Deux épines dans le pied d’Obama

Quoi qu’il advienne, Washington gagnera en Syrie. Car il n’y a pas une, mais deux politiques états-unienne vis-à-vis de ce pays. Soit ce sera la paix et l’on félicitera le président Obama pour avoir su négocier avec l’Iran ; soit ce sera la destruction de la République arabe syrienne et son occupation par l’Otan, et l’on félicitera quelques généraux états-uniens et l’Onu pour avoir mis fin au bain de sang. Thierry Meyssan révèle ici les dessous de cette double politique, notamment le complot ourdi au sein des Nations unies par le secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques.

L’application de l’accord survenu entre Washington et Téhéran, le 14 juillet dernier, dépend principalement de la capacité du président Obama à le faire accepter par ses concitoyens en général et par le Congrès et sa propre administration en particulier. Or, il rencontre deux obstacles majeurs.

Le groupe de Petraeus

D’une part un courant politique reste favorable au projet Juppé-Wright de création d’un Sunnistan et d’un Kurdistan à cheval sur la Syrie et l’Irak. Il est organisé autour du général David Petraeus, directeur de la CIA jusqu’à la réélection d’Obama en octobre 2012 et actuel analyste en chef pour le fonds d’investissement Kohlberg Kravis Roberts. Il comprend son ancien adjoint, le général John Allen, actuel envoyé présidentiel spécial pour la lutte contre Daesh, et l’ancienne secrétaire d’État et actuelle candidate à la candidature démocrate, Hillary Clinton. Il dispose aussi de soutiens au Parti républicain comme l’actuel président de la Commission sénatoriale des Forces armées, John McCain, et le promoteur immobilier et principal candidat à l’investiture, Donald Trump.

Fin juillet, le général Allen était convié à l’Aspen Security Forum. Il y rencontrait des journalistes du New York Times auxquels il confiait à l’oreille s’être mis d’accord avec la Turquie pour créer une zone de sûreté dans le Nord de la Syrie. Stupéfaits par une décision qui viole la Charte des Nations unies, Eric Schmitt décidait d’y consacrer la « une » de son quotidien [1]. Cependant, à l’issue de quelques jours de déclarations publiques contradictoires, Washington et Ankara démentaient [2]. Dans la foulée, la Maison-Blanche clarifiait sa position : la priorité c’est la lutte contre Daesh, aussi bien avec les « rebelles syriens modérés » qu’avec le YPG (Kurdes marxistes-léninistes). Par conséquent, la Turquie, bien qu’autorisée à frapper chez elle la branche turque de l’organisation, était priée de ne pas les attaquer [3].

Le 29 juillet, « l’armée » des soixante « rebelles syriens modérés » formés par la CIA entraient en territoire syrien pour marquer au sol les cibles de Daesh que la Coalition souhaitait bombarder. Mais al-Qaïda en était informé et les attaquait, faisant vingt prisonniers, dont leur chef, le colonel Nadim Hassan. Seules les armées états-unienne ou turque pouvaient les avoir trahis.

Si dans un premier temps, les soupçons de trahison se sont dirigés vers la Turquie, ils se sont transférés sur les États-Unis après les véhémentes dénégations du Premier ministre intérimaire, Ahmet Davutoğlu [4]. Et qui donc alors dans l’armée US, sinon le groupe du général Allen ?

Les manœuvres du général Allen ont d’abord provoqué un grave incident entre le Pentagone et l’Armée turque. L’officier de liaison de cette dernière au CAOC (Combined Air and Space Operations Center) n’a prévenu que dix minutes à l’avance d’un raid en Irak, menaçant à la fois des élèves-soldats kurdes et leurs instructeurs états-uniens présents sur zone [5]. La voie choisie par Recep Tayyip Erdoğan, si l’AKP reste au pouvoir, pourrait conduire à une rupture partielle des relations entre Washington et Ankara [6].

Surtout ces incidents ont conduit le Pentagone à demander au CentCom de vérifier les allégations généralisées au Proche-Orient selon lesquelles la Coalition ne bombarde pas Daesh, mais au contraire le soutient. C’est le moment que la Defense Intelligence Agency choisit pour dénoncer le trucage des rapports du CentCom [7]. Il apparaît que celui-ci est commandé par un autre ancien collaborateur du général David Petraeus, le général Lloyd James Austin III.

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Le groupe de Feltman

L’autre difficulté d’Obama, c’est le secrétariat général des Nations unies. S’il est difficile de savoir à quel courant appartient Ban Ki-moon, trop occupé à monnayer sa position, il n’en est pas de même de son adjoint aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman.

Avant d’être fonctionnaire international, il était diplomate états-unien. Il s’est progressivement spécialisé sur le Proche-Orient. Il fut notamment en poste en Israël, en Irak (où il administra la partie kurde) et au Liban (où il imposa ses vues au gouvernement Siniora). Il entretenait une rare relation de confiance avec la secrétaire d’État Condoleezza Rice avec laquelle il avait une vidéo-conférence hebdomadaire, puis fut nommé à ses côtés à Washington par la secrétaire d’État Hillary Clinton pour superviser toute la politique proche-orientale. Il avait alors été présenté comme le principal interlocuteur états-unien pour la Syrie [8].

C’est Jeffrey Feltman qui organisa, en 2005, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, puis la Commission d’enquête de Detlev Mehlis et la création du Tribunal international spécial pour le Liban. Cette structure hybride avait été formée pour condamner les présidents libanais Émile Lahoud et syrien Bachar el-Assad sur la base de faux témoignages rémunérés, mais l’accusation s’effondra devant la vérité. M. Feltman poursuit aujourd’hui son œuvre contre la Syrie et l’Iran dans ses nouvelles fonctions.

Arrivé à l’Onu juste avant la Conférence de Genève 1 sur la Syrie, il s’employa à saboter l’accord entre son pays et la Russie et se joignit au groupe de Petraeus pour pousser la France à relancer la guerre. Il rédigea alors un plan de capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne. La souveraineté du Peuple syrien devait être abolie ; la Constitution devait être abrogée ; le président devait être destitué ; l’Assemblée du Peuple devait être dissoute ; 120 dirigeants syriens devaient être arrêtés, jugés et condamnés ; la Direction du Renseignement militaire, la Direction de la Sécurité politique et la Direction de la Sécurité générale devaient être décapitées ou dissoutes ; les « prisonniers politiques » devaient être libérés et les cours anti-terroristes abrogées.

Après l’échec de la mission de Lakhdar Brahimi, il enjoignit à Ban Ki-moon de désigner l’Italien Stefan De Mistura pour le représenter en Syrie. Il avait connu cet élégant diplomate en Irak et s’était lié avec lui lors de leurs missions au Liban. De Mistura avait également fréquenté Petraeus et Allen durant sa mission de représentant du secrétaire général de l’Onu en Afghanistan.

Dès lors, tout en rencontrant les différentes parties au conflit et en leur souriant, Stefan De Mistura s’attela à imposer par surprise le plan Feltman pour la Syrie. Le 29 juillet dernier, il exposa avec Ban Ki-moon les grandes lignes de son plan « de paix » au Conseil de sécurité, mais les deux compères s’abstinrent de distribuer le moindre document écrit [9]. Ils demandèrent aimablement que le Conseil pousse les protagonistes à signer un Accord intérimaire, puis s’en remette à eux pour son application. Il s’agissait en réalité de dessaisir le Conseil de ses prérogatives, de contraindre la République arabe syrienne à signer un texte vague qui aurait permis à l’Otan d’occuper le pays et autorisé MM. De Mistura, Feltman et Ban à mettre en œuvre la capitulation du pays, selon le processus élaboré en 2012 par Feltman.

Cette habile manœuvre faillit réussir puisque le Conseil de sécurité adopta, le 17 août une étrange déclaration (et non pas une résolution) de soutien à Stefan De Mistura [10]. Contrairement à tous les usages, le texte fut d’abord discuté en aparté par les cinq puissances permanentes. La Russie, inquiète de ce qui se tramait, décida de voter « oui ». Elle craignait que Washington ne prépare une action hors du Conseil de sécurité et du Droit international. Cependant, précautionneux, l’ambassadeur vénézuélien Rafael Ramírez, qui avait été tenu hors de la rédaction de la déclaration, souleva deux objections : d’abord, le Communiqué de Genève 1 [11], que tout le monde soutient, contrevient en réalité à la Charte des Nations unies ; ensuite, il ne suffit pas de dire que l’on lutte contre le terrorisme, il faut encore aider la République arabe syrienne face à al-Qaïda et Daesh et cesser d’approvisionner indirectement ces organisations en armes, en fabriquant et instrumentant de pseudos-groupes rebelles.

C’était l’ancien compagnon d’Hugo Chávez et non les Alliés qui étaient sur la même longueur d’ondes que le président Barack Obama.

Thierry Meyssan

Source directe: Voltairenet

Notes:

[1] « Turkey and U.S. Plan to Create Syria ‘Safe Zone’ Free of ISIS », Anne Barnard, Michael R. Gordon & Eric Schmitt, The New York Times, July 27, 2015.

[2] « Syrie, rhétorique et vérité », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 août 2015.

[3] « Washington interdit à Ankara de frapper les Kurdes de Syrie », Réseau Voltaire, 13 août 2015.

[4] “Turkey Denies Allegations it Tipped Off Al Qaida Abductors”, Mitchell Prothero, McClatchy, August 25, 2015.

[5] « Frictions entre le Pentagone et son allié turc », Réseau Voltaire, 15 août 2015.

[6] “America’s Dangerous Bargain With Turkey”, Eric S. Edelman, The New York Times, August 27, 2015.

[7] “Pentagon Accused of Skewing Intel on War Against ISIS”, Mark Mazzetti and Matt Apuzzo, New York Times, August 25, 2015.

[8] “Tough love for Syria from Obama”, David Kenner, Foreign Policy, March 3, 2009.

[9] « Débat du Conseil de sécurité sur la Syrie (rapport De Mistura) », Réseau Voltaire, 29 juillet 2015.

[10] « Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie (déclaration présidentielle) », Réseau Voltaire, 17 août 2015.

[11] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

« Daech » cherche un avantage comparatif en optant pour les armes chimiques

Faisant face à une opération militaire de grande ampleur chapautée par l’Iran, l’organisation terroriste Daech semble avoir usé d’armes non-conventionnelles pour stopper l’avancée des forces irakiennes et iraniennes. C’est en tout cas ce que laissent suggérer des documents vidéos iraniens et britanniques.
Les hordes de Daech en Irak disposent d’obus chimiques dont l’usage lors des combats est rapporté côté irakien. Ce fut le cas il y a une dizaine de jours lorsque des obus de mortier tirés par Daech ont causé la mort par asphyxie ou par contusion de dizaines de miliciens et de soldats irakiens près de Tikrit, la ville natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein.
Des informations de plus en plus convergentes rapportent l’intérêt croissant de Daech pour la maîtrise d’un vecteur biologique fiable et utilisable sur le champ de bataille ou sur des populations civiles.
Il est à rappeler que des groupes alliés ou précurseurs de Daech en Syrie ont usé à plusieurs reprises de roquettes artisanales bourrées avec des produits chimiques et que Daech en Syrie a tenté à plusieurs reprises d’utiliser des germes pour polluer des sources d’eau, des retenues collinaires  ou des barrages d’alimentation en eau potable.
Enfin, c’est en Libye que les groupes affiliés à Daech risquent également d’utiliser des armes chimiques. En 2012, des obus chimiques ont été utilisés par la milice de Misrata contre des milices rebelles qualifiées de pro-Gaddafistes et l’on estime qu’au moins deux grandes milices libyennes disposent d’obus d’artillerie à tête chimiques pillées dans les arsenaux de l’ex-armée libyenne.

Le système de communication de Daech en lien avec AMOS-5?

Selon des informations non encore confirmées, l’organisation terroriste connu sous l’acronyme arabe « Daech » ou « Etat Islamique » pourrait utiliser les services du satellite israélien AMOS-5 (Affordable Modular Optimized Satellite) via la firme israélienne Spacecom.

Le Satellite AMOS-5 est l’un des satellites de communication les plus performants au monde. Ses services incluent le DTH (Direct 2 Home), le VSAT à des fins civiles et militaires, l’Internet à haut débit, la Téléphonie, le transfert de données et le Backhaul cellulaire. Il couvre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe.

Indubitablement, Daech utilise des sociétés-écran bien établies pour souscrire à de tels services. Le système d’échange de données entre les différents groupes de Daech demeure protégé par un cryptage de nouvelle génération. D’où l’apport d’un ou de plusieurs sous-traitants en la matière.

D’autres sources laissent penser que Daech dispose des services d’autres firmes off-shore et certains évoquent l’usage d’un satellite Turc. Information à prendre avec caution.

C’est une source au sein du gouvernement irakien qui a révélé il y a près d’un mois l’usage par Daech de système VSAT et d’un système d’échange de données utilisant les services de firmes spécialisées. Mais le niveau de cryptage utilisé par Daech laisse aisément supposer une assistance dépassant un cadre strictement commercial.

Maghreb: la menace de Daesh se précise

Selon des informations publiques et émanant de la fort douteuse sphère électronique du terrorisme islamiste, des groupes terroristes maghrébins en rupture de ban avec l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) se seraient fédérés en Libye pour former une nouvelle organisation baptisée Djund Al-Khilafa ou les Soldats du Califat. Cette nouvelle organisation terroriste a rejeté toute forme d’allégance à Al-Qaïda Inc. et à son chef, l’égyptien Ayman Zawahri, qu’elle ne reconnaît plus mais a prếté allégeance à l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (Daech) et à son chef présumé, Abou Bakr Al-Baghdadi, autoproclamé Calife.

Parmi les groupes ayant rejoint cette nouvelle entité terroriste dont on ne connait pas les effectifs réels ou la force de frappe, figure le groupe terroriste du chef de guerre algérien Mokhtar Belmokhtar alias le borgne. Ce dernier aurait été blessé par balle il y a peu de temps lors d’une altercation avec l’un des chefs du Groupe terroriste combattant libyen dans la ville de Derna en Cyrénaïque où il assistait à une réunion visant à trancher la question de l’allégeance à Daech. Cela démontre le degré de divergeance que cette question a suscité au sein de la nébuleuse terroriste.

Cette nouvelle organisation terroriste est-elle le précurseur d’une filiale de Daech au Maghreb? Tout porte à le croire pour l’instant. Depuis des mois, des centaines de combattants de retour de Syrie ou d’Irak ont élu domicile en Libye où l’Etat central n’existe plus et l’anarchie est quasiment totale.

La déterioration de la situation en Libye a contraint des milliers de travailleurs expatriés du Bangladesh, d’Egypte et des Philippines à déferler sur les frontières de l’Algérie et de la Tunisie, faisant craindre à ces deux pays une éventuelle inflitration terroriste.

D’après la littérature de l’Etat Islamique en Irak et au Levant, la filiale de Daech au Maghreb compte s’implanter en Cyrénaïque où elle pourrait mener des raids en Egypte occidentale mais également au Sud-est de l’Algérie où elle sera à portée des gisements d’hydrocarbures algériens. La Tunisie demeure le maillon le plus faible. Des milliers de combattants tunisiens revenus de Syrie via la Turquie ou la Jordanie, seraient prêts à rejoindre cette organisation terroriste.

Les pays d’Afrique du Nord prennent la menace très au sérieux et certains d’entre-eux comme l’Algérie se demandent si cette soudaine prolifération terroriste dans la région ne vise pas à les entraîner dans des conflits crées par les erreurs politiques d’autres puissances et dans lesquels ils n’ont rien à gagner.

Daesh est le nouvel épouvantail de l’empire. C’est un outil à des fins d’hégémonie. Pas étonnant dès lors de voir l’activité terroriste croître de manière exponentielle depuis la création de ce concept en 2001. C’est une industrie comme les autres et ça rapporte.

Exécution de James Foley: ce que l’on vous dira jamais…

Suivant un code de communication consacré par des groupes radicaux d’obédiences incertaines depuis quelques années dans Irak post-Saddam Hussein, notamment par ceux prétendant se battre exclusivement contre les Etats-Unis d’Amérique, l’organisation terroriste de l’Etat Islamique en Irak et au Levant a procédé à la décapitation de l’américain James Foley et mis en ligne la vidéo de cet horrible forfait sur Youtube.

L’américain y apparait en combinaison orange, le crâne rasé. Les mains ligotés derrière le dos. Tenu par un bourreau cagoulé et tout de noir vêtu, parlant un anglais britannique avec un accent multiculturel. La mise en scène est serrée et étudiée. La combinaison couleur orange n’est pas sans rappeler celle des détenus dans les géôles américaines et l’image de Guantanamo n’est pas loin.

Comme d’accoutumée, les médias mainstream et les officiels des Etats-Unis tentent de jouer sur l’émotionnel, non sans une petite tentative d’ersatz d’un Pearl Harbor maintes fois ressassé, passant par des déclarations selon laquelle cet acte inhumain est “une attaque contre les Etats-Unis d’Amérique” et aboutissant aux déclarations du chef d’état-major des armées US sur la nécessité de frapper l’EIIL en …Syrie! Mince! A Damas, on a failli ne pas le voir venir ce lob à angle convexe!

On a oublié un peu vite que lors de la disparition et non le kidnapping de Foley en Syrie, les médias mainstream d’Occident et du monde arabe pro-US avaient accusé sans preuve et à l’unisson le gouvernement syrien de l’avoir kidnappé. Tout est bon pour acculer Al-Assad. Mais passons…

Au delà de l’acte en lui-même fort répréhensible, arrêtons nous un instant et posons nous la question: qui est réellement James Foley?

James Foley s’est fait connaître pour la première fois lors de la guerre de Libye. Bénéficiant d’une “aide logistique”, il est rentré illégalement en Libye en mars 2011 en provenance d’Egypte et a rallié avec deux autres “journalistes” les pseudo-révolutionnaires libyens à Bengazi. Mais très vite il est capturé par des éléments de l’armée libyenne et transféré le 18 mars 2011 à l’hôtel Rixos à Tripoli. Expulsé vers la Tunisie alors que la législation libyenne de l’époque prévoyait la peine de mort pour les espions étrangers ayant pénétré clandestinement à l’intérieur du pays, Foley réussit à y revenir et il est signalé près de Sirte en septembre 2011 aux côté du sinistre mercenaire US combattant aux côté des rebelles libyens, Martin VanDyke. Il sera également aperçu avec celui qui deviendra l’ambassadeur Stevens, assassiné à Bengazi bien après la chute du régime de Gaddafi.

C’est James Foley et Martin VanDyke qui ont inventé de toutes pièces les histoires autour d’une prétendue présence de mercenaires africains pro-Gaddafi en Libye. C’est également les mêmes qui ont bidonné des histoires sur de supposés hélicoptères venant d’un pays voisin de la Libye pour porter secours au régime de la Djamahirya.

Après la chute du régime libyen et le chaos qui s’en est suivi et lequel dure d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui, Foley s’embarque pour la prochaine cible: la Syrie. Il pénètre illégalement dans ce pays à partir de la Turquie méridionale en 2012 à la tête d’un véritable “commando” de vrais faux journalistes accompagnés par des rebelles syriens et des agents du MIT turc. Il “couvre” la guerre en Syrie dans plusieurs localités aux côtés des rebelles syriens, avec un intérêt particulier pour les radicaux islamistes, participant à la mise en place d’uns stratégie de propagande de guerre à leur profit.

Scénario classique, Foley est lâché par ses encadreurs. Disparu en Syrie, il se retrouve en Irak septentrional, “hôte” de l’organisation terroriste de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant dont les hordes étrangement trop bien armées se battent avec acharnement contre les armées régulières de Syrie et d’Irak ainsi que contre toutes les autres organisations non-étatiques de la région.

Hôte ou otage, Foley accompane l’évolution foudroyante de l’EEIL et sa transformation en une force notable dans le jeu complexe en cours en Orient. Puissance renforcée par sa capture de plusieurs champs pétrolifères et des facilités que lui offrent de très douteux intermédiaires du marché noir du pétrole pour la vente de cette énergie fossile à des pays de l’Otan.

La prise de Mossoul par l’EIIL et son avancée sur Erbil, capitale du Kurdistan irakien, changent la donne pour Washington et ses alliés régionaux. L’égide se transforme en glaive. On utilise le pion kurde contre l’EIIL devenu une menace régionale majeure. C’est-à-dire un motif suffisant pour intervenir militairement aurprès d’un allié et couper les voies de communications entre l’Iran et la Syrie avant de neutraliser cette dernière.

L’exécution de Foley est venue en temps opportun et souscrit à toutes les conditions requises pour la promotion des paradigmes de la stratégie mise en place par les think tanks dits néoconservateurs US et proches d’Israël: justification d’une intervention, promotion de l’Islamophobie et de la nécessité d’une guerre sans fin contre la terreur et surtout poursuite des objectifs géostratégiques axées autour de l’énergie et de l’hégémonie. On observera en passant qu’Israël, exploitant à fond l’indignation internationale ayant suivi la décapitation de Foley, en a profité pour bombarder des immeubles d’habitations à Gaza au mileu d’une indifférence internationale généralisée.

Foley a t-il payé de sa personne un engagement auquel il croyait, un peu comme l’ambassadeur Stevens , tous deux lâchés par leurs hiérarchies et probablement piégés et sacrifiés par la CIA? Raison d’Etat. Outre le fait qu’ils devaient en savoir un peu trop sur les coulisses de ce fameux printemps arabe et l’éclosion consécutive de ce fléau constitué par l’Etat Islamique, Les individus ne comptent guère devant tant d’enjeux. Il y a longtemps qu’ils sont devenus une ressource jetable après usage. On achève bien les chevaux. Mais d’un autre côté, à trop semer le désordre, ils ont fini par en être les victimes.

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L’excuse ou la réponse.

L’excuse ou la réponse, ce sont les noms que l’on pourrait donner à al-Qaeda. Tout du moins, que l’Occident pourrait donner à cette organisation obscure.

La réponse…La réponse aux problèmes géostratégiques au Moyen/Proche-Orient. Un soucis avec un président syrien – mais surtout avec son armée et son peuple? Pas de problèmes, il suffit juste de désigner la cible, sans laser ni satellites, juste à l’aide d’une carte; de fournir les moyens matériels et l’argent, le reste se fera tout seul. Massacres garantis à tous les niveaux. Ni remords, ni regrets juste de la haine et des pétrodollars. Pas de pitié non-plus, encore moins de quartier, seulement une ligne de conduite décidée dans des palais du Golfe, avec l’aval de dirigeants religieux prompts à renier leur Livre pour une poignée de dollars, une place au paradis, ou une place de parking climatisée. C’est selon…

Pour le recrutement des troupes, là aussi, no soucy, il suffit de chercher parmi la jeunesse désoeuvrée, ce n’est pas ce qui manque en ce moment. Vu que les pays arabo-musulmans subissent de plein fouet les « révolutions » décidées – là encore – par l’Occident, la jeunesse n’est pas prête de voir son avenir s’améliorer. Enlevez l’espoir à un peuple, il lui reste la haine; un sentiment qui fait le bonheur des recruteurs.

L’excuse… Belle trouvaille que celle-ci. Elle permet la libération des femmes afghanes, l’envoi de troupes sur les étendues sahariennes, l’armement à outrance de quelques états et en règle générale la militarisation du continent africain, ainsi que de l’océan indien, sans oublier l’Amérique du Nord et l’Europe. Il n’y a guère que l’Amérique du Sud qui soit épargnée, pour l’instant… Cette excuse islamo-intégriste fait renaitre l’OTAN de ses cendres, sorte de Phoenix de la guerre froide qui phagocyte les pays de l’Est les uns à la suite des autres.

L’excuse ou la réponse, dans les deux cas, les dirigeants occidentaux ne sont pas prés de lâcher le morceau. C’est une drogue. Un jouet pour riches. Un don du Ciel. Un cadeau du père fouettard… Un cauchemar éveillé.

Quel avenir pour le Kenya?

Je me pose une question: Qui a-t-il de plus dangereux pour un pays africain?

1- D’avoir un pays voisin instable politiquement?

2- De découvrir un gisement pétrolier potentiellement énorme sur son sol?

3- D’avoir trois pays voisins instables politiquement – avec l’aide des occidentaux – et d’avoir découvert un gisement pétrolier potentiellement énorme sur son sol?

Je me pose cette question, car cette semaine, une annonce de l’Africa Oil Corporation rend officielle la découverte d’un gisement de pétrole dans le sous-sol kényan. Or, le Kenya possède trois voisins pour le moins instables: la Somalie à l’Est, l’Ethiopie et le Sud Soudan au Nord.

Le Kenya a déjà subi, dans le passé, des attentats attribués à al-Qaïda (pour celui de Nairobi en 1998) et à al-Shabaab pour des attaques à la grenades et l’assaut donné, cette année, sur le centre commercial à Nairobi. De plus, l’actuel président – Uhuru Kenyatta élu le 9 avril 2013 – est en attente de son procès devant la Cour Pénale Internationale (accusé de crimes contre l’humanité durant les violences post-électorales de 2007-2008) qui devrait se tenir le 5 février 2014 et auquel il ne pourra pas se soustraire.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, il semblerait que la Vallée du Rift, dans son ensemble, soit potentiellement propice à la découverte de gisements pétroliers. Pour mémoire, ladite vallée s’étend – pour le continent africain – de l’Ethiopie au Mozambique.

Vu que je ne trouve pas de réponse à cette question, je vous la pose, cher lecteurs/lectrices. N’hésitez pas à donner votre avis.

Bonnets verts contre bonnets rouges! Qui a peur du printemps breton?

Image de France 3 Bretagne
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Il n’a pas fallu beaucoup de temps à Paris pour bouger ses pions contre le mouvement des bonnets rouges en Bretagne indignés par l’écotaxe. Le sujet est sensible. Pas question de révolution colorée en France susceptible d’être manipulée. Avec ou sans bonnet. Selon des indiscrétions, les services spéciaux ont ainsi promptement activé leurs relais au sein du mouvement associatif très dense pour créer des contre-feux à l’argumentaire attractif usant d’un marketing social et de réhabilitation d’image. Premier né, un mouvement des bonnets verts se proclamant apolitique et surtout « spontané » non sans clairement laisser entendre que le mouvement subit une très forte pression des politiques pour une éventuelle récupération. Mais ce n’est pas tout. D’autres mouvements usant et abusant du couvre-chef sont en gestation. Pour le plus grand bonheur des confectionneurs. En attendant, les pêcheurs et paysans bretons écrasés par des années d’aliénation économique dues aux  politiques aberrantes de Bruxelles et une politique fiscale des plus agressives au monde tentent de survivre…En attendant la bande à Bonnot!

Recrudescence de saisies de produits chimiques à la frontière syro-turque.

Le principal parti d’opposition turc (le Parti Républicain du Peuple CHP) a soulevé des questions sur la saisie de matériel chimique, ainsi que de barils de fret non identifiés, dans des véhicules qui tentaient de franchir illégalement la frontière en direction de la Syrie ce week-end.

« Une personne a été arrêtée. Les barils qui sont suspectés de contenir des matières chimiques étaient à l’intérieur des véhicules. Le trafic va de la Turquie vers la Syrie. Ne soyez pas surpris si une déclaration suggérant que la personne arrêtée est un espion syrien, vient du gouvernement « , à déclaré Farouk Loğoğlu, vice-président du CHP, le 4 novembre.

Les unités frontalières de patrouille turcs ont saisis environ une tonne de souffre en plus de huit barils scellés, dont le contenu était inconnu, à partir d’un convoi tentant d’entrer illégalement dans le pays à partir de la Syrie, le 2 novembre, a annoncé l’état-major général dans un communiqué publié sur son site officiel .

Le convoi de trois véhicules a refusé de s’arrêter alors qu’il tentait de franchir illégalement la frontière près de la ville turque de Reyhanlı, selon le communiqué.

La police para-militaire a été obligée de tirer dans les pneus des véhicules pour les arrêter, et trois chauffeurs ont sauté et se sont enfuis en direction de la Syrie. L’un d’entre-eux a été arrêté, a déclaré l’état-major général, sans préciser la nationalité du suspect. Le butin de souffre et de l’autre substance non identifiée sera examiné par une équipe de spécialistes militaires, indique le communiqué.

Loğoğlu, quant à lui, a également exprimé ses doutes au sujet d’allégations selon lesquelles les groupes rebelles syriens radicaux cherchaient à se procurer des matériaux qui pourraient être utilisés pour produire du gaz sarin hautement toxique avait été découvert.

Par ailleurs, l’adjoint du CHP, Hursit Güneş a critiqué la libération du principal suspect dans la même affaire, après une audience devant un tribunal local à Adana le 30 octobre.

«Nous voulons que cette affaire ne soit pas classée. Si l’affaire à Adana est classée et les terroristes acquittés, alors ce sera une honte pour la Turquie. La Turquie ne peut pas être un endroit où des éléments d’Al-Qaïda peuvent être nourris et se reposer « , a déclaré Güneş .

Le suspect visé par Güneş, un citoyen syrien de 35 ans, identifié comme étant  Hytham Qassap , a été accusé d’établir une connexion avec un réseau en Turquie pour acheminer des matériaux chimiques pour le Front al-Nusra, al- Qaïda et les djihadiste des brigades d’Ahrar al-Sham.

L’acte d’accusation a été basé sur l’enquête concernant les produits chimiques saisis dans la province méridionale de Hatay à la fin Mai. Il contenait également le témoignage de Qassap dans lequel il aurait avoué ses liens avec les Brigades  d’Ahrar al-Sham et son déménagement pour la ville d’Antakya en suivant les instructions de son chef, Abou Walid.

Un article du Financial Times, publié le 1er Novembre depuis la ville de Öncüpınar dans la province d’Anatolie du sud, note que les 78.000 réfugiés de la ville étaient, désormais, plus nombreux que les 60.000 habitants.

 » Les combattants sont en Turquie pour se reposer, récupérer et de se regrouper avant la prochaine attaque en Syrie. Quatre combattants de la ville syrienne de Homs sont assis les jambes croisées sur le sol de leurs dortoirs exigus. Sur le mur à côté d’eux se trouvent les drapeaux de l’opposition syrienne, de la Turquie et le drapeau noir du djihad. Les hommes louent avec effusion Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre de la Turquie, pour le libre passage qu’Ankara leur a accordé pour la traversée de la frontière. «Qui est notre père? Qui est notre père? Demande Abu Mahir, un combattant pour un groupe connu sous le nom des Brigades de Farouk. «Père Erdogan, nous l’adorons », répond l’autre homme, a rapporté le Financial Times.

Article original (en anglais) ici.

Conflit au Moyen-Orient: des avions israéliens bombardent la province de Lattaquié

Selon des informations partiellement confirmées par un responsable américain via CNN et rapportées par la chaîne libanaise d’information en continu Al-Mayadeen, des chasseurs-bombardiers israéliens ont bombardé des sites de missiles anti navires syriens à Lattaquié, sur le littoral méditerranéen.

Des missiles SS-N de type Yakhont ont été ciblés par des raids de l’aviation israélienne dans ce qui s’apparente à la sixième intervention flagrante d’Israël dans le conflit en cours en Syrie.

L’aviation israélienne a également bombardé des positions de l’armée syrienne pour couvrir le retrait de commandos israéliens infiltrés au sein des rebelles à partir du littoral pour localiser et identifier les sites de lancement de missiles syriens.

L’armée israélienne offre des facilités directes à des factions rebelles en Syrie. C’est le cas notamment au Golan occupé par Israël où les unités israéliennes ont établi des hôpitaux de campagne, des QG de commandement et un feu de soutien au profit des rebelles pseudo-islamistes en guerre contre le régime syrien.

Le Président syrien Bashar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises que le conflit ravageant son pays depuis presque trois ans est une guerre régionale à portée universelle dans laquelle Israël et ses alliés jouent un rôle primordial.

Frontière syro-turque: les extrémistes auraient utilisé des armes chimiques contre les Kurdes

Des informations non confirmées rapportent que les factions islamistes extrémistes du chef de guerre français Daech auraient utilisé des gaz de combat contre les forces d’autodéfense kurdes à Hassakeh au Nord-est de la Syrie, près de la frontière turque.

De très durs combats opposent depuis des semaines les extrémistes islamistes relevant d’Al-Qaïda, dirigés par Daech et les comités de la résistance kurde soutenus par le PKK turc et les forces du Kurdistan irakien pour le contrôle des confins frontaliers entre la Turquie et la Syrie.

Israël toujours obsédé par l’Allemagne et la France

Des individus travaillant pour les services de renseignements américains commencent à réagir à la suite des révélations liminaires sur les programmes de surveillance à l’échelle globale en mettant en cause le Mossad israélien. Une révolution.

Le Mossad serait ainsi derrière l’interception de dizaines de millions d’appels téléphoniques, de SMS et d’emails en France et en Allemagne. L’attaque informatique ayant ciblé l’Elysée durant l’élection présidentielle française en 2012 et attribuée par Paris aux Etats-Unis serait en fait une opération israélienne.

Il ne fait aucun doute que les pays espionnant le plus l’Allemagne et la France ne sont ni les Etats-Unis, ni la Russie ou encore la Chine mais Israël. Pour des raisons historiques, ce pays s’est toujours méfié au plus haut point de ces deux pays, suivis par l’Italie jugée très  peu digne de confiance.

L’Allemagne subit depuis des années un vaste espionnage industriel et technologique massif et systématique  de la France. A un tel point que les industriels Allemands peinent à cacher leur exaspération. Les Allemands espionnent également les technologies de pointe de l’hexagone. Les deux pays sont à leur tour massivement espionnés par la Chine, la Russie  et le Royaume Uni. Ces deux derniers mènent une guerre de l’ombre à mort puisqu’elle se solde fréquemment par mort d’hommes, expulsion de diplomates et réglements de comptes via des organisations liées au crime transnational.

Grâce au Darpanet devenu Internet et leur maîtrise du réseau mondial, les américains ont les moyens d’espionner presque n’importe qui disposant d’un téléphone portable et d’une connexion Internet.

Au delà des industries d’armement et des technologies de pointe du tandem franco-allemand, Israël pour sa part surveille la résurgence de vieux démons au sein des populations d’Allemagne et de France. D’où la collecte systématique de données pour le moins anodines et touchant des segments de la population que l’on ne peut soupçonner d’activités terroristes. C’en est même devenu une obssession que le bureau du Premier ministre israélien n’a jamais tenter de cacher.

Premier résultat du conclave de Ryad: le Conseil National Syrien n’ira pas à Génève

C’était un peu prévisible. Le Conseil National Syrien (CNS) représentant une faction de l’opposition syrienne armée a décidé de boycotter la Conférence de Genève II, prévue en novembre 2013.

Cette décision serait l’un des premiers résultats du conclave de Ryad au cours duquel l’Arabie Saoudite et ses alliés dont en premier lieu la France ont arrêté une nouvelle stratégie visant le torpillage de toute solution négociée et/ou pacifique du conflit syrien.

Le CNS est non seulement à la solde de pays comme l’Arabie Saoudite mais demeure très divisé par un complexe jeu d’influence et de rivalités de chapelles.

Pas question donc d’une Conférence où l’on verra parader les représentants du régime de Damas et leurs alliés régionaux. Pour Ryad aussi bien que Tel-Aviv, seul un changement de régime violentdu type de celui qui a balayé l’ex-régime irakien est à même de représenter la solution idoine. Le jour d’après, on se battra entre bons alliés pour une place au soleil: un régime islamiste pseudo-sunnite et pro-libéral ou un régime doté d’un Premier ministre pro-israélien, c’est selon les desirata des deux plus influents alliés de Washington dans la région.

Une Syrie gouvernée par un Premier ministre aux prérogatives illimitées tournant le dos à la résistance libanaise et à l’Iran tout en acceptant l’occupation d’une partie de son territoire en échange d’une paix en trompe l’oeil avec Israël? Une hérésie à Damas. La guerre continue…

Syrie: l’armée poursuit sa contre-offensive au Sud de Damas

Selon des informations convergeantes, des unités de choc de l’armée syrienne soutenues par des milices populaires et des éléments du Hezbollah libanais ont repris les localités de Husseinyé et de Dyabya dans la banlieue méridionale de la capitale Damas.

Des unités parachutistes ont été larguées au dessus de cette zone où ce trouve un important sanctuaire chiite pour tenter de prendre à revers les forces rebelles. Celles-ci ont opposé une très vive résistance en utilisant des tirs d’artillerie de barrage, des canons antiaériens et des missiles antichar sophistiqués de type Kornet.

Peu d’informations ont filtré sur la participation d’éléments du Hezbollah libanais mais ce qui semble certain est que la stratégie de choc  et  les innovations tactiques inédites utilisées par l’armée syrienne lors des combats portent  bien la trace du mouvement.

Les combats ont été d’autant plus acharnées que l’enjeu semblait se focaliser autour des lieux de pélérinage chiite. Les rebelles appartenant à diverses factions dont des radicaux salafistes  se sont battus à mort contre ceux qu’ils perçoivent comme leurs ennemis hérