L’armée syrienne brise le siège de la base aérienne de Kwairess

L’armée syrienne est parvenue avec l’aide de l’aviation russe à briser l’interminable siège de la base aérienne de Kwairess, la moins importante des dix-sept bases aériennes encore opérationnelle des forces armées syriennes.

Cette base assiégée de toutes part par la rébellion syrienne de décembre 2012 à mai 2015 puis depuis mai 2015 jusqu’à cette semaine par les forces de l’organisation Daech, a non seulement résisté à une multitude d’assauts et un déluge d’obus de mortier mais a continué plus ou moins à être particulièrement active: Les Albatros L.39 ZO et ZA de la base ont pu effectuer des sorties de combat jusqu’en mai 2013 où le manque de pièces de rechange et le rationnement de carburant ont amené les défenseurs de la base à interrompre provisoirement les missions de bombardement avant de reprendre les sorties en 2014.

Le seul lien des défenseurs de la base avec le monde extérieur, bloqués à l’intérieur de la base depuis le début de la guerre en Syrie, a été une escadrille d’hélicoptères Mil MI-8 utilisée pour les réapprovisionnements en nourriture, eau, carburant, pièces de rechanges, munitions et médicaments.

Manquant d’armes lourdes et de blindés, les soldats et pilotes de l’armée syrienne assiégés dans la base ont du s’adapter et faire preuve d’habilité en exploitant au maximum les possibilités tactiques offertes par le terrain et les quatorze batteries d’artillerie antiaérienne de la base, principalement des ZPU-4 de 14.5 mm, l’omniprésent ZU-23 de 23mm  mais aussi quelques AZP S-60 (57mm) et une douzaine d’hélicoptères non équipés pour le combat.

La résistance de ces pilotes et soldats de l’armée syrienne a le mérite d’être connue. Le commandant de la base, le général Mehenna,  tué au combat lors d’un pilonnage au Howitzer M-198 US 155 mm (armement lourd capturé par Daech en Irak) guidé à l’aide de drones durant le siège n’a pas fait fléchir la détermination de ses éléments. Les mécaniciens et le peronnel non-navigant s’organisent en unités de choc et se répartissent entre les batteries antiaériennes judicieusement positionnées, des pilotes et des mécanos se convertissent en snipers en utilisant massivement des fusils Dragunov SVD et des fusils anti-matériel AM50 (12.7mm) de fabrication iranienne. Plus tard, les soldats syriens sont approvisionnés via des Mil Mi-8 de matériel russe de vision nocturne et de systèmes de détection.

Chose étrange, malgré un ballet de Mil Mi-8 quasiment incessant, peu de ces appareils à l’allure peu fine et lourde ont été atteints par la DCA de Daech, active quasiment 24h sur 24.

La base aérienne dispose encore d’un système de missile SAM S-125 et de plus de 57 appareils (sur un total initial de 92) dont de vieux Meteor britanniques déclassés ainsi que deux Mig-23.

Photographie de groupe de soldats syriens armés d'AKM dans un hangar pour avion de la base aérienne assiégée de Kwaires prise en 2014. Notez que quasiment l'ensemble de ces militaires syriens n'a bénéficié d'une permission depuis novembre 2012.
Photographie de groupe de soldats syriens armés d’AKM dans un hangar pour avion de la base aérienne assiégée de Kwairess prise par un journaliste de la télévision syrienne en 2014. Notez que quasiment l’ensemble de ces militaires syriens n’ont pas vu à quoi ressemble le monde extérieur depuis novembre 2012.

Vers un renversement de situation au Proche-Orient

La période du « Printemps arabe » touche à sa fin. Désormais, la Maison-Blanche et le Kremlin sont en train de redessiner les contours du « Moyen-Orient élargi ». Cependant, leur accord conclu avant l’intervention militaire russe en Syrie pourrait être modifié par le changement de l’équilibre des forces. Rien ne prouve que Moscou acceptera la stabilisation de la Syrie et fermera les yeux sur la partition de la Turquie et de l’Arabie saoudite qui vont commencer. Quoi qu’il en soit, le bouleversement qui s’annonce modifie la donne établie depuis cinq ans. La plupart des puissances impliquées essayent donc de retourner leur veste avant les autres.

La presse, dans quelque pays que ce soit, est tellement occupée à scruter la position de son propre État dans le conflit du Proche-Orient qu’elle ignore les négociations globales entre la Maison-Blanche et le Kremlin [1] et, du coup, interprète de travers les événements secondaires. Pour clarifier l’agitation diplomatique actuelle, nous devons donc revenir à l’accord USA-Russie de septembre dernier.

La partie publique de cet accord a été formulée par la Russie dans un document distribué le 29 septembre au Conseil de sécurité de l’Onu [2]. Il indique que, pour rétablir la paix et la stabilité en Afrique du Nord et au Proche-Orient, il faut et il suffit (1) d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité —ce qui implique notamment le retrait d’Israël sur ses frontières de 1967— et (2) de lutter contre l’idéologie terroriste —c’est-à-dire à la fois contre les Frères musulmans créés par le Royaume-Uni et soutenus par la Turquie, et contre le wahhabisme propagé par l’Arabie saoudite—.

Il avait été initialement prévu que la Russie fasse adopter une résolution en ce sens lors de la réunion du 30 septembre du Conseil de sécurité. Cependant, les États-Unis s’y sont opposés dans l’heure précédente [3]. Sergey Lavrov a alors présidé la séance sans évoquer son projet. Cet événement majeur ne peut s’interpréter que comme un désaccord tactique qui ne doit pas entraver un accord stratégique.

Le 20 octobre, le président Vladimir Poutine recevait au Kremlin son homologue syrien, Bachar el-Assad, en présence de ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, du secrétaire général du Conseil russe de sécurité nationale et du chef des services secrets. L’entretien portait sur l’application du plan russo-états-unien, incluant celle du Communiqué de Genève du 30 juin 2012 [4]. Le président el-Assad faisait valoir qu’il suit les instructions de ce Communiqué et, notamment, qu’il a intégré dans son gouvernement les partis d’opposition qui en ont fait la demande conformément à la description que le Communiqué fait d’un Organe gouvernemental de transition.

S’étant assuré que les deux pays avaient une même lecture du Communiqué de Genève, la Russie et les États-Unis décidèrent de mettre au pas les États dissidents, à savoir la France, la Turquie et l’Arabie saoudite. Sachant que la position française n’est pas fondée sur des intérêts réalistes, mais s’explique exclusivement par un fantasme colonial et par la corruption de son gouvernement par l’argent turc et saoudien [5], la Maison-Blanche et le Kremlin décidèrent de traiter uniquement la source du problème, à savoir Ankara et Riyad. Le 23 octobre, John Kerry et Sergey Lavrov reçurent donc leurs homologues turc et saoudien à Vienne. Aucun texte final n’a été publié. Cependant, il semble que la Russie ait menacé les deux invités sans que les États-Unis ne prennent leur défense.

Affolé d’une possible entente russo-états-unienne contre la Turquie et l’Arabie saoudite, la France convoqua alors un « dîner de travail », et non un « sommet diplomatique », à Paris. L’Allemagne, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, les États-Unis, l’Italie, la Jordanie, le Qatar, le Royaume-Uni et la Turquie « évoquèrent » et non « décidèrent » le sort de la Syrie. Le format de cette réunion correspond à celui du « Core Group » des « Amis de la Syrie », sauf l’Égypte qui a déjà secrètement rejoint le camp de la Syrie. Le fait d’avoir été contraint d’inviter les États-Unis a plombé la réunion. Là encore, pas de texte final.

Enfin, le 30 octobre, les États-Unis et la Russie réunissaient un plus vaste aréopage comprenant tous les participants aux deux réunions précédentes plus l’Égypte, la Chine, l’Irak, l’Iran, le Liban, Oman, l’Union européenne et les Nations unies. Si la presse s’est esbaudie de la présence de l’Iran qui avait été tenu à l’écart de tout règlement depuis le début du conflit, elle n’a pas relevé le retour de l’Égypte du maréchal al-Sissi qui rentre sur la scène internationale grâce à la découverte de ses nouvelles réserves de pétrole, ni de l’absence persistante de la principale puissance régionale, Israël. Ce dernier point ne peut s’expliquer que dans le cas où l’État hébreu avait obtenu préalablement la garantie de parvenir à un de ses objectifs de guerre, la création d’un État colonial au Nord de la Syrie.

Les participants ont tous été priés de signer une déclaration finale que seuls les Russes et les Iraniens ont prit soin de diffuser [6]. Et pour cause : elle marque la défaite des faucons US. En effet, dans son point 8, il est indiqué que le « processus politique » —et non pas le « processus de transition »— sera conduit par les Syriens, propriété des Syriens, et que le Peuple syrien décidera du futur de la Syrie [7]. Cette formulation lourde invalide le document Feltman qui constitue l’objectif depuis plus de trois ans des faucons US, des Français, des Turcs et des Saoudiens : la capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne [8].

Le projet US se poursuit malgré l’accord avec la Russie

La suite des événements devrait donc logiquement être la mise au pas de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de la France, ce qui pourrait être fait tout en poursuivant les objectifs initiaux US.

Pour la Turquie, après le scrutin probablement truqué du 1er novembre et la victoire de l’AKP [9], la guerre civile devrait s’étendre et se développer [10] jusqu’à la partition du pays en deux, puis à la fusion du Kurdistan turc, du Kurdistan irakien et d’un territoire arabe syrien occupé par les Kurdes syriens et les États-Unis. D’ores et déjà, le YPG et les États-Unis conquièrent ensemble un territoire arabe au Nord de la Syrie. Le YPG qui, jusqu’au mois dernier, recevait ses armes et ses soldes de Damas, s’est retourné contre la République arabe syrienne. Ses miliciens envahissent les villages conquis, expulsent les enseignants et décrètent la kurdisation forcée des écoles. Le Kurde, qui était parlé et enseigné à l’école, devient la langue unique et obligatoire. Les milices de la République arabe syrienne, notamment les Assyriens, en sont réduites à défendre leurs écoles par les armes contre leurs compatriotes kurdes [11].

De son côté le roi Salman d’Arabie saoudite doit encaisser sa défaite au Yémen ; un voisin qu’il avait envahi officiellement pour soutenir un président en fuite, en réalité pour exploiter avec Israël le pétrole du « Quart vide » [12]. Coup sur coup, les Émirats arabes unis et l’Égypte se sont retirés de sa Coalition. Les premiers après avoir essuyé de lourdes pertes parmi leurs officiers, les seconds plus discrètement, laissant les opérations militaires aux seules mains des Israéliens. Les Houthis, poussés vers le Nord par les bombardements, ont effectué plusieurs incursions en Arabie saoudite et y ont détruit des bases militaires aériennes et leurs matériels. Les soldats saoudiens, presque tous des étrangers servant sous écusson saoudien, ont déserté en masse contraignant le roi à prendre un décret contre les abandons de poste. Pour éviter un désastre militaire, l’Arabie saoudite a alors sollicité de nouveaux alliés. Contre de l’argent sonnant et trébuchant, le Sénégal a envoyé 6 000 hommes et le Soudan 2 000. La Mauritanie hésite à envoyer un contingent. Le roi, dit-on, aurait également sollicité l’armée privée Academi (ex-Blackwter/Xe) qui recruterait actuellement des mercenaires en Colombie. Ce fiasco est directement imputable au prince Mohammed ben Salmane, qui a revendiqué l’initiative de cette guerre. Ainsi, il affaiblit l’autorité de son père, le roi Salman, et fait gronder la contestation des deux clans exclus du pouvoir, ceux de l’ancien roi Abdallah et du prince Bandar. Logiquement ce conflit devrait aboutir à un partage de leur héritage entre les trois clans et donc à un partage du royaume en trois États.

Ce n’est qu’après ces nouveaux conflits que la paix devrait revenir dans la région, sauf dans la partie arabe colonisée par le nouveau Kurdistan, appelée à devenir le nouveau point de fixation des antagonisme régionaux en lieu et place de la Palestine.

Mais même écrit, le futur est incertain. Le renversement du rapport de forces entre Washington et Moscou [13] pourrait modifier leur accord.

Les rats quittent le navire

Alors que les mauvais joueurs annoncent sans sourciller que l’intervention militaire russe en Syrie n’apporte pas les résultats escomptés par Moscou, les jihadistes en fuite se replient en Irak et en Turquie. Le chef d’état-major US, le général Joseph Dunford, a admis, le 27 octobre lors d’une audition au Sénat, que désormais les armes parlaient en faveur de la République arabe syrienne [14]. Tandis que le Commandeur suprême de l’Otan, le général Philip Breedlove, a déclaré, le 30 octobre lors d’une conférence de presse au Pentagone, que c’est une litote de dire que la situation évolue de jour en jour et menace désormais la sécurité de l’Europe [15].

