid aérien ayant visé une « base américano-britannique » en Syrie.

En réalité, les russes ne cachent plus leur profonde exaspération vis à vis des comportements totalement irresponsables des pays de la coalition dans la guerre en Syrie, en soulignant l’inconséquence et la précipitation de Paris à mener un raid aérien à Minbej (Nord-Est d’Alep), dans une zone sous contrôle gouvernemental syrien, tuant plus d’une centaine de civils, ou encore le rôle croissant des « instructeurs » britanniques au sein des unités des organistions terroristes Nur-Eddine Zenki et Al-Nusra.

51 Corrupt State Department officials calling for a global war

In a very weird move, 51 corrupt State Department Officials paid by the Kingdom of Saudi Arabia and the State of Israel signed an internal memo calling for what they call « targeted US military strikes » against the legitimate Government of Syria.

Déja vu? Yeah!

This is the continuation of the same old strategy of Regime changes within the framework of Creative Chaos. For the sake of whom? The same players: Ryad and Tel-Aviv.

So we have 51 State Department officials who could be indicted for felony as they are pushing for a global war agenda for the benefit of foreign States.

 

 

 

 

Vers un renversement de situation au Proche-Orient

La période du « Printemps arabe » touche à sa fin. Désormais, la Maison-Blanche et le Kremlin sont en train de redessiner les contours du « Moyen-Orient élargi ». Cependant, leur accord conclu avant l’intervention militaire russe en Syrie pourrait être modifié par le changement de l’équilibre des forces. Rien ne prouve que Moscou acceptera la stabilisation de la Syrie et fermera les yeux sur la partition de la Turquie et de l’Arabie saoudite qui vont commencer. Quoi qu’il en soit, le bouleversement qui s’annonce modifie la donne établie depuis cinq ans. La plupart des puissances impliquées essayent donc de retourner leur veste avant les autres.

La presse, dans quelque pays que ce soit, est tellement occupée à scruter la position de son propre État dans le conflit du Proche-Orient qu’elle ignore les négociations globales entre la Maison-Blanche et le Kremlin [1] et, du coup, interprète de travers les événements secondaires. Pour clarifier l’agitation diplomatique actuelle, nous devons donc revenir à l’accord USA-Russie de septembre dernier.

La partie publique de cet accord a été formulée par la Russie dans un document distribué le 29 septembre au Conseil de sécurité de l’Onu [2]. Il indique que, pour rétablir la paix et la stabilité en Afrique du Nord et au Proche-Orient, il faut et il suffit (1) d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité —ce qui implique notamment le retrait d’Israël sur ses frontières de 1967— et (2) de lutter contre l’idéologie terroriste —c’est-à-dire à la fois contre les Frères musulmans créés par le Royaume-Uni et soutenus par la Turquie, et contre le wahhabisme propagé par l’Arabie saoudite—.

Il avait été initialement prévu que la Russie fasse adopter une résolution en ce sens lors de la réunion du 30 septembre du Conseil de sécurité. Cependant, les États-Unis s’y sont opposés dans l’heure précédente [3]. Sergey Lavrov a alors présidé la séance sans évoquer son projet. Cet événement majeur ne peut s’interpréter que comme un désaccord tactique qui ne doit pas entraver un accord stratégique.

Le 20 octobre, le président Vladimir Poutine recevait au Kremlin son homologue syrien, Bachar el-Assad, en présence de ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, du secrétaire général du Conseil russe de sécurité nationale et du chef des services secrets. L’entretien portait sur l’application du plan russo-états-unien, incluant celle du Communiqué de Genève du 30 juin 2012 [4]. Le président el-Assad faisait valoir qu’il suit les instructions de ce Communiqué et, notamment, qu’il a intégré dans son gouvernement les partis d’opposition qui en ont fait la demande conformément à la description que le Communiqué fait d’un Organe gouvernemental de transition.

S’étant assuré que les deux pays avaient une même lecture du Communiqué de Genève, la Russie et les États-Unis décidèrent de mettre au pas les États dissidents, à savoir la France, la Turquie et l’Arabie saoudite. Sachant que la position française n’est pas fondée sur des intérêts réalistes, mais s’explique exclusivement par un fantasme colonial et par la corruption de son gouvernement par l’argent turc et saoudien [5], la Maison-Blanche et le Kremlin décidèrent de traiter uniquement la source du problème, à savoir Ankara et Riyad. Le 23 octobre, John Kerry et Sergey Lavrov reçurent donc leurs homologues turc et saoudien à Vienne. Aucun texte final n’a été publié. Cependant, il semble que la Russie ait menacé les deux invités sans que les États-Unis ne prennent leur défense.

Affolé d’une possible entente russo-états-unienne contre la Turquie et l’Arabie saoudite, la France convoqua alors un « dîner de travail », et non un « sommet diplomatique », à Paris. L’Allemagne, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, les États-Unis, l’Italie, la Jordanie, le Qatar, le Royaume-Uni et la Turquie « évoquèrent » et non « décidèrent » le sort de la Syrie. Le format de cette réunion correspond à celui du « Core Group » des « Amis de la Syrie », sauf l’Égypte qui a déjà secrètement rejoint le camp de la Syrie. Le fait d’avoir été contraint d’inviter les États-Unis a plombé la réunion. Là encore, pas de texte final.

Enfin, le 30 octobre, les États-Unis et la Russie réunissaient un plus vaste aréopage comprenant tous les participants aux deux réunions précédentes plus l’Égypte, la Chine, l’Irak, l’Iran, le Liban, Oman, l’Union européenne et les Nations unies. Si la presse s’est esbaudie de la présence de l’Iran qui avait été tenu à l’écart de tout règlement depuis le début du conflit, elle n’a pas relevé le retour de l’Égypte du maréchal al-Sissi qui rentre sur la scène internationale grâce à la découverte de ses nouvelles réserves de pétrole, ni de l’absence persistante de la principale puissance régionale, Israël. Ce dernier point ne peut s’expliquer que dans le cas où l’État hébreu avait obtenu préalablement la garantie de parvenir à un de ses objectifs de guerre, la création d’un État colonial au Nord de la Syrie.

Les participants ont tous été priés de signer une déclaration finale que seuls les Russes et les Iraniens ont prit soin de diffuser [6]. Et pour cause : elle marque la défaite des faucons US. En effet, dans son point 8, il est indiqué que le « processus politique » —et non pas le « processus de transition »— sera conduit par les Syriens, propriété des Syriens, et que le Peuple syrien décidera du futur de la Syrie [7]. Cette formulation lourde invalide le document Feltman qui constitue l’objectif depuis plus de trois ans des faucons US, des Français, des Turcs et des Saoudiens : la capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne [8].

Le projet US se poursuit malgré l’accord avec la Russie

La suite des événements devrait donc logiquement être la mise au pas de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de la France, ce qui pourrait être fait tout en poursuivant les objectifs initiaux US.

Pour la Turquie, après le scrutin probablement truqué du 1er novembre et la victoire de l’AKP [9], la guerre civile devrait s’étendre et se développer [10] jusqu’à la partition du pays en deux, puis à la fusion du Kurdistan turc, du Kurdistan irakien et d’un territoire arabe syrien occupé par les Kurdes syriens et les États-Unis. D’ores et déjà, le YPG et les États-Unis conquièrent ensemble un territoire arabe au Nord de la Syrie. Le YPG qui, jusqu’au mois dernier, recevait ses armes et ses soldes de Damas, s’est retourné contre la République arabe syrienne. Ses miliciens envahissent les villages conquis, expulsent les enseignants et décrètent la kurdisation forcée des écoles. Le Kurde, qui était parlé et enseigné à l’école, devient la langue unique et obligatoire. Les milices de la République arabe syrienne, notamment les Assyriens, en sont réduites à défendre leurs écoles par les armes contre leurs compatriotes kurdes [11].

De son côté le roi Salman d’Arabie saoudite doit encaisser sa défaite au Yémen ; un voisin qu’il avait envahi officiellement pour soutenir un président en fuite, en réalité pour exploiter avec Israël le pétrole du « Quart vide » [12]. Coup sur coup, les Émirats arabes unis et l’Égypte se sont retirés de sa Coalition. Les premiers après avoir essuyé de lourdes pertes parmi leurs officiers, les seconds plus discrètement, laissant les opérations militaires aux seules mains des Israéliens. Les Houthis, poussés vers le Nord par les bombardements, ont effectué plusieurs incursions en Arabie saoudite et y ont détruit des bases militaires aériennes et leurs matériels. Les soldats saoudiens, presque tous des étrangers servant sous écusson saoudien, ont déserté en masse contraignant le roi à prendre un décret contre les abandons de poste. Pour éviter un désastre militaire, l’Arabie saoudite a alors sollicité de nouveaux alliés. Contre de l’argent sonnant et trébuchant, le Sénégal a envoyé 6 000 hommes et le Soudan 2 000. La Mauritanie hésite à envoyer un contingent. Le roi, dit-on, aurait également sollicité l’armée privée Academi (ex-Blackwter/Xe) qui recruterait actuellement des mercenaires en Colombie. Ce fiasco est directement imputable au prince Mohammed ben Salmane, qui a revendiqué l’initiative de cette guerre. Ainsi, il affaiblit l’autorité de son père, le roi Salman, et fait gronder la contestation des deux clans exclus du pouvoir, ceux de l’ancien roi Abdallah et du prince Bandar. Logiquement ce conflit devrait aboutir à un partage de leur héritage entre les trois clans et donc à un partage du royaume en trois États.

Ce n’est qu’après ces nouveaux conflits que la paix devrait revenir dans la région, sauf dans la partie arabe colonisée par le nouveau Kurdistan, appelée à devenir le nouveau point de fixation des antagonisme régionaux en lieu et place de la Palestine.

Mais même écrit, le futur est incertain. Le renversement du rapport de forces entre Washington et Moscou [13] pourrait modifier leur accord.

Les rats quittent le navire

Alors que les mauvais joueurs annoncent sans sourciller que l’intervention militaire russe en Syrie n’apporte pas les résultats escomptés par Moscou, les jihadistes en fuite se replient en Irak et en Turquie. Le chef d’état-major US, le général Joseph Dunford, a admis, le 27 octobre lors d’une audition au Sénat, que désormais les armes parlaient en faveur de la République arabe syrienne [14]. Tandis que le Commandeur suprême de l’Otan, le général Philip Breedlove, a déclaré, le 30 octobre lors d’une conférence de presse au Pentagone, que c’est une litote de dire que la situation évolue de jour en jour et menace désormais la sécurité de l’Europe [15].

Force est de constater que l’alliance entre les partisans du chaos et ceux de la recolonisation va non seulement perdre en Syrie, mais que l’Alliance atlantique elle-même ne peut plus prétendre à la domination globale. Du coup, une soudaine agitation traverse les chancelleries, beaucoup affirmant qu’il est temps de parvenir à la paix —ce qui sous-entend qu’ils pensaient jusque là différemment—.

Les « retournements de veste » qui s’annoncent à propos de la Syrie auront comme première conséquence la consécration du rôle international de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie ; deux acteurs que la presse occidentale présentait, il y a quatre mois encore, comme totalement isolés et voués à de terribles difficultés économiques ; deux puissances qui sont désormais les premières forces militaires, régionale pour l’Iran et globale pour la Russie ; et comme seconde conséquence le maintien au pouvoir du président el-Assad dont on annonce depuis cinq ans qu’« il doit partir ».

Dans ce contexte, la propagande de guerre continue imperturbablement, affirmant que si ce ne sont pas les bombardements russes qui tuent des civils, c’est l’armée syrienne qui les bombarde ; imputation confirmée par la matrice des organisations terroristes, les Frères musulmans, via leur Observatoire syrien des Droits de l’homme. Ou encore que la Russie est pressée de négocier car son intervention lui revient cher —comme si elle ne l’avait pas budgétisée durant sa longue préparation—. Jamais à court d’invention, le directeur de la CIA, John Brennan, prétend quant à lui que la Russie s’apprête à lâcher le président el-Assad, alors même que le président Poutine s’est gaussé de cette auto-persuasion quelques jours plus tôt, au Club de Valdai.

