L’agent agitateur Bernard Henry Lévy interdit d’entrée dans une douzaine de pays

L’agitateur ultra-sioniste franco-israélien Bernard Henry Lévy, autoproclamé « philosophe » (Sic!) et bouffon du système de la bien-pensance, vient d’être interdit d’entrée en Fédération de Russie et en Chine.

Outre ces deux pays cités ci-dessus, l’agent extrémiste est déclaré persona non grata en Algérie (depuis deux mois), en Biélorussie, en Bolivie, à Cuba, en Iran, en Irak, au Nicaragua, au Soudan, en Syrie, en Tunisie, au Vénézuela et au Yémen.

L’information est confirmée pour la totalité des pays citées supra à l’exception de la Tunisie dont le gouvernement n’a pas officiellement instruit les services concernés de l’interdiction d’entrée de Bernard Henry Lévy sur son territoire mais a pris des dispositions pour qu’il soit refoulé à l’arrivée.

Une dizaine d’autres pays dont l’Afrique du Sud, le Brésil, le Nigéria et le Kazakhstan ont inscrit le nom de celui qui joué un rôle propagandiste va t-en guerre en Libye sur une liste noire de personnes classées très dangereuses pour la sécurité nationale de ces pays.

Du mauvais usage du terme « Djihadiste » ou « Jihadist »

Dans les médias, le terme technique   » Djihadiste » ou « Jihadist » en Anglais a  été désormais imposé comme une norme. Aucunement à connotation péjorative il y a à peine quelques années, le terme – technique – a été transformé par la bénédiction des médias mainstream en synonyme de « terroriste ».  C’est un exemple vivant de l’altération ou transformation étymologique  utilisée par les médias de propagande dans le cadre d’une guerre sémantique.

Cet usage d’un terme technique neutre relevant d’une culture donnée n’est pas sans arrières pensées et vise bien d’autres objectifs que ce que l’on pourrait penser. Paradoxalement, même les médias des pays musulmans ont repris le terme dans sa nouvelle acception imposée par les médias mainstream alors qu’ils sont sensés savoir son étymologie et son usage.

Le Djihad ou Jihad que certains publicistes ont voulu féminiser pour le rapprocher de « guerre » ne signifie nullement « guerre sainte », un concept inconnu en Islam mais se rapproche des termes « effort », ‘travail’, « art », « habileté dans l’effort », « résistance », « maîtrise de soi »  et « lutte » (à rapprocher le plus du terme chinois 花了好大工夫 signifiant grand effort)

C’est pour cela que nous n’adhérons pas à la doxa imposée par les médias dominants. Et par conséquent nous n’utiliserons pas le terme Djihadistes pour qualifier ces zombies enragés qui tuent et égorgent leurs semblables pour une simple contradiction. Il faut appeler un chat par son nom. C’est des terroristes. Point.

Bien entendu, nous avons évité d’évoquer un aspect très important en relation avec cet usage dont abusent les apprentis terroristes à travers le monde. Le hasard en ce domaine n’existe pas. La sémantique a de tout temps servi les desseins politiques des puissants. Il faut juste savoir parfois éteindre sa télé et se détendre.

Sinon on sera obligé de se faire matraquer par des opérations de guerre psychologique du type « Not in my name! » (pas en mon nom!) dirigée par le Mi6 (ou la BBC c’est du pareil au même) britannique pour brouiller encore plus une situation déjà assez confuse dans l’esprit de beaucoup de gens. .

Al-Assad: « la destruction de l’arsenal chimique est un revers moral et politique »

Dans un entretien fleuve accordé au journal libanais « Al-Akhbar », le président syrien Bashar Al-Assad estime qu’il ne fait aucun doute que « la destruction de l’arsenal chimique [de son pays] est un revers moral et politique ».

Evoquant les armes chimiques en possession des forces armées syriennes et considérées comme l’arme de dissuasion stratégique face à Israël, l’un des pays les plus sur-armés au monde, le président syrien affirme que son pays a cessé de produire des gaz de combat en 1997.

Techniquement en guerre avec Israël depuis 1973, la Syrie conçoit très mal son désarmement, à fortiori en sachant le sort réservé à toutes les nations ayant eu le malheur de désarmer. La vieille garde de l’armée syrienne n’arrive pas à admettre l’idée de désarmer alors qu’en face, les israéliens cumulent les têtes nucléaires, chimiques et biologiques. En 1973, les 800 chars syriens lancés à l’assaut du Golan durent arrêter subitement leur progression, moins par l’effet des Centurions israéliens que par la découverte d’une terrifiante nouvelle: Israël commençait à planter des mines atomiques pour stopper l’avancée syrienne.

S’agissant des opérations militaires de l’armée syrienne, le président Al-Assad souligne que cette dernière continue d’avancer sur le terrain et que des « problèmes » persistent du côté de la province méridionale de Derâa près de la frontière jordanienne, point de départ de la rébellion le 15 mars 2011, qui continue d’être une zone de transit d’armes et de combattants. Sur le front Nord, face à la Turquie, Al-Assad  reconnaît que la province d’Alep est loin d’être stabilisée mais ajoute que la Turquie, l’un des principaux protagonistes dans la guerre en Syrie fait à présent face à un gros problème avec Al-Qaïda sans plus de précision.

Sur le plan diplomatique, Al-Assad a réitéré la volonté de son pays à participer à Genève II mais sous certaines conditions parmi lesquelles l’organisation d’un référendum populaire pour avaliser les décisions de la Conférence et un scrutin présidentiel pour l’élection d’un nouveau président. Al-Assad exige également l’arrêt des approvisionnements en armes et en argent aux « terroristes ». Une allusion à peine voilée aux pays Arabes et Occidentaux soutenant la rébellion.

Interrogé sur le prix Nobel de la paix remporté par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC), à l’œuvre en Syrie, le chef de l’Etat syrien indique, en plaisantant selon al-Akhbar, que ce “prix devait me revenir”.

Premier résultat du conclave de Ryad: le Conseil National Syrien n’ira pas à Génève

C’était un peu prévisible. Le Conseil National Syrien (CNS) représentant une faction de l’opposition syrienne armée a décidé de boycotter la Conférence de Genève II, prévue en novembre 2013.

Cette décision serait l’un des premiers résultats du conclave de Ryad au cours duquel l’Arabie Saoudite et ses alliés dont en premier lieu la France ont arrêté une nouvelle stratégie visant le torpillage de toute solution négociée et/ou pacifique du conflit syrien.

Le CNS est non seulement à la solde de pays comme l’Arabie Saoudite mais demeure très divisé par un complexe jeu d’influence et de rivalités de chapelles.

Pas question donc d’une Conférence où l’on verra parader les représentants du régime de Damas et leurs alliés régionaux. Pour Ryad aussi bien que Tel-Aviv, seul un changement de régime violentdu type de celui qui a balayé l’ex-régime irakien est à même de représenter la solution idoine. Le jour d’après, on se battra entre bons alliés pour une place au soleil: un régime islamiste pseudo-sunnite et pro-libéral ou un régime doté d’un Premier ministre pro-israélien, c’est selon les desirata des deux plus influents alliés de Washington dans la région.

Une Syrie gouvernée par un Premier ministre aux prérogatives illimitées tournant le dos à la résistance libanaise et à l’Iran tout en acceptant l’occupation d’une partie de son territoire en échange d’une paix en trompe l’oeil avec Israël? Une hérésie à Damas. La guerre continue…

Terrible: identification des enfants morts apparus dans les vidéos de l’attaque chimique du 21 août 2013

Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.
Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.
On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).
Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.
Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.
Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues des familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

Réseau Voltaire | 6 septembre 2013 

‘A war the Pentagon doesn’t want’ by Robert H. Scales

The tapes tell the tale. Go back and look at images of our nation’s most senior soldier, Gen. Martin Dempsey, and his body language during Tuesday’s Senate Foreign Relations Committee hearings on Syria. It’s pretty obvious that Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff, doesn’t want this war. As Secretary of State John Kerry’s thundering voice and arm-waving redounded in rage against Bashar al-Assad’s atrocities, Dempseywas largely (and respectfully) silent.

Dempsey’s unspoken words reflect the opinions of most serving military leaders. By no means do I profess to speak on behalf of all of our men and women in uniform. But I can justifiably share the sentiments of those inside the Pentagon and elsewhere who write the plans and develop strategies for fighting our wars. After personal exchanges with dozens of active and retired soldiers in recent days, I feel confident that what follows represents the overwhelming opinion of serving professionals who have been intimate witnesses to the unfolding events that will lead the United States into its next war.
They are embarrassed to be associated with the amateurism of the Obama administration’s attempts to craft a plan that makes strategic sense. None of the White House staff has any experience in war or understands it. So far, at least, this path to war violates every principle of war, including the element of surprise, achieving mass and having a clearly defined and obtainable objective.

