Syrie: un sous-marin Chinois d’attaque à propulsion nucléaire à Tartous

D’une manière encore plus discrète que l’acheminement d’avions de combat russes en Syrie, la Chine continue de renforcer sa présence militaire près des côtes syriennes: quatre bâtiments de surface de la marine chinoise mouillent déjà près du port militaire de Tartous. Deux autres bâtiments de guerre de l’Empire du Milieu croisent au large de Lattaquié.

Cependant la nouvelle la plus surprenante concerne la présence confirmée d’au moins un submersible nucléaire chinois de la classe Jin (Type 094) dans les lieux. Le Type 094 n’est pas très silencieux en comparaison avec les submersibles en possession des autres puissances nucléaires et certains analystes de la région se demandent comment se fait-il que ce submersible armé de douze missiles balistiques (SLMB) JL-2 d’une portée variant entre 7300 et 8000 kilomètres n’ait pas été détecté bien avant par la pléthore de satellites, stations d’écoutes, drones et avions de reconnaissance militaires surveillant la Méditerranée orientale et le Levant.

La Chine ne compte pas s’arrêter là et des informations non encore confirmées indiquent que Pékin envisage d’envoyer son second porte-avions, le Mao Tsé-Tung (théoriquement en cours de construction avec un autre porte-avions), au large de la Syrie pour son voyage inaugural.

Enfin des sources proches du ministère russe de la Défense à Moscou évoquent une éventuelle participation d’avions de combat Chinois à la campagne de raids aériens menés par Moscou contre les différentes organisations terroristes en Syrie.

Syrie: Duel Aérien entre des Sukhoi SU-30 SM russes et des F-15 israéliens

EXCLUSIF-Strategika 51: Six chasseurs multirôles russes de type Sukhoi SU-30 SM ont mis en fuite des chasseurs israéliens de type McDonnell Douglas F-15 au large des côtes syriennes.

Les appareils israéliens survolent depuis des mois l’espace aérien syrien et plus particulièrement la base aéronavale de Lattaquié, tête de pont des forces russes en Syrie. Les appareils israéliens suivent en général un plan de vol assez complexe et approchent Lattaquié à partir de la mer

Dans la nuit du 1er au 02 octobre 2015, six Sukhoi SU-30 SM russes ont décollé de la base aérienne syrienne de Hmimim en direction de Chypre avant d’intercepter en position d’attaque quatre  chasseurs israéliens F-15.

Surpris par une situation aussi inattendue et probablement non préparé à un combat aérien avec l’un des meilleurs chasseurs polyvalents russes, les pilotes israéliens ont vite rebroussé chemin vers le Sud en survolant à très grande vitesse le Liban.

L’armée libanaise a annoncé officiellement à 2313 Z (heure locale) que quatre « appareils ennemis » (israéliens) avaient franchi l’espace aérien du Liban.

Cet « incident » entre des avions de combat russes et israéliens a frappé de stupeur le commandement des forces aériennes israéliennes, lequel a estimé qu’un éventuel combat aérien entre les F-15 israéliens et les Su-30 russes aurait débouché sur la destruction des quatre appareils israéliens. Israël a vivement protesté auprès de Moscou de cet incident mais les russes ont exigé des explications sur la présence d’avions de combat israéliens en plein espace aérien syrien. Cet incident indique que la protection de l’espace aérien syrien est désormais sous la protection de l’arme aérienne russe. Ce qui cause des grincements de dents à Washington.

L’incident a été passé sous silence par les grandes agences de presse mais les relais politiques et médiatiques d’Israël aux Etats-Unis,  en Europe et dans le monde arabe vont redoubler d’efforts pour diaboliser le soutien russe au gouvernement syrien.

Sukhoi Su-30 SM russe. Ce chasseur multirôle basé sur la famille du Su-30 MK est admiré par l'ensemble des analystes militaires US.
Sukhoi Su-30 SM russe. Ce chasseur multirôle basé sur la famille du Su-30 MK est admiré par l’ensemble des analystes militaires US.

Des véhicules blindés BTR-82 A sur le front de Lattaquié en Syrie

Des véhicules blindés de transport de troupes de type BTR-82 A et des avions de combat Mikoyan Mig-31 (Code Otan: FOXHOUND) ont été aperçus dans des bases militaires de l’armée syrienne dans la province de Lattaquié, plus précisément au sein de la ceinture défensive entourant le port naval de Tartous où opèrent des troupes d’infanterie de marine de la Fédération de Russie.

A priori, il ne s’agit pas encore d’une preuve d’un éventuel engagement militaire direct de Moscou en Syrie puisque les nouveaux véhicules blindés amphibies à huit roues sont en train d’être étrangement utilisés par les « milices » des Forces de la Défense Nationale syrienne (NDF) accompagnant les unités de la Garde Républicaine et non pas les unités de l’infanterie mécanisée. Il est à rappeler que l’utilisation de tels véhicules n’est pas à la portée du premier soldat venu et tout porte à croire que les unités paramilitaires se battant aux côtés de l’armée syrienne peuvent cacher des volontaires très « professionnels ».

Un BTR-82 A utilisant son canon
Un BTR-82 A utilisé par les unités de la Défense Nationale Syrienne en pleine opération en Syrie.

Sur le front des opérations, l’armée de terre syrienne a commencé à déployer des chars de bataille de type T-80 modifiés à l’Est de Damas tandis que les hélicoptères d’attaque Mil Mi-24 (Code Otan: Hind) timidement déployés ces derniers mois vu la densité extraordinaire de l’artillerie anti-aérienne rebelle, ont tous été profondément modifiés, notamment pour les opérations de nuit.

Le dispositif défensif syrien se révèle impressionnant dans la province côtière de Lattaquié où des drones de fabrication russe survolent les bases navales de Jablah et de Tartous en permanence. La présence de centres d’écoutes et d’imagerie satellitaire (SIGINT) de l’armée russe n’est un secret pour personne et l’on sait que toute offensive rebelle sur l’une des deux bases navales verra une intervention limitée des forces russes.

En octobre 2014, des rebelles bénéficiant d’un appui aérien tactique israélien ont pu prendre d’assaut une base d’écoutes mais celle-ci, dénommée Centre S, a été détruite par les bombes de l’aviation syrienne agissant sur des informations fournies en temps réel par des unités de surface de la marine russe.

Si les syriens bénéficient de l’appui russe et iranien (chinois aussi via la Corée du Nord), les rebelles ne sont nullement en reste. Un nombre record de missiles antichar BGM 71 TOW de fabrication US a été reçu par Al-Qaïda en Syrie (le fameux front d’Ennosra), l’Armée de la Conquête ou également Daech. Et vu les rapports en provenance du terrain, les rebelles savent très bien se servir de cette arme.

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Un « rebelle » syrien du groupe HAZM crée de toutes pièces par les services de renseignements US et qualifié par les médias atlantistes de « modéré » en train d’utiliser un missile antichar BGM71 TOW.

Les négociations secrètes entre Washington, Ryad et Moscou en vue d’arriver à une solution au conflit syrien ne sont pas aussi concluantes que ne le laisse penser les gorges profondes. Les propositions sur l’exclusion d’Al-Assad du champ politique se suivent et se ressemblent. Moscou ne semble pas pressé et s’est montré bien plus flexible que ses interlocuteurs. Surprise de taille, les saoudiens semblent vouloir indirectement punir leur puissant allié US par tous les moyens possibles et l’on a assisté un peu médusé à un rapprochement inédit entre Ryad et Moscou avec en arrière-plan un échange concernant la Syrie et le Yémen lié à un Accord avec Téhéran.

Indubitablement, le conflit en Syrie déterminera pour longtemps l’avenir de la géostratégie mondiale…

Affiche publicitaire de Hughes, fabricant US du missile TOW datant des années 90. On devrait y ajouter le drapeau de Daech...
Affiche publicitaire de Hughes, fabricant US du missile TOW datant des années 90. On devrait y ajouter le drapeau de Daech…

Exclusif: Voici ce qui s’est réellement passé dans l’espace aérien syrien depuis un mois

D’après des informations très fiables, la Syrie avait accepté via une tierce partie un arrangement secret permettant l’usage par les avions de combat de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis  de trois corridors aériens dédiés pour bombarder les position de « Daech », acronyme arabe de l’organisation terroriste dénommé « Etat Islamique » sur son territoire.

Cependant, en janvier 2015, en violation flagrante des arrangements secrets entre les pays de la coalition et la Syrie, des avions de combat israéliens ont utilisé l’un des corridors désignés et pénétré l’espace aérien syrien. Les avions israéliens avaient procédé au tir de cinq missiles Air-Sol « Popeye » (produits par Rafael Advanced Industries, Lockheed et Turkish Aerospace Industries,  connus également sous la désignation AGM-142 Have Nap aux Etats-Unis) contre des cibles précises dans des zones épargnées par la guerre en Syrie. La défense anti-aérienne syrienne  a réussi à détruire trois des cinq missiles en plein vol. Les deux autres ont atteint leurs cibles.

Après cet incident, des officiels syriens très furieux ont alors demandé à un grand pays tiers d’aviser les pays de la coalition sur l’existence de certaines zones en Syrie où les avions de la coalition seraient systématiquement abattus. Ces zones incluent la Capitale Damas, l’ensemble du littoral méditerranéen et les zones sous contrôle des forces armées syriennes.

Aussitôt, tous les avions de la coalition participant dans la campagne de bombardements aériens visant les positions de Daech dans l’Est et le Nord de la Syrie commencèrent  à être systématiquement  « marqués » ou « illuminés » de manière agressive par les radars de l’armée syrienne ainsi que par ceux, de nouvelle génération, équipant la base de guerre électronique russe sise à Tartous. L’usage de chasseurs F-22 Raptor au dessus de la Syrie cessa après un incident de ce type. Londres, Paris et Ankara relancent alors leurs campagnes et déclarations hostiles à la Syrie.

Le 14 février 2015, dans une manoeuvre inédite et très audacieuse, des chasseurs-bombardiers syriens escortés de chasseurs Mikoyan-Gurevitch MIG-29 pénètrent à très basse altitude l’espace aérien du  Liban avant de bifurquer vers le Sud en direction de la frontière israéliennes pour enfin rebifurquer vers l’est et pénétrer en Syrie au dessus du plateau du Golan et prendre de revers les positions rebelles du front d’Ennosra.

Le 17 mars 2015, un aéronef non-identifié pénètre depuis la Jordanie l’espace aérien syrien. Il est promptement identifié comme étant un drone de type MQ1 B Predator et traqué comme le sont l’ensemble des avions de la coalition. Mais le drone a dévié de son corridor désigné pour se diriger sur Lattaquié en survolant une zone strictement interdite aux aéronefs de la coalition internationale. Après sommation, le drone a commencé à effectuer des cercles au dessus des environs de Lattaquié. Le commandement de la défense aérienne du territoire ordonna alors à une batterie de missiles Sol-Air de type S-125 NEVA/PECHORA 2M d’abattre le drone. Un seul missile fut tiré. Les débris du Predator tombèrent sur un immeuble civil et furent très rapidement récupérés par une unité spéciale de l’armée syrienne.

La question que posent de nombreux analystes est celle relative au comportement assez singulier du drone. Pourquoi ce dernier a t-il persisté à survoler en cercle une zone où les défenses antiaériennes l’ont illuminé? Quel était le but de cette manoeuvre? Quel était l’objectif (humain) de cette mission à Lattaquié? Etait-ce une tentative de pousser les syriens à ouvrir le feu les premiers? Dans quel but? La réponse à la dernière question semble s’inscrire dans le cadre d’un casus belli justifiant l’amorce d’une nouvelle stratégie en préparation. Une thèse confortée par la trés prévisible reconduction du premier ministre israélien ultra-extrémiste Benyamin Netanyahu après un simulacre d’élection alors qu’Israël se considère en guerre totale avec à leur tête un « dictateur » (dans son acception du temps de la République Romaine) non déclaré.

Les Etats-Unis ont reconnus avoir perdu le contact avec un de leurs drones au dessus de la Syrie. Damas n’a pas commenté sur cette annonce mais un média officiel a rendu public l’information selon laquelle un drone US a été abattu par la défense antiaérienne syrienne.

Capture d'image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié.
Capture d’image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu le 17 mars 2015 par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié, en Syrie.