En France, la révolte gagne la classe politique. Les quatre principaux leaders de la droite, Dominique de Villepin, François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ont chacun de leur côté déclaré qu’il est absurde de s’aliéner la Russie et de ne pas reconnaitre la défaite en Syrie. Cependant Alain Juppé, qui joua un rôle central dans le début de la guerre, notamment en signant un traité secret avec la Turquie, persiste à conserver l’objectif de renverser la République arabe syrienne, plus tard. À gauche, plusieurs leaders envisagent de prochains voyages à Damas.

La panique devant les changements prévisibles est en fait générale. Si Nicolas Sarkozy s’est précipité chez le président Poutine, le vice-chancelier allemand, Sigmard Gabriel, également [16]. Il a plaidé pour que l’on referme les contentieux et les aigreurs du passé et que l’on renoue le dialogue avec la Russie. Il était temps.

Thierry Meyssan

Source: Voltairenet

Notes:

[1] « Moscou et Washington entendent refonder les relations internationales », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2015.

[2] « Proposition russe d’un débat au Conseil de sécurité sur le terrorisme », Réseau Voltaire, 1er octobre 2015.

[3] “Lavrov to chair Security Council’s meeting on fighting terrorism”, Tass, September 30, 2015.

[4] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

[5] « Pourquoi la France veut-elle renverser la République arabe syrienne ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 octobre 2015.

[6] “Joint Statement on the outcome of the multilateral talks on Syria”, Voltaire Network, 30 October 2015.

[7] “This political process will be Syrian led and Syrian owned, and the Syrian people will decide the future of Syria”.

[8] « Deux épines dans le pied d’Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 août 2015.

[9] « Vers la fin du système Erdoğan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 juin 2015.

[10] « La Turquie en danger », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 juillet 2015.

[11] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.

[12] « Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan ; « Pourquoi l’Occident est-il silencieux sur la guerre du Yémen ? », par Martha Mundy, Traduction Alasso, Counterpunch, Réseau Voltaire, 22 juin et 4 octobre 2015.

[13] « L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 octobre 2015.

[14] “Dunford Tells Senate Now is Time to Reinforce Iraqi Success Against ISIL”, Jim Garamone, DoD News, October 27, 2015.

[15] “Department of Defense Press Briefing by General Breedlove in the Pentagon Briefing Room”, October 30, 2015.

[16] « L’Allemagne tente de se sortir du conflit syrien », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 29 octobre 2015.

Direct Intelligence from Syria and Lebanon

America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.

CIA trained Chechens
CIA trained Chechens

The report below was received from Syria and Lebanon this morning.  I will bullet point what I believe are the salient points.

  • ISIS chief, al Baghdadi, was removed from his position 4 months ago because the CIA is putting command of ISIS in the hands of Chechen and Russian jihadists who are both trusted and better trained.
  • This move was resisted and the Chechen forces, numbering 15,000, withdrew to Mosul.
  • This is being done to resist Iranian and Russian involvement both directly and through the new Baghdad intelligence coordination center which is threatening to end the war, something the CIA and Mossad cannot allow.
  • US Special Forces, on the ground in both Syria and Iraq, working out of Deir Ezzur, al Mayaden and Ramadi and receiving logistic support from America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.
  • The American assault on Deir Ezzur to “capture” an imaginary “oil official” of ISIS was staged to exfiltrate an American field commander who had been identified by Syria and was about to be captured by Syrian Speznatz.
  • All CIA and Mossad operations with al Nusra (the real Free Syrian Army) and ISIS are directly tied at every level to operations, both military and political, in Ukraine.

Original Arabic text by Naheed Al-Hussainy from Damascus, Syria

   

ناهد الحسيني – دمشق

أكد السفير الدكتور هيثم بو سعيد أمين عام المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات انّ الاتحاد الاوروبي بات امام معضلة صعبة في القضية السورية ولا حلّ الا من خلال انتهاج نمط التهدئة في الخطاب السياسي الذي قد يوحي الى رغبة في اعادة الأمور الى طبيعتها تدريجياً مع الحكومة السورية، وهذا ما عَمِلت عليه وتعمل المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات منذ فترة مع الحكومات الاوروبية، نظراً لخطورة الوضع، مشيرا الى أن الغرب بدء بإرسال إشارات في عدّة اتجاهات، خصوصاً بعد دخول اسرائيل على المسرح السوري جراء قصفها لمواقع للجيش بعد بدء العمليات الجوية الروسية ضد تنظيم الإرهابي داعش. والتدخل الاسرائيلي يُعتبر بمثابة رسالة دعم للجماعات التكفيريةً  وخاصة جبهة النصرة ومتفرعاتها التي تلقى دعم علني من اسرائيل وغضب الأخيرة جراء قصف الطيران الروسي لمواقع داعش.

كما أعلن السفير بو سعيد انّ محاولة قصف موكب ابو بكر البغدادي في منطقة بيجي هو ادعاء صحيح، الاّ انّ البغدادي لم يكن من ضمن الأشخاص الذين أصيبوا جراء القصف الجوي للتحالف الدولي. والغرض من هذا السيناريو هو التحضير لإشاعة مقتله بعد ان تمّ الكشف عن إزاحته منذ اكثر من أربعة أشهر بعد ان كانت هناك مجموعة من الموساد الإسرائيلية ومجموعة أمنية تقوم بحمايته على رأسهم مسؤول اللجنة الأمنية للتنظيم أبي سعد الكربولي قبل حوالي خمسة أشهر، حيث مصيره منذ ذلك الحين بات لغزاً عجزه او وفاته لاحقاً.

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط

أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا.

وهناك معلومات  تفيد بانه يتم تحضير مجموعات من الأصول الاسلامية التكفيرية للقيام بأعمال أمنية وعسكرية ضد الجيش الروسي وحلفائهم بغية تحجيم الامتداد الروسي وهذه المجموعات موجودة حاليا في الموصل

US Baghdadi Scenario is scandalous 

Nahed al Husaini VT Bureau Chief,  Damascus

Secretary General of the European Department for Security and Information Haissam Bou Said stated that the European Union is facing a difficult dilemma visa-a-vie the Syrian issue, noting that there is no solution except through the adoption of a truce in the political discourse pattern which may suggest a desire to restore things to gradual normality with the Syrian government.

“This is what the Department has worked and is working on for a while with the European governments because of the seriousness of the situation,”  Bou Said commented.

He noted that the West begins to send off signals in several directions , especially after Israel entered the Syrian theater by bombing army positions in the wake of Russian air operations against the terrorist organizations, namely ISIS, Al- Nusra and subsidiaries , which are now overtly backed by Israel.

A reliable source told VT that the Israeli element in the Syrian scene was present from the outburst of the Syrian crisis, via aiding the insurgents with logistics to topple the regime of Bashar al Assad.

The Russians are coordinating now with the Israelis to avoid any collusion incidents in Syrian spaces, and the Syrian army moved now from defensive to offensive strategies, benefitting tremendously from the Russian air cover which is protecting the movements of Syrian military.

The European position is still confused on Syria, because of the Israeli lobby leverage exercised on Top-notch European politicians and governments.

Bou Said also said that the bombing attempt of Abu Bakr al-Baghdadi procession in “Baiji” is true , but al-Baghdadi was not among the people who were injured during the aerial bombardment of the international coalition . The purpose of this scenario is to prepare for the rumor of his death after the revelation that he was removed from his position four months ago. A  group of Mossad, together with the security committee head of the organization Abu Saad al-Karbouli were guarding Al Baghdadi, whose fate since then has become a mystery.

Ambassador Bou Saeed explained that al-Baghdadi was excluded after the dispute which erupted between him and the local US intelligence command regarding pushing the Chechens to the forefront of the terrorist organization, but the Iraqi top control remained, leading to a crack in the organization in “Baiji.” About fifteen thousand ( 15,000 ) of Chechens left as a result and headed for Mosul .

Bou Said indicated that that the reason behind giving the Chechens the upper hand in the organization is to use them as a bargain chip against Russia in the ongoing events in Ukraine.  The intelligence available to the DESI clearly indicates that groups of extremists are being prepared now to take military actions against the Russian army and their allies in order to curtail the Russian sprawl . The groups are positioned in Mosul now, waiting for a signal to move ahead.

Source: Veterans Today

Syrie: l’armée syrienne poursuit ses avancées à Hama, Alep et Idlib

La guerre en Syrie a connu sa bataille des Ardennes: l’Armée syrienne soutenue par les unités du Hezbollah libanais et les conseillers militaires des Gardiens de la Révolution iranienne, avançant à très grande vitesse sous un intense soutien aérien tactique assuré par des essaims d’hélicoptères d’attaque russe Mil Mi-24 est parvenue à traverser le  massif forestier de Sahl El-Ghab à l’Est de la province de Lattaquié, dans des combats d’une extrême violence avant de prendre d’assaut la campagne de Hama où plus de 520 éléments des différentes factions rebelles ont été éliminés en moins de six heures. Les blockhaus rebelles sont pilonnés à coups d’obus de 155 mm et de roquettes SMERCH de 300 mm tandis que des Sukhoi Su-34 (Fallback) russes survolaient le champ de bataille à 400 mètres d’altitude en y déversant bombes et obus de 30 mm (Canon GSh 30-1/9A-4071K)

A Alep, les unités de chars de combat des régiments blindés de l’Armée syrienne ont réussi à trouver une parade aux missiles antichar Raytheon TOW de fabrication US en possession des rebelles. Pour la première fois, les missiles Tow massivement utilisés par les rebelles sont devenus inopérants face à une nouvelle tactique de combat statique mise en oeuvre par les unités de blindés syriennes.

Dans un développement inédit, des avions de combat US ont fait irruption au dessus d’Alep avant de cibler des installations de production d’électricité desservant les zones loyalistes avec des missiles Air-Sol.

D’autres avions-cargo US ont pu larguer de grande quantités d’équipements militaires et de munitions dont des missiles antichar sophistiqués au dessus des zones contrôlées par l’Etat Islamique (EI). L’aviation syrienne a ouvert le feu sur les cargaisons larguées par les avions US et des informations crédibles font état de la destruction de plus de 50 tonnes de matériel. Washington a demandé à Moscou des explications sur cet « incident » mais les russes ont répondu qu’ils ne disposaient d’aucune information à ce sujet. Les américains ont lancé à Damas un ultimatum se terminant aujourd’hui à 0000Z pour que ses avions cessent d’harceler les largages américains à destination des organisations terroristes d’Ahrar Al-Sham, l’Armée de la Conquête et du Front Ennosra, récipendiaires officiels de l’aide militaire à ce que Washington appelle « l’opposition modérée ».

A Idlib (un ensemble de 60 agglomérations) le chef des opérations militaires du Hezbollah libanais a été tué au combat durant une opération spéciale menée sur les arrières des forces de Daech dans la région.

L’aviation syrienne a commencé à effectuer des raids sur le nord de la base militaire de Deir Ezzor tandis que l’aviation russes continuaient ses raids avec une déconcertante réactivité sur l’ensemble des positions fortifiées, des centres de commandements et des dépôts d’armes et de carburants de Daech et du Front Ennosra. D’autres missiles de croisières russes ont été lancés sur des cibles de Daech en Syrie  à partir de la Mer Caspienne.

Quels que soient les futurs développements militaires en Syrie avec une implication croissante des forces adverses (on évoque un plan diabolique préparé en Angleterre) il semble bien que le tandem Russo-syrien ait déjà acquis des gains en vue de négocier une paix globale avec le camp adverse  prévue en territoire neutre- La Grèce est de plus en plus citée- avec un éventuel déplacement du président syrien à Athènes sous la protection de Sukhoi Su-35 Flanker E.

Contre-offensive russe au Moyen-Orient

Les déclarations extrêmement bellicistes du Chef de la diplomatie saoudienne à l’égard de la Syrie à l’Assemblée Générale des Nations Unies, relayées dans une version un peu edulcorée par le président français François Hollande (qui jouit de la confiance absolue de Ryad et de Doha, conséquence de la méfiance qu’inspire le style Obama à ces régimes), ont mis fin aux tergiversations des pays hostiles quant à leur intentions. Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères du Royame d’Arabie Saoudite a en effet déclaré que le Président syrien Bashar Al-Assad « devait partir ou subir l’option militaire’.

Le signal n’est même pas codé. Moscou et Damas décident d’agir ou plutôt de réagir très vite. A peine le Parlement russe donne t-il son aval à l’utilisation des forces armées en Syrie que des chasseurs-bombardiers russes procèdent à des frappes dans la province de Homs. Une vingtaine de raids ciblent huit positions de Daech dans une zone difficile d’accès. Consternation à Ryad et rage à peine contenue à Washington.

Les Etats-Unis et la France (Paris agissant pour le compte du Qatar en échange d’une aide financière assez conséquente) sortent une première parade: Au lieu de cibler Daech, les russes auraient bombardé des positions de la rébellion syrienne dite modérée. Les preuves? D’interminables jérémiades de barbus armés jusqu’au dents jurant devant les caméras numériques de la propagande rebelle  qu’ils se sont fait massacrer par les Russes. Devant le peu de consistence de telles assertions relevant plus de la mauvaise foi et confirmant un peu plus les liens troubles entre certaines capitales et les organisations islamistes radicales semant la terreur un peu partout en Orient, des experts préconisent un vieil expédient: le massacre de civils. Les femmes et les enfants en tête. Dommages collatéraux. Problème: les russes n’ont effectué que des frappes limitées en zone semi-montageuse quasiment inhabitée. Reste l’avis des experts. Un relais de l’Otan n’est pas allé par quatre chemins pour estimer que les pilotes russes avaient totalement raté leurs cibles. Et dire que les enragés de Daech se la coulaient douce depuis plus d’un an sous les rares bombes intelligentes US, britanniques, françaises et Arabes, largués le plus près possibles des lignes de l’armée syrienne (sait-on jamais). Cela a changé. Les Russes ne badinent pas: ils canardent à coups de roquettes à basse altitude…C’est pas amusant et l’ennui est que ça peut être mortel.

Les Russes ont mené des frappes dans la province de Homs. Le jour même, des avions de combat US ont procédé à une frappe aérienne dans la province d’Alep. Une sorte de baroud d’honneur. Surtout que le préavis russe aux capitales de la coalition et aux israéliens était très court: à peine une heure. En fin de journée, des avions syriens bombardent les mêmes positions que les avions russes ont arrosé avec des roquettes et des missiles quelques heures auparavant. Un véritable carrousel.

En réalité, jamais la Russie n’aurait envisagé d’employer des avions de combat au Levant dans ce qui semble l’une des plus grandes interventions russes au Moyen-Orient si la bande de Victoria Nulland, composée uniquement de civils ultra-sionistes n’ayant jamais eu la moindre expérience militaire, n’avait pas autant méprisé le haut commandement militaire US et poussé les Etats-Unis et leurs alliés à aller embêter l’Ours Russe tout près de sa tanière en Ukraine.

La crise en Ukraine a été provoquée en réaction à l’échec du plan préconisé en Syrie suite au soutien politique et diplomatique russe à Damas. Ceux qui ont provoqué Moscou n’ont peut-être jamais lu une ligne d’histoire sur ce qui s’est passé sur le Front Oriental de la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et son impact décisif sur ce conflit.

Des militaires russes sont en train de débarquer à Baghdad en Irak mais également dans des bases aériennes en Iran (notamment à Hamadan). Un centre de coordination opérationnel regroupant des militaires russes, syriens, irakiens et iraniens à Baghdad? S’agit-il de politique-fiction? Non. Voilà où mène l’ingérence de civils à la loyauté incertaine et agissant pour une idéologie (en l’occurrence le sionisme) et ayant le contrôle des armées les plus onéreuses au monde avec un budget dépassant les 600 milliards de dollars US. George W. Bush doit avoir une belle gueule de bois en ce moment.

Le plus amusant dans cette affaire est que les Russes agissent sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Le même fond de commerce utilisé par l’empire pour justifier ses guerres en dehors du défunt droit international. Il s’agit bien d’une lutte. Certains analystes ont jugé que la Troisième guerre mondiale n’a pas eu lieu ou qu’elle a été évitée de justesse. Nous estimons que nous sommes en plein dedans. Voire vers sa fin. C’est aux historiens d’en délimiter la durée, ainsi que l’année de son début.

Le jeu continue.

TRIDENT C

De l’impossibilité d’être ou comment la guerre froide vient d’être perdue en 2015

Le président russe Vladimir Poutine a clairement laissé entendre qu’il ne laissera jamais tomber son allié syrien. C’était une ligne bleue depuis qu’une rumeur moscovite avait évoqué en 2012 que les dirigeants militaires russes étaient prêts à se battre jusque dans les rues de Moscou afin d’empêcher une chute de la Syrie aux mains de ce qu’ils identifient comme le loup. Cet animal occupe une place à part et primoridial dans l’imaginaire russe.

Les russes ont été les premiers à voir venir le coup de très loin. Une chute de Damas entraînera inévitablement celle de Téhéran et une éventuelle chute de ce dernier ouvrira les portes de l’enfer sur toute la Russie méridionale et l’Asie centrale. L’objectif du Printemps Arabe est clair, net et précis: Moscou et Pékin ainsi que les pays relativement affranchis de la tutelle invisible de l’empire.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Washington vient de se tirer non pas une balle mais une roquette dans le pied en ruinant tous ses efforts au Moyen-Orient et en Europe depuis 1945. A quoi ont servi des trillions de dollars investis dans des guerres hyper-coûteuses comme en Irak en 1991 et en 2003 pour qu’en fin de compte, Moscou s’installe au vu et au su de tout le monde à Baghdad et à Damas? A ce rythme, et il est à cadence élevée puisque des informations concordantes font état de l’arrivée quotidienne de dizaines d’avions cargo militaires russes sur les aérodromes syriens et iraniens, la fameuse Guerre Froide (1947-1991) vient d’être perdue à posteriori par les Etats-Unis.

La guerre en Syrie continuera jusqu’au second semestre de l’année 2016. Et peut-être bien au delà. La coûteuse opération orchestrée par certains services de renseignement de pays de l’Otan visant à inonder l’Europe orientale et centrale de réfugiés Moyen-Orientaux n’aura servi à rien. La partie ayant commandité la guerre en Syrie doit certainement être novice en matière de géostratégie. A trop forcer sur la corde, elle a fini par ruiner ses propres gains.

Les annonces de frappes aériennes par certains pays sur le mini-Etat crée par Daech (une farce pour certains observateurs avertis) ne sont pas plus efficace qu’un effet d’annonce publicitaire pour un dentifrice au milieu d’un village frappé par la sécheresse et où les robinets sont vides. On gère comme on peut le sauve-qui-peut. Encore une fois et c’est probablement la fois de trop, Moscou vient de prouver qu’elle dispose de véritables stratéges. En face, mis à part beaucoup de propagande et de manipulations, le néant.

Restent les pleureuses professionnelles. Encore est-il qu’elles se font plus pudiques en matière de lamentations prébendées: on réclame moins le départ de M. Al-Assad, qui semble désormais inévitable dans l’élaboration de toute ébauche de stratégie de sortie de crise visant à mettre fin à cette guerre interminable et dont l’impact stratégique dépasse de loin les enjeux traditionnels de la région.

Intensification de la guerre financière entre Washington et Pékin

C’est l’escalade entre Washington et Pékin sur fond d’une menace réelle contre la suprématie du Dollar suite à de très habiles manoeuvres chinoises. Dernier rebondissement en date, Washington prépare activement des sanctions économiques contre des compagnies et des personnes physiques chinoises accusées d’avoir un lien avec des cyber-attaques contre des intérêts US.

Première puissance économique mondiale, la Chine supporte de moins en moins l’offensive américaine tout azimuts visant à saboter son économie ou du moins à entraver son développement. La décision US de recourir à des sanctions est d’autant plus risquée qu’elle intervient surtout à quelques semaines de la visite d’Etat à Washington fin septembre du président chinois Xi Jinping.

En réalité, la Chine est accusée de vouloir se débarrasser de centaines de milliards en bons de trésor US détenus par sa Banque centrale dans sa politique d’encadrement du Yuan et cela énerve Washington au plus haut point. La thématique du piratage ou plutôt de l’espionnage informatique, réccurente depuis des années, n’est qu’un piètre paravent. La banque Goldman-Sachs semble particulièrement terrifiée des visées chinoises. Car désormais, même si Pékin n’en dit mot, il est question de mettre fin à la suprématie du Dollar US. Un casus belli pour Washington.

Deux épines dans le pied d’Obama

Quoi qu’il advienne, Washington gagnera en Syrie. Car il n’y a pas une, mais deux politiques états-unienne vis-à-vis de ce pays. Soit ce sera la paix et l’on félicitera le président Obama pour avoir su négocier avec l’Iran ; soit ce sera la destruction de la République arabe syrienne et son occupation par l’Otan, et l’on félicitera quelques généraux états-uniens et l’Onu pour avoir mis fin au bain de sang. Thierry Meyssan révèle ici les dessous de cette double politique, notamment le complot ourdi au sein des Nations unies par le secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques.

L’application de l’accord survenu entre Washington et Téhéran, le 14 juillet dernier, dépend principalement de la capacité du président Obama à le faire accepter par ses concitoyens en général et par le Congrès et sa propre administration en particulier. Or, il rencontre deux obstacles majeurs.

Le groupe de Petraeus

D’une part un courant politique reste favorable au projet Juppé-Wright de création d’un Sunnistan et d’un Kurdistan à cheval sur la Syrie et l’Irak. Il est organisé autour du général David Petraeus, directeur de la CIA jusqu’à la réélection d’Obama en octobre 2012 et actuel analyste en chef pour le fonds d’investissement Kohlberg Kravis Roberts. Il comprend son ancien adjoint, le général John Allen, actuel envoyé présidentiel spécial pour la lutte contre Daesh, et l’ancienne secrétaire d’État et actuelle candidate à la candidature démocrate, Hillary Clinton. Il dispose aussi de soutiens au Parti républicain comme l’actuel président de la Commission sénatoriale des Forces armées, John McCain, et le promoteur immobilier et principal candidat à l’investiture, Donald Trump.

Fin juillet, le général Allen était convié à l’Aspen Security Forum. Il y rencontrait des journalistes du New York Times auxquels il confiait à l’oreille s’être mis d’accord avec la Turquie pour créer une zone de sûreté dans le Nord de la Syrie. Stupéfaits par une décision qui viole la Charte des Nations unies, Eric Schmitt décidait d’y consacrer la « une » de son quotidien [1]. Cependant, à l’issue de quelques jours de déclarations publiques contradictoires, Washington et Ankara démentaient [2]. Dans la foulée, la Maison-Blanche clarifiait sa position : la priorité c’est la lutte contre Daesh, aussi bien avec les « rebelles syriens modérés » qu’avec le YPG (Kurdes marxistes-léninistes). Par conséquent, la Turquie, bien qu’autorisée à frapper chez elle la branche turque de l’organisation, était priée de ne pas les attaquer [3].

Le 29 juillet, « l’armée » des soixante « rebelles syriens modérés » formés par la CIA entraient en territoire syrien pour marquer au sol les cibles de Daesh que la Coalition souhaitait bombarder. Mais al-Qaïda en était informé et les attaquait, faisant vingt prisonniers, dont leur chef, le colonel Nadim Hassan. Seules les armées états-unienne ou turque pouvaient les avoir trahis.

Si dans un premier temps, les soupçons de trahison se sont dirigés vers la Turquie, ils se sont transférés sur les États-Unis après les véhémentes dénégations du Premier ministre intérimaire, Ahmet Davutoğlu [4]. Et qui donc alors dans l’armée US, sinon le groupe du général Allen ?

Les manœuvres du général Allen ont d’abord provoqué un grave incident entre le Pentagone et l’Armée turque. L’officier de liaison de cette dernière au CAOC (Combined Air and Space Operations Center) n’a prévenu que dix minutes à l’avance d’un raid en Irak, menaçant à la fois des élèves-soldats kurdes et leurs instructeurs états-uniens présents sur zone [5]. La voie choisie par Recep Tayyip Erdoğan, si l’AKP reste au pouvoir, pourrait conduire à une rupture partielle des relations entre Washington et Ankara [6].

Surtout ces incidents ont conduit le Pentagone à demander au CentCom de vérifier les allégations généralisées au Proche-Orient selon lesquelles la Coalition ne bombarde pas Daesh, mais au contraire le soutient. C’est le moment que la Defense Intelligence Agency choisit pour dénoncer le trucage des rapports du CentCom [7]. Il apparaît que celui-ci est commandé par un autre ancien collaborateur du général David Petraeus, le général Lloyd James Austin III.

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Le groupe de Feltman

L’autre difficulté d’Obama, c’est le secrétariat général des Nations unies. S’il est difficile de savoir à quel courant appartient Ban Ki-moon, trop occupé à monnayer sa position, il n’en est pas de même de son adjoint aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman.

Avant d’être fonctionnaire international, il était diplomate états-unien. Il s’est progressivement spécialisé sur le Proche-Orient. Il fut notamment en poste en Israël, en Irak (où il administra la partie kurde) et au Liban (où il imposa ses vues au gouvernement Siniora). Il entretenait une rare relation de confiance avec la secrétaire d’État Condoleezza Rice avec laquelle il avait une vidéo-conférence hebdomadaire, puis fut nommé à ses côtés à Washington par la secrétaire d’État Hillary Clinton pour superviser toute la politique proche-orientale. Il avait alors été présenté comme le principal interlocuteur états-unien pour la Syrie [8].

C’est Jeffrey Feltman qui organisa, en 2005, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, puis la Commission d’enquête de Detlev Mehlis et la création du Tribunal international spécial pour le Liban. Cette structure hybride avait été formée pour condamner les présidents libanais Émile Lahoud et syrien Bachar el-Assad sur la base de faux témoignages rémunérés, mais l’accusation s’effondra devant la vérité. M. Feltman poursuit aujourd’hui son œuvre contre la Syrie et l’Iran dans ses nouvelles fonctions.

Arrivé à l’Onu juste avant la Conférence de Genève 1 sur la Syrie, il s’employa à saboter l’accord entre son pays et la Russie et se joignit au groupe de Petraeus pour pousser la France à relancer la guerre. Il rédigea alors un plan de capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne. La souveraineté du Peuple syrien devait être abolie ; la Constitution devait être abrogée ; le président devait être destitué ; l’Assemblée du Peuple devait être dissoute ; 120 dirigeants syriens devaient être arrêtés, jugés et condamnés ; la Direction du Renseignement militaire, la Direction de la Sécurité politique et la Direction de la Sécurité générale devaient être décapitées ou dissoutes ; les « prisonniers politiques » devaient être libérés et les cours anti-terroristes abrogées.

Après l’échec de la mission de Lakhdar Brahimi, il enjoignit à Ban Ki-moon de désigner l’Italien Stefan De Mistura pour le représenter en Syrie. Il avait connu cet élégant diplomate en Irak et s’était lié avec lui lors de leurs missions au Liban. De Mistura avait également fréquenté Petraeus et Allen durant sa mission de représentant du secrétaire général de l’Onu en Afghanistan.

Dès lors, tout en rencontrant les différentes parties au conflit et en leur souriant, Stefan De Mistura s’attela à imposer par surprise le plan Feltman pour la Syrie. Le 29 juillet dernier, il exposa avec Ban Ki-moon les grandes lignes de son plan « de paix » au Conseil de sécurité, mais les deux compères s’abstinrent de distribuer le moindre document écrit [9]. Ils demandèrent aimablement que le Conseil pousse les protagonistes à signer un Accord intérimaire, puis s’en remette à eux pour son application. Il s’agissait en réalité de dessaisir le Conseil de ses prérogatives, de contraindre la République arabe syrienne à signer un texte vague qui aurait permis à l’Otan d’occuper le pays et autorisé MM. De Mistura, Feltman et Ban à mettre en œuvre la capitulation du pays, selon le processus élaboré en 2012 par Feltman.

Cette habile manœuvre faillit réussir puisque le Conseil de sécurité adopta, le 17 août une étrange déclaration (et non pas une résolution) de soutien à Stefan De Mistura [10]. Contrairement à tous les usages, le texte fut d’abord discuté en aparté par les cinq puissances permanentes. La Russie, inquiète de ce qui se tramait, décida de voter « oui ». Elle craignait que Washington ne prépare une action hors du Conseil de sécurité et du Droit international. Cependant, précautionneux, l’ambassadeur vénézuélien Rafael Ramírez, qui avait été tenu hors de la rédaction de la déclaration, souleva deux objections : d’abord, le Communiqué de Genève 1 [11], que tout le monde soutient, contrevient en réalité à la Charte des Nations unies ; ensuite, il ne suffit pas de dire que l’on lutte contre le terrorisme, il faut encore aider la République arabe syrienne face à al-Qaïda et Daesh et cesser d’approvisionner indirectement ces organisations en armes, en fabriquant et instrumentant de pseudos-groupes rebelles.

C’était l’ancien compagnon d’Hugo Chávez et non les Alliés qui étaient sur la même longueur d’ondes que le président Barack Obama.

Thierry Meyssan

Source directe: Voltairenet

Notes:

[1] « Turkey and U.S. Plan to Create Syria ‘Safe Zone’ Free of ISIS », Anne Barnard, Michael R. Gordon & Eric Schmitt, The New York Times, July 27, 2015.

[2] « Syrie, rhétorique et vérité », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 août 2015.

[3] « Washington interdit à Ankara de frapper les Kurdes de Syrie », Réseau Voltaire, 13 août 2015.

[4] “Turkey Denies Allegations it Tipped Off Al Qaida Abductors”, Mitchell Prothero, McClatchy, August 25, 2015.

[5] « Frictions entre le Pentagone et son allié turc », Réseau Voltaire, 15 août 2015.

[6] “America’s Dangerous Bargain With Turkey”, Eric S. Edelman, The New York Times, August 27, 2015.

[7] “Pentagon Accused of Skewing Intel on War Against ISIS”, Mark Mazzetti and Matt Apuzzo, New York Times, August 25, 2015.

[8] “Tough love for Syria from Obama”, David Kenner, Foreign Policy, March 3, 2009.

[9] « Débat du Conseil de sécurité sur la Syrie (rapport De Mistura) », Réseau Voltaire, 29 juillet 2015.

[10] « Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie (déclaration présidentielle) », Réseau Voltaire, 17 août 2015.

[11] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

Bangkok Blast: Who Has Ax To Grind With Thailand?

The bombing on Monday evening, August 17, 2015, has killed up to 20 people, injured over 100 more, and stands as one of the worst single terrorist attacks in Thailand’s capital of Bangkok in recent memory. The attack targeted a religious shrine popular with Asian tourists – particularly from China – who now comprise the largest demographic group of visitors to Thailand.

It is clear the attack was a precision strike on Thailand’s economy, and specifically against a very precise segment of Thailand’s tourist market. Commentators have admitted that many other targets with higher concentrations of tourists exist throughout Bangkok. Terrorists specifically struck the Erawan Shrine in downtown Bangkok to target Thailand’s Asian tourists.

The Western media has already begun spinning theories as to who carried out the attack – focusing on separatists in Thailand’s southern most provinces who have been waging a low-level insurgency for years. Many note, however, that violence rarely unfolds outside of these provinces, and has never been carried out on this scale – especially in Bangkok.

Deposed dictator Thaksin Shinawatra and his supporters have also been cited as possible suspects. While southern separatists have never visited violence upon Bangkok, Shinawatra’s followers have – and often. They carried out riots that left two shopkeepers dead in 2009. In 2010, they fielded some 300 heavily armed militants on Bangkok’s streets, triggering gun battles that left nearly 100 dead and culminated in city-wide arson. They again fielded these same terrorists throughout 2013-2014 to target protests aimed at Shinawatra’s regime. This latest episode left nearly 30 dead and hundreds injured.

While no single attack by Shinawatra’s followers has rivaled Monday’s blast, the total death toll and carnage carried out by his militants in 2010, and again in 2013-2014 certainly exceeded it.

The foreign media also speculated terrorists linked to either China’s Xinjiang province or even the so-called « Islamic State » (ISIS) may have potentially been involved – perhaps because of the large number of Chinese tourists hit in the attack, and because terrorists from China’s Xinjiang province have been trafficked by NATO to Syria to fight along side ISIS.

It has been previously reported how the US and its allies have supported both Shinawatra’s regime over the past decade Also reported were US-Saudi ties with Thailand’s southern separatists and US-Turkish ties with China’s Uyghur separatists.

With US foreign policy serving as the singular common denominator between all possible suspects, one may be led to ask, « why Thailand? » What ax has the US to grind against Thailand?

Thailand’s Deadly Sins

While Thailand is perceived by many to be a stanch US ally, this originates in Cold War history, not modern reality. During the Vietnam War, Thailand found itself in the middle of a deadly regional conflict and opted to make concessions with the US rather than array itself against it. Thailand had previously used a similar strategy during World War II to mitigate war with Japan at the temporary cost of its sovereignty.

However, recently Thailand has drifted from Washington – and not just in terms of US-Thai relations alone, but within the greater context of US ambitions in Asia and in particular, in regards to its long-laid plans to encircle, contain, and « integrate » China in its American-made « international order. »

In understanding this drift, one can clearly see the means, motivation, and opportunity implicating the US in the recent terrorist attack.

(1.) Thailand’s ruling establishment has steadily resisted, eroded, and finally has ousted the US-backed client regime of Thaksin Shinawatra over a decade of political chaos. 

In the late 1990’s Shinawatra was an adviser to notorious US private equity firm, the Carlyle Group and described himself as a personal friend of the Bush political dynasty. He pledged upon taking political office that he would continue to serve as « matchmaker » between US interests and Thailand’s resources. In 2001 he privatized Thailand’s resources and infrastructure including the nation’s oil conglomerate PTT – which was sold off to foreign interests including Western oil companies, Chevron, Exxon, and Shell.

In 2003, Shinawatra would commit Thai troops to the US invasion of Iraq, despite widespread protests from both the Thai military and the public. Shinawatra would also allow the CIA to use Thailand for its abhorrent rendition program.

In 2004, Shinawatra attempted to ramrod through a US-Thailand Free-Trade Agreement (FTA) without parliamentary approval, backed by the US-ASEAN Business Council who just before the 2011 elections that saw Shinawatra’s sister Yingluck Shinawatra brought into power, hosted the leaders of his « red shirt » « United Front for Democracy against Dictatorship » (UDD) in Washington DC.

Since the first coup in 2006 aimed at his regime, Shinawatra has been represented by US corporate-financier elites via their lobbying firms including, Kenneth Adelman of the Edelman PR firm (Freedom House, International Crisis Group,PNAC), James Baker of Baker Botts (CFR, Carlyle Group), Robert Blackwill (CFR) of Barbour Griffith & Rogers (BGR), Kobre & Kim, Bell Pottinger (and here) and currently Robert Amsterdam of Amsterdam & Partners (Chatham House).
And from 2006 until now, both Western political and media circles have continuously provided favorable spin for Shinawatra and his political proxies. This includes the use of the above mentioned Freedom House and its umbrella organization, the US National Endowment for Democracy (NED) to fund and back nongovernmental organizations (NGOs) and academics in Thailand to provide rhetorical and operation support for Shinawatra and serve as a constant source of sociopolitical subversion aimed at Thailand’s ruling establishment.

Recently, with the appointment of Glyn Davies as US Ambassador to Thailand, a War College graduate specializing in nonmilitary use of force to upturn the sociopolitical order of a targeted nation, it is clear that America is still committed to installing Shinawara into power.

(2.) Thailand’s ruling establishment, in the wake of ousting Shinawatra from power, has pursued its own foreign policy, and in particular is seen as aligning closer to China. 

Since the 2006 coup which sent Shinawatra fleeing, and the 2014 coup which finally began the process of fully uprooting his entire political network, Thailand has moved steadily away from the « American Pacific Century » and toward the rise of China.

In terms of military cooperation, Thailand has invited China to participate for the first time in its long running annual Cobra Gold military exercise. Once solely a joint US-Thai exercise, it has evolved over the years to reflect Thailand’s shifting foreign policy – with China’s inclusion indicating Bangkok’s recognition of Beijing’s growing regional clout.

And while Thailand is often accused of having an all-American made military arsenal, most of its US-made weapons are antiquated, including aging M60 tanks. Before the NATO-backed coup in Ukraine, Thailand had attempted to procure T-84 main battle tanks from Kiev. It also possesses nearly 400 Type-85 armored personal carries from China and over 200 Ukrainian BTR-3 armored personal carriers to complement its aging US-made M113 carriers.

Perhaps most significant of all is Thailand’s plans to procure a small fleet of Chinese Type 039A diesel-electric attack submarines. Defense News in its article, « Thai Chinese Sub Buy Challenges US Pivot, » would claim:

Thailand’s move to purchase Chinese submarines has exacerbated tensions with the US and poses a challenge to Washington’s « pivot » to the Pacific. 

The military junta, which declared a coup in May 2014 and created the National Council for Peace and Order, could turn to China for political and military support and cooperation, analysts said. The junta-led Cabinet approved the purchase of three Type 039A (Yuan) attack submarines in early July.

It is clear that Thailand has been in the process of gradually escaping out from under American hegemony for years, with the recent ousting of Thaksin Shinawatra and his regime, along with strengthening ties with China creating an almost palpable desperation for American hegemony in Asia.

(3.) Thailand’s ruling establishment refuses to take part in America’s South China Sea strategy of tension. 

Part of America’s « pivot toward Asia » was creating conflict in the South China Sea between Beijing and the nations of Southeast Asia. By creating a security crisis Southeast Asia would be unable to solve alone, the US anticipated it would accentuate military and political dependence on the West. Nations including Japan and the Philippines have elected to walk into this conflict fully, expending themselves politically, militarily, and economically to confront and contain China while maintaining America’s current regional hegemony.

Other nations including Vietnam, Malaysia, and Indonesia have asserted themselves amid the conflict, but often with a much more balanced stance between Beijing and Washington. Thailand too has attempted to avoid the conflict. The Nation in their article, « Thailand walks a tightrope on South China Sea, » would report:

The high-power visit from all branches of Thai military top brasses to China recently – first in 15 years – was a show-case sending a strong message to the US and the region, Cambodia in particular, that the Thai-China defense and security ties are rock solid and must not be the [subject] of speculations.  

In essence, Thailand serves as a speed bump within ASEAN preventing the supranational bloc from adopting a more belligerent stance toward China regarding South China Sea tensions. This has forced America’s proxies to act more unilaterally toward China than with the collective US-backed ASEAN front envisioned throughout decades of US policy papers.

Thailand: A Hole in America’s Great ASEAN Wall 

Since the Vietnam War, it was clear that American foreign policy in Asia hinged on containing the rise of China and « integrating » it into an « international order » US policymakers admit is an order created by the West, for the West. It was amid the leaked « Pentagon Papers » that this was unequivocally laid out – setting the stage for decades of foreign policy to come.

The papers contained three important quotes regarding this, the first stating:

…the February decision to bomb North Vietnam and the July approval of Phase I deployments make sense only if they are in support of a long-run United States policy to contain China.

It also claims:

China—like Germany in 1917, like Germany in the West and Japan in the East in the late 30′s, and like the USSR in 1947—looms as a major power threatening to undercut our importance and effectiveness in the world and, more remotely but more menacingly, to organize all of Asia against us.

Finally, it outlines the immense regional theater the US was engaged in against China at the time by stating:

…there are three fronts to a long-run effort to contain China (realizing that the USSR “contains” China on the north and northwest): (a) the Japan-Korea front; (b) the India-Pakistan front; and (c) the Southeast Asia front.

The conspiracy to encircle and contain China originating in the 1967 Pentagon Papers would be reaffirmed throughout the decades within various successive US policy papers.

In 1997, key US policymaker Robert Kagan – co-author of multiple war plans featuring extraterritorial US aggression – would pen a piece in the Weekly Standard titled, « What China Knows That We Don’t: The Case for a New Strategy of Containment. » In it, Kagan reveals the US is still pursuing a China-containment strategy and claims (emphasis added):

The present world order serves the needs of the United States and its allies, which constructed it. And it is poorly suited to the needs of a Chinese dictatorship trying to maintain power at home and increase its clout abroad. Chinese leaders chafe at the constraints on them and worry that they must change the rules of the international system before the international system changes them.

He continues on by explaining how the Chinese correctly perceive America as using Southeast Asia as a united front against Beijing (emphasis added):

But the Chinese understand U.S. interests perfectly well, perhaps better than we do. While they welcome the U.S. presence as a check on Japan, the nation they fear most, they can see clearly that America’s military and diplomatic efforts in the region severely limit their own ability to become the region’s hegemon. According to Thomas J. Christensen, who spent several months interviewing Chinese military and civilian government analysts, Chinese leaders worry that they will « play Gulliver to Southeast Asia’s Lilliputians, with the United States supplying the rope and stakes. »

Indeed, the United States blocks Chinese ambitions merely by supporting what we like to call « international norms » of behavior. Christensen points out that Chinese strategic thinkers consider « complaints about China’s violations of international norms » to be part of « an integrated Western strategy, led by Washington, to prevent China from becoming a great power.

Kagan’s column represented more than merely his own observations. The policy of containing China by projecting American power and influence across China’s peripheries – including Pakistan, India, Myanmar, Thailand, Malaysia, the Philippines, Japan, and Korea would be a reoccurring theme in the 2006 « String of Pearls: Meeting the Challenge of China’s Rising Power across the Asian Littoral, » report put out by the Strategic Studies Institute.

It featured a map indicating China’s « String of Pearls, » a geostrategic corridor the United States would need to disrupt in order to control China’s development.

Beyond Thailand, political subversion funded by the US State Department and low-intensity terrorism can be found throughout this corridor, with NED-funded political fronts and their terrorist wings attempting to disrupt China’s Gwadar Port in Baluchistan, Pakistan, to NED-funded supporters of Myanmar’s Aung San Suu Kyi attempting to overthrow the Sino-aligned government there, to Malaysia and NED-backed street mob Bersih and its leader Anwar Ibrahim, to the South China Sea where US Pacific Command is directly agitating relations across the region.

The most recent affirmation of US designs versus China come in the form of a paper co-authored by the above mentioned Robert Blackwill – a Bush-era administrator and lobbyists of Thaksin Shinawatra. In his CFR paper titled, « Revising U.S. Grand Strategy Toward China, » it states:

Because the American effort to ‘integrate’ China into the liberal international order has now generated new threats to U.S. primacy in Asia—and could result in a consequential challenge to American power globally—Washington needs a new grand strategy toward China that centers on balancing the rise of Chinese power rather than continuing to assist its ascendancy.

It is no coincidence that US policymakers charged with devising containment strategies for China are also serving as « lobbyists » for US client regimes in Southeast Asia meant to assist in the implementation of this « grand strategy. »
Thailand’s Bombing Amid a Larger Struggle 

Thus, the bombing in Bangkok, whether it was carried out by the US-backed regime of Shinawatra itself, US-Saudi linked terrorists from the south, or terrorists the US imported from Chechnya, the Middle East or China’s Xinjiang where the US is currently trying to foment yet another violent insurrection, was an act of coercion to steer Thailand away from its own foreign policy, and back toward serving American foreign policy.

In terms of military cooperation, economic trade, and political ties, Thailand is not the only nation attempting to escape out from under American hegemony. Malaysia and Myanmar have been fighting very visible battles against US-backed proxies. Should one or more of these states fully escape, it will create a cascading effect that will topple all of America’s « Great ASEAN Wall. »

For BRICS – a geopolitical alliance promoting the emergence of a multipolar world – they must recognize ASEAN’s struggle out from under Western hegemony and assist them if even only through the media – exposing to the world the ties between the US and various regional political factions and ties between the US, its allies, and regional terrorist organizations used when staged protests are impossible.

For ASEAN states themselves, they must resist the urge to capitulate in the face of terrorism and support neighboring nations in their bid to preserve national sovereignty.

It is clear who has an « ax to grind » against Thailand. The only question that remains is how big that ax is, and how many times it will fall upon Thailand before those wielding it can be disarmed.

Tony Cartalucci

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

TIME Admits ISIS Bringing Arms, Fighters in From NATO Territory

Late last year, Germany’s broadcaster Deutsche Welle (DW) investigated what turned out to be hundreds of trucks a day carrying billions of dollars in supplies, flowing across the Turkish border into Syria and directly into the hands of the so-called “Islamic State” (ISIS).

The border crossing near the Turkish city of Oncupinar, approximately 100km west of the Syrian city of Kobani, is apparently only one of many such crossings where ISIS fighters, weapons, and materiel move directly under the watch and apparent assistance of NATO.

Image: The summation of ISIS' supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950's also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey's border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West's own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.
Image: The summation of ISIS’ supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950’s also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey’s border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West’s own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.

TIME in their recent article titled, « ISIS Fighters Kill 200 Civilians in Syrian Town, » reported that:

The attacks also came after the group [ISIS] suffered a series of setbacks over the past two weeks, including the loss last week of the Syrian border town of Tal Abyad — one of the group’s main points for bringing in foreign fighters and supplies.

Tal Abyad, a Turkish-Syrian border crossing east of Kobani, is now a second, confirmed point of entry into Syria used by ISIS to supply its ongoing campaign within the country.

Reports of confirmed, extensive logistical networks passing through NATO and US-ally territory, into Syria, contradict the current prevailing narrative that ISIS is an « indigenous » terrorist organization, funded and self-sustaining within the territory it currently holds in both Syria and Iraq. The Western media has attempted to claim with little evidence that ISIS’ immense, global operations are somehow underwritten by « ransom payments » and « black market oil » it has seized in eastern Syria.

Clearly, not only are these reports as untenable as they are untrue, the Western media itself has reported precisely how ISIS has been sustaining its impressive fighting capacity – with billions of dollars of state-sponsored aid flowing through NATO territory, directly to their front lines.

Were the supplies flowing over the Syrian-Iraqi border, it may be possible to argue plausible deniability – with the governments of either nation unable to control either side of the border. However, Turkey, a NATO member since 1952 and host of the United States Air Force’s Incirlik Air Base, has full control of its borders meaning that ISIS-bound convoys not only pass over its borders with the apparent approval of Turkish border guards, but are assembled somewhere within Turkey itself before arriving at the edge of Syrian territory.

No effort has been made to stem the flow of supplies to ISIS from NATO territory, with the Turkish government officially denying the trucks DW videotaped and reported on even exist. This indicates clear NATO complicity in the arming and supplying of ISIS and other Al Qaeda affiliates who are in fact invading Syria from NATO-territory, as well as from US-ally Jordan.

For the West, which feigns indignation in the wake of recent ISIS attacks on France, Tunisia, and Kuwait, while posing as the primary force engaged in war with ISIS directly, it would be a simple matter to close the Turkish-Syrian border with NATO troops to ensure ISIS was shut off completely from the supplies it depends on to maintain its fighting capacity. That the borders are intentionally left open for this extensive daily torrent of supplies, weapons, and fighters to pass over unopposed, is proof positive that ISIS is and has been from the beginning a proxy force intentionally created to stoke fear and support at home for unending war abroad.

Without the threat of ISIS and the chaos it is creating across the Middle East and North Africa (MENA) region, the ability for the West to wage war on its enemies and justify extraterritorial meddling would be severely limited. In fact, the very ISIS forces clearly being armed and supplied by NATO directly, are being used as a pretext by US policymakers to execute recently laid plans to incrementally invade and occupy Syria with US military forces.

The Brookings Institute from which these plans originated, recently used an ISIS assault on Kobani to call for « US boots on the ground » in Syria, an assault which would have been logistically impossible were it not for the daily torrent of supplies the US and its NATO-ally Turkey have themselves intentionally enabled for years to cross into Syria.

To defeat ISIS, its supply lines must be cut – a simple matter to perform that requires only Turkish and other NATO troops to move in and disrupt overt ISIS logistical networks running within their own territory. Instead, the US State Department and US-operated NGOs have even gone as far as condemning what little attempts have been made to control Turkey’s border with Syria. The US State Department’s Voice of America in their article, « Turkish Border Crackdown Imperils Syrian Refugees, » used the pretext of « human rights » to condemn Turkey for what meager control measures it has attempted to put in place.

The fact that the US, with a military base in Turkey itself, has elected not to call for or attempt to implement stricter border security to stem the flow of ISIS supplies, and instead has gone as far as bombing Syrian territory in feigned efforts to « fight ISIS, » proves that the terrorist organization is both a proxy and a pretext. No serious military campaign would be launched against an enemy without identifying and cutting off its supply lines, especially when those supply lines run through that military’s own territory.

The general public across the West, if they truly desire an end to ISIS and its atrocities, will demand what least the West can do – shutting the borders of Turkey and Jordan and ending the flow of supplies to ISIS. This will never happen, thanks to both elementary but effective « divide and conquer » rhetoric miring the Western public in endless circular debate, and the fact that the average Westerner’s understanding of modern warfare and military logistics is derived from Hollywood and television, not maps, history, and basic knowledge.

Tony Cartalucci, Bangkok-based geopolitical researcher and writer, especially for the online magazineNew Eastern Outlook”.

Direct link to the article: Land Destroyer

Charleston Shootings Trigger Confederate Lynching Jihad

“One of the saddest lessons of history is this, If we’ve been bamboozled long enough, we tend to reject any evidence of the bamboozle. We’re no longer interested in finding out the truth.” – Dr. Carl Sagan

Time for a true American Revolution against slavery and Zionism...
Time for a true American Revolution against modern day slavery and  Zionism…

Before the bodies of the unfortunate victims in Charleston were cold, the usual “exploiteers” were rushing to use the tragedy to their own advantage, with the political manipulators wanting to rekindle past social divisions in another chapter of divide and conquer as we head into the 2016 election season.

I was beginning to wonder if the Olympics had created a new gold medal competition… Who Can Exploit a Mass Killing the Best and the Quickest. America would certainly vote for such an award expansion, as it would be sure to win.

You all know about the tragic slaughter of the nine praying church members in Charleston by the quite clearly deranged and immature 21-year-old man. The father that bought him the murder weapon is lying low, and for good reason. “Dear Dad, if you have another son, give him a skydiving gift certificate so only one will die.”

We got an early warning that there was a smell to this case when Obama was already milking the tragedy before the bodies were cold. He used these killings to make another run at pushing his gun control pet peeve, which has been rejected at all previous attempts. I can hear the “two bit” staff member whispering in his ear, “Mr. President, you can still go out a winner on this issue if you move fast.”

And mind you, this is the president that is training and arming terrorists in Syria, and backed a Neo-Nazi led coup in Ukraine. “Sorry Mr. President, you are not a legitimate leader of an anti-gun violence crusade in my book. The almost a quarter million dead in Syria would agree with me.”

Once the president waived the green flag, the race was on. We saw the usual Facebook photos with all the stage-managed props for a white supremacist background story, like the ever present Confederate flag. If Mr. Roof had Facebook photos with an American flag, somehow I don’t think he would have been smeared as an American supremacist. The term is used VERY selectively.

Then things took a stranger turn with one particular photo, with the Rhodesia patch on Dylann’s leather jacket that was too new and too bright. The swampy background was in crisp focus, whereas Dylann was in soft focus. We smelled a Photoshopped image, which was quickly confirmed.

The pixel density varies when different parts of photos are used and altered, and even more obvious when an item is “blown up” for proper scaling. Dylann’s photo was cut out from another picture and dropped in, and then the apartheid Rhodesia patch added. The bells and whistles began going off.

Gordon Duff debunked what we concluded was a faked Manifesto in his June 27 NEO article, Church shooter more than an Enigma. The “why I did it” letter is also a traditional psyops ruse, but one used rarely so as not to wear it out. This one was amateurish in its overkill, showing that no major state intelligence operatives were involved. The sloppiness here would embarrass them.

But those of us from the South who fought two decades of culture wars against contrived attacks on Southern heritage were quick to spot a new anti-Confederate Jihad coming, but this one came on at light speed. In the old days, Dylann would have needed some KKK relatives, or maybe to have been a past Klan boy scout, or something to have linked him to an established group and profile.

This ninth grade high school dropout has come up quite bare on his social skills — a loner son freeloading off a father who probably felt bad for not having raised a son with some grounding in reality. If I had not had a job at 21 years of age, my mother would have beaten me to a pulp.

There are countless young kids like this in America today who are fantasy world misfits in a modern time warp, with their anger growing every day. If Dylann had been Black or Hispanic, he could have joined a gang, and then whatever horrible things he did would only be local news. The political spinmeisters have never found the gangs to be exploitable material.

When several Dylann photos with Confederate flags were published, which might have been Photoshopped, too, the jackals were let loose. Collective guilt was brought back in fashion, and Confederate heritage was going to be nailed to a cross and burned, after dangling from a rope for the required entertainment.

The first moves were retailers who had been selling Southern heritage products for decades, and where all past boycotts attempts never took root, not only began taking inventory off the shelves, but doing so with a lot of media coverage which we have not seen in the past. The reason became evident quickly, when other retailers began to follow suit with the herd mentality. No one wanted to be caught with Confederate goods on the shelves and get singled out for the Jihadi’s attention.

We expected there to be calls for removing the historical Confederate flag from the South Carolina Capitol grounds, but that requires the legislature to change the law. In Georgia, Confederate historical markers are protected from exploitative harassment, as are all other historical symbols. I was part of a Georgia Heritage Council team to help lobby for this, along with a descendant of President Jefferson Davis, whose name was really Jeff Davis.

The legislators who worked with us to get it passed were tired of having their time wasted by civil rights hustlers stirring up hatreds to get more public attention for themselves. The new law cooled down the monument heritage attacks, and civil rights politicians had to go back to work serving their constituents’ real needs versus these showboating Confederacy bashing ones.

I never talked to a single media reporter during those battles who was aware that Confederate soldiers were officially American veterans by act of Congress — something done to bury the hatchet and end the second class status for the disproportionate numbers of Southerners who have always served in America’s military.

These include many famous ones like General George Patton, and Medal of Honor recipients Audie Murphy of WWII and Sgt. Alvin York of WWI fame. York’s grandfather was dragged to death behind a horse by Yankee sympathizers during our Civil War. Alvin got over it. To this day, when an unmarked Confederate soldier’s grave is found, he is entitled to a taxpayer-funded standard white CSA marker from the Veterans administration.

Next to join the anti-Confederate lynch mob were some of the state license tag people, who announced they would stop issuing the Confederate specialty tag, one like many other groups have where the extra fees charged are refunded once a year to support their work. The Georgia Sons of Confederate Veterans have used these funds for years to maintain and build new monuments with no controversy whatsoever.

As mass media continued to push the Confederate flag issue, we knew the usual vandalism would begin, and after the reports of those, there would be copycat defacing of monuments and cemeteries. They began all across the South. The next step will be random killings, when some gang kids want to play the big man by whacking a few white southerners for the good of the cause. But the real story on that twist the US media will not touch with a ten foot pole.

That has to do with black on black and black on white violent crime which has long been an epidemic in America — one censored out of our news. Black Americans know by whom they are most likely to be killed, and that certainly is not a white man, but a young brutal black man who has been taught to take what he wants as a way of proving he is a man.

Black on white crimes figures, compiled annually from national statistics, are so shocking that they have been ignored and censored out of mass media, as it casts a shadow on their favorite victim class. I first became aware of the shocking statistics from the 1999 report.

Of 1.7 million interracial crimes involving blacks and whites, 90% were committed by blacks against whites, which comes out to a ratio of blacks being 250 times more likely to commit an interracial crime on a white victim than vice versa. The rape stats were even worse. The black on white rape rate was 100 times higher than white on black. So now you know why these statistics are buried.

I have shared these official statistics in the past with bleeding heart liberal reporters and a lot of black folks. Virtually all were totally unaware of them and had absolutely no interest in cranking up a public campaign to stop black on white crime… no marches, no legislative resolutions nor condemnation from the church pulpits. Their interest in civil rights went down to zero when the victim was not the right color.

Even the Hispanic figures were manipulated. When a Hispanic is a victim of hate crime, he is listed as Hispanic. But when he is a perpetrator, he is listed as White. I will let you think about that for a moment. Are you wondering why? The answer is that trick bumps up the white hate crime statistics (which are not high) by 20%. You just can’t make this stuff up.

Those behind defiling these church victims for their partisan political advantage are Dylann Roofs themselves, a different version of mass murderers. Whereas ISIL Jihadis dress its victims up in orange jumpsuits and force them to kneel before cutting their heads off, these anti-Confederate Jihadis want to execute an entire people and heritage for the terrorism shock value, just like ISIL does. But Confederate heritage kneels to no one and never will. And while many have tried, we have kept our heads and will continue to do so.

The difference in class between us and the heritage haters can be represented by what Georgia media was told when calling the Georgia SCV to get comments on the Charleston shootings. They were told that the Georgia Division would have nothing to say until the victims were buried out of respect for the families. Yes, we are different than some other Americans, and we intend to stay that way.

For full disclosure, I will share with you that from just my Culpepper branch of Southern ancestors, eighteen fought for the South, and were virtually all the men between 16 and 45. They died at Vicksburg, Lookout Mountain, Resaca, and in Point Lookout Prison.

I have not had time to count the Hodges, Yarbroughs and Etheridges who fought. Many innocent victims continue to die unjustly around the world today, where once again we find the Yankee ”commercial interests “ hand involved. So as Robert Frost once wrote, “I have promises to keep, and miles to go before I sleep.” At Veterans Today, we honor our dead, but those who have been targeted to die, get to cut in line.

Jim W. Dean, managing editor for Veterans Today, producer/host of Heritage TV Atlanta
First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/04/charleston-shootings-trigger-confederate-lynching-jihad

Exclusif: Voici ce qui s’est réellement passé dans l’espace aérien syrien depuis un mois

D’après des informations très fiables, la Syrie avait accepté via une tierce partie un arrangement secret permettant l’usage par les avions de combat de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis  de trois corridors aériens dédiés pour bombarder les position de « Daech », acronyme arabe de l’organisation terroriste dénommé « Etat Islamique » sur son territoire.

Cependant, en janvier 2015, en violation flagrante des arrangements secrets entre les pays de la coalition et la Syrie, des avions de combat israéliens ont utilisé l’un des corridors désignés et pénétré l’espace aérien syrien. Les avions israéliens avaient procédé au tir de cinq missiles Air-Sol « Popeye » (produits par Rafael Advanced Industries, Lockheed et Turkish Aerospace Industries,  connus également sous la désignation AGM-142 Have Nap aux Etats-Unis) contre des cibles précises dans des zones épargnées par la guerre en Syrie. La défense anti-aérienne syrienne  a réussi à détruire trois des cinq missiles en plein vol. Les deux autres ont atteint leurs cibles.

Après cet incident, des officiels syriens très furieux ont alors demandé à un grand pays tiers d’aviser les pays de la coalition sur l’existence de certaines zones en Syrie où les avions de la coalition seraient systématiquement abattus. Ces zones incluent la Capitale Damas, l’ensemble du littoral méditerranéen et les zones sous contrôle des forces armées syriennes.

Aussitôt, tous les avions de la coalition participant dans la campagne de bombardements aériens visant les positions de Daech dans l’Est et le Nord de la Syrie commencèrent  à être systématiquement  « marqués » ou « illuminés » de manière agressive par les radars de l’armée syrienne ainsi que par ceux, de nouvelle génération, équipant la base de guerre électronique russe sise à Tartous. L’usage de chasseurs F-22 Raptor au dessus de la Syrie cessa après un incident de ce type. Londres, Paris et Ankara relancent alors leurs campagnes et déclarations hostiles à la Syrie.

Le 14 février 2015, dans une manoeuvre inédite et très audacieuse, des chasseurs-bombardiers syriens escortés de chasseurs Mikoyan-Gurevitch MIG-29 pénètrent à très basse altitude l’espace aérien du  Liban avant de bifurquer vers le Sud en direction de la frontière israéliennes pour enfin rebifurquer vers l’est et pénétrer en Syrie au dessus du plateau du Golan et prendre de revers les positions rebelles du front d’Ennosra.

Le 17 mars 2015, un aéronef non-identifié pénètre depuis la Jordanie l’espace aérien syrien. Il est promptement identifié comme étant un drone de type MQ1 B Predator et traqué comme le sont l’ensemble des avions de la coalition. Mais le drone a dévié de son corridor désigné pour se diriger sur Lattaquié en survolant une zone strictement interdite aux aéronefs de la coalition internationale. Après sommation, le drone a commencé à effectuer des cercles au dessus des environs de Lattaquié. Le commandement de la défense aérienne du territoire ordonna alors à une batterie de missiles Sol-Air de type S-125 NEVA/PECHORA 2M d’abattre le drone. Un seul missile fut tiré. Les débris du Predator tombèrent sur un immeuble civil et furent très rapidement récupérés par une unité spéciale de l’armée syrienne.

La question que posent de nombreux analystes est celle relative au comportement assez singulier du drone. Pourquoi ce dernier a t-il persisté à survoler en cercle une zone où les défenses antiaériennes l’ont illuminé? Quel était le but de cette manoeuvre? Quel était l’objectif (humain) de cette mission à Lattaquié? Etait-ce une tentative de pousser les syriens à ouvrir le feu les premiers? Dans quel but? La réponse à la dernière question semble s’inscrire dans le cadre d’un casus belli justifiant l’amorce d’une nouvelle stratégie en préparation. Une thèse confortée par la trés prévisible reconduction du premier ministre israélien ultra-extrémiste Benyamin Netanyahu après un simulacre d’élection alors qu’Israël se considère en guerre totale avec à leur tête un « dictateur » (dans son acception du temps de la République Romaine) non déclaré.

Les Etats-Unis ont reconnus avoir perdu le contact avec un de leurs drones au dessus de la Syrie. Damas n’a pas commenté sur cette annonce mais un média officiel a rendu public l’information selon laquelle un drone US a été abattu par la défense antiaérienne syrienne.

Capture d'image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié.
Capture d’image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu le 17 mars 2015 par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié, en Syrie.

Film de la semaine: « Shoot » (1976)

ShootFilm américain de Harvey Hart (1976), avec Richard Berg, Ernest Borgnine, Henry Silva et Douglas Fairbairn Ce petit film très réaliste décrit la rencontre tendue d’un groupe de chasseurs formés par d’anciens vétérans de la seconde guerre mondiale et d’un vétéran de la guerre du Viet-Nam avec un autre groupe de chasseurs dans une forêt. Un échange de coups de feu s’ensuit à l’issue duquel il y a mort d’homme. Les deux groupes décrochent et les protagonistes principaux décident de régler cette affaire loin de toute intervention des autorités. Aucun des deux groupes ne tente d’aviser les autorités et l’incident armé est passé sous silence.

L’un des deux  groupes se prépare aux représailles en prétant au groupe adverse les mêmes motivations et en se dotant d’un équipement militaire et d’armes d’assaut dont le fameux pistolet-mitrailleur Ingram. Les préparatifs sont très avancées lorsque certains membres du groupe expriment leurs doutes sur les motivation du groupe adverse.

Ce doute s’accroit lorsque le groupe transformé en véritable petite milice militaire s’enfonce dans la forêt à la recherche de l’autre groupe, quasiment introuvable. C’est au moment où les membres du groupe commencent à croire qu’ils sont les seuls à s’être pris la tête avec cette histoire que l’autre groupe surgit de sous terre utilisant des niches à mitrailleuse et des mortiers, démontrant que l’adversaire a réussi non seulement à mieux se préparer dans le silence absolu mais à avoir l’élément de surprise.

Filmé dans les forêts de l’Ontario, l’histoire basé sur un roman, est un clin d’oeil à la guerre froide et à la course aux armements entre les deux blocs à l’époque (avec une critique conservatrice des limitations du budget militaire)…Ce film presque oublié est celui qu’on a choisi cette semaine pour illustrer l’actualité stratégique en ce mois de mars 2015.

Treize années d’occupation, jusqu’à 130 000 hommes déployés, 50 nations présentes, plus de 4 000 morts… Pour rien!

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Le dimanche 28 Décembre, l’OTAN a fait ses adieux à l’Afghanistan. Enfin, ses adieux, pas tout à fait, puisque 12 500 hommes vont rester sur place pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Mais au-delà de la propagande distillée par les Médias occidentaux, la situation sur place n’a guère évoluée.

Lors du lancement de la guerre en Afghanistan par les USA et leurs alliés (en 2001, suite aux attentats du 11 Septembre), l’objectif était de libérer le pays des Talibans. Si le début du conflit a vu des victoires rapides et nombreuses de la part de l’Occident, la suite a été nettement moins glorieuse; et pour cause, l’Afghanistan fait partie de ces pays où les armées extérieures s’y cassent les dents. Les Talibans eux-mêmes n’ont jamais réussi à conquérir l’ensemble du territoire.

D’ailleurs, un peu plus de treize ans après la « reconquête » l’objectif tant recherché n’a toujours pas été atteint. Même si les Talibans ne gouvernent plus, ils font néanmoins régner un régime de terreur sur l’ensemble du territoire. Pire, la sécurisation tant vantée des principales villes n’est qu’une illusion, comme le montre les récents attentats qui ont marqué ces derniers mois. Pour vous donner un ordre d’idées, l’armée afghane et la police ont perdu plus d’homme durant les dix premiers mois de cette année, que la coalition occidentale depuis le début de la guerre.

Certes, les Talibans ne sont plus tout à fait aussi nombreux qu’avant, mais ils ont su modifier leur tactique, et se sont spécialisés dans la guérilla et la résistance armée – comme bon nombre de groupes armés dans le monde lorsqu’ils sont en lutte contre un ennemi plus nombreux et mieux armé.

Quant aux femmes afghanes, dont le sort – interdiction de fréquenter les écoles et les universités, interdiction de travailler, et port de la burka (voile intégral recouvrant tout le corps) avait ému l’ensemble du monde, si elles ont retrouvé un semblant de liberté, elles ne sont pas aussi indépendantes que les médias main stream veulent bien nous le faire croire. Car si les Talibans ne sont plus à la tête du pays, la peur qu’ils ont instillé et qu’ils entretiennent à coup d’attentats n’est pas prête de disparaître.

La doctrine occidentale peut se résumer à ceci: Je suis venu, j’ai vu, j’ai brouillé les cartes et je suis reparti…

Connaissez-vous l’ « Unanimous Consent »?

Non?
Et pourtant, vous devriez vous en inquiéter, puisqu’elle peut permettre le lancement d’une guerre à l’échelle mondiale à la vue de tous, et sans recours possibles… Ceci étant dit, elle n’est que rarement utilisée, puisque les conditions de sa mise aux votes sont assez hasardeuses; en effet, pour que le « Consentement Unanime » soit voté, il faut qu’un représentant en fasse la demande (exemple: « Je soumets au consentement unanime une motion concernant une loi ayant le potentiel de ramener la Russie à l’âge de pierre ») et qu’aucun des autres membres de cette Chambre ne dise: « I object! » (auquel cas la motion est enterrée, définitivement); ce qui, dans la réalité, est assez difficile à mettre en œuvre, vous en conviendrez, surtout au pays des Lobbies tout puissants… Et pourtant, cette semaine, elle est à l’origine du nouveau paquet de sanctions US envers la Russie.

Le Congrès des États-Unis est composé de deux chambres: le Sénat, et la Chambre des représentants. Cette dernière est elle-même composée de 435 membres; je vous ferai grâce des nombres de sièges attribués à chaque partie, cela n’a pas une grande importance ici.
Ce qui nous intéresse c’est passé le 11 décembre dernier, ce jour-là les 425 représentants présents devaient voter le budget alloué à l’administration – 1 100 milliards de $. Une fois le vote entériné, les représentants se sont dispersés, même si la séance n’était pas encore levée. Et voilà que trois petits malins en profite pour retourner dans l’hémicycle déserté; l’un d’eux soumet au vote unanime un projet de loi concernant de nouvelles sanctions envers Moscou. Les deux autres politiciens ne sont pas allés jusqu’à dire « I object », il se sont contentés de parler de la pluie et du beau temps juste histoire de rendre le débat plus « crédible ». Vu qu’aucunes objections n’avaient été formulées, la Chambre des représentants a adopté le projet de loi à l’unanimité… de trois représentants!

Quand je vous disais que certains sont prêts à tout pour faire tomber Moscou…

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

Du pétrole, comme s’il en pleuvait

L’information ne vous a certainement pas échappée, le prix du baril de brut (WTI pour les USA et Brent pour la Mer du Nord) est en chute libre. Si cela ne peut que réjouir les consommateurs que nous sommes – même si la répercussion de la baisse à la pompe ne suit pas la même courbe que celle de la bourse – cette donne risque de changer pas mal de choses sur le plan géopolitique/stratégique.

L’effondrement des courts a débuté au mois de juin, en cause une surproduction d’or noir. Si les experts ont pointé du doigt le ralentissement de l’économie mondiale ou la production toujours plus importante de pétrole non conventionnel (schiste aux USA, sables bitumineux au Canada), la cause semble être plus simple: la manipulation des marchés.

Certes l’économie mondiale n’est pas au mieux de sa forme, et un baril à 100$ n’est pas ce qui se fait de mieux pour la relancer; mais cela ne date pas d’hier, d’ailleurs le prix du baril de brent n’est pas descendu sous cette cotation depuis presque quatre ans. D’un autre côté, certains se réjouissaient de ce prix, les pays producteurs de pétrole.

On pense immédiatement à l’OPEP, mais les USA, la Russie et les autres nations non membres de l’Organisation de Pays Exportateurs de Pétrole se frottaient les mains, eux aussi. Les États-Unis y voyaient une aubaine afin de pouvoir produire leur pétrole et gaz de schiste – dont le prix d’extraction se situe aux alentours de 85$/baril – idem pour le Canada et Moscou vendait son gaz à l’Europe.

Les économistes ont retenu leur souffle, la semaine dernière, lorsque l’OPEP s’est réuni pour statuer sur le futur. Et là, coup de théâtre! les pays membres ne toucheront pas à la production, qui restera donc au même niveau qu’elle est en ce moment. Ce qui semblerait signifier que cela arrange tout le monde. Pas si sûr! Alors que l’Arabie Saoudite envisageait, il y a quelques mois, un baril à 200$, elle fait désormais machine arrière et n’est pas loin de vanter les mérites d’un prix avoisinant les 70$. Étonnant, surtout que les pétromonarchies du Golfe ont basé leur politique sur l’Or noir. Elles ont, par la même occasion, acheté la paix sociale – un peuple (tout du moins, une certaine classe sociale) qui vit dans l’opulence ne pense pas à se rebeller… On pourrait presque parler de suicide politique, surtout avec les idées propagées par l’EIIL et qui pourraient trouver un terrain fertile dans les régions désertiques du Golfe.
Et il en va de même dans bon nombre de pays, principalement les pays producteurs qui subventionnent le prix à la pompe (Algérie, Venezuela…). Il est à noter que depuis quelques mois, des pays producteurs ont fait machine arrière et vendent l’essence à son prix, parmi eux, l’Égypte, le Maroc et dernièrement l’Indonésie.

Nous voici donc avec une production égale, une consommation en berne – due au fait que les consommateurs que nous sommes ont modifiés leurs habitudes de déplacement (en cause le prix des carburants et la crise économique de 2008) et surtout à une économie mondiale qui tourne au ralenti – tout en sachant que certains pays ne sont plus en course (l’Irak, la Libye…) et que si leurs productions devaient revenir à leurs anciens niveaux, cela ne ferait qu’accentuer la chute des courts.

D’aucuns pensent que l’on assiste à une attaque en règle du gaz de schiste US par l’Arabie-Saoudite, mais je suis perplexe. Si cela était vrai, ce serait comme de vouloir jouer à la roulette russe (avec un automatique, de surcroit), et je ne connais pas beaucoup de dirigeants qui seraient prêt à sacrifier son pays juste pour enfoncer un concurrent…

Une autre possibilité serait que le pays visé soit la Russie. En plus des sanctions économiques qui l’étranglent déjà, attaquer sa plus grosse richesse reviendrait à la mettre à genoux, mais les contrats juteux nouvellement signés avec la Chine (400 milliards de Dollars pour le dernier, sur 25 ans), et surtout le fait que Moscou se détourne un peu plus de jour en jour de l’Europe pour se focaliser sur l’Asie font que cette possibilité est douteuse.

La possibilité du Peak Oil (pic pétrolier, terme désignant le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production) a elle aussi était envisagée. Cependant, même si certains puits se tarissent plus vite que prévu, je ne pense pas que l’on en soit déjà arrivé là.

Reste que la baisse du prix du baril pourrait servir les majors pétrolières; en effet, à la fin du XIXième siècle, aux Etats-Unis, John D. Rockefeller – fondateur de la Standard Oil – avait mis en place une technique économique agressive qui consistait à faire baisser les prix, mettant les petits producteurs sur la paille et assainissant ainsi le marché du pétrole et de son raffinage. D’ailleurs, une majorité des majors pétrolières ont fait machine arrière et ont suspendu, sinon arrêté, les forages les moins rentables ou la prospection si dispendieuse; sans compter les licenciements et les restructurations internes.

Sinon, il est possible que nous assistions à une tentative mondiale afin de relancer ce qu’il reste d’industrie, de commerce, et d’économie…

Burkina Faso: révolution populaire ou « Printemps Africain »?

L’information ne vous a certainement pas échappée, le Burkina Faso traverse une crise politique intense. Entre putsch militaire, ras-le-bol populaire et déstabilisation extérieure, le choix est vaste quant aux causes. Les conséquences sont les mêmes qu’ailleurs, la gouvernance sera assumée par le chef d’état-major de l’armée, le général Nabéré Honoré Traoré, suite à la démission du président Blaise Compaoré.

Revenons un peu en arrière, Blaise Compaoré était à la tête du pays depuis 1987 – à la suite d’un coup d’état – il avait déjà effectué deux septennats (1992-1998 et 1998-2005), et il aurait terminé fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010 et 2010-2015). Jugeant sûrement qu’il devait être le seul à pouvoir assurer la présidence, il avait parlé en décembre 2013 de modifier la constitution qui ne lui permettait pas de se représenter pour un troisième mandat.

Le 21 octobre dernier, le gouvernement burkinabè avait annoncé la tenue d’un référendum qui devait rendre possible sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Les évènements se sont enchainé à partir de cette date. Deux jours plus tard l’assemblée national burkinabé décide d’étudier le dossier une semaine plus tard, le 30 octobre, dans le même temps, les citoyens (dont les deux tiers ont moins de 25 et n’ont donc connu que le régime de Compaoré).

Le 27 octobre, plusieurs centaines de femmes soutenant l’opposition burkinabè ont marché à Ouagadougou, dans le même temps, la majorité, par la voix de son coordinateur, a demandé au chef de l’Etat à prendre toutes les mesures possibles contre des agressions à l’encontre de ses députés, menacés à leurs domiciles.

Pour faire un peu plus court, jeudi 30 octobre les manifestants ont pris d’assaut le parlement et la télévision nationale ce qui déclencha des représailles côté pouvoir, avec toutes les horreurs que cela suppose. Bref, Compaoré a été poussé vers la sortie, et le chef d’état-major de l’armée à pris la tête du pays.

Petit souci de dernière minute, le n°2 de la garde présidentielle – le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida – a annoncé vendredi la mise en place prochaine d’un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l’ordre constitutionnel, demandant le soutien de la communauté internationale.

Nous, forces vives de la Nation, (…) à la demande du peuple burkinabè, avons décidé que la Constitution du 2 juin 1991 est suspendue
Un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la Nation en vue d’organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale.

La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées (…) dans les plus brefs délais possibles.

Les mêmes officiers sollicitent l’accompagnement de la communauté internationale pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, et assurent que les engagements pris par l’Etat burkinabè seront respectés.

Nous appelons l’ensemble des forces vives à rester calmes, à nous faire confiance, souligne le texte, qui appelle également les Forces de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes

Un deuxième texte signé aussi par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida fait état de la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.

Pour être tout à fait complet, je dois préciser que le Burkina Faso se trouve en Afrique de l’Ouest, au Sud du Mali, en pleine zone sahélienne. Ses deux principaux partenaires internationaux sont la France (aïe!) et les États-Unis (re-aïe!).

Si on se réfère simplement à la condition humaine, un tel renversement de gouvernement paraît naturel. Si on rajoute à cela les cris d’orfraie poussés par les deux états amis susnommés, et l’envoi, en urgence, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas à Ouagadougou ainsi que des émissaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine; il semblerait que le peuple burkinabé ait voulu redevenir maître de sa destinée.

Ceci étant dit, un coup fourré est toujours possible. Ce qui, si cela s’avérait exact, montrerait un changement de tactique sur la déstabilisation des pays africains du Sahel, car pour un pays majoritairement musulman, les extrémistes n’auraient joué aucuns rôles…

Escalade hindoue

L’élection d’un président ou d’un chef de gouvernement issu de la droite nationaliste, produit toujours les mêmes effets. A savoir une nette propension à remilitariser le pays. C’est le cas, actuellement, de l’Inde. Le premier ministre Narendra Damodardas Modi, élu depuis le 26 mai 2014, vient de lancer un vaste programme de modernisation des armées.

Les premiers à en faire les frais ont été les États-Unis, car si Modi et le président américain Barack Obama ont convenu d’une plus grande coopération de défense lors d’une réunion à Washington, le mois dernier, ce dernier à tout fait pour vendre le système Javelin (missiles anti-char); peine perdue, le Conseil Acquisition de la Défense (CAD) vient de commander à Israël le système Spike.

La commande, d’un montant de 525 millions $, porte sur l’acquisition de 321 lanceurs et plus de 8356 missiles. Rafael Advanced Defense Systems – le concepteur fabricant – n’est pas un inconnu, c’est, entre autres, le fabricant du célèbre « Dôme de Fer ». En espérant pour l’Inde que les missiles anti-char soit un peu plus efficaces…

L’Inde, le plus grand importateur d’armes au monde, est au milieu d’un programme de 100 milliards de dollars de mise à niveau de la défense. Dernière info en date, le CAD a également décidé d’aller de l’avant avec la construction de six sous-marins, en collaboration avec un partenaire étranger, dans un projet de 8,2 milliards de dollars.

La question que je me pose est celle-ci:
L’Inde fait partie des BRICS, mais est-elle liée, pour autant, au bloc « anti-occident »? Ce n’est un secret pour personne que le Pakistan est une pièce maîtresse pour la Chine sur la route de la Soie, mais l’arrivée soudaine de l’EIIL (et ses liens supposées avec les Talibans afghans) déstabilise déjà un peu cet État, mais que se passerait-il si New Delhi basculait ouvertement du côté des États-Unis? Sûr qu’Islamabad commencerait à se faire des cheveux blancs…

Baby Doc est mort, et Kim le troisième est aux abonnés absents

Jean Claude Duvalier, connu sous le diminutif « Baby Doc » est mort d’un arrêt cardiaque. Il fut le dirigeant d’Haïti de 1971 – à la mort de son père François Duvalier (Papa Doc) – à 1986 date à laquelle il fut contraint à l’exil en France…

Si au début de sa dictature il sembla être un peu plus « libéral » que son père, il reprit vite le même chemin. Lors de son départ pour la France sa fortune était estimée à 900 millions de dollars, un peu plus que la dette extérieure d’Haïti. Les exactions commises contre son peuple et l’opposition politique sont innombrables. Les trafics de drogue et d’organes faisaient aussi partie de ses pratiques. Il n’y a guère que l’amitié (plus ou moins bonne selon les différents présidents) qu’il avait su entretenir avec les États-Unis qui lui ont sauvé la mise.

Faisant partie intégrante de cette catégorie de dictateurs qui n’avaient peur de rien, même pas du ridicule, il se représenta sur le sol haïtien en 2011 pour, je cite: « Aider le peuple Haïtien ». Sitôt débarqué, il fut mis en prison dans l’attente de son procès. Procès qui ne verra jamais le jour…

En attendant, Haïti est toujours en tête des pays pauvres d’Amérique. Le tremblement de terre qui a ravagé l’ile le 12 janvier 2010 y a laissé de profondes cicatrices. Car si le monde entier s’était mobilisé pour les rescapés; sachez que beaucoup d’entre-eux dorment encore dans les tentes montées en hâte au lendemain de la catastrophe. Aux dires de certains journalistes et bénévoles, les ONG font un travail qui s’avère inutile puisqu’elles ne se coordonnent pas entre-elles.

La seule chose qui pousse bien en Haïti, ce sont les hôtels de luxe pour touristes occidentaux…

Et pour finir, voici une info qui fait couler beaucoup d’encre en Asie: Kim Jong-un ne s’est plus montré en public depuis plus d’un mois! Certains ont tout de suite pensé à un putsch, voir même à un assassinat. Aux dernières nouvelles, et grâce aux compétences des services de renseignements US et sud-coréens, il semblerait que le leader nord-coréen souffre d’une maladie chronique au niveau des chevilles (?); et cela nous le savons parce que les espions us ont vu que: quelques médecins venant d’Allemagne, de France et de Russie se sont rendus récemment en Corée du Nord. Ce qui conforte l’idée que le jeune leader est très souffrant.

PS. Chuck Hagel, a confirmé l’envoi de troupes US en Afrique de l’Ouest pour lutter contre Ebola, mais lui parle d’envoyer jusqu’à 4 000 hommes, soit 1 000 de plus que ce qu’avait envisagé Barack Obama…

« Pour connaitre les intentions du roi, il faut suivre son fou »

Le titre de cet article n’est pas un proverbe, ni même une astuce pour jouer aux échecs; c’est juste une constatation applicable à la géopolitique moderne. Par roi, il faut comprendre président; et par fou, son ministre de la défense.

En France, Jean-Yves le Drian est un des rares ministres à avoir gardé son poste malgré les différents remaniements ministériels. C’est l’homme à suivre, celui qui jalonne les routes qu’emprunteront les soldats français. Il est le ministre de la défense qui a déployé le plus d’hommes sur le plus grand nombre de théâtres d’opérations depuis la guerre d’Algérie. Il est partout et nulle part à la fois. Certains de ses déplacements sont médiatisés, d’autres se font dans la discrétion.

M. le Drian effectue en ce moment sa quatrième visite aux États-Unis depuis son investiture en Mai 2012. Il a rencontré hier son homologue américain – Chuck Hagel – avant de s’entretenir ce matin avec la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Susan Rice; pour finir par une entrevue avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans l’après-midi.

Suite à la réunion avec Chuck Hagel, une conférence de presse a eu lieu, au cours de laquelle le ministre US a fait quelques déclarations. Notamment celle-ci:

Nous avons discuté des possibilités d’une implication de la France en Syrie pour combattre les jihadistes de l’Etat islamique (…)
La menace représentée par le groupe EI ne s’arrête pas à certaines frontières et à certains pays, et c’est quelque chose dont nous avons discuté…

La déclaration est évasive, mais les possibilités ne sont pas nombreuses. Les services de renseignement français sont déjà sur place – et depuis un bon moment – l’aviation française bombarde déjà des positions de l’EIIL en Irak, le faire en Syrie ne représente pas un problème insurmontable. Il ne reste donc qu’une seule possibilité: l’envoi de troupes au sol.

Certains d’entre-vous doivent penser que c’est aller un peu vite en besogne, et qu’il doit y avoir une autre option. Je ne vois pas laquelle. Pire, il y a quelques semaines de ça, j’ai vu le discours du premier ministre Manuel Valls devant l’assemblée juste avant le vote de confiance du parlement. C’était au moment où la France avait pris la décision d’intégrer la coalition internationale contre l’EIIL. Après son discours, et comme dans les tribunaux, la parole a été donnée à l’accusation (l’opposition), deux partis ont répondu: l’UMP (la droite) et les escrologistes écologistes; deux partis que rien ne semble pouvoir rapprocher. Et pourtant, les deux mouvements ont explicitement donné leur approbation à la mise en place des frappes aériennes en Irak, allant même jusqu’à dire qu’ils voterait pour le déploiement de troupes au sol si le gouvernement venait à le demander. Or, à l’époque, aussi bien François Hollande que Manuel Valls se refusaient à un tel scénario. Étonnant quand on se rappelle avec quelle hargne le président français exhortait ses homologues européens et nord américains à envahir la Syrie, suite à l’utilisation de gaz mortel, il y a de cela un an.

Quelques jours plus tard et après le meurtre du touriste français en Algérie, François Hollande a lui aussi fait un discours, mais à l’ONU. Je vous passe les détails, mais pour faire court voici un résumé de la pensée de notre président: C’est la faute à Bashar al-Assad! Il ne mérite pas d’être sur terre (cette dernière affirmation est de Laurent Fabius, mais l’idée est la même)!

Il y a quelques jours de ça; le ministre de la défense français à dit ceci: « L’hypothèse d’une intervention française en Syrie, qui était au départ écartée par Paris, est désormais posée sur la table. »

Retour à la conférence de presse Hagel-le Drian. Ce dernier a mis en garde contre le risque de connexion entre tous les groupes terroristes qui agissent dans l’ensemble de la zone qui va du Nigeria au Proche-Orient. Ça représente pas mal de monde, non? A ce propos, j’ai eu la réponse à la question que je me posais concernant Boko Haram et le Califat. Le Califat dont parlait Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram, c’est le sien! Donc, il existe à l’heure actuelle deux califats; un dans les étendues désertiques du Moyen-Orient, l’autre au sein des jungles d’Afrique équatorienne…