They are repelled by the hypocrisy of a media blitz that warns against the return of Hitlerism but privately acknowledges that the motive for risking American lives is our “responsibility to protect” the world’s innocents. Prospective U.S. action in Syria is not about threats to American security. The U.S. military’s civilian masters privately are proud that they are motivated by guilt over slaughters in Rwanda, Sudan and Kosovo and not by any systemic threat to our country.

They are outraged by the fact that what may happen is an act of war and a willingness to risk American lives to make up for a slip of the tongue about “red lines.” These acts would be for retribution and to restore the reputation of a president. Our serving professionals make the point that killing more Syrians won’t deter Iranian resolve to confront us. The Iranians have already gotten the message.

Our people lament our loneliness. Our senior soldiers take pride in their past commitments to fight alongside allies and within coalitions that shared our strategic goals. This war, however, will be ours alone.

They are tired of wannabe soldiers who remain enamored of the lure of bloodless machine warfare. “Look,” one told me, “if you want to end this decisively, send in the troops and let them defeat the Syrian army. If the nation doesn’t think Syria is worth serious commitment, then leave them alone.” But they also warn that Syria is not Libya or Serbia. Perhaps the United States has become too used to fighting third-rate armies. As the Israelis learned in 1973, the Syrians are tough and mean-spirited killers with nothing to lose.

Our military members understand and take seriously their oath to defend the constitutional authority of their civilian masters. They understand that the United States is the only liberal democracy that has never been ruled by its military. But today’s soldiers know war and resent civilian policymakers who want the military to fight a war that neither they nor their loved ones will experience firsthand.

Civilian control of the armed services doesn’t mean that civilians shouldn’t listen to those who have seen war. Our most respected soldier president, Dwight Eisenhower, possessed the gravitas and courage to say no to war eight times during his presidency. He ended the Korean War and refused to aid the French in Indochina; he said no to his former wartime friends Britain and France when they demanded U.S. participation in the capture of the Suez Canal. And he resisted liberal democrats who wanted to aid the newly formed nation of South Vietnam. We all know what happened after his successor ignored Eisenhower’s advice. My generation got to go to war.

Over the past few days, the opinions of officers confiding in me have changed to some degree. Resignation seems to be creeping into their sense of outrage. One officer told me: “To hell with them. If this guy wants this war, then let him have it. Looks like no one will get hurt anyway.”

Soon the military will salute respectfully and loose the hell of hundreds of cruise missiles in an effort that will, inevitably, kill a few of those we wish to protect. They will do it with all the professionalism and skill we expect from the world’s most proficient military. I wish Kerry would take a moment to look at the images from this week’s hearings before we go to war again.

Robert H. Scales

Washington Post

06 Sept 2013

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah, variable inconnue.

500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le Salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance
500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance

Parmi les grands variables à prendre en compte lors de l’évaluation de la situation au Moyen-Orient, il en existe une, quasiment inconnue du public et susceptible de poser pas mal d’entraves aux plans de Washington: il s’agit du Hezbollah libanais.

Le Hezbollah est un acteur non-étatique, un parti politique doté d’une puissante milice armée organisée comme une secte fermée au sein d’une autre secte. Il est né des ruines fumantes de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a acquis une très grande expérience dans la guerre asymétrique et l’usage de techniques de combat inconnues jusque-là. Il dispose d’étonnantes capacités de renseignement puisque ses réseaux d’espionnages ont réussi à inflitrer les services de renseignements militaires de l’armée israélienne à plusieurs reprises. Ses membres ont le meilleur équipement militaire individuel de toute la région du Moyen-Orient et cultivent le culte absolu du secret, se reconnaissent entre-eux par une série de signes.  Ils ont adopté le salut romain qui terrifie tant les israéliens. Le Hezbollah a été classé par Washington puis tout récemment par l’Union européenne comme une organisation terroriste.

Dirigée par un chef charismatique, Sayed Nasrallah, le Hezbollah a réussi l’exploit d’avoir fait fuir Israël du Sud-Liban en 2000 et d’avoir résisté, avec l’aide active de la Syrie à une tentative d’invasion du Liban en juillet 2006.  Lors de cette guerre, les éléments du Hezbollah ont fait voler en éclats le mythe d’invincibilité du char de bataille lourd israélien Merkava, un monstre hybride réunissant le meilleur des technologies de char US, Allemande et Britannique. La milice a tiré dès le début du conflit un missile antinavire fourni par la Syrie contre un bâtiment de surface de la marine israélienne doté d’une protection électronique hyper-sophistiquée, le touchant de plein fouet. Un nouveau équilibre stratégique s’est alors mis en place au Nord d’Israël.

Gratitude oblige, le Hezbollah est venu au secours de la Syrie en difficulté en 2013. Rarement on a assisté à un tel cas de figure: une milice défend un pays très faible, le Liban et se porte au secours d’un pays assez puissant d’un point de vue militaire dans le monde arabe. Bête noire de l’Arabie Saoudite à cause de son obédience chiite et donc hérétique du point de vue de Ryad, le Hezbollah a tenté de soutenir les factions de la résistance palestinienne, notamment le mouvement islamiste Hamas. Mais ce dernier s’est retourné contre lui et a rejoint la rébellion syrienne dans sa guerre contre le pouvoir à Damas.

Le Hezbollah comptabilisait entre 3000 et 5000 combattants en 2006 et d’un arsenal de quelques 40 000 roquettes. Aujourd’hui, cette milice vouée aux gémonies disposerait de quelques 100 000 roquettes et missiles, des drones et d’unités réduites mais très disciplinées qui pourrait poser un sérieux problème aux israéliens en cas d’une intervention étrangère en Syrie. C’est la grande inconnue des stratèges israéliens. Et il n’est pas exclu que le Hezbollah dont l’allié, le mouvement chiite Amal, se faisait pilonner par l’armée syrienne en soutien aux phalanges chrétiennes maronites en pleine guerre civile libanaise (1975-1988), ne puisse encore une fois porter secours à Damas.

Le Moyen-Orient est complexe.

Damas: « Nous n’avons que deux options: soit capituler, soit nous défendre avec les moyens de bord… »

Il semble que la Syrie ne croit pas trop à l’éventualité d’un assaut généralisé mais à des frappes américano-israéliennes limitées comme ce fut déjà le cas à trois reprises lors des derniers mois. Lors d’une conférence de presse à Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem a affirmé que son pays n’avait que deux option en cas d’intervention occidentale: « soit nous rendre, soit nous défendre avec les moyens dont nous disposons. La seconde alternative est la meilleure: nous nous défendrons.  »

Quels sont les moyens dont dispose actuellement la Syrie après trois ans d’une guerre destructrice qui a largement entamé le potentiel de ses forces armées? Mouallem a également dit qu’une intervention étrangère n’affectera pas les opérations de lutte antiterroriste dans lesquels sont engagés les forces armées syriennes. L’allusion est de taille. Elle suggère que Damas sait que Washington et ses alliés régionaux se baseront par dessus tout sur une attaque de mercenaires qu’ils soutiendront par la voie des airs, notamment à l’aide de missiles de croisière et de frappes aériennes. D’ailleurs, depuis un mois, des milliers de combattants de plus d’une cinquantaine de pays affluent en masse en Syrie depuis les camps d’entraînement de la CIA en Jordanie et en Turquie. La route vers Damas serait alors ouverte à coups de Tomahawk à ces légions du chaos.

Cela explique pourquoi l’armée syrienne a lancé son opération « Bouclier » sur 13 axes majeurs autour de Damas et que le succès de cette opération, notamment la reprise en main des banlieues  ait fait paniquer Washington, Ryad, Tel-Aviv et Ankara.

Chose inédite, pour la première fois depuis le début du conflit, des rebelles utilisent des fusils américains M16 A2, des carabines M4 et des fusils de précision autrichiens Steyr Scout.  Des armes quasiment inconnues en Syrie, un pays traditionnellement tributaire de la Russie en matière d’armement. Et certainement pas à la portée financière du premier « révolutionnaire » venu!  Ce fut le cas avant-hier à Homs dans le centre du pays où des groupes d’extrémistes religieux ont été capturés avec ces armes et des missiles antichar russes Kornet.

Que peut faire Damas lorsque ses radars seront désactivés et son aviation clouée au sol? Malgré son affaiblissement et son matériel assez obsolètes si l’on exclue quelques systèmes d’armes comme le S-300 et le Yakhont, l’armée syrienne dispose d’un point fort: sa cohésion et sa très forte structuration. l’ancien président syrien Hafez Al-Assad, un ancien pilote de chasse, a consacré sa vie à bâtir une armée doctrinaire et homogène malgré la diversité confessionnelle de ses éléments (quoique constituée à 80 % de Sunnites). Une armée qui devait se battre sur quatre fronts puisque la Syrie avait quatre ennemis aux quatre points cardinaux: la Turquie au Nord, l’Irak de Saddam Hussein à l’Est, la Jordanie au Sud et Israël au Sud-Ouest avec lequel il est toujours techniquement en guerre. Le Liban était contrôlé.  Deuxième inconnue: Quel est le potentiel balistique réel dont dispose la Syrie et qui n’est pas aussi négligeable qu’on le pense? Quels sont les liens étroits que la Syrie a tissé avec l’Iran et la Corée du Nord ces dernières années? Autant de questions qui nous permettent de dire que la situation reste plus ouverte que ne le laissent penser certains analystes.

Syrie: les images des victimes de l’attaque chimique mis en scène dans un autre pays arabe

Une source diplomatique arabe fiable a confirmé qu’une partie des images diffusées montrant des victimes d’une attaque chimique près de Damas ont été mis en scène dans un autre pays arabe par deux services spécialisés. Notre source a tenu à souligner que le réseau social très douteux Facebook s’est impliqué de manière directe dans cette mise en scène.

Ce n’est pas la première fois que des officines de propagande procèdent à de tels procédés pour justifier une guerre: Cela a été le cas avec le faux massacre de Timisoara en Roumanie en 1989, la fausse affaire des bébés assassinés par les soldats irakiens au Koweit en 1990 (le rôle de l’infirmière était tenu par la fille de l’ambassadeur du Koweit aux Etats-Unis), les faux réfugiés kurdes en 1991, Les faux massacres serbes au Kosovo en 1999, Le faux « génocide » au Darfour qui s’est subitement arrêté le jour où le Président soudanais a accepté la partition de son pays en deux, les fausses images d’enfants massacrés en Libye et en Syrie, et la liste est très longue.

Le monde est régi par les rapports de force. Dès que les américains ont pu avoir de nouvelles technologies militaires susceptibles de mettre en échec les capacités des armes de leurs adversaires, ils sont prêts à partir en guerre. Moscou l’a bien compris: Le ministre russe des Affaires étrangères, la mine contrite, a bien fini par déclarer que son pays n’interviendrait pas en cas d’attaque US en Syrie.  C’est un monde régi par la force brute et la compétition acharnée. Tout le reste n’est que littérature.

Conflit au Moyen-Orient: Blocus à Alep, raids israéliens ciblés, une opération en préparation

Il semble que la phase II du conflit en cours au Moyen-Orient soit en cours de préparation active. En une semaine, plus de 1500 mercenaires étrangers en provenance de Turquie sont venus renforcer les groupes extrémistes au Nord de la Syrie dans la province d’Alep où la situation humanitaire est des plus alarmantes en ce mois sacré musulman du Ramadan.

La ville d’Alep fait face à un terrible blocus de la part des groupes extrémistes et des informations recueillies indiquent que les prix des produits alimentaires de base ont connu une hausse de presque 900% du fait des pratiques spéculatives de la mafia.

Le gouvernement syrien tente de briser ce blocus en approvisionnant les populations des secteurs  loyalistes de la ville au moyen d’hélicoptères mais la prolifération de missiles antiaériens plus performants  au mains de certaines factions de la rébellion rend  ce type d’opération de plus en plus aléatoire.

Plus au Sud d’Alep, dans la province centrale de Homs, l’armée syrienne avance très lentement dans le centre historique de la ville vu son architecture où plus de 6000 rebelles utilisent systématiquement des explosifs et des roquettes antichar pour tenter de stopper l’avancée des unités syriennes. Leur défaite n’est plus qu’une question de jours.

Au sein de la rébellion, l’assassinat d’un des chefs suprêmes de l’Armée Syrienne Libre (ASL) par des membres de l’organisation extrémistes de l’Armée du pays du Levant et d’Irak (proche d’Al-Qaïda) risque de déclencher une guerre intestine entre, d’un côté, les puissantes factions islamistes, les plus nombreuses et les mieux armées, et d’un autre, des factions appartenant à d’autres courants.

L’armée syrienne sait qu’elle doit terminer son opération à Homs dans les meilleurs délais et diriger le gros de ses troupes vers Alep au Nord et autour du Golan au Sud-Ouest. Une opération d’envergure des « ennemis » de la Syrie est en phase de préparation active et verrait probablement  la participation de l’aviation israélienne aux côté d’une (nouvelle) armée de mercenaires. Au cours de cette opération, des commandos de tueurs du SAS britannique ou d’un autre service analogue tenteront vraisemblablement de décapiter l’Etat syrien. En d’autres termes, assassiner le Chef d’Etat.

L’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte continuent de fournir une assistance logistique intense à la guérilla se battant contre le gouvernement syrien. Le coup d’Etat militaire contre l’ex-président égyptien Mohamed Morsi, un fervent partisan de la rébellion en Syrie, n’a pas changé la posture stratégique de l’Egypte dont l’armée, très pro-américaine,  contrôle l’ensemble de la vie politique et économique.

Sur le plan géopolitique, la situation est catastrophique pour Israël. Ce dernier fait désormais face à deux incendies: le premier à sa frontière (provisoire) septentrionale et le second sur son flanc méridional au Sinaï. Malgré leur silence, les responsables israéliens s’activent et se considèrent comme les acteurs d’un des plus importants conflits de l’histoire d’Israël. D’où les raids israéliens ponctuels et ciblés en Syrie , toujours passés sous silence.

Selon des informations révélés par des responsables US à la chaîne d’information en continu CNN, l’aviation israélienne aurait procédé la semaine dernière à des raids aériens sur la région de Lattaquié, ciblant des batteries de missiles antinavire de type Yakhont. Cette opération est intervenue en représailles au coulage d’un submersible israélien de la classe Dolphin il y a quelques mois.

Les Syriens et surtout leur alliés Russes ne sont pas restés les mains croisés. Un avion F-16 I ‘Soufa’, super-équipé s’est « officiellement » écrasé en mer suite à une « avarie technique ». Des sources libanaises  affirment que cet avion aurait été abattu près du littoral libanais et non pas près du littoral près de Gaza, causant l’épouvante et une panique générale en Israël. L’Etat-Major israélien a ordonné le blocage provisoire au sol de l’ensemble de la flotte. Des dizaines d’avions israéliens violent quotidiennement l’espace aérien libanais.

Propagande de la propagande ou le miroir inversé

Un documentaire nord-coréen sur la propagande occidentale (traduit en anglais). Ce film aurait été sorti clandestinement de la Corée du Nord par un dissident. Mais les soupçons se tournent vers des activistes altermondialistes sud-coréens. Quoi qu’il en soit, certains passages ne prêtent à aucune équivoque. Notamment ceux relatifs à la religion, au lien entre le capitalisme et la guerre ou encore à la société de consommation. Ce sont là des griefs récurrents du parti des travailleurs de Corée du Nord à l’égard du reste du monde « mondialisé ». C’est l’effet miroir inversé.

Lien direct sur Youtube: http://youtu.be/LKnS-Adc_2E

Nous aussi on veut témoigner: le régime syrien a utilisé des « bombes atomiques » pour raser notre bunker…(humour)

Des vrais faux rebelles syriens veulent témoigner. Pour 2500 USD, ils vous raconteront comment les forces du régime syrien ont utilisé des armes nucléaires pour les déloger de la localité de Daraya (Sud de Damas)
Des vrais faux rebelles syriens veulent témoigner. Pour 2500 USD, ils vous raconteront par le menu détail comment les forces du régime syrien ont utilisé des armes nucléaires pour les déloger de la localité de Daraya (Sud de Damas). Pour 5000 USD et des bons de carburant, ils peuvent jouer une reconstitution de ce bombardement nucléaire…

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah bouge ses pions

L’intervention du Chef du mouvement libanais Hezbollah, Hassan Nassrallah,  a mis les pendules à l’heure et s’adressait spécifiquement aux services de renseignement des pays derrière la déstabilisation de la Syrie- présents au Liban, en Jordanie, en Turquie, au Kurdistan irakien et à l’intérieur de la Syrie. L’afflux massif et organisé de milliers de « volontaires » arabes, asiatiques et européens (issus des communautés d’origine musulmane) en Syrie a conduit le Hezbollah a revoir sa politique sur le terrain. Ses éléments, concentrés sur les objectifs à atteindre lors de la prochaine confrontation avec Israël. Les multiples incursions des rebelles et surtout l’interconnexion de plusieurs groupes extrémistes libanais, syriens et étrangers au niveau des zones frontalières menaçait le Hezbollah d’un encerclement. Par dessus tout, les groupes armés tentent par tous les moyens de provoquer un embrasement interconfessionnel qui serait fatal au Liban en s’attaquant à des lieux saints et à des sépultures des compagnons du Prophète dans la région autrefois connue sous le nom de Grande Syrie. D’où l’intervention de  « volontaires » du Hezbollah dont les procédés ont été qualifiés par les observateurs de très professionnels. Les combattants du Hezbollah sont donc intervenus en territoire syrien non loin des frontières libanaises. Ces unités restreintes auraient exécuté des tactiques inédites et inconnues, lesquelles ont non seulement stupéfait les observateurs US et consterné les israéliens mais étonné le haut commandement de l’armée syrienne . Il semble patent que le Hezbollah dispose d’une bien meilleure stratégie que l’armée syrienne. Les éléments de cette dernière ignorent l’implication d’éléments du Hezbollah dans les opérations. Mais le résultat est là: là où le Hezbollah est intervenu, les rebelles ont été très rapidement défaits.  Jusqu’à présent, personne dans la communauté du renseignement n’a pu expliquer comment il a réussi à faire déplacer d’une manière furtive ses unités au delà de l’anti-Liban.

Des éléments du renseignement syrien en opération. Ils sont les seuls à être avertis de l'intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien.
Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrien en opération près du littoral au nord de la frontière libanaise. Ils sont les seuls à être avertis de l’intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien. seuls les officiers généraux syriens connaissent l’implication du hezbollah dans des combats très localisés en Syrie.

D’après des informations recueillis au Liban, les membres du Hezbollah ayant eu à intervenir en Syrie ont adopté l’uniforme de l’armée arabe syrienne mais avec des grades commençant par celui de lieutenant-colonel. Ce procédé respecte les règles d’engagement de l’armée syrienne. Echaudée par l’inexistence de l’armée libyenne lors de la guerre de Libye en 2011 et ayant pris acte de l’effondrement de l’armée irakienne en 2003, l’armée syrienne tient par dessus tout au maintien de l’uniforme et de la cohésion de ses unités. Le ministre syrien de la défense a d’ailleurs décidé que l’armée devra apparaître jusqu’à la fin comme une armée nationale combattant et se repliant dans l’ordre.L’intervention d’éléments du Hezbollah s’est avérée d’une redoutable efficacité. Une efficacité totale qui a fait dire au renseignement militaire israélien qu’en cas de nouvelle guerre du Liban (en référence à celle de 2006), rien ni personne n’arrêtera une pénétration du Hezbollah au Nord de ce qu’il appelle l’entité sioniste sauf peut-être un usage limité et tactique  d’armes non-conventionnelles.D’où la hantise de Tel-Avive d’un éventuel tranfert d’armes de Syrie au Liban.

Les Etats-Unis d’Amérique dont l’enjeu dans le conflit syrien est énorme, continuent de diffuser des déclarations publiques officielles relative à l’armement de factions de la rébellion syrienne, sont de facto des fournisseurs d’armes létales à celle-ci. Même si officiellement, Washington dément tout armememnt des rebelles. La Grande-Bretagne et la France mais également des pays comme les Pays-Bas sont allés très loin dans ce domaine, via des opérations compliquées financés par des pays du Golfe arabo-persique pour l’acquisition d’armements auprès de pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la pologne et d’autres.

L’une des particularité du conflit en Syrie est que les renseignements de l’armée de l’air syrienne sont le fer de lance de la lutte pour la survie de l’Etat syrien pour Damas et ses alliés, ou pour reprendre les termes de la réthorique du camp adverse, de la répression. L’ancien président syrien Hafed Al-Assad, père de Bashar, était un pilote de chasse et il n’a eu de cesse de développer cette arme au détriment de toutes les autres, jugeant que c’est l’arme du futur. Son service de renseignement est le plus redoutable des 39 directions du renseignement général syrien.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l'armée de l'air syrienne près de Banyas. Mai 2013
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrienne près de Banyas. Mai 2013

Le pourrissement du conflit syrien arrange les intérêts de certains pays de la région, lesquels n’ont jamais accepté les termes de la déclaration de Genève. L’émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, en sait quelque chose. Sur un plan strictement stratégique, l’enlisement du conflit et son prolongement est profitable à Tel-Aviv puisque il affaiblit non seulement l’armée syrienne mais détruit l’infrastructure du dernier pays de la région du Moyen-Orient, ouvertement ennemi avec « l’entité sioniste ». Ce terme de plus en plus rarissime dans le monde arabe, a totalement disparu de la réthorique officielle des pays ayant connu des révoltes en 2011.L’objectif principal derrière l’abattement programmé du régime syrien est l’affaiblissement, voire la suppression du Hezbollah, prélude au ciblage de l’Iran. Damas est le maillon faible dans l’axe stratégique formé par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Une fois la Syrie extirpé de cet axe, l’Iran serait stratégiquement isolé et n’aurait plus de levier de pression sur Israël. Pour faire passer ces objectifs auprès des populations musulmanes, des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar alimentent une intense propagande à caractère confessionnel à tous les niveaux. Cette propagande encourage et renforce un supposé clivage entre sunnites et chiites. Thèse exploitée par certains orientalistes proches de la CIA dès la fin des années 60.

Les « islamistes » syriens n’ont jamais pardonné au régime syrien la répression de Hama en 1982; ils considèrent le régime syrien basé sur le parti baath comme impie et l’assimilent à l’idéologie National-socialiste et au communisme. L’adoption du salut Romain par l’armée syrienne et la présence de la couleur rouge dans le drapeau syrien servent de prétextes aux islamistes pour justifier leur position. Le remplacement du drapeau syrien par celui du Mandat français n’a aucun sens à leur yeux si ce n’est le remplacement de la couleur rouge par celle, verte, de l’Islam.

Ce combat est partagé, outre par les familles régnantes dans les monarchies et autres principautés pétrolières et gazières du Golfe arabo-persique, mais également par les islamistes égyptiens, jordaniens, libyens, tunisiens et marocains. Il est à noter que certains pays arabes où des partis islamistes sont parvenus au gouvernement soutiennent plus ou moins l’envoi de volontaires à ce nouveau type de « Jihad » pour le néolibéralisme.

Le président syrien Bashar Al-Assad est apparu en public très peu de temps après le ciblage de son Premier ministre Wael Al-Halki, un AlAssad_mai2013technocrate bon teint, par un attentat. Le retrait ou la disparition de Bashar Al-Assad peut-elle être un début de solution en Syrie? Pour les non-avertis, la question pourrait être réduite à cette dimension. En réalité, Al-Assad ne gouverne pas seul. L’Etat syrien est solidement bâti autour de l’armée et plus particulièrement l’armée de l’air. Celle-ci dispose d’une doctrine idéologique et politique assez forte. Son appartetance à une minorité (les Alaouites) et son alliance avec d’autres communautés laissent entrevoir, même en cas de disparition, une très longue lutte pour le pouvoir à l’issue de laquelle la Syrie risque de disparaître. D’autant plus que les groupes extrémistes affiliée à la très suspecte Al-Qaîda sont déterminés à exterminer les autres minorités dans le cadre d’une épuration confessionnelle.

Au sein de la mouvance dite « islamiste » qui regroupe un regroupement assez large et hétéroclite, la tendance est la croyance en une sorte de résurgence d’un monde islamique adhérant totalement à l’économie de marché et au consumérisme, lequel serait l’allié et l’outil des puissances de l’argent pour mener une guerre eschatologique contre un hypothétique axe russo-chinois, taxé de « communiste ». En d’autres termes, les islamistes envisagent de servir de chaire à canon à l’empire dans une éventuelle confrontation avec la Russie et la Chine. Comme quoi les outils géopolitiques peuvent être anachroniques. Même en prospective…

Syrie: le président Assad parle

« 

L’entretien exclusif du président syrien Bashar Al-Assad à la chaîne d’info en continu syrienne « Al-Ikhbarya », Damas, 17 avril 2013.

Points forts:

  • Optimisme:

« Nous n’avons pas d’autre choix que de vaincre! »;

« si nous n’étions pas animés par l’optimisme, nous n’aurions jamais combattu… »;

 » La Situation en Syrie aujourd’hui est bien meilleure qu’au début de la crise »

« Personnellement, quand je discute avec les proches des victimes, ma conviction d’en finir avec les terroristes se trouve renforcée… »

« Nous avons énormément appris de l’occupation US de l’Irak… »

 » Non au défaitisme, non à la soumission, non à la capitulation, non à la défaite! »

  • Attaque virulente contre la politique du Premier ministre turc Tayep Reçep Erdögan

 » La politique d’Erdögan de zéro problèmes s’est transformée en politique de zéro amis, zéro stratégie, zéro politique, zéro crédibilité, zéro éthique, zéro en tout… »

 » Erdögan est prêt à vendre tout son pays [la Turquie] pour son propre intérêt »

  •  La Jordanie plus vulnérable ne sera pas épargnée par l’incendie

« L’incendie [la crise actuelle] ne sera pas confinée en Syrie mais risque fort de se propager en Jordanie, plus vulnérable que nous… »

 » Des milliers d’hommes armés avec armes et munitions entrent en Syrie à partir de la Jordanie »

 » il est pour le moins inconcevable de penser que des milliers d’hommes lourdement armés affluent en Syrie depuis la Jordanie alors qu’un simple individu armé d’un pistolet ne peut diriger son regard vers Israël sans être immédiatement arrêté »

  • Certains pays de la région sont les « caniches » de Washington

« Certains pays de la région ne survivent que parce que c’est les caniches de Washington » [réf. directe à certains pays arabes du Golfe arabo-persique mais également l’Egypte et la Libye]

  • Les grandes puissances risquent de payer très cher leur soutien à Al-Qaïda 

« L’Occident a déjà payé très cher le fait d’avoir aidé à ses débuts Al-Qaïda. Aujourd’hui il fait la même chose en Syrie, en Libye et dans d’autres endroits et il paiera cher [cette politique] au cœur de l’Europe et des Etats-Unis »

  • La Carte n’est pas le terrain

 » N’allez surtout pas croire tout ce qu’on vous montre comme cartes supposées représenter le rapport de force sur le terrain comme ces prétendues « zones libérées » [par les rebelles]… »,  » cela relève de la guerre psychologique menée contre la Syrie »

« Il n’y a pas de zones libérées pour la simple raison que l’armée n’a jamais été empêchée de pénétrer une localité dans tout le territoire [syrien] »

  • Défense d’une certaine idée de la laïcité

 » Pour nous, la laïcité, c’est la liberté de culte! »

« Je peux être laïc et être musulman pratiquant; je peux être laïc et être un chrétien pratiquant… »

« Les représentants religieux musulmans et chrétiens se sont révélés de vrais patriotes »

 » De 1970 à 2012, plus de 18 000 mosquées construites en Syrie…[en réponse à ceux qui accusent l’Etat syrien d’apostasie]

 » Nous sommes pratiquement en guerre contre les forces obscurantistes [Takfiristes] »

  • Le facteur externe attise la guerre en Syrie

 » Le facteur externe et notamment les influences de puissances régionales et internationales sont déterminantes dans la poursuite des violences en Syrie »

« Des puissances mondiales ont intérêt à ce que l’Etat national syrien disparaisse pour laisser place à des entités extrémistes »

« Un traître est un traître, inutile de jouer avec les mots… »

« Une opposition opportuniste à la solde de puissances étrangères  et changeante comme un caméléon est-elle crédible? »

  • Choix de gouvernance et alternance au pouvoir

 » Je partirai si la volonté populaire le demande mais je ne partirai que suite à des élections… »

 » Nous n’avons aucun problème en ce qui concerne le choix d’un futur système de gouvernance, un régime présidentiel ou parlementaire, c’est au peuple d’en décider… »

 » C’est au peuple syrien seul et lui seul qui peut dire si nous sommes oui ou non sur le droit chemin ou si nous avons raison ou tort »

« Le poste (de président) n’a pas de valeur sans le soutien du peuple. Que le président reste ou ou parte relève de la décision du peuple »

« Le poste n’est pas un objectif en soi. L’objectif est le projet que (le président) offre à la société. Les médias étrangers qui ont dit que ce président (Assad) s’accrochait au pouvoir se trompent »

« Toute opposition installée de plein gré à l’étranger ne peut être patriote. Comment êtes-vous patriote si vous avez fui à l’étranger? »

« C’est quoi l’opposition? S’il y a un million de Syriens qui s’oposent à l’Etat, cela veut-il dire qu’ils forment une opposition?, a-t-il dit. L’heure n’est pas à la complaisance sur cette question-là. Un traître est un traître et un collaborateur est un collaborateur »

« Nous dialoguerons avec tous ceux qui n’ont pas encaissé de l’argent pour vendre la patrie »

  • La question kurde

« Les kurdes ne sont point des invités ou des gens de passage, ils vivent sur leurs terres ancestrales et la plupart d’entre-eux sont de vrais nationalistes syriens »

 » Beaucoup de victimes des attaques des terroristes sont kurdes »

« Nous avons été ébranlés et anéantis par le Martyr du Cheick Al-Bouti « [l’un des plus grands dignitaires de l’Islam sunnite, d’origine kurde]

  • LA Ligue Arabe est… morte! 

 » Que représente l’avis de quelques fondés de pouvoir réunis dans un cénacle  face à l’opinion de 300 millions d’Arabes?

  • L’Occident et l’industrie d’Al-Qaïda 

 » le concept de « terroriste modéré » est une création américaine pour justifier les négociations avec les Talibans après l’échec total  de la guerre en Afghanistan »

« Ils soutiennent, financent et arment Al-Qaïda en Syrie et la combattent en Libye »

« Le concept d’intervention humanitaire a pour objectif la destruction de l’individu syrien »

« le renouvellement du soutien occidental à Al-Qaïda [en référence au soutien occidental sans limite d’Al-Qaïda en Afghanistan en 1989]  se retournera contre eux »

  • Définition du terroriste

« Est terroriste tout individu armé coupable d’actes d’agression violente et destructive contre les citoyens et la collectivité »

« La notion occidentale de « terroriste modéré ‘ est une chimère et n’a aucune existence »

« Al-Qaïda domine (la rébellion) en Syrie »

  • Signes précurseurs de la crise

« les premiers signes précurseurs sont apparus en 2003 avec l’invasion américaine de l’Irak voisin »

  • Le paradigme du schisme

« Des puissances tentent de convaincre les syriens qu’il s’agit d’une guerre confessionnelle suivant en cela une vieille stratégie de division »

« Nous n’avons pas peur du confessionnalisme »

« Des pays de la région soufflent sur le feu »

Syrie: le Président Assad invité ce soir à la chaîne d’information syrienne

Le président Assad est l'invité ce soir de la chaîne d'info en continu Al-Ikhbarya. Il sera interviewé par la présentatrice vedette de cette chaîne Ruby Hajly (deuxième à partir de la droite) et le journaliste Hussein Fayad (premier à partir de la droite). Les tentatives de diabolisation d'Assad ont échoué malgré l'utilisation des services de plus d'une centaine d'agences de  spécialisées dans la gestion d'image et la communication politique. Ce ne fut pas le cas avec le président irakien Saddam Hussein ou encore le "Guide" libyen Mouamar Gaddafi dont les excentricités et autres excès ont grandement facilité leur "démonisation" dans les médias mondiaux.
Le président Assad est l’invité ce soir de la chaîne d’info en continu Al-Ikhbarya. Il sera interviewé à 21h30 (heure de Damas) par la présentatrice vedette de cette chaîne Ruby Hajly (deuxième à partir de la droite) et le journaliste Hussein Fayad (premier à partir de la droite). Le président Assad a choisi une date symbolique: le 67e anniversaire de l’indépendance de la Syrie du Mandat français. Il se prononcera sur la situation dans laquelle se trouve son pays depuis plus de deux ans et de son conflit total avec les monarchies Arabes du Golfe arabo-persique, la Turquie et Israël soutenus par les Etats-Unis et l’ensemble de l’Otan.  Il abordera également les relations stratégiques que la Syrie entretient avec la Chine, la Corée du Nord, l’Iran et la Russie comme de  ses relations avec le Hezbollah libanais et la trahison du Hamas palestinien.  L’armée syrienne est en train de mener en ce moment même une série de contre-offensives éclair contre les groupes rebelles et les terroristes d’Al-Qaïda en Syrie au Nord et au Sud du pays, notamment à Derâa où des agents israéliens auraient été éliminés. Les tentatives de diabolisation d’Assad ont échoué malgré l’utilisation des services de plus d’une centaine d’agences spécialisées dans la gestion d’image et la communication politique. Ce ne fut pas le cas avec le président irakien Saddam Hussein ou encore le « Guide » libyen Mouamar Gaddafi dont les excentricités et autres excès ont grandement facilité le processus de leur « démonisation »  dans les médias mondiaux.

Corée du Nord: l’agence officielle cesse sa diffusion en langues étrangères

L’agence d’information officielle de la Corée du Nord, KCNA,  ne diffuse plus, depuis ce matin,  que du contenu en coréen.Ses services multilingues semblent suspendus. L’agence KCNA est l’une des rares sources d’information sur la Corée du Nord. Des centres d’analyse et d’études s’intéressant exclusivement au Nord, sis en Corée du Sud ou au Japon, ne fournissent presque aucune information fiable sur les derniers développements dans la péninsule.

NKNews

Syrie : la guerre des mots et des images

Vous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l’aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011. Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv. En somme, un régime ami…

Pour savoir si nos médias sont réellement libres comme ils le prétendent, rient de tel que de comparer le traitement médiatique des conflits qui déchirent la Colombie, État aligné au « monde libre » et la Syrie, vilain petit canard de l’axe du Mal.

Quand les médias occidentaux parlent de la Syrie, le mot « chabbiha » désignant les forces civiles loyalistes revient en boucle. Les chabbiha sont accusés de crimes barbares pour le compte de Damas.

Mais avez-vous seulement entendu parler des Autodéfenses unies (AUC), des « Bacrim » ou de la Force Oméga qui sévissent quotidiennement en Colombie ?

Dans les médias occidentaux, il est interdit de parler de « révolution » et d’insurrection populaire en Colombie.

En revanche, les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.

En Colombie, les centaines de milliers de paysans pauvres, d’indigènes qui sont engagés à des degrés divers dans la résistance armée n’auraient rien à voir avec le peuple.

En revanche, l’insurrection anti-baassiste serait la « révolution » de « tout un peuple » et ce, malgré l’existence de millions de citoyens syriens qui expriment une hostilité farouche envers l’opposition et une loyauté sans faille envers le gouvernement.

Notre presse qualifie la révolution colombienne de « terrorisme », de « gang », de « maffia » ou encore de « narco-guérilla ». Elle est pourtant plus émancipée et moins dépravée que la prétendue « révolution syrienne », cette malheureuse courtisane enfermée dans le harem des rois du Golfe.

Marie Delcas, correspondante du quotidien Le Monde (30 mai 2012) titrait : « La menace des FARC plane toujours ».

Imaginez-vous un seul instant que l’Armée syrienne libre soit considérée comme une menace ?

Lorsque la dictature colombienne commet des crimes, elle est toujours excusée. Dans le cas du régime terroriste de Bogotá, il n’y a ni indignation, ni sanction, ni résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ni menace d’intervention militaire, ni campagne de sensibilisation en faveur des victimes de la dictature, ni discussion sur l’armement des rebelles, ni fourniture de « matériel non létal ».

Ne vous risquez surtout pas à défendre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principal mouvement de résistance contre le régime de Bogotá, vous finiriez derrière les barreaux pour apologie du terrorisme et pire encore, excommuniés par l’Inquisition bobo pour blasphème idéologique voire hérésie stalinienne.

Par contre, défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.

Si vous parlez de résolution politique du conflit en Colombie, vous serez soupçonné de sympathie envers les FARC parce que « l’on ne négocie par avec des terroristes ». Et si vous parlez de résolution politique du conflit en Syrie, vous serez soupçonné de sympathie envers le président Assad parce que « l’on ne négocie pas avec des dictateurs ».

Last but not least, les victimes de la répression du régime syrien ont droit à toutes les larmes et c’est légitime. Mais jamais les victimes du régime colombien. Eux n’ont ni voix, ni rêve, ni visage.

Vous avez dit conditionnement idéologique ? Vous avez dit indignation sélective ?

Bahar Kimyongür

Investig’action

 

Conflit du Moyen-Orient: une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours

L’intervention israélienne ouverte dans le conflit syrien marque un nouveau tournant du conflit au Moyen-Orient et ouvre la voie à une nouvelle phase de la guerre mondiale en cours, comportant désormais un risque avéré de conflit nucléaire.

Sa-11
Le système de défense antiaérienne 9K37M1 ou Sa-11

Techniquement en guerre avec la Syrie depuis 1973,  Israël est devenu, depuis le mercredi 30 janvier 2013, le premier Etat étranger à intervenir militairement  de manière directe en Syrie en y menant non pas un seul raid aérien mais une série de raids visant deux convois militaires près de la frontière libanaise, des batteries de missiles SAM (Surface to Air Missiles) protégeant un centre de recherche militaire de l’armée syrienne situé à Jamarya ainsi que ses installations.

Les systèmes de défense aériennes Sa-11 (9K37M1) et Sa-9 (9K31 Strela-1) améliorés protégeant le site ont été neutralisés lors de cette opération.

Sa-9
Système 9K31 Strela-1. Le système utilisé par les forces armées syriennes a été modifié en 1998. Ces systèmes d’armes sont particulièrement ciblés par la rébellion syrienne.

Des moyens importants de guerre électronique ont été mis en oeuvre par l’aviation israélienne pour brouiller les radars des missiles antiaériens syrien défendant le site, considéré comme l’un des plus importants en Syrie.  Cette attaque, qualifié de guerre israélienne « limitée » sur la Syrie  a été l’objet d’une réunion d’urgence de tous les chefs militaires syriens en présence du Président Bashar Al-Assad dans un lieu hyper-sécurisé situé sous terre à Damas. Lors d’un précédant raid aérien israélien ayant visé un centre de recherche nucléaire syrien en 2007, Bashar Al-Assad avait limogé le commandant de la défense aérienne pour avoir échoué à abattre les appareils ennemis.

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Deux avions F-15 Baz israéliens. C’est des appareils similaires modifiés qui ont mené le raid contre la Syrie entre le 29 et le 30 janvier 2013

Ce raid effectué par des avions de combat F-15 modifiés  ayant visé un centre de recherche sur les armes spéciales a mis en état d’alerte maximum les forces d’élite syriennes stationnées en face des hauteurs du Golan, territoire occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981. Au Nord de la Syrie, l’armée turque est en alerte maximum tandis qu’au Sud, les unités de l’armée jordanienne et les forces spéciales US semblent prêt à intervenir.

Après avoir tenté par tous les moyens possibles et imaginables en matière de guerre secrète, de terrorisme et de stratégie militaire à anéantir le régime syrien, Tel-Aviv a décidé de passer à la vitesse supérieure au lendemain d’élections factices en direction du reste du monde n’ayant pas entamé le pouvoir du Premier ministre Netanyahu, considéré par la totalité de la communauté du renseignement dans le monde d’être le principal architecte des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d’Amérique.  Ce nouveau mouvement risque d’aboutir à un face-à-face direct avec l’Iran. Ce que semblent rechercher les stratèges israéliens depuis des mois.

Qu’y avait-il dans ce centre de recherches scientifiques de l’armée syrienne qui put justifier une action directe de l’aviation israélienne? On sait que ce centre ultra-secret fait l’objet depuis au moins sept mois d’attaques continuelles au mortier et à la roquette par les rebelles syriens et étrangers guidés et orientés  par les centres de commandement de l’OTAN en Turquie méridionale, à Chypre et en mer méditerranée.  Cet acharnement était justifié selon la rébellion syrienne par la présence sur ce site d’experts iraniens et d’officiers du Hezbollah libanais pour superviser des recherches sur les gaz innervant tels que le VX, une version plus mortelle que le gaz sarin mais également le développement d’un  missile de croisière basée sur un nouveau modèle utilisé par la marine iranienne. Ce centre comportait également une section dédiée à la recherche sur les isotopes nucléaires avec l’aide d’experts nord-coréens mais on ne dispose d’aucune information à ce sujet.

La Syrie a annoncé mercredi soir que l’aviation israélienne avait « directement bombardé » un centre de recherche militaire situé entre Damas et la frontière libanaise, pour la première fois en près de deux ans de conflit en Syrie. « Un avion de combat israélien a violé notre espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jamryah dans la province de Damas », a affirmé l’armée syrienne  dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

L’armée syrienne fait état officiellement de deux employés tués et de cinq autres blessés dans ce centre, qui a subi « d’importants dégâts » selon le communiqué militaire en précisant que le « bâtiment a été partiellement détruit ». Par des projectiles non-conventionnels ou une arme anti-bunker semble t-il puisque le site était protégé contre les bombardements aériens.  Une source libanaise avance toutefois un bilan nettement plus lourd avec 70  morts et des dizaines de blessés.

La Russie a été l’un des premiers pays à réagir face à ce nouveau développement dangereux de la situation au Moyen-Orient. Moscou  est « très préoccupé par les informations concernant des frappes de l’armée de l’air israélienne sur des sites en Syrie, près de Damas », a indiqué le ministère des Affaires étrangères russe, en ajoutant que si  cette information est confirmée, « cela signifie que nous avons à faire à des frappes injustifiées sur le territoire d’un Etat souverain, ce qui viole grossièrement la charte de l’ONU ». Moscou a également fait pression sur Damas pour qu’il ne riposte pas à cette attaque. Une escadre de 18 navires de la marine russe évolue actuellement entre la Mer noire et la méditerranée  orientale non loin du littoral syrien.

Des pays de l’Union européenne ont également appelé la Syrie à la retenue. Cependant, il est très peu probable que la Syrie se risque à ouvrir un front aussi vaste avec la communauté internationale en s’attaquant à Israël.

Il y a moins d’une semaine, le Chef d’état-major des armées russes a affirmé que les forces armées russes sont prêtes à un conflit de grande ampleur. l’Iran a, pour sa part, mis en garde contre toute intervention directe contre son allié syrien. Une plate-forme Offshore iranienne de 1850 tonnes a coulé cette semaine  sur le champ gazier de South Pars dans le Golfe arabo-persique suite à un sabotage tandis que des informations faisaient état du sabotage de l’installation nucléaire de Fordow dans ce qui s’apparente à une guerre clandestine intense contre l’Iran.

Les Etats-Unis ont été prévenus à l’avance de cette frappe israélienne. Une source ayant requis l’anonymat citée par le New York Times a révélé que les israéliens avaient informé Washington du projet d’une frappe sur une cible militaire « spéciale » syrienne située dans la province de Damas.

En Israël, on craint une riposte du Hezbollah libanais qui pourrait effectivement exploiter l’hiver pour déclencher son plan d’attaque sur l’ensemble du territoire israélien, y compris sur le réacteur nucléaire de Dimona dans le Sud.

A Damas où le commandement militaire a d’énormes difficultés à contenir les 65000 rebelles appuyés par au moins 9000 mercenaires étrangers ciblant en priorité les infrastructures stratégiques et les sites de la défense antiaérienne, une réunion d’urgence des hauts commandants de l’armée et du renseignement évaluera les moyens de riposte contre Israël et la Turquie. Une source de haut niveau  a affirmé que « le temps de l’impunité sioniste est révolu que le prix de cette agression sera tôt ou tard payé »  avant d’être explicite  que « le temps pour les déclarations politiques et les médiations diplomatiques est révolu » et que « la Syrie s’apprête à donner une leçon cinglante aux sionistes » en soulignant que l’agression sur la souveraineté syrienne ne sera pas impunie. Des avions Mig 31 des forces aériennes syriennes ont survolé les confins frontaliers syro-libanais non loin du Plateau du Golan et de la zone contestée des fermes de Chaba.

Reste à savoir sous quelle forme sera la riposte puisque une action directe de l’armée syrienne contre des cibles militaires israélienne déclenchera à coup sûr une guerre mondiale généralisée pouvant aboutir à un usage de l’arme nucléaire. C’est pourquoi l’Iran a pressé ses alliés syriens de ne pas riposter à l’heure actuelle et de lui laisser « du temps » pour s’y préparer. Notamment en travaillant sur un système de navigation par satellite qui lui est propre. La Syrie dispose de plan secret en cas de décapitation du régime prévoyant une offensive balistique sur les villes et les centres vitaux israéliens.

Dans cette équations à trois variables qui se joue au Moyen-Orient, le risque d’un affrontement militaire généralisé est devenu non pas une éventualité mais une certitude. Israël s’impatiente de plus en plus et veut s’attaquer à l’Iran, quitte à passer au dessus d’une Syrie dévastée par presque deux années de guerre. Moscou et Pékin s’y opposent fermement. Reste à savoir si les Etats-Unis sauront éviter la conflagration et recadrer ce conflit dans un contexte strictement régional.

Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali

Cocorico! La France aura bien eu sa « tempête de désert ». Hollande a pris la « courageuse » décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000 D et des Rafale contre les colonnes de djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.

Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néocoloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.

Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.

De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.

La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.

Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culotés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.

Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger en 1991.

Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.

D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narcoterroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…

Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narcoterroristes était avérée ?

Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie !

Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néocoloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.

Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.

Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu ?

C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.

Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.

Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.

Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.

Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale !

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers !

Michel Collon

www.michelcollon.info

France Displays Unhinged Hypocrisy as Bombs Fall on Mali

NATO funding, arming, & simultaneously fighting Al Qaeda from Mali to Syria.

A deluge of articles have been quickly put into circulation defending France’s military intervention in the African nation of Mali. TIME’s article, « The Crisis in Mali: Will French Intervention Stop the Islamist Advance? » decides that old tricks are the best tricks, and elects the tiresome « War on Terror » narrative.
TIME claims the intervention seeks to stop « Islamist » terrorists from overrunning both Africa and all of Europe. Specifically, the article states:
« …there is a (probably well-founded) fear in France that a radical Islamist Mali threatens France most of all, since most of the Islamists are French speakers and many have relatives in France. (Intelligence sources in Paris have told TIME that they’ve identified aspiring jihadis leaving France for northern Mali to train and fight.) Al-Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM), one of the three groups that make up the Malian Islamist alliance and which provides much of the leadership, has also designated France — the representative of Western power in the region — as a prime target for attack. »
What TIME elects not to tell readers is that Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) is closely allied to the Libyan Islamic Fighting Group (LIFG whom France intervened on behalf of during NATO’s 2011 proxy-invasion of Libya – providing weapons, training, special forces and even aircraft to support them in the overthrow of Libya’s government.

As far back as August of 2011, Bruce Riedel out of the corporate-financier funded think-tank, the Brookings Institution, wrote « Algeria will be next to fall, » where he gleefully predicted success in Libya would embolden radical elements in Algeria, in particular AQIM. Between extremist violence and the prospect of French airstrikes, Riedel hoped to see the fall of the Algerian government. Ironically Riedel noted:
Algeria has expressed particular concern that the unrest in Libya could lead to the development of a major safe haven and sanctuary for al-Qaeda and other extremist jihadis.

And thanks to NATO, that is exactly what Libya has become – a Western sponsored sanctuary for Al-Qaeda.

AQIM’s headway in northern Mali and now French involvement will see the conflict inevitably spill over into Algeria. It should be noted that Riedel is a co-author of « Which Path to Persia? » which openly conspires to arm yet another US State Department-listed terrorist organization (list as #28), the Mujahedin-e Khalq (MEK) to wreak havoc across Iran and help collapse the government there – illustrating a pattern of using clearly terroristic organizations, even those listed as so by the US State Department, to carry out US foreign policy.Geopolitical analyst Pepe Escobar noted a more direct connection between LIFG and AQIM in an Asia Times piece titled, « How al-Qaeda got to rule in Tripoli: »
« Crucially, still in 2007, then al-Qaeda’s number two, Zawahiri, officially announced the merger between the LIFG and al-Qaeda in the Islamic Mahgreb (AQIM). So, for all practical purposes, since then, LIFG/AQIM have been one and the same – and Belhaj was/is its emir.  »
« Belhaj, » referring to Hakim Abdul Belhaj, leader of LIFG in Libya, led with NATO support, arms, funding, and diplomatic recognition, the overthrowing of Muammar Qaddafi and has now plunged the nation into unending racist and tribal, genocidal infighting. This intervention has also seen the rebellion’s epicenter of Benghazi peeling off from Tripoli as a semi-autonomous « Terror-Emirate. » Belhaj’s latest campaign has shifted to Syria where he was admittedly on the Turkish-Syrian border pledging weapons, money, and fighters to the so-called « Free Syrian Army, » again, under the auspices of NATO support.

LIFG, which with French arms, cash, and diplomatic support, is now invading northern Syria on behalf of NATO’s attempted regime change there, officially merged with Al Qaeda in 2007 according to the US Army’s West Point Combating Terrorism Center (CTC). According to the CTC, AQIM and LIFG share not only ideological goals, but strategic and even tactical objectives. The weapons LIFG received most certainly made their way into the hands of AQIM on their way through the porous borders of the Sahara Desert and into northern Mali.

In fact, ABC News reported in their article, « Al Qaeda Terror Group: We ‘Benefit From’ Libyan Weapons, » that:
A leading member of an al Qaeda-affiliated terror group indicated the organization may have acquired some of the thousands of powerful weapons that went missing in the chaos of the Libyan uprising, stoking long-held fears of Western officials. « We have been one of the main beneficiaries of the revolutions in the Arab world, » Mokhtar Belmokhtar, a leader of the north Africa-based al Qaeda in the Islamic Maghreb [AQIM], told the Mauritanian news agency ANI Wednesday. « As for our benefiting from the [Libyan] weapons, this is a natural thing in these kinds of circumstances. »
It is no coincidence that as the Libyan conflict was drawing to a conclusion, conflict erupted in northern Mali. It is part of a premeditated geopolitical reordering that began with toppling Libya, and since then, using it as a springboard for invading other targeted nations, including Mali, Algeria, and Syria with heavily armed, NATO-funded and aided terrorists.

French involvement may drive AQIM and its affiliates out of northern Mali, but they are almost sure to end up in Algeria, most likely by design. Algeria was able to balk subversion during the early phases of the US-engineered « Arab Spring » in 2011, but it surely has not escaped the attention of the West who is in the midst of transforming a region stretching from Africa to Beijing and Moscow’s doorsteps – and in a fit of geopolitical schizophrenia – using terrorists both as a casus belli to invade and as an inexhaustible mercenary force to do it.

 

Conflit au Moyen-Orient: fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas au cours de laquelle la garde républicaine syrienne à réussi à infliger un sérieux revers à la rébellion grâce à l’aide technique des services spéciaux russes a révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient.

Conçu comme une opération d’envergure-la deuxième du genre-visant à couper les communications entre Damas et l’aéroport international avant la capture de cette infrastructure, ce qui aurait été une victoire médiatique de la rébellion, la bataille de Damas s’est terminé par de très lourdes pertes pour les rebelles (nos sources évoquent plus de 5000 tués parmi les rebelles dont 75% seraient de nationalités étrangères à la Syrie) et un revers pour des unités des SAS britanniques infiltrés à partir de la Jordanie via la ville syrienne (sud) de Deraa. Des mercenaires de la firme américaine de sécurité X (connue antérieurement sous le sigle de ‘Blackwater’) ont également été éliminés sur la route de l’aéroport international de Damas.

Des pilotes habitués aux appareils de fabrication russe dont les nationalités n’ont pas été précisées étaient également parmi les rebelles en vue de prendre le contrôle des appareils de l’armée de l’air syrienne en cas de prise de l’aéroport.

Des combattants radicaux de ‘Jobhat Ennosra’ participant aux combats contre les forces du régime syrien ont retourné leurs armes sur des membres des forces spéciales britanniques et des ‘contractors’ de X. Une semaine plus tard, le Département d’Etat US classait ce groupe islamique radical qui bénéficiait jusque là de fonds et d’armes de la part des pays du Golfe et de la France, dans la liste des organisations terroristes ennemies du Gouvernement des Etats-Unis.

Les services spéciaux russes ont fourni une précieuse aide techniques aux services du renseignement aérien de l’armée syrienne en coupant toutes les communications (téléphonie mobile, Internet, brouillage Radio)  de la Syrie pendant cette bataille. Ils ont également permis à l’armée syrienne de brouiller toutes les communications ennemies à l’intérieur du pays.

Les déclarations diplomatiques de responsables américains et russes devenaient de plus en plus codés et variaient en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Les deux pays n’ont pas manqué d’envoyer des bâtiments de guerre en face du littoral syrien (Lattaquié et Tartus)  dont le porte-avions nucléaire USS Eisenhower pour la marine US.

C’est la première fois que américains et russes mesurent leurs capacités de guerre électronique et cybernétique dans une bataille en Syrie.

PsyOps en Afrique : le Pentagone et le Département d’Etat aux commandes de sites web

Comme au temps de la guerre froide, les Etats-Unis financent des médias et des journalistes un peu partout dans le monde. L’ennemi n’est plus le communisme, mais l’Islam sous couvert de guerre contre le terrorisme d’al-Qaïda. A la différence de Radio Free Europe, créé en 1949 et qui émet toujours, de Radio Tamadoun en Afghanistan et des chaînes de télévision comme Al-Hurra en Irak ou TV Marti contre Cuba, l’ouverture sur Internet de sites d’information « africains » permet maintenant à la communauté du renseignement américaine – 17 services secrets – de savoir nommément qui les visite. La CIA – ou une autre agence – peut ensuite s’introduire dans la mémoire des ordinateurs, dresser facilement un profil de leur propriétaire, prendre connaissance des données qui s’y trouvent : correspondances, centres d’intérêt, carnet d’adresses, photos… etc… Aucun mot de passe ne résiste aux décodeurs de dernière génération. On n’arrête pas le progrès !

DCS
Le Defence Clandestine Service s’efforce de créer de nouveaux sites d’information en Afrique et ailleurs dans le cadre de la cyberguerre et de la manipulation psychologique.

Les services américains vont ainsi se constituer des réseaux de soutien potentiels, dresser des listes d’opposants à leur politique, recruter plus facilement des espions. On imagine l’intérêt qu’auront ces informations lors d’une opération de déstabilisation, d’un coup d’Etat ou d’une invasion. Un article paru récemment dans le Washington Post (1/12/12) révèle que la DIA (Defense Intelligence Agency) forme 1 600 agents liés au Commandement américain des opérations spéciales (U.S. Joint Special Operations Command), qui rivaliseront dans le monde avec ceux de la CIA. Une de leurs priorités sera la surveillance et l’infiltration des groupes islamistes en Afrique. Dans cette perspective, le Pentagone étudie la création d’un nouveau service de renseignement, le Defense Clandestine Service (DCS).

Un nouveau site, sabahionline.com, centré sur la situation en Somalie, et destiné à contrer les messages du mouvement islamiste, Al Shabab, a été lancé en février dernier par le Pentagone et le Département d’Etat. Neuf rédacteurs du Kenya, Tanzanie, Djibouti, Somalie, y contribuent. Il fait partie, avec un autre site, magharebia.com, (Libye, Algérie, Maroc, Mauritanie) de l’effort de propagande de l’Africom basé à Stuttgart, pour rivaliser avec les extrémistes des deux régions les plus dangereuses en Afrique, la Somalie et l’Afrique du nord.

Grâce aux publicités émises sur d’autres sites web, sabahionline.com attire de nombreux visiteurs uniques. Les militaires US les estiment à 4000. De plus, 10 000 articles sont lus par jour, sans qu’on sache qui est derrière l’opération. Le secrétaire général de l’Union nationale des Journalistes somaliens qualifie de professionnels les articles qui sont chargés, mais craint que cela ne mette en péril la vie de ceux qui y contribuent.

Africom finance ces deux sites à hauteur de 3 millions de dollars pour les reportages, la traduction, la publication, etc. et pense que les dividendes sont à la clé.

Cependant, pour Seth Jones, directeur associé de International Security and Defense Policy Center à la Rand Corporation, à Washington, la question est de savoir si « les Etats-Unis sont capables de jauger si les locaux les considèrent comme des sources d’informations légitimes et les lisent. Si non, on peut se demander ce que les Etats-Unis reçoivent pour leur fric ? »

Gilles Munier

Syrie : l’Otan vise le gazoduc

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver uncasus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser.

Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » —introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye— qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.

Éloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques SAS et SBS —rapporte le Daily Star— opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de « terroristes ») provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen —rapporte l’envoyé duGuardian à Alep— les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues.

Munis de faux passeports (spécialité de la CIA), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la CIA a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps, sur le Mont Cassioum, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik.

À Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’État US, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires. La guerre de l’Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’État, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées.

Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.

C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».

Pour combien d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?

Manlio Dinucci

Source: Voltairenet

Syrian Army kills 106 insurgents in Homs

Units of the Syrian Armed forces  has besieged this morning the armed insurgents  in Wady al-Sayh of Homs, killing 106, including many Libyan, Egyptian, Tunisian and Saudi mercenaries.

7 Libyan snipers have been killed by the soldiers of Syrian Army in al-Qarabees neighborhood. The Syrian security forces have as well found 6 bodies near al-Mukharam. The bodies were distorted, tortured and slaughtered.

In All-Qusair, The Syrian security forces have destroyed a ‘technical’ vehicle mounted with a 12.7 mm Russian made machine-gun and killed all the gunmen carried inside. Moreover, four gunmen, riding on motorcycles, have been killed in an ambush set up by the Syrian security forces in al-Qusair.

Moreover, the armed militants and Al-Qaeda terrorists  have destroyed the Monastery of Mar Elias, located in al-Rabbleh. One of the most beautiful monasteries of Syria.

 

 

Urgent: Damas menace de livrer des missiles SAM aux kurdes si Ankara livre des Stinger aux rebelles syriens

Nous apprenons que le gouvernement a menacé via un tiers de livrer des missiles SAM aux kurdes en Turquie si Ankara livre des missiles Stinger aux rebelles syriens.

Damas ne cache plus sa colère après la chute de un de ses appareils de combat près de Deir Ezzor (Est du pays) et la capture d’un de ses pilotes par des rebelles armés de fusils d’assaut étrangers et coûteux. Le ministre syrien de la défense s’est dit prêt à livrer des missiles Sol-Air -et pas que des systèmes portables- aux rebelles kurdes qui combattant Ankara depuis 1984 si la Turquie d’Erdögan continue de livrer des missiles Stinger aux rebelles syriens en lutte contre le gouvernement de Damas depuis 18 mois.

Il apparaît que la visite qu’a effectué la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton à Ankara n’avait d’autre but que la livraison de ce type de missile aux rebelles syriens.

Dans tous les cas de figure, il semble que la crise syrienne dont les implications géopolitiques et géostratégiques sont immenses déborde déjà sur l’ensemble des pays de la région. La Turquie, membre de l’OTAN et l’un des principaux pays engagés dans les hostilités, risque très gros puisque la crise actuelle a provoqué la mise en avant de la question kurde, pendante depuis le traité de Lausanne de 1924 et dont les implications risquent de reconfigurer tout le Moyen-Orient.