Force est de constater que l’alliance entre les partisans du chaos et ceux de la recolonisation va non seulement perdre en Syrie, mais que l’Alliance atlantique elle-même ne peut plus prétendre à la domination globale. Du coup, une soudaine agitation traverse les chancelleries, beaucoup affirmant qu’il est temps de parvenir à la paix —ce qui sous-entend qu’ils pensaient jusque là différemment—.

Les « retournements de veste » qui s’annoncent à propos de la Syrie auront comme première conséquence la consécration du rôle international de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie ; deux acteurs que la presse occidentale présentait, il y a quatre mois encore, comme totalement isolés et voués à de terribles difficultés économiques ; deux puissances qui sont désormais les premières forces militaires, régionale pour l’Iran et globale pour la Russie ; et comme seconde conséquence le maintien au pouvoir du président el-Assad dont on annonce depuis cinq ans qu’« il doit partir ».

Dans ce contexte, la propagande de guerre continue imperturbablement, affirmant que si ce ne sont pas les bombardements russes qui tuent des civils, c’est l’armée syrienne qui les bombarde ; imputation confirmée par la matrice des organisations terroristes, les Frères musulmans, via leur Observatoire syrien des Droits de l’homme. Ou encore que la Russie est pressée de négocier car son intervention lui revient cher —comme si elle ne l’avait pas budgétisée durant sa longue préparation—. Jamais à court d’invention, le directeur de la CIA, John Brennan, prétend quant à lui que la Russie s’apprête à lâcher le président el-Assad, alors même que le président Poutine s’est gaussé de cette auto-persuasion quelques jours plus tôt, au Club de Valdai.

En France, la révolte gagne la classe politique. Les quatre principaux leaders de la droite, Dominique de Villepin, François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ont chacun de leur côté déclaré qu’il est absurde de s’aliéner la Russie et de ne pas reconnaitre la défaite en Syrie. Cependant Alain Juppé, qui joua un rôle central dans le début de la guerre, notamment en signant un traité secret avec la Turquie, persiste à conserver l’objectif de renverser la République arabe syrienne, plus tard. À gauche, plusieurs leaders envisagent de prochains voyages à Damas.

La panique devant les changements prévisibles est en fait générale. Si Nicolas Sarkozy s’est précipité chez le président Poutine, le vice-chancelier allemand, Sigmard Gabriel, également [16]. Il a plaidé pour que l’on referme les contentieux et les aigreurs du passé et que l’on renoue le dialogue avec la Russie. Il était temps.

Thierry Meyssan

Source: Voltairenet

Notes:

[1] « Moscou et Washington entendent refonder les relations internationales », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2015.

[2] « Proposition russe d’un débat au Conseil de sécurité sur le terrorisme », Réseau Voltaire, 1er octobre 2015.

[3] “Lavrov to chair Security Council’s meeting on fighting terrorism”, Tass, September 30, 2015.

[4] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

[5] « Pourquoi la France veut-elle renverser la République arabe syrienne ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 octobre 2015.

[6] “Joint Statement on the outcome of the multilateral talks on Syria”, Voltaire Network, 30 October 2015.

[7] “This political process will be Syrian led and Syrian owned, and the Syrian people will decide the future of Syria”.

[8] « Deux épines dans le pied d’Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 août 2015.

[9] « Vers la fin du système Erdoğan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 juin 2015.

[10] « La Turquie en danger », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 juillet 2015.

[11] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.

[12] « Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan ; « Pourquoi l’Occident est-il silencieux sur la guerre du Yémen ? », par Martha Mundy, Traduction Alasso, Counterpunch, Réseau Voltaire, 22 juin et 4 octobre 2015.

[13] « L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 octobre 2015.

[14] “Dunford Tells Senate Now is Time to Reinforce Iraqi Success Against ISIL”, Jim Garamone, DoD News, October 27, 2015.

[15] “Department of Defense Press Briefing by General Breedlove in the Pentagon Briefing Room”, October 30, 2015.

[16] « L’Allemagne tente de se sortir du conflit syrien », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 29 octobre 2015.

La Russie n’exclut pas des frappes de missiles de croisière en Libye

La Russie a officiellement fait savoir à l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie qu’elle suit avec une attention soutenue l’évolution de la situation en Libye et que la montée en puissance de Daech dans ce pays méditerranéen préoccupe Moscou au plus haut point.

Hier, le quotidien algérien El-Khabar, citant une source sécuritaire de haut niveau, a révélé que des drones russes survolent l’espace aérien libyen depuis plus de deux mois. et qu’au moins un satellite militaire russe surveille en permanence la Libye depuis la fin de l’année 2013. Cette même source, citée par le même journal,  a laissé entendre que les russes n’excluent pas le recours à des frappes de missiles de croisière contre des cibles situées en Cyrénaïque ou dans le Golfe de Syrte.

La plupart des cibles de Daech en Libye sont près de la longue façade maritime du pays et sont faciles à atteindre par les missiles de croisière russes lancés à partir de bâtiments de surface ou de submersibles évoluant en Méditerranée orientale.

Les russes estiment qu’il est temps d’en finir avec le terrorisme international, objectif ouvertement partagé par Pékin. Des exercices militaires conjoints sino-russes et d’autres menés avec des pays de l’OCI (Organisation de la Coopération de Shanghaï) ont simulé des opérations aéronavales et amphibies contre le « terrorisme international » soulevant des interrogations sur la nouvelle définition du terme dans la perception de Moscou et de Pékin.

Il semble évident que par le terme terrorisme, les russes désignent les outils servant les intérêts géostratégiques de Washington et des ses alliés, soit les phénomènes type Daech ou Al-Qaïda. En d’autres termes, les Etats-Unis et l’Otan.

De sources diplomatiques on a appris que les russes ont demandé à des pays comme l’Algérie,  l’Egypte et la Tunisie, des explications sur l’absence apparente de stratégie offensive face à l’immense danger que constitue désormais la Libye pour l’ensemble de la région.

Les russes ne comptent pas en rester là et évoquent le problème crée de toutes pièces de Boko Haram en Afrique de l’Ouest, problème similaire à la création levantine et dont la solution ne pourrait en aucun cas venir des pays qui l’arment contre les Etats de la région.

L’affaire ukrainienne, montée de toutes pièces par les caciques de l’Otan afin d’acculer Moscou dans ses derniers retranchements et le forcer à lâcher la main en Syrie, a eu un effet totalement inattendu: non seulement la Russie est en train de reprendre pied au Levant et au Moyen-Orient, jusqu’à y compris le siège de l’ancien commandement militaire US à Baghdad, mais semble déterminée à reprendre sa place en Libye et même au delà dans les profondeurs de l’hinterland africain.

Syrie, quelle est la stratégie russe?

Quelle est la stratégie de Vladimir Poutine en Syrie? Défendre un réduit Alaouite afin de sécuriser l’accès de la Russie aux mers chaudes ou à l’inverse renverser l’Etat Islamique afin de contrôler l’ensemble du Moyen-Orient? Pour répondre à cette question, il convient de replacer l’intervention russe en perspective historique et géopolitique.

L’intervention Russe, une revanche sur la guerre de Crimée

Depuis plusieurs siècles, la Russie affirme son droit à la protection des minorités orthodoxes du Levant.Soue ce rapport, la France qui a protégé traditionnellement les chrétiens d’Orient – et la Russie, se trouvent en positions quasi concurrentes. Cette rivalité s’est d’ailleurs cristallisée dans la guerre de Crimée (1853-1856) pendant laquelle l’Empire Ottoman, allié à la France et l’Angleterre, s’est opposé à la Russie.

A l’inverse de Lord Palmerston, tenant d’une politique punitive envers la Russie, Napoléon III adopte alors une attitude conciliante envers le Tsar, qui participe au renouveau de l’influence française en Europe. Une fois la Russie évincée du Levant, la France se trouve dans l’obligation d’assurer la protection de la Syrie. Lorsque 6000 chrétiens sont massacrés à Damas du 9 au 18 juillet 1860, la France réagit avec fermeté en faisant adopter un protocole international le 3 août 1860 : un corps de troupes européennes de 6 000 hommes est dirigé vers la Syrie afin de contribuer au rétablissement de la tranquillité. Il s’agit de la première expédition à but humanitaire de l’histoire. Aujourd’hui, les acteurs géopolitiques n’ont pas fondamentalement changé au Levant, à la différence près que les Etats-Unis se sont substitués à la Grande-Bretagne. En revanche, les rôles sont inversés: la Russie a pris la place abandonnée par la France.

La Syrie, nouvelle Ukraine

La Syrie se présente en quelque sorte comme l’Ukraine de l’Iran. L’Empire Sassanide s’appuyait en effet jadis sur trois espaces stratégiques : la plaine irakienne, la façade maritime syrienne et les hauts plateaux yéménites. A la différence des déserts qui les entourent, ces régions sont en premier lieu des espaces agricoles à hauts rendements. Leur agriculture intensive permet d’ailleurs de nourrir une population nombreuse. Ces riches foyers d’agriculture et de population sont donc interconnectés depuis l’antiquité. En second lieu, ces espaces constituent des entrepôts commerciaux connectés à la mer. Ils relient la Perse, recluse dans ses montagnes, à l’économie-monde. Sans cette connexion maritime, seul levier de puissance, l’Iran reste un empire confiné. En troisième lieu ces espaces partagent des traits religieux communs depuis le XVIe siècle, période pendant laquelle le chiisme devient religion d’Etat en Perse. Ces espaces sont fédérés par un clergé et des lieux de pèlerinage partagés. Bref, l’Irak, la Syrie et le Yémen constituent les anciennes fenêtres d’un l’Empire effondré. La Syrie, espace agricole peuplé, connecté au commerce maritime, et cousine religieusement de l’Iran, se présente donc comme l’Ukraine de la Russie.

La Syrie utile, une bande littorale soumise aux invasions de la vallée de l’Euphrate

Le véritable poumon économique de la Syrie se situe sur la bande littorale. Le climat doux  y permet la culture de céréales et l’implantation de vergers. La plaine humide a donné naissance à une polyculture de subsistance orientée vers le tabac, le coton, ou encore le maraîchage. C’est ici que se situe le véritable cœur économique de la Syrie. La population de cette Syrie « utile » est essentiellement alaouite. L’axe principal relie les villes majeures du pays : Damas, Homs et Alep. A l’Est, l’Euphrate traverse le pays du Nord-Ouest vers le Sud-Est, et laisse une « cicatrice verte » dans le paysage. Afin de conquérir la colonne vertébrale économique du pays, qui relie Damas, Homs, Hama et Alep, l’axe historique de pénétration a consisté précisément à suivre la vallée de l’Euphrate d’Est en Ouest depuis l’Iraq, puis à repiquer vers  Alep. C’est la stratégie que poursuit l’Etat islamique.

Le déploiement russe en Syrie

La Russie apporte une aide militaire sur le terrain en Syrie depuis janvier 2012. En effet, des équipes de Spetznatz y forment l’armée syrienne et y mènent des actions commandos. Ce dispositif n’étant pas suffisamment efficace pour ralentir l’avancée des opposants au régime syrien, la Russie renforce fortement son dispositif militaire sur place depuis le mois d’août. Ses points d’entrée sont doubles. D’une part le port militaire de Tartous desservi via le Bosphore et d’autre part l’aéroport Bassel el-Assad de Lattaquié. Ces deux points ont l’avantage d’être proches (60km) et l’aéroport de Lattaquié est le deuxième plus grand aéroport contrôlé par le régime syrien. Le matériel terrestre mis en place est lourd et récent : véhicules de combat d’infanterie BTR-82A adaptés au combat urbain, artillerie anti-aérienne SA-22 PANTSIR mais aussi au moins neuf T-90. Des lance-roquettes multiples seraient aussi en cours d’acheminement. Les forces aériennes russes sur place sont équipées de matériel tout aussi récent et puissant : SU-25 potentiellement modernisés pour l’appui rapproché, SU-30SM, SU-34, Su-24 pour le bombardement tactique, hélicoptères MI-24PN et Mi-35M ainsi que des Mi-8AMTSh pour l’appui des troupes au sol et le transport de troupes ou de matériel. Des drones ont également été déployés par la Russie qui s’est engagée à partager le renseignement avec la Syrie et l’Iran. Les soldats syriens ne sont pas formés à l’utilisation de ce matériel, excepté les SU-24, les MI-24. La formation sur ces matériels étant lourde et longue, il est très certainement destiné à être employé par des soldats Russes. Du matériel de plus ancienne génération est peut être livré en parallèle aux forces syriennes. Les soldats russes combattent d’ors et déjà sur le front d’Alep et au nord-est de Lattaquié au sein d’opérations de l’armée syrienne comme en témoignent des vidéos mises en ligne. Ils utilisent ces nouveaux matériels. Ils sont appuyés par l’aviation russe, d’ores et déjà opérationnelle sur place.

Offensive ou démonstration de force ?

Il me semble que la Russie joue double jeu en Syrie. D’une part elle met en évidence un déploiement de forces (aucun camouflage des véhicules et appareils russes à l’aéroport « Bassel El-Assad », franchissement du Bosphore par les LST Alligator en plein jour et avec du matériel à peine camouflé, vols d’avions Russes déclarés aux autorités civiles vers la Syrie, fuite de photos de soldats Russes des troupes d’infanterie de marine sur les réseaux sociaux,… Si elle voulait être plus discrète, elle le serait ; cela semble donc faire partie de sa stratégie de communication. De plus, des preuves tangibles indiquent que l’armée Russe va plus loin. Elle interviendrait par des frappes aériennes et des troupes au sol, en particulier à l’est d’Alep. Cette zone est actuellement une zone ou l’armée syrienne gagne du terrain. D’autre part, M. Poutine ne reconnait que la livraison d’armes et l’aide humanitaire en Syrie. Quel est donc l’objectif ? Tout d’abord, il s’agit de ne pas combattre à la place de l’état Syrien ni même aux côtés de l’état Syrien, tout du moins au sol. La Russie veut sans doute éviter toute implication dans d’éventuelles « bavures » ou toute responsabilité dans une défaite, même locale, qui nuirait à son effort diplomatique. Son intervention va sans doute se fondre complètement dans les opérations syriennes : les frappes aériennes n’auront pas de signature russe ou syrienne et il n’y aura pas de certitude sur une présence russe dans une zone donnée. Cependant, l’efficacité de l’armée syrienne et de ses alliés est une priorité pour la Russie. Elle va vouloir réorganiser l’armée de Bachar El-Assad et sans doute mettre un frein à l’action des « milices » syriennes qui ne sont pas forcément efficaces sur le terrain et qui font régner une certaine insécurité au sein de la population (2 policiers tués à Lattaquié). Par cette méthode, la Russie souhaite avoir du poids dans les négociations diplomatiques. Elle semble en effet mettre sa puissance militaire au service de sa diplomatie. Elle recherche cela par-delà des objectifs militaires de conquête et de victoire, comme c’est aussi le cas en Ukraine. Elle désire s’affirmer comme le leader du camp « pro-Assad » et invite les occidentaux à faire de même. Si ces derniers se rangent à ses côtés, elle restera leader du mouvement par sa prise d’initiative et son avance sur le terrain. A long terme, si elle l’emporte, elle pourra éventuellement céder du terrain aux occidentaux et montrer sa « bonne foi » en favorisant un changement de régime, tout en s’assurant que le successeur de Bachar El-Assad lui sera favorable. En effet, sa rhétorique diplomatique utilise le même terme pour tous les opposants armés au pouvoir de Bachar El-Assad sur le territoire syrien : ce sont des « terroristes», qu’ils soient de l’état islamique ou non. Si la montée en puissance russe se prolongeait, le retournement de la situation militaire en Syrie pourrait s’effectuer en quatre temps : après avoir jeté un dispositif sur Lattaquié et Tartous, qui se présentent simultanément comme des ports et des terminaux gaziers, les troupes russes pourraient consolider leurs positions dans les villes d’Hama et Homs puis s’enfoncer au Nord vers Alep et au Sud vers Damas afin d’y libérer les forces gouvernementales d’Assad de la rébellion. Les combats y seront difficiles. Une fois ces villes prises, la Russie pourra s’attaquer par des bombardements aux centres nodaux de l’Etat islamique, intouchés jusqu’à présent. Les troupes gouvernementales syriennes et russes pourront alors s’enfoncer à l’Est vers Raqqah, fief de l’Etat islamique et objectif majeur de l’opération. La phase ultime des combats consistera à désenclaver Der-ez-Zor et de fait libérer la vallée de l’Euphrate.

Consciente de l’opportunisme d’une partie des combattants, la Russie, en s’engageant en force, pourrait jouer un rôle majeur dans le retournement de la guerre au détriment direct de l’Etat Islamique. Pour ce faire, la Russie dispose de nombreux avantages dont le renseignement n’est pas l’un des moindres. A Damas, l’implication de la Russie, même si elle reste faible par rapport aux soutiens financiers apportés à l’Etat islamique, a eu déjà un effet déterminant sur le moral des combattants syriens. Pourtant, il faudrait de très nombreux combattants au sol pour que la situation s’inverse. De ce point de vue, il n’est pas exclu que la Russie ait recours à des combattants musulmans russes afin de limiter l’emploi de ses troupes d’élite.

Un bombardier russe Sukhoï Su-34 (Fallback) en train de lâcher des munitions au dessus de cibles de Daech à Al-Rqqa, en Syrie. (Photographie, Ministère russe de la Défense)
Un bombardier russe Sukhoï Su-34 (Fallback) en train de lâcher des munitions au dessus de cibles de Daech à Al-Raqqa, en Syrie. (Photographie:  Ministère russe de la Défense)

 

Par Thomas et Jean-Baptiste Flichy de Neuville

Article paru sur le numéro 1599 du 10/10/2015 du journal « L’Homme Nouveau »

Thomas Flichy de Neuville,  que nous remercions, est professeur à l’Ecole Militaire Spéciale de Saint-Cyr

Syrie: les avions russes ciblent la capitale autoproclamée de Daech

Les raids aériens menés par l’aviation Russe sur Al-Riqqa, capitale autoproclamée de Daech et ancienne capitale d’été du Calife Abbasside Haroun Al-Rashid au 9e siècle de l’ère chrétienne se sont avérés d’une redoutable efficacité. D’autres raids aériens ont visé Hama, Idlib et Alep.

Des avions de combat russes et syriens ont bombardé la base aérienne de Tabqa, capturée par Daech, en y détruisant l’ensemble des hangars militaires et autres dépôts d’armes et de munitions. Les raids menés par les Russes sont si redoutables que huits grandes organisations terroristes dont l’Armée de la Conquête (Jeich Al-Fath) et Ansar Al-Sham (les Partisans du Levant) tentent d’évacuer les agglomérations dans lesquelles elles étaient retranchées.

Les pays ayant fait partie du groupe dit des « Amis de la Syrie » se retrouvent dans le plus grand embarras:  les Russes ne font pas semblant de bombarder; ils bombardent pour de vrai.

Comment donc protéger des bombes Russes la pléthore de groupes terroristes armés financés et soutenus par les alliés sans éveiller les soupçons de quelques opinions publiques anésthésiées par la propagande officielle et la narration officienne sur ce qui ce passe en Syrie? Voilà ce qui explique la nervosité des dirigeants des pays de l’Otan et leurs alliés Arabes ainsi que leurs déclarations insolites sur la question syrienne allant jusqu’à rappeler au président Poutine la nécessité d’épargner leurs protégés sur le terrain.

L’Otan semble préoccupé par la volonté russe d’établir une zone d’interdiction de survol [A2/AD (Anti-Access/Access Denial)] au dessus des régions côtières de la Syrie.

L’intervention russe n’a pas seulement détruit des positions de Daech et de Jabhet Ennosra (Al-Qaîda) en Syrie mais également fait voler en éclats la dernière paille de l’empire: les deux groupes ne sont en réalité que des sous-traitants de sa stratégie.

Guerre au Moyen-Orient: des submersibles Chinois en Méditerranée Orientale

Selon des informations confirmées, Pékin envisage d’envoyer des submersibles et des renforts en bâtiments de surface au large de la Syrie.

Il est à noter que des bâtiments de la marine de guerre chinoise croisent depuis un certain temps en Méditerranée orientale. Un site spécialisée israélien y fait état de la présence du porte-avions Liaoning mais il semble de plus en plus probant que les submersibles non identifiés croisant au large des côtes syriennes et libanaises soient chinois.

Pékin soutien la Russie dans les dossiers ukrainien et syrien et des observateurs n’écartent plus un haut niveau de coordination militaire entre les deux pays, notamment en Syrie, où la Chine devra avoir un rôle naval tandis que la Russie assurera la défense aérienne des zones littorales en coordination avec l’armée syrienne. L’Iran pour sa part assure un soutien croissant aux unités d’élites syriennes chargées de la défense de la capitale Damas.

Contre-offensive russe au Moyen-Orient

Les déclarations extrêmement bellicistes du Chef de la diplomatie saoudienne à l’égard de la Syrie à l’Assemblée Générale des Nations Unies, relayées dans une version un peu edulcorée par le président français François Hollande (qui jouit de la confiance absolue de Ryad et de Doha, conséquence de la méfiance qu’inspire le style Obama à ces régimes), ont mis fin aux tergiversations des pays hostiles quant à leur intentions. Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères du Royame d’Arabie Saoudite a en effet déclaré que le Président syrien Bashar Al-Assad « devait partir ou subir l’option militaire’.

Le signal n’est même pas codé. Moscou et Damas décident d’agir ou plutôt de réagir très vite. A peine le Parlement russe donne t-il son aval à l’utilisation des forces armées en Syrie que des chasseurs-bombardiers russes procèdent à des frappes dans la province de Homs. Une vingtaine de raids ciblent huit positions de Daech dans une zone difficile d’accès. Consternation à Ryad et rage à peine contenue à Washington.

Les Etats-Unis et la France (Paris agissant pour le compte du Qatar en échange d’une aide financière assez conséquente) sortent une première parade: Au lieu de cibler Daech, les russes auraient bombardé des positions de la rébellion syrienne dite modérée. Les preuves? D’interminables jérémiades de barbus armés jusqu’au dents jurant devant les caméras numériques de la propagande rebelle  qu’ils se sont fait massacrer par les Russes. Devant le peu de consistence de telles assertions relevant plus de la mauvaise foi et confirmant un peu plus les liens troubles entre certaines capitales et les organisations islamistes radicales semant la terreur un peu partout en Orient, des experts préconisent un vieil expédient: le massacre de civils. Les femmes et les enfants en tête. Dommages collatéraux. Problème: les russes n’ont effectué que des frappes limitées en zone semi-montageuse quasiment inhabitée. Reste l’avis des experts. Un relais de l’Otan n’est pas allé par quatre chemins pour estimer que les pilotes russes avaient totalement raté leurs cibles. Et dire que les enragés de Daech se la coulaient douce depuis plus d’un an sous les rares bombes intelligentes US, britanniques, françaises et Arabes, largués le plus près possibles des lignes de l’armée syrienne (sait-on jamais). Cela a changé. Les Russes ne badinent pas: ils canardent à coups de roquettes à basse altitude…C’est pas amusant et l’ennui est que ça peut être mortel.

Les Russes ont mené des frappes dans la province de Homs. Le jour même, des avions de combat US ont procédé à une frappe aérienne dans la province d’Alep. Une sorte de baroud d’honneur. Surtout que le préavis russe aux capitales de la coalition et aux israéliens était très court: à peine une heure. En fin de journée, des avions syriens bombardent les mêmes positions que les avions russes ont arrosé avec des roquettes et des missiles quelques heures auparavant. Un véritable carrousel.

En réalité, jamais la Russie n’aurait envisagé d’employer des avions de combat au Levant dans ce qui semble l’une des plus grandes interventions russes au Moyen-Orient si la bande de Victoria Nulland, composée uniquement de civils ultra-sionistes n’ayant jamais eu la moindre expérience militaire, n’avait pas autant méprisé le haut commandement militaire US et poussé les Etats-Unis et leurs alliés à aller embêter l’Ours Russe tout près de sa tanière en Ukraine.

La crise en Ukraine a été provoquée en réaction à l’échec du plan préconisé en Syrie suite au soutien politique et diplomatique russe à Damas. Ceux qui ont provoqué Moscou n’ont peut-être jamais lu une ligne d’histoire sur ce qui s’est passé sur le Front Oriental de la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et son impact décisif sur ce conflit.

Des militaires russes sont en train de débarquer à Baghdad en Irak mais également dans des bases aériennes en Iran (notamment à Hamadan). Un centre de coordination opérationnel regroupant des militaires russes, syriens, irakiens et iraniens à Baghdad? S’agit-il de politique-fiction? Non. Voilà où mène l’ingérence de civils à la loyauté incertaine et agissant pour une idéologie (en l’occurrence le sionisme) et ayant le contrôle des armées les plus onéreuses au monde avec un budget dépassant les 600 milliards de dollars US. George W. Bush doit avoir une belle gueule de bois en ce moment.

Le plus amusant dans cette affaire est que les Russes agissent sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Le même fond de commerce utilisé par l’empire pour justifier ses guerres en dehors du défunt droit international. Il s’agit bien d’une lutte. Certains analystes ont jugé que la Troisième guerre mondiale n’a pas eu lieu ou qu’elle a été évitée de justesse. Nous estimons que nous sommes en plein dedans. Voire vers sa fin. C’est aux historiens d’en délimiter la durée, ainsi que l’année de son début.

Le jeu continue.

TRIDENT C

Afghanistan: la ville septentrionale de Kunduz, cible prioritaire des Talibans

Assiégé par les Talibans depuis des mois, la ville de Kunduz, capitale de la province du même nom et verrou stratégique situé à l’extrême Nord de l’Afghanistan, serait sur le point de tomber.

La chute de Kunduz aura d’immenses répercussions en Asie centrale puisque les Talibans pourront ainsi contrôler pour la première fois depuis octobre 2001, un des principaux points des passages énergétiques entre les Républiques musulmanes d’Asie centrale et les pays du Sous-continent indien.

Kunduz est l’une des grandes ville du Nord de l’Afghanistan, à moins de 100 kilomètres de la frontière avec le Tadjikistan. Des combats s’y déroulent depuis des mois et l’armée afghane, dont les effectifs sont pléthoriques (plus de 300 000 hommes) n’arrive plus à gérer la situation depuis le retrait des principales forces de combat de l’ISAF et de l’OTAN, dont les forces aériennes soutenaient les forces afghanes en difficulté. Il ne reste qu’un peu plus de 14 000 soldats étrangers en Afghanistan, cantonnés dans de véritables forteresses et n’osant entamer des sorties qu’avec un très lourd dispositif blindé et aérien

De l’impossibilité d’être ou comment la guerre froide vient d’être perdue en 2015

Le président russe Vladimir Poutine a clairement laissé entendre qu’il ne laissera jamais tomber son allié syrien. C’était une ligne bleue depuis qu’une rumeur moscovite avait évoqué en 2012 que les dirigeants militaires russes étaient prêts à se battre jusque dans les rues de Moscou afin d’empêcher une chute de la Syrie aux mains de ce qu’ils identifient comme le loup. Cet animal occupe une place à part et primoridial dans l’imaginaire russe.

Les russes ont été les premiers à voir venir le coup de très loin. Une chute de Damas entraînera inévitablement celle de Téhéran et une éventuelle chute de ce dernier ouvrira les portes de l’enfer sur toute la Russie méridionale et l’Asie centrale. L’objectif du Printemps Arabe est clair, net et précis: Moscou et Pékin ainsi que les pays relativement affranchis de la tutelle invisible de l’empire.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Washington vient de se tirer non pas une balle mais une roquette dans le pied en ruinant tous ses efforts au Moyen-Orient et en Europe depuis 1945. A quoi ont servi des trillions de dollars investis dans des guerres hyper-coûteuses comme en Irak en 1991 et en 2003 pour qu’en fin de compte, Moscou s’installe au vu et au su de tout le monde à Baghdad et à Damas? A ce rythme, et il est à cadence élevée puisque des informations concordantes font état de l’arrivée quotidienne de dizaines d’avions cargo militaires russes sur les aérodromes syriens et iraniens, la fameuse Guerre Froide (1947-1991) vient d’être perdue à posteriori par les Etats-Unis.

La guerre en Syrie continuera jusqu’au second semestre de l’année 2016. Et peut-être bien au delà. La coûteuse opération orchestrée par certains services de renseignement de pays de l’Otan visant à inonder l’Europe orientale et centrale de réfugiés Moyen-Orientaux n’aura servi à rien. La partie ayant commandité la guerre en Syrie doit certainement être novice en matière de géostratégie. A trop forcer sur la corde, elle a fini par ruiner ses propres gains.

Les annonces de frappes aériennes par certains pays sur le mini-Etat crée par Daech (une farce pour certains observateurs avertis) ne sont pas plus efficace qu’un effet d’annonce publicitaire pour un dentifrice au milieu d’un village frappé par la sécheresse et où les robinets sont vides. On gère comme on peut le sauve-qui-peut. Encore une fois et c’est probablement la fois de trop, Moscou vient de prouver qu’elle dispose de véritables stratéges. En face, mis à part beaucoup de propagande et de manipulations, le néant.

Restent les pleureuses professionnelles. Encore est-il qu’elles se font plus pudiques en matière de lamentations prébendées: on réclame moins le départ de M. Al-Assad, qui semble désormais inévitable dans l’élaboration de toute ébauche de stratégie de sortie de crise visant à mettre fin à cette guerre interminable et dont l’impact stratégique dépasse de loin les enjeux traditionnels de la région.

Syrie: Al-Assad pourrait effectuer une visite d’Etat à Moscou

Des informations selon lesquelles le président syrien Bashar Al-Assad pourrait effectuer sa première visite d’Etat à l’étranger depuis le déclenchement du conflit syrien le 15 mars 2011-toujours en cours, laissent entendre que cette visite pourrait concerner en premier lieu Moscou et peut-être Le Caire.

Conflit d’une importance capitale, probablement le conflit le plus décisif en termes de géostratégie globale depuis la seconde guerre mondiale, la guerre en Syrie est une impasse totale pour l’ensemble des protagonistes. L’Etat syrien, appuyé sur 49 services de renseignement,  une armée assez solide dont la raison d’être initiale est de se battre contre l’ennemi israélien et l’appui forcené de ses alliés régionaux (Hezbollah et Iran) et extra-régionaux (Russie et Chine), a pu survivre à la tourmente d’une guerre totale de plus de quatre ans durant laquelle  des moyens inédits de subversion et de destabilisation ont été utilisés. La Syrie est techniquement en guerre depuis la guerre d’octobre 1973.

Des sources russe affirment que le président Vladimir Poutine aurait adressé une invitation officielle au président Al-Assad afin de discuter d’un plan global de sortie de crise au Levant.

En parallèle, d’autres sources arabes indiquent que le président égyptien, Abdel-fettah Al-Sissi, aurait émis le souhait d’inviter son homologue syrien au Caire. Une révolution. L’appareil sécuritaire  du président syrien a très fortement déconseillé à ce dernier tout déplacement au Caire en mettant en avant un risque majeur d’élimination physique.

Reste la question de savoir qui assurera l’intérim en cas de l’absence de Bashar Al-Assad à Damas. Toutes les informations en provenance de l’intérieur de la Syrie convergent sur une seule personne: le général Maher Al-Assad. Commandant de la la fameuse 4e Division blindée de l’armée syrienne, frère du président et l’un des hommes les plus importants du régime. Ce dernier aura la charge du  dispositif de commandement, de communication et de contrôle totalement crypté offert par les Russes.

Maher Al-Assad est d’ailleurs apparu en public ces derniers jours dans la localité Alaouite de Jorine dans le gouvernorat de Hama. Contrairement à des informations antérieures le donnant comme grièvement blessé (amputé des deux jambes) lors de l’attentat ayant visé le QG du haut Conseil de Sécurité de l’Etat à Damas , Maher A-Assad a été filmé descendant d’un hélicoptère de transport militaire en tenue de combat et en bonne forme, entouré de hauts gradés de l’armée syrienne avant d’être acclamé par une foule de personnes habillées de vêtements civils.

Un audit interne de la situation sécuritaire syrienne remis au président Al-Assad juge que l’armée et les services de renseignement sont assez solides pour faire face à une double opération de type Baie des Cochons et une attaque de diversion sur deux fronts durant une éventuelle absence d’Al-Assad à l’étranger.

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

« Russie – Organisation Juive Mondiale (OJM) : la négociation sur la shoah a commencé »

Les facteurs cruciaux induisant les événements internationaux majeurs sont constitués dorénavant par les étapes de la mise en place d’une monnaie d’échange internationale supplantant le dollar, l’étape actuelle étant le gigantesque contrat passé entre la Chine et la Russie, d’achat de pétrole, libellé en yuans et en roubles, au détriment du dollar, information essentielle volontairement cachée au public par les organes de l’appareil de propagande de masse, dénommé « médias libres », du bloc occidental.

D’une part, le fait qu’il soit possible à des pays d’instaurer des échanges économiques à extrêmement grande échelle dans le domaine central de l’énergie – sans passer par le dollar – est la preuve que la suprématie militaire des USA est à l’agonie.

D’autre part, étant donné que la survie économique des USA dépend intégralement de l’usage forcé du dollar comme unique monnaie d’échange internationale – et plus spécialement dans le domaine vital des échanges de l’énergie, le fait que les principales puissances économiques concurrentes des USA s’engagent de façon globale dans la mise en place rapide d’une autre monnaie d’échange internationale, signifie la dislocation à court terme de l’économie des USA, ce qui aura pour conséquences l’effacement des USA de l’avant scène mondiale, et de façon très probable leur démantèlement.

Corollairement, la continuité de l’existence de la colonisation juive au Proche-Orient et de la disparition de la population indigène de Palestine, n’étant possibles que par la suprématie militaire mondiale des USA, les juifs exerçant leur emprise sur la politique étrangère des USA, la disparition des USA en tant que puissance mondiale, et très probablement en tant qu’État constitué, entraînera immanquablement la disparition de la colonisation juive du Proche-Orient, et le sauvetage de la population indigène de Palestine, qui elle est authentiquement sémite.

Deux types de réaction à cet avenir qui se dessine commencent à se manifester.

Le premier est caractérisé par l’accélération du processus de laminage des libertés publiques décidée par le pouvoir politique occidental à l’encontre de sa propre population, pour prévenir les futurs troubles sociaux provoqués par la déchéance économique de l’Occident, accélération qui devient visible par la diminution de la périodicité des attentats dits « islamistes », opérés par ce qui devrait être dénommé AIO en français, en anglais NIA, « Armée Islamique de l’OTAN » ; « Nato Islamic Army », en place de DAESCH et autres appellations exotiques, ces attentats étant organisés par les polices secrètes des gouvernements occidentaux dans le but de justifier les amputations progressives des libertés publiques et l’embrigadement idéologique sans cesse croissant de la population (du type « Je suis Charlie »).

Le seconde est caractérisé par la multiplication des mesures que prend dans l’urgence l’Organisation juive mondiale en prévision de la disparition du carcan psychique imposé sur la population occidentale la contraignant à adhérer à la shoah, disparition accompagnant celle de la puissance des USA et donc celle de l’Organisation juive mondiale qui en dépend. Dans cette perspective, la Russie devient le partenaire avec lequel l’Organisation juive mondiale doit négocier, puisque c’est la Russie qui est en possession des archives des principaux camps de concentration dont de celles d’Auschwitz, puisque c’est la Russie qui a libéré la plupart des camps de concentrations, et donc que c’est la Russie qui a constaté la première l’existence des dispositifs de la shoah dont les chambres à gaz, celles d’Auschwitz ayant mis à mort 1 millions et demi de juifs.

Poster de propagande soviétique montrant un soldat soviétique libérant une personne détenue dans un camp de travail nazi.
Poster de propagande soviétique montrant un soldat soviétique libérant une personne détenue dans un camp de travail nazi.

On peut donc vérifier la progression de la déchéance du bloc impérial mondial occidental, par la croissance de la cadence des attentats perpétrés en Occident par l’AIO (Armée Islamique de l’OTAN), et la multiplication des émissions de propagande relatives à la shoah diffusées en Occident par l’Organisation juive mondiale. Au vu de ces deux indicateurs, la panique est en train de gagner … et un homme paniqué est un homme qui perd ses moyens …

Il faut placer dans ce contexte, pour en comprendre les motivations, les productions officielles idéologiques russes relatives à la shoah depuis le début de l’année 2015, lesquelles relèvent des tribunaux français au titre de la négation de crime contre l’humanité, car elles dénient implicitement ou explicitement la réalité de la shoah (« nous faisons semblant de croire que le IIIe Reich avait planifié le massacre des juifs d’Europe, alors que son objectif officiel et public était de massacrer tous les Slaves et de coloniser l’Europe orientale », extrait d’un texte publié le 27 mai 2015 sur le site : http://www.voltairenet.org/article187708.html ).

Il faut de même placer dans ce contexte pour en connaître le sens, le message de l’Organisation juive mondiale en France, diffusé via l’organe de propagande français de masse Le Parisien, le 18 juin 2015, sous la forme d’un article relatant une exposition au Mémorial de la shoah à Paris. Titre de l’article : « Les Soviétiques face à la Shoah ». Photographie : un soldat en uniforme soviétique portant une caméra contre son visage. Texte : «Les Soviétiques ont été les premiers à découvrir les massacres de civils et les exécutions de masse commis par les nazis. Mais aussi à rencontrer les survivants. A l’occasion du 70ème anniversaire de la libération des camps, le Mémorial de la Shoah a décidé d’exposer 76 extraits de film tournés par l’Armée rouge. Des images longtemps oubliées mais dont la diffusion « a façonné la représentation de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah »rappelle le Mémorial». En italique : « Tous les jours sauf le samedi, de 10 heures à 18 heures, le jeudi jusqu’à 22 heures. Jusqu’au 27 septembre au 17, rue Geoffroy-l’Asnier. M° Saint-Paul. Infos sur http://www.memorialdelashoah.org. Voi l’article scanné sur le site aredam.net : http://www.aredam.net/sovietiques-face-a-la-shoah.html .

On peut remarquer que ce message est maladroit car il s’inscrit dans le cadre de la réécriture orwellienne en cours de l’histoire opérée par les Occidentaux, c’est à dire sa falsification, en déniant aux soviétiques le fait d’avoir – et très probablement à eux seuls – entraîné la défaite des nazis au prix d’une vingtaine de millions de morts et du ravage d’une partie considérable de l’URSS. Circonstance aggravante, à lire ce texte, on pourrait croire que c’est incidemment que les russes ont rencontré les premiers les détenus des camps de concentration, alors que c’est dû au fait qu’ils ont forcé les armées nazies à se replier sur Berlin, et à abandonner en catastrophe les camps de concentration, permettant la survie de leurs occupants.

Dénier à un adversaire qui est en position de force, et de façon solide, durable, voire très certainement définitive, la réalité d’un fait historique qui lui est sacré, comme ce que les russes dénomment « la Guerre patriotique », n’est pas intelligent de la part des exécutants subalternes de l’Organisation juive mondiale de ce centre parisien de propagande, dénommé Mémorial de la Shoah.
Une question vient spontanément à l’esprit :

Qu’ont à proposer aux russes les dirigeants de l’Organisation juive mondiale (OJM) en contrepartie de leur complicité au maintien du carcan idéologique de la shoah sur les esprits de la population occidentale, sachant que les russes peuvent se contenter d’attendre sans rien céder ? Et sachant que le seul crime de guerre qui les concerne pour la période de la seconde guerre mondiale, a été le massacre de Katyn, qui a été reconnu par les dirigeants soviétiques.
Voici quelques réponses possibles :

Les dirigeants de l’OJM peuvent proposer :

  • L’Europe, les membres de l’OJM se proposant d’être les futurs Laval des russes, ayant été auparavant les Laval des américains.
  • Les USA, sachant qu’il est probable qu’on va rapidement assister à une implosion des USA.

Mais les russes, les chinois, et les autres puissances alliées, ont-elles besoin de Laval en Europe ou aux USA ? Ne serait-ce que par ce qu’un réservoir de plusieurs milliards d’individus renferme suffisamment de talents et de compétences pour se passer de Laval locaux.

Ou, alors, l’OJM proposerait-elle de nuire en sous-main aux USA pour accélérer leur désagrégation ? Par exemple, en fournissant aux russes, les technologies de pointes en matière militaire, ou des renseignements stratégiques et tactiques, volés aux américains.

  • D’affaiblir la Chine, l’Inde de façon a placer les russes en positions de force vis à vis d’eux ?
  • D’aider à achever le dollar et à faire basculer le système de monnaie international, en favorisant les russes par rapport aux chinois ?

  • Est-ce en rapport avec les gisements de pétrole et de gaz majeurs mondiaux du Proche-Orient, en sacrifiant les potentats marionnettes de la péninsule arabique aux intérêts russes ?

  • Pour résumer, en substance, qui va faire les frais de la trahison des dirigeants de l’OJM, pour sauvegarder le précieux carcan psychique occidental de la shoah ?
    Une réflexion remarquable vient en premier à l’esprit.

    Laquelle ?

    Cherchez bien lecteur, et si vous séchez, en lisant la suite, vous pourrez tirer la conclusion que vous êtes vous-même bien intoxiqué par l’idéologie ambiante.

    Voilà la réflexion :

    D’un côté, selon la vérité historique dont tout écart relève de la loi Gayssot-Fabius, deux chercheurs en histoire diplômés de l’université TAWS (Tel-Aviv Wall Street), 6 millions de morts. De l’autre, environ 23 millions de morts, sans compter les dizaines de millions de mutilés, de blessés, et la partie la plus peuplée et industrielle de l’URSS ravagée, laminée, anéantie.

    Et de plus, l’exposition du Mémorial de la shoah n’évoque même pas les souffrances soviétiques.

    Donc, il n’y a que les 6 millions de morts juifs, selon le code pénal français, car on peut le dire, la source de ce chiffre provient, fait unique en science de l’histoire, d’un code pénal, les palais de justice ayant remplacé les facultés d’histoire, et les juges les historiens, et de l’autre, rien, ni 23 millions, ni des dizaines de millions de blessés et de mutilés, et des ravages immenses.

    Qu’en penser ?

    N’y aurait-il pas un racisme insondable tellement il est profond, vis à vis des russes ?

    Est-ce bien raisonnable, pour l’OJM de traiter ainsi ouvertement les russes alors qu’ils possèdent les archives des camps de concentration nazis, et que l’empire mondial d’Occident vit ses derniers instants ?

    Et quelle insensibilité pour les immenses souffrances de la population russe cette attitude expose. Mais aussi, ne serait-ce pas une insensibilité qui s’étendrait envers les souffrances de toutes les autres populations, de la part de l’OJM.

    Qu’en penser ?

    Que cet insondable racisme de l’OJM envers les russes, s’étend en réalité à toutes les populations ?

    Qu’est-ce qui peut ainsi produire un tel racisme ?

    La culture ? L’endoctrinement ? La religion ? L’argent ? La haine ?

    Comment une population a-t-elle pu en arriver là ? Ne plus voir les autres populations, ne plus être sensible aux autres populations, ne plus être dans la réalité.

    Ne plus être sensible, c’est ne plus être vivant, ne plus exister.

    Hors, tous les êtres sont sensibles, et pour les penseurs d’extrême-orient, il n’y a pas de hiatus entre les êtres vivants et la matière, la matière est sensible par essence, et même, on peut dire que plus on descend dans l’échelle de la complexité de l’existant, plus la sensibilité est grande, ainsi, la matière, l’énergie, sont en état de totale sensibilité, d’ouverture à l’univers, à l’existant, puis ensuite viennent par ordre de sensibilité, les virus, les bactéries, les monocellulaires, puis les champignons les algues, puis les multicellulaires et les plantes, puis les animaux, jusqu’à l’homme, qui est le moins sensible des êtres sur la planète terre, et au sein de l’humanité, il y a une autre échelle d’insensibilité, les peuples dits primitifs étant les plus sensibles, les peuples les plus dits civilisés étant les moins sensibles, et au sein des peuples civilisés, il existe encore une dernière échelle d’insensibilité, où l’OJM se trouve au sommet.

    Et qu’est-ce que la sensibilité ?

    C’est la capacité à recevoir.

    L’OJM n’est plus capable de recevoir.

    Il en est de même de toutes les castes du pouvoir, des puissants, des possédants.

    L’insensibilité totale, comme celle qui est atteinte par l’OJM et les castes du pouvoir, n’est pas la mort, mais un état comparable à aucun autre, un état hors l’étant, un a-étant. Les membres de l’OJM sont des a-êtres, comme les potentats et possédants de toutes origines et de tous ordres.
    Mais qu’est-ce qu’un a-être ? Qu’est-ce qui meut un a-être ? Qu’est ce que l’a-existence ?

    L’a-existence est une création propre à l’espèce humaine.

    Cet état, tend à devenir la norme.

    On ne peut, pour définir ce qu’est un a-être et l’a-existence, et ce qui meut un a-être, qu’observer les a-être déjà accomplis, que sont les puissants, les potentats de tous ordres, et leurs caricatures, les membres de l’OJM.

    L’a-existence sera dorénavant l’un des objets principaux d’étude du chercheur en politique globale, autonome, Michel Dakar.
    Qu’est ce que recevoir ?

    La relation d’échange, qui est le propre de ce qui existe ; l’univers, ce qui est étant fondé sur l’échange, ne se mesure pas, échappe à nos cadres conceptuels.

    On constate une énergie échangée dans divers domaines, comme l’acupuncture, alors qu’aucun appareil de mesure n’enregistre quoi que ce soit sur le tracé des méridiens et des points d’acupuncture, de même dans la chromathérapie, traitement par la lumière selon ses diverses longueurs d’ondes, dans les disciplines chinoises du Qi qong, du Tai Chi, qui se fondent de même sur les principes des échanges énergétiques de la théorie thérapeutique chinoise, dans le domaine de l’homéopathie, thérapeutique qui échappe même à la vérification statistique, il est impossible de dire si l’homéopathie est efficace ou non en se fondant sur les méthodes usitées de vérifications scientifiques, mais on peut le constater en médecine vétérinaire dans les élevages « bio », les éleveurs ne pouvant se permettre de laisser leurs animaux malades ou mourir et les animaux n’étant pas sensibles à l’effet placebo, dans le domaine de la thérapie par les ondes, domaine qui a été abandonné en Occident, alors que les recherches entreprises donnaient des résultats surprenants, non-systématiquement reproductibles mais probants, échappant une fois encore au cadre conceptuel dominant, ce type de recherche ayant été poursuivi en Union soviétique, et se poursuivant sans doute à présent.

    La différence entre un être, qu’on peut définir comme un sentant, et un a-être, un non-sentant, est que l’être vous perçoit, alors que l’a-être ne vous perçoit pas. Ce qui existe émet, c’est l’une des caractéristiques de l’existant, être est émettre, et perçoit ce qui est émis, être est émettre et percevoir. Dans le cas des a-être, ils émettent et ne perçoivent pas ce qui est émis.

    Un a-être, par exemple ceux de l’OJM ou les potentats possédants et politiques, ne perçoivent plus ce qui existe, c’est la raison pour laquelle l’OJM a pu concevoir et diffuser cette émission de propagande, « Les soviétiques face à la Shoah », ignorant que ce sont les soviétiques qui ont sauvé la plupart des juifs européens, et n’en n’étant aucunement reconnaissant, et ne tenant aucun compte de la vingtaine de millions de morts et des dizaines de millions de blessés et de mutilés soviétiques, ainsi que de l’immense ravage causé par les nazis de la Russie.

    L’étude de l’OJM, et accessoirement des autres sortes de potentats, est l’étude de l’impasse où s’est fourvoyée l’humanité, le but de cette étude étant d’en ressortir.

    A suivre …

    Par: Michel Dakar

    03 Juillet 2015
    Lien direct à l’article sur le site de l’auteur: Aredam
    Articles du même auteur sur Strategika 51:
    La Pire des Situations

    Facebook is extremely Zionist…Facebook, un réseau très sioniste

    antifacebookTechnically, the dual colors (white and blue) used by Facebook are exactly those of the Israeli flag.

    Techniquement, les couleurs bichromatiques (blanc-bleu) utilisés par Facebook sont exactement celles du drapeau israélien.

    Officially, Facebook is a popular social networking site Facebook, launched in February 2004. Actually, it is one of the most widespread spying tool ever created. It is not neutral. Any real attempt to criticize International Zionism could lead to a heavy censorship. In some well documented cases, Facebook « moderators » lost their temper and threatened users with very arrogant and ethnocentric messages before preventing them to get logged into their account.

    Officiellement, Facebook est un réseau social populaire, crée en février 2004. En réalité, c’est l’un des plus vastes outils d’espionnage jamais crées. Il n’est pas neutre: toute tentative sérieuse visant à critiquer le sionisme international est susceptible d’entraîner la censure. Dans des cas bien documentés, les « modérateurs » de Facebook ont totalement perdu leur sang-froid et se sont mis à menacer des utilisateurs avec des messages très arrogants et ethnocentistes avant de leur interdire l’accès à leurs comptes.

    The Israeli newspaper ‘Haaretz’ (the Land) noted that “Facebook was founded by Mark Zuckerberg, a Jewish former Harvard University student.” This story is a new myth.

    Le journal Israélien « Haaretz » (la Terre) asouligné que « Facebook a été fondé par Mark Zuckerberg, un ancien étudiant juif de Harvard ». Cette histoire est un mythe.

    According to an Iranian Special Investigation team, Facebook was created by Units 8001, 8002 and 8003 of the Electronic Israeli Intel branch of the Mossad. Marc Zuckerberg was the Public Relations smoke screen of this operation.

    Selon une équipe d’investigation iranienne, Facebook a été crée par les unités 8001, 8002 et 8003 de la branche du renseignement électronique du Mossad israélien. Marc Zuckerberg étant l’écran de fumée en matière de relations publiques de cette opération.

    Marc Zuckerberg and his Facebook co-founders Dustin Moskowitz and Eduardo Saverin, were all members of the Jewish college fraternity group Alpha Epsilon Pi at Harvard. Officially this closed fraternity was founded ‘to provide opportunities for Jewish men seeking the best possible college and fraternity experience’ but, in fact, has a very long and rich experience dealing with Zionist organizations and supporting Israel in North America.

    Marc Zuckerberg (un patronyme emprunté) avec le président israélien Shimon Perez, né sous le nom de Szymon Perski (ancien terroriste de la Haganah) en mai 2012.
    Marc Zuckerberg (un prénom et patronyme empruntés) avec le président israélien Shimon Perez, né sous le nom de Szymon Perski (ancien terroriste de la Haganah) en mai 2012.

    Above all, Alpha Epsilon Pi is also official partner to B’nai B’rith, the Jewish masonic order which in turn runs the hysterical ADL (Anti-Defamation League).

    Marc Zuckerberg et les deux cofondateurs de Facebook, Dustin Msokowitz et Eduardo Saverin, étaient tous membres de Alpha Epsilon Pi, une fraternité de Harvard. Officiellement, ce club fermé a été fondée pour « offrir des opportunités aux hommes juifs cherchant les meilleurs facultés et l’expérience d’une fraternité ». Cependant, ce club possède une très longue et riche expérience avec les organisations zionistes et le soutien à Israël en Amérique du Nord.

    Par dessus tout, Alpha Epsilon Pi est également le partenaire officiel de Bnai Brith, un ordre maçonnique juif, lequel est derrière la très hystérique et virulente Ligue de l’anti-difamation juive (ADL)

    The concept of Facebook was stolen from other non-Jewish persons who had been threatened to be killed or properly terminated.  The little gang officially behind Facebook got their funding from a well known German-born Zionist named Peter Thiel, one of the founders of PayPal.

    L’idée de Facebook a  été volée à d’autres personnes non-juives, qui ont été menacés d’assassinat ou de liquidation physique. Le petit gang officiellement derrière Facebook ont reçu leur premier financement d’un Sioniste notoire né en Allemagne, Peter Thiel, qui est aussi l’un des fondateurs de PayPal.

    The Jewish-Russian billionaire and Internet investor Yuri Milner, a public enemy in Vladimir Putin’s Russia, has since 2009 invested in Facebook, along with investments in Twitter. Yuri Milner is known to have some close deals with the Russian Jewish and Arch-Zionist Oligarch Mikhail Khodorkovsky, the public enemy number One in Russian Federation and the responsible of the chaos that struck this country when Boris Eltsine was President.

    Youri Milner, un juif russe milliardaire, considéré comme ennemi public dans la Russie de Vladimir Poutine, a investi depuis l’année 2009 dans Facebook (et également Twitter). Milner est connu pour avoir des rapports étroit avec l’oligarque russe Archi-sioniste et multimilliardaire Mikhail Khodorkovsky, l’ennemi public numéo 1 en Fédération  de Russie et l’un des responsables du chaos qui s’était abattu sur ce pays du temps de la présidence de Boris Eltsine.

    All the Russian Oligarchs are either staunch Zionists supporting Israel or Israelis working abroad as a sleeping sabotaging cells for the strategic interests of Israel.  Their primary mission: ruin and destroy other Nation-Sates economies and creating failed States.

    Tous les oligarques russes sont soit de fervents supporters du sionisme ou carrément des israéliens travaillant à l’étranger comme des éléments de cellules dormantes oeuvrant pour les intérêts stratégiques d’Israël. Leur mission première: ruiner et détruire les économies des autres Etats-Nations et la création d’Etats en faillite.

    In 2014 Facebook bought the influential internet messaging service WhatsApp, a messaging platform for smartphone users, one of its founders and present CEO being the Ukrainian Zionist Jew Jan Koum, who is actively funding and backing the Kiev Regime against Novorossia Republics and pushing for a global war with Russia. Koum is a personal friend with the Prime Minister of Israel Benjamin Netanyahu and the former Gerogian president Mikhail Saakachvili.

    Le dictateur en titre de l'Etat d'Israël Benjamin Netanyahu avec le sioniste ukrainien Jan Koum (Whatsapp) en 2014.
    Le dictateur en titre de l’Etat sioniste d’Israël Benjamin Netanyahu avec le sioniste ukrainien Jan Koum (Whatsapp) en 2014.

    En 2014, Facebook a procédé à l’acquisition de Whatsapp, un influent service de messagerie Internet pour les utilisateurs de Smartphones. L’un des fondateurs de Whatsapp est le juif ukrainien Jan Koum, qui finance et soutient activement le régime de Kiev contre les républiques populaires de Novorossia et pousse à la guerre globale contre la Russie.

    Thoug Israel Armed Forces have created Viber and tried all their best to hide its connection with Israel, declaring the three military officers who created Viber left the Army and sold their product to another company based in Cyprus (not very far from Tel-Aviv), they still need other applications to extend their spying net over vast zones.

    Bien que les forces armées israéliennes ont crée Viber et essayé de cacher les liens qui lient cette application pour téléphones mobiles avec Israël, en déclarant que les trois officiers israéliens qui ont conçu Viber ont quitté l’armée et vendu leur produit à une compagnie basée à Chypre (pas très loin de Tel-Aviv au demeurant), Israël a encore besoin d’autres applications pour étendre son réseau d’espionnage électronique sur de vastes zones.

    Since 6 months, Facebook is behaving very weirdly with its users. It turns out Facebook is more and more « nervous » and even hysterical when it comes to some issues like using nicknames and criticizing international Zionism.

    Depuis 6 mois, Facebook agit très bizarrement avec ses utilisateurs. Il s’avère que Facebook devient de plus en plus « nerveux » et même hystérique quand il s’agit de certains sujets comme l’utilisation de pseudonymes au lieu de vrais patronymes et à l’égard de critique envers le sionisme international.

    This erratic behavior can be dubbed « antisocial ». Ironically, the social network has turned into an antisocial nightmare for every individual who got involved with it. But this is not a real issue. the real issue is how come a social media comes to ask you to submit your identification credentials or else it closes your account. This is a typical Zionist hysterical threat and spying behavior.

    Ce comportement erratique peut être considéré comme antisocial. Bien ironique quand il s’agit d’un réseau social qui s’est transformé en un véritable cauchemar pour toute personne qui s’est retrouvée dedans. Mais le problème n’est pas là. Le véritable problème est comment un réseau social en vient à exiger de vous de lui soumettre des preuves physiques de votre identification sous peine de suspendre ou de supprimer votre compte. Ceci est un comportement sioniste typique caractérisé par la menace et l’espionnage hystérique.

    Do you want to be a friend with the extremist Zionists of Israel? Then sign up to Facebook. This rotten network is regarding humans as sheep generating data and money (each like generates money to fund the so-called Israeli Defence Forces and even ISIS! )

    Voulez-vous devenir amis avec les extrémistes sionistes d’Israël? Vous n’avez qu’à rejoindre Facebook. Ce réseau pourri considère les gens comme des moutons générant de l’information et de l’argent (chaque « j’aime » génère de l’argent qui sert à financer les soit-disant forces d’auto-défense d’Israël et même l’organisation de l’Etat Islamique)

    Are you still on Facebook?

    Êtes-vous encore sur Facebook?

    Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

    Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

    Syrie/Zabadani———Voir carte.

    Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

    La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

    L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

    Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

    Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

    Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

    La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

    La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

    Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

    Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
    Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

    Gouvernorat de Homs:

    Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

    Idlib:

    Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

    Derâa (Sud):

    Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

    Libye: Belmokhtar, un prétexte à un positionnement US dans la lutte entre organisations terroristes

    De source très fiable, le chef de guerre et ex-contrebandier algérien Mokhtar Belmokhtar dit le borgne ou encore Mister Malrboro n’était pas dans la ferme sise à Ajdabia, à 150 kilomètres au sud de Benghazi en Libye, lors du raid aérien US visant à l’éliminer mais se trouvait à plus de 1100 kilomètres plus au Sud-Ouest.

    Les sept personnes tuées lors du raids des McDonnell Douglas F-15 E Strike Eagle ne sont affiliées à aucune organisation terroriste activant en Libye ou dans la région.

    C’est le gouvernement libyen de Tobrouk-reconnu par la communauté internationale, qui a annoncé la mort de Belmokhtar dans le raid américain. Plus prudent, le Pentagone a émis un communiqué où l’on peut aisément déceler que les objectifs de l’opération n’ont pas été atteintes.

    Des experts militaires proches de la coalition de Fajr Libya (Aube de Libye) constituant les forces du gouvernement libyen de Tripoli-non reconnu par la communauté internationale, estiment que cette opération visait moins Belmokhtar qu’un positionnement US dans la guerre entre organisations islamistes en Libye. Plus clairement, le Pentagone aurait pris parti pour les groupes affiliés à Daech (Etat Islamique) en Libye.

    Pour des experts algériens dont les propos ont été rapportés par le quotidien El-Khabar, le raid US visait moins à éliminer Belmokhtar que de transmettre un message éminement politique aux pays de la région et par dessus tout l’Algérie. Pour l’un des experts, Washington veut signifier que les Etats-Unis ont décidé d’intervenir en Libye et que Belmokhtar ne pourra être inclu dans le cadre d’une éventuelle loi d’amnistie.

    En théorie, malgré son rôle de premier plan dans l’attaque terroriste du complexe gazier de Tiguentourine à Illizi, au Sud-est de l’Algérie, Belmokhtar peut toujours bénéficier des dispositions d’une loi algérienne spéciale dénommée Loi de la Concorde et de la Réconciliation à condition de cesser toute activité terroriste et de coopérer avec le gouvernement algérien. L’homme est une vraie mine d’information pour toute la sous-région.

    Ancien dissident de l’ex-Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) dans le grand Sahara dont il a été évincé suite à une lutte de leadership, Belmokhtar a fondé la brigade des « Hommes Voilés » avant qu’il modifie le nom de son groupe en « brigade des signataires par le sang ». Obsédé par les trahisons et les retournements de situation, il se rend en Libye lors de la guerre de 2011 où il noue de nombreux contacts avec les groupes radicaux et parvient à renouveler l’arsenal de son groupe. Il tente une alliance avec le groupe terroriste Ansar Al-Chariaa et évoque pour un moment un rapprochement avec Boko Haram en Afrique Occidentale.

    Lors de l’émergence du phénomène de Daech en Libye, représenté surtout par Jund Al-Khilafa (Soldats du Califat), Belmokhtar s’y enthousiasme pour une brève période avant de se rétracter et de se montrer hostile à cette organisation. Lors d’une réunion de chefs terroristes tenue dans la ville de Derna en Cyrénaïque, Belmokhtar fustige Daech et qualifie cette organisation de « nouvelle trouvaille ignoble de la Juivrie mondiale afin de perdurer la Grande Fitna [la guerre civile au sein de l’ensemble du Monde Musulman] ». Ces propos lui vaudront une grave blessure par balles, infligée par des chefs terroristes affiliés à Daech.

    Blessé, Belmokhtar se retire dans le grand désert et s’établit dans un endroit difficile d’accès situé dans la passe du Salvador à l’extrême Sud-Ouest Libyen où il réaffirme son allégeance à Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Il tente entretemps de se faire rallier des milices libres et envoie des émissaires en Libye septentrionale et en Tunisie afin de conclure une union avec Ansar Al-Chariaa. Il ordonne à ses hommes de combattre Daech tout en maintenant une neutralité dans la guerre en cours entre les deux grandes puissances militaires de l’échiquier libyen.

    Pour certains analystes, Belmokhtar aurait succombé à ses blessures par balles après l’altercation avec des éléments de Jund al-Khilafa à Derna.

    Le Pentagone aurait-il été délibérément induit en erreur par des informateurs du gouvernement libyen de Tobrouk et une misperception de ses propres analystes au sol? Peu probable. Car même dans ce cas, il aurait eu tout le temps requis pour évaluer la situation ou le résultat du raid et y adapter une version publique en conséquence. Il aurait plutôt été tenté d’exploiter un potentiel de situation pour se positionner.

    Il semble que le Pentagone ait choisi de prendre parti pour Daech en Libye contre Al-Qaïda au Maghreb Islamique. D’une manière assez étrange, les convois d’armes de Daech en Libye et le déplacement de ces véhicules n’ont pas attiré outremesure les yeux [avions de reconnaissance, drones, satellites, cartographie électronique des forces hostiles, navires d’écoute, etc.] du Pentagone ou de ses alliés de l’Otan.

    Ce qui ce passe en Libye est assez intéressant dans la mesure où c’est inextricablement lié à ce qui ce passe au Sahel (de la Somalie en Mauritanie en passant par les deux Soudan), la Méditerranée et le Proche-Orient où l’on veut une autre distribution des cartes à la hussarde comme cela se passe déjà au Levant et au Moyen-Orient.

    Exclusif: Voici ce qui s’est réellement passé dans l’espace aérien syrien depuis un mois

    D’après des informations très fiables, la Syrie avait accepté via une tierce partie un arrangement secret permettant l’usage par les avions de combat de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis  de trois corridors aériens dédiés pour bombarder les position de « Daech », acronyme arabe de l’organisation terroriste dénommé « Etat Islamique » sur son territoire.

    Cependant, en janvier 2015, en violation flagrante des arrangements secrets entre les pays de la coalition et la Syrie, des avions de combat israéliens ont utilisé l’un des corridors désignés et pénétré l’espace aérien syrien. Les avions israéliens avaient procédé au tir de cinq missiles Air-Sol « Popeye » (produits par Rafael Advanced Industries, Lockheed et Turkish Aerospace Industries,  connus également sous la désignation AGM-142 Have Nap aux Etats-Unis) contre des cibles précises dans des zones épargnées par la guerre en Syrie. La défense anti-aérienne syrienne  a réussi à détruire trois des cinq missiles en plein vol. Les deux autres ont atteint leurs cibles.

    Après cet incident, des officiels syriens très furieux ont alors demandé à un grand pays tiers d’aviser les pays de la coalition sur l’existence de certaines zones en Syrie où les avions de la coalition seraient systématiquement abattus. Ces zones incluent la Capitale Damas, l’ensemble du littoral méditerranéen et les zones sous contrôle des forces armées syriennes.

    Aussitôt, tous les avions de la coalition participant dans la campagne de bombardements aériens visant les positions de Daech dans l’Est et le Nord de la Syrie commencèrent  à être systématiquement  « marqués » ou « illuminés » de manière agressive par les radars de l’armée syrienne ainsi que par ceux, de nouvelle génération, équipant la base de guerre électronique russe sise à Tartous. L’usage de chasseurs F-22 Raptor au dessus de la Syrie cessa après un incident de ce type. Londres, Paris et Ankara relancent alors leurs campagnes et déclarations hostiles à la Syrie.

    Le 14 février 2015, dans une manoeuvre inédite et très audacieuse, des chasseurs-bombardiers syriens escortés de chasseurs Mikoyan-Gurevitch MIG-29 pénètrent à très basse altitude l’espace aérien du  Liban avant de bifurquer vers le Sud en direction de la frontière israéliennes pour enfin rebifurquer vers l’est et pénétrer en Syrie au dessus du plateau du Golan et prendre de revers les positions rebelles du front d’Ennosra.

    Le 17 mars 2015, un aéronef non-identifié pénètre depuis la Jordanie l’espace aérien syrien. Il est promptement identifié comme étant un drone de type MQ1 B Predator et traqué comme le sont l’ensemble des avions de la coalition. Mais le drone a dévié de son corridor désigné pour se diriger sur Lattaquié en survolant une zone strictement interdite aux aéronefs de la coalition internationale. Après sommation, le drone a commencé à effectuer des cercles au dessus des environs de Lattaquié. Le commandement de la défense aérienne du territoire ordonna alors à une batterie de missiles Sol-Air de type S-125 NEVA/PECHORA 2M d’abattre le drone. Un seul missile fut tiré. Les débris du Predator tombèrent sur un immeuble civil et furent très rapidement récupérés par une unité spéciale de l’armée syrienne.

    La question que posent de nombreux analystes est celle relative au comportement assez singulier du drone. Pourquoi ce dernier a t-il persisté à survoler en cercle une zone où les défenses antiaériennes l’ont illuminé? Quel était le but de cette manoeuvre? Quel était l’objectif (humain) de cette mission à Lattaquié? Etait-ce une tentative de pousser les syriens à ouvrir le feu les premiers? Dans quel but? La réponse à la dernière question semble s’inscrire dans le cadre d’un casus belli justifiant l’amorce d’une nouvelle stratégie en préparation. Une thèse confortée par la trés prévisible reconduction du premier ministre israélien ultra-extrémiste Benyamin Netanyahu après un simulacre d’élection alors qu’Israël se considère en guerre totale avec à leur tête un « dictateur » (dans son acception du temps de la République Romaine) non déclaré.

    Les Etats-Unis ont reconnus avoir perdu le contact avec un de leurs drones au dessus de la Syrie. Damas n’a pas commenté sur cette annonce mais un média officiel a rendu public l’information selon laquelle un drone US a été abattu par la défense antiaérienne syrienne.

    Capture d'image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié.
    Capture d’image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu le 17 mars 2015 par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié, en Syrie.

    « Daech » cherche un avantage comparatif en optant pour les armes chimiques

    Faisant face à une opération militaire de grande ampleur chapautée par l’Iran, l’organisation terroriste Daech semble avoir usé d’armes non-conventionnelles pour stopper l’avancée des forces irakiennes et iraniennes. C’est en tout cas ce que laissent suggérer des documents vidéos iraniens et britanniques.
    Les hordes de Daech en Irak disposent d’obus chimiques dont l’usage lors des combats est rapporté côté irakien. Ce fut le cas il y a une dizaine de jours lorsque des obus de mortier tirés par Daech ont causé la mort par asphyxie ou par contusion de dizaines de miliciens et de soldats irakiens près de Tikrit, la ville natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein.
    Des informations de plus en plus convergentes rapportent l’intérêt croissant de Daech pour la maîtrise d’un vecteur biologique fiable et utilisable sur le champ de bataille ou sur des populations civiles.
    Il est à rappeler que des groupes alliés ou précurseurs de Daech en Syrie ont usé à plusieurs reprises de roquettes artisanales bourrées avec des produits chimiques et que Daech en Syrie a tenté à plusieurs reprises d’utiliser des germes pour polluer des sources d’eau, des retenues collinaires  ou des barrages d’alimentation en eau potable.
    Enfin, c’est en Libye que les groupes affiliés à Daech risquent également d’utiliser des armes chimiques. En 2012, des obus chimiques ont été utilisés par la milice de Misrata contre des milices rebelles qualifiées de pro-Gaddafistes et l’on estime qu’au moins deux grandes milices libyennes disposent d’obus d’artillerie à tête chimiques pillées dans les arsenaux de l’ex-armée libyenne.

    Syrie: après quatre ans de guerre totale, 83% du pays dans le noir la nuit selon une étude chinoise

    Photo satellite fort approximative et probablement modifiée de la Syrie prise de nuit au courant de l'année 2011, soit au début de la guerre.
    Photo satellite fort approximative et probablement modifiée de la Syrie prise de nuit au courant de l’année 2011, soit au début de la guerre.
    Syria2015
    Même photo satellite prise en 2015. Damas, la capitale du pays (au Sud) ne semble pas trop affectée tandis qu’Alep, la capitale industrielle du Nord, semble tellement affectée que sa trace disparaît.

    La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

    Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

    Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

    Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

    L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

    Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

    La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

    Daech sera la première puissance militaire non-étatique opérationnelle au Maghreb en 2016

    D’après des experts militaires, l’organisation terroriste connue sous l’acronyme arabe Daech sera la première puissance militaire non-étatique opérationnelle au Maghreb en 2016. L’organisation n’est pas encore pleinement établie en Libye où des dizaines de groupes armés locaux se sont réclamés de cette nouvelle armée de l’ombre créee de toutes pièces par des puissances afin de disposer d’un outil géostratégique au Moyen-Orient et à terme sur l’ensemble de la région centrale du monde. Le groupe le plus dangereux actuellement est celui du chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar, véritable lien nodal entre l’organisation de Boko Haram (Nigéria septentrional, Caméroun, Tchad, Niger, Mali), le groupe des Chebab somaliens (Somalie, Nord du Kenya) et les milices radicales de Derna en Cyrénaïque ainsi que les cellules alliées en Tunisie et en Algérie. Ce groupe dissident de l’ancienne Al-Qaïda au Maghreb Islamique (ex-GSPC) s’est taillé un véritable fief en Libye méridionale d’où il pouvait contrôler les principales voies de passage vers le Mali et le Niger (via la passe du Salvador), le Tchad (à travers des alliances conclues avec certaines tribus Toubou) et le Soudan. Mokhtar Belmokhtar a déclaré son allégeance à Al-Baghdadi, autoproclamé chef suprême de Daech après des années de cavale durant lesquelles il a failli être éliminé par l’armée algérienne dans le Sahara algérien avant qu’il n’échappe d’extrême justesse à un tir de missiles ‘Hellfire’ de drones d’attaque US quelque part entre la Libye et le Niger.

    Daech une force militaire alternative et modulaire

    Armée de l’ombre, une force mercenaire ou une milice radicale, Daech est surtout une force modulaire d’une étonnante flexibilité tactique et dont les méthodes s’assimilent moins à l’usage de moyens non-conventionnels en matière de combat asymétrique qu’à une stratégie alternative de gains territoriaux à travers notamment la propagation de la terreur au sein des populations pour les pousser à évacuer les territoires. Il n’est point étonnant de constater que la propagande et la guerre de l’information tiennent une importance particulière au sein de l’organisation et cela se traduit sur une base régulière par des démonstrations de force plus ou moins minutieusement chorégraphiées. « Frapper les esprits! » semble être le mot d’ordre de la stratégie communicationnelle de Daech et ce dernier ne cesse d’innover en la matière comme l’a illustré la terrible vidéo de l’exécution du pilote jordanien capturé en Syrie. Sur le plan tactique, Daech est loin d’être invincible comme l’ont démontré ses déboires à Kobané/Aïn Al-Arab face aux milices de protection kurde ou encore à Tikrit dans la province de Salaheddine en Irak face aux forces combinées du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne et des milices irakiennes. En guerre contre les armées syrienne, irakienne et iranienne ainsi que contre le Hezbollah libanais, Daech compte par dessus tout sur son redoutable système crypté de communication et de gestion en temps réel du champ de bataille. Ce système livré au groupe clef en main par une puissance obsédée par la maîtrise de l’environnement du champ de bataille, s’est révélé pratiquement impossible à décrypter par les experts syriens et iraniens. Autre point fort de Daech, les SIG ou systèmes d’information géographiques, lesquels associés aux données de l’imagerie satellitaire-et pas n’importe lesquelles-lui ont donné une longueur d’avance en matière de reconnaissance du terrain à conquérir. En Irak et en Syrie, les unités de Daech connaissaient au préalable les positions ou les mouvements des troupes adverses. En Libye, le groupe est loin d’avoir les capacités dont il dispose au Levant et plus particulièrement en Irak. Même avec l’adjonction des hordes de Boko Haram et d’autres groupes armés activant au Sahel. Mais certains signes démontrent déjà l’acquisition de capacités croissantes:

    #1 Capacités limitées mais avérées en matière de brouillage des télécommunications civiles et militaires; On ne sait pas encore si la filiale nord-africaine dispose ou non du système de communication utilisé par la filière mère en Syrie et en Irak mais on a connaissance de multiples tentative de brouillage et d’interception des télécommunications civiles et militaires de l’Egypte, de la Tunisie et d’Algérie méridionale par des groupes liés à Daech.

    #2 Volonté affichée par l’organisation de se doter d’armes chimique ou biologiques et de capturer des éléments de vecteurs balistiques hors état de fonctionnement et de les réhabiliter; En réalité, c’est le Saint Graal de l’organisation terroriste puisque l’acquisition d’une arme non-conventionnelle à portée de main comme des gaz de combat ou des germes toxiques semble être à la tête de ses priorités. Des obus à tête chimique issus des anciens arsenaux de l’armée libyenne se sont retrouvés entre les mains de certaines milices armées en Libye. Pour les missiles balistiques, le groupe a pu capturer des missiles SCUD en très mauvais état sans pouvoir pour autant les recycler. Même si la littérature propagandiste de l’organisation évoque un tir de barrage de missiles balistiques sur Malte, la Sardaigne, la Corse, le Sud de l’Italie et …Rome! Autre caractéristique, le groupe a pu se procurer des centaines de lance-roquettes multitubes montés sur de multiples supports et des canons, ce qui en fait l’un des groupes terroristes les mieux équipés en matière d’artillerie de campagne… #3 Fortes capacités en matière de lutte antichar: Daech est indubitablement l’une des puissances militaires non-étatique disposant des plus importantes capacités en matière de lutte antichar dans le monde musulman. En Libye, les capacité des groupes affiliés rivalisent désormais avec celle d’Etats comme la Tunisie et la plupart des pays du Sahel. Outre les vieux lance-roquettes RPG7 et RPG12, l’organisation dispose de missiles antichar MILAN, KORNET, TANDEM, TOW et même JAVELIN. Si Daech dispose d’une importante artillerie anti-aérienne au Levant, incluant notamment ce qui ce fait de mieux en ce domaine, ce n’est pas encore le cas en Libye où il n’a pu avoir que des vieux canons anti-aériens de 12.7, 20 et 30 mm de fabrication soviétique.

    #4 Tentatives de création de cyber-unités spécialisées dans le piratage informatique; C’est un volet dans lequel Daech excelle et il l’a démontré à plusieurs reprises en croisant le fer avec les redoutables unités de cyber-guerre de l’armée syrienne.

    #5 Tentatives de se doter d’une aviation de combat ou le cas échéant de former des escadrilles de chasseurs-bombardiers suicide; En Libye le groupe ne semble disposer que d’un Alphajet dont on connait pas l’état, un Mikoyan-Gurevitch Mig-23 MS, deux ou trois Mikoyan-Gurevitch Mig-21 et un Mirage F1 en très mauvais état. Des informations crédibles font état d’un contact établi par des groupes radicaux en Libye et en Irak d’un côté et avec l’Ukraine d’un autre pour l’envoi d’instructeurs pour la formation de pilotes.

    #6 Effectifs: Si Daech dans son ensemble semble disposer entre 18 000 et 35 000 hommes, voire 50 000 hommes, on dispose de très peu d’informations sur les effectifs réels des groupes armés ayant prété allégeance à Daech en Afrique du Nord et au Sahel. Mais ce qui est certain est que ce le nombre de recrues est en hausse constante depuis des mois. Le niveau d’insatisfaction au sein de certains segments des populations en Egypte, en Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Libye ainsi qu’en Afrique et en Europe est tel que Daech ne semble avoir aucun problème à court et moyen terme avec le recrutement. Cela sans compter les sympathies pour Daech du Maroc jusqu’aux rivage du Golfe arabo-persique. Car si le phénomène est nouveau, il ne cesse de fasciner des millions de jeunes désoeuvrés sans aucun repère d’aucune sorte et livrés à eux-mêmes dans des pays ravagés par l’impact d’une mondialisation oubliée en tant que concept mais dont les effets ont été terribles.

    #7 Des moyens de financement de plus en plus complexes et opaques: basé initialement sur la vente de pétrole de contrebande au marché noir à des clients plus ou moins liés à l’Otan, Daech a su diversifier ses sources de revenus hors de l’aide financière colossale à ce niveau reçu de certains pays. Trafic de l’héroïne en Afghanistan, trafic de stupéfiants et d’armes au Sahel, partage des zones rentières en Libye et plus précisément les zones de production en hydrocarbures. Malgré des restrictions sévères en matière de circulation monétaire, les groupes armés semblent s’appuyer sur des micro-économies parallèles ou souterraines.

    #8 Armement et équipement du combattant individuel en constante évolution: Hélas, ce constat est réel et si la tendance continue à ce rythme, on assistera très bientôt à une armée fantôme dont les combattants seraient pour le moins mieux équipés que la plupart des fantassins des armées régulières de la région. C’est le cas déjà pour plusieurs grands pays d’Afrique du Nord comme l’Egypte ou l’Algérie dont les fantassins sont très pauvrement équipés et manquent singulièrement de motivation.

    En conclusion, ce présent billet n’a pas pour objet de surestimer les capacités d’une organisation terroriste d’un nouveau genre, dont les méthodes barbares et la violence provoquent l’outrage de n’importe quel observateur mais de rappeler la montée en puissance de la menace. Une menace certes créee de toutes pièces à d’autres fins mais qui a néanmoins muté. Qui aurait cru ( à part Gaddafi) qu’une organisation terroriste doté d’un armement assez conséquent aurait le contrôle de certaines portions du rivage méditerranéen en face de l’Europe du Sud il y a cinq ans? Et qui aurait cru en Afrique du Nord que les flancs de l’Algérie et de l’Egypte seraient menacés par une armée fantôme? Quid encore de Boko Haram en Afrique occidentale? Le monde change à un rythme endiablé. Le jeu continue!

    IS Propic

    Le piège de Debaltseve ou la défaite de l’armée ukrainienne

    Le piège de Debaltseve à l’issue duquel les forces ukrainienne ont du fuir dans le désordre un encerclement des forces séparatistes s’est avéré meurtrier.

    Des sources évoquent la perte d’au moins 3000 hommes par les forces de Kiev lors de ce qu’il faut bien qualifier de débâcle militaire. Soit l’équivalent de presque une division.

    De l’autre côté, les forces séparatistes auraient perdu 10% de leurs forces lors de cette bataille.

    D’un point de vue stratégique, les forces séparatistes poursuivent des objectifs très précis. La capture de Debaltseve met fin aux corridors non contrôlées et permet de parachever les gains tactiques acquis par les forces du Donbass pendant l’été. Elle consacre surtout la jonction entre les régions séparatistes de Lougansk et de Donetsk. C’est également le prélude à une avancée sur Mariupol, ville d’un demi-million d’habitants sur la mer d’Azov et  verrou stratégique dont la capture assurera la prise de la bande littorale faisant face à la Crimée. La sécurisation à terme de la Crimée semble être un des objectifs stratégiques des forces pro-russes.

    Kiev parle de retraite organisée de Debaltseve mais les témoignages sur place évoquent des scènes de désordre total. Des militaires ukrainiens s’estiment avoir été abandonnés lors de la chute de Debaltseve.

    Moins qu’une unifications des pôles séparatistes ou la création de deux entités,  on assiste actuellement à un lent mais véritable processus de disparition de l’Ukraine en tant qu’Etat-nation. Et ce quelles que soient les issues possibles de ce conflit.

    Le jeu continue.

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    Daech en Libye bis: de la répartition des rôles pour figurants…

    Nous avons été l’un des rares sinon le seul blog à avoir évoqué depuis longtemps l’implantation de Daech en Libye.

    Nous avons également souligné que la menace de Daech au Maghreb est sérieuse, d’autant plus qu’aucune armée de la région ne dispose de capacités suffisantes pour faire face à cette menace au sol.

    Les raids aériens menés par les égyptiens en territoire libyen, sous le très fallacieux prétexte de la décapitation de 21 ressortissants égyptiens par Daech en Libye, ne sont pas les premiers. Les avions égyptiens et émiratis basés en Egypte bombardent des cibles en Libye depuis le début de la nouvelle guerre civile.

    L’initiative égyptienne n’en est pas une. Le mouvement est dicté par Paris et Ryad. L’implication militaire égyptienne en Libye est très risquée pour le Caire dont les forces armées sont loin d’être efficaces. Elle ouvre surtout un second front pour le Caire puisque ce dernier peine à faire face à des organisations armées au Sinaï.

    L’Egypte est économiquement ruinée. Son armée n’a jamais gagné une guerre à l’étranger. Que ce soit lors des guerres contre Israël, ou lors de la catastrophique intervention égyptienne au Yémen et même lors d’un bref conflit armé contre la Libye de Gaddafi. Que vise le « maréchal » Al-Sissi en envoyant ses F-16 au dessus d’une Libye en pleine guerre civile? Le support US est là encore une fois mais le jeu est risqué. C’est pour ça que Le Caire appelle à une intervention étrangère sous couvet Onusien. L’initiative franco-égyptienne au Conseil de Sécurité de l’ONU en dit long sur certains petits arrangements préalables sur cette question.

    La Jordanie bombarde Daech en Syrie; l’Egypte le fait en Libye. Amman et Le Caire font partie d’un seul axe et il est connu. Mieux qu’une sous-traitance, c’est de la doublure. Dans tous les cas, c’est de la figuration.

    Reste les pays d’un Maghreb inexistant. La Tunisie ne voit pas d’un mauvais oeil les raids égyptiens en Libye mais en réalité ne peut plus rien faire depuis longtemps. Théoriquement plus grand pays maghrébin, l’Algérie semble totalement hors-jeu dans la sous-région et, pour corser le tout, se retrouve publiquement humiliée. Le Maroc ne s’implique pas mais cherche à exploiter ce qu’il pourrait tirer comme dividende face à Alger de cette situation inédite.

    S’il y avait un pays qui aurait du intervenir depuis une année par des moyens aériens en Libye, c’était bien l’Algérie. Mais ce pays fait face actuellement à un effondrement interne qui ne dit pas son nom indu par une politique catastrophique. Finalement, ce choix de non-intervention aura été fatal sur le plan géopolitique pour l’Algérie. Car quel que soit l’issue du conflit en Libye, il faudra de très longues années pour que l’Algérie puisse espérer retrouver un rôle au Maghreb.

    Photographie prise il y a deux jours à Derna, la capitale supposée de Daech (et de toutes les rebellions soutenus par l'Otan) en Libye après des raids d'avions F-16 égyptiens.
    Photographie prise il y a deux jours à Derna, la capitale supposée de Daech (et de toutes les rebellions soutenus par l’Otan) en Libye après des raids d’avions F-16 égyptiens.

    Les combats dans la province de Deraa s’intensifient…

    Après le succès initial des armes syriennes à Deir Adas, dans la province méridionale de Deraa, fief de l’ensemble de la rébellion, des experts militaires estiment que l’armée syrienne devra se heurter à une résistance acharnée dans les jours qui viennent.

    Sur le terrain, les unités de la 7ème division d’infanterie mécanisée et celles de la 9ème division blindée continuent de progresser vers Kafr Shams mais se heurtent à une résistance acharnée menée par la 1ère brigade de l’armée syrienne libre (ASL) et les phalanges du Front Ennosra (proche d’Al-Qaïda)

    Hier, une furieuse charge de blindés syrien a tenté de briser les lignes ennemies mais la nature du terrain et l’intensité des armes antichar utilisés par les rebelles, majoritairement des Kornet et des TOW, a stoppé l’offensive de chars.

    Deux heures après cette première tentative, l’aviation syrienne a bombardé sans interruption les positions ennemies avant que des unités spéciales du Hezbollah libanais ne tentent une opération réussie destinée à capturer une colline faisant face aux lignes défensives ennemies. Un intense bombardement aérien syrien s’en est suivie durant toute la journée afin d’affaiblir les positions rebelles et une nouvelle opération blindée est prévue dans les heures qui viennent.

    D’après les témoignages des militaires syriens engagés dans ces furieux combats au Sud de Damas et au Nord de Deraa, les rebelles utilisent des missiles antichar sophistiquées et disposent d’un armement conséquent.

    La contre-offensive syrienne vise à anéantir toute possibilité de création d’une nouvelle armée rebelle au sud et de consolider les positions militaires affaiblies par les rebelles face à Israël.

    Guerre au Moyen-Orient: l’armée syrienne consolide ses avancées au Sud du pays

    L’armée syrienne ne joue plus.Elle vient d’entamer une nouvelle forme de contre-offensive sur les fronts Sud et Est dont l’objectif est de reprendre le terrain à Daech et le repousser vers les anciennes frontières irakiennes tandis qu’au sud, il s’agit de consolider le front contre Israël, notamment au Golan. D’où l’offensive fulgurante sur Deraa. Avec pour mot d’ordre: « Vers le Golan! ».

    Les récentes avancées relativement rapides de l’armée syrienne au Sud de la Syrie et notamment au Golan préoccupent au plus haut point Tel-Aviv.  Au final, les organisations rebelles et plus particulièrement le Front Ennosra (proche d’Al-Qaïda), le Joker des israéliens, n’ont pas réussi à tenir devant l’avancée des unités de l’armée syrienne.

    L’armée syrienne a fini par investir Deir Adas à Deraa dans le Sud. Non sans de terribles destructions.

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    Un drapeau syrien flottant au dessus d’une structure en béton à Deir Adas dans la province méridionale de Deraa. Le berceau de ce que des médias Arabes et occidentaux appellent la « révolution syrienne ». 

    Après la chute de Deir Adas entre les mains de l’armée syrienne, celle-ci se prépare à prendre d’assaut la localité de Kafr Shams. D’intenses bombardements aériens et des pilonnages d’artillerie préparent le terrain à une opération blindée devant évoluer sur trois axes.

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    C’est la deuxième fois en mois d’un mois que le ministre syrien de la défense visite la région Sud, au moment où ailleurs dans le pays et pour la première fois, la 104e brigade de la Garde Républicaine, avec l’aide d’une tribu locale, prend d’assaut Ouadi Taym dans la province de Deir Ezzor et met en échec Daech. La localité de Ouadi Taym est située à 10 kilomètres de Deir Ezzor, chef-lieu d’une province où existent des sites d’extraction de pétrole de faible importance.

    Les combats entre les unités d’élite de la 104e brigade de la Garde Républicaine syrienne et Daech ont été d’une extrême violence à Ouadi Taym et la localité a finit par être nivelée au niveau du sol dans sa quasi-totalité. Une source syrienne a indiqué que l’un des principaux problèmes auquels continue de faire face l’armée régulière demeure le système de communication hautement intégré usité par Daech. Ce dernier serait ce qui ce fait de mieux et semble impossible à décrypter. Les iraniens ont fait le même constat à ce sujet en Irak.

    La guerre contre Daech ou l’Etat Islamique est donc et surtout une guerre électronique en premier lieu. Or, dans ce domaine, Daech semble bénéficier du nec plus ultra. Ce qui voudrait dire une assistance étrangère et pas n’importe laquelle…

    Pour Damas, l’élimination d’Ennosra est aussi importante que Daech car il semble que c’est la première organisation qui semble bénéficier de l’aide de pays régionaux et extra-régionaux. L’opération coup de marteau menée par les militaires syriens s’inscrit dans une stratégie plus large puisque le Hezbollah libanais est en train de renforcer ses positions près du Golan en perspective d’un décalage des lignes de front vers le plateau stratégique qu’Israël occupe depuis 1967.

    Guerre au Moyen-Orient: confusion des genres au dessus de la Syrie

    Des Lokheed-Martin F-22 Raptor et des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet de l’US Air Force accompagné d’une vingtaine de General Dynamics F-16 de l’armée de l’air jordanienne, soit une bonne moitié de la flotte aérienne de ce pays en état de voler, ont mené des raids sur des positions de Daech dans la province d’Al-Riqqa en Syrie orientale.

    Daech est donc à la fois épouvantail et prétexte à une intervention de forces étrangères en Syrie. Pour la bonne cause dira t-on! Maiss suivez donc la flèche!

    Le Roi Abdallah II de Jordanie a beau user de phrases à la Clint Eastwood et d’inscrire des versets du Coran sur les bombes et les missiles que ses avions de combat vont déverser sur Daech, il n’en demeure pas que son pays a joué un rôle certain dans l’apparition de cette légion de chiens de guerre qu’est cette organisation terroriste. Le Nord du royaume Hachémite a en effet abrité pour plus de 14 mois des camps d’entraînement de mercenaires et de volontaires étrangers voulant rejoindre le pseudo-Djihad en Syrie.

    Quelle situation étrange: alors que près de Damas, des Mikoyan-Gourevitch Mig-29 bombardent la soi-disant « armée de l’Islam », des Lockheed Martin F-22 américains accompagnés d’avions de combat jordaniens survolent une partie du territoire syrien pour bombarder une autre organisation qui lui est affiliée.

    Où tout cela va t-il mener? La réponse à cette question ne peut valoir plus d’une poignée de dollars de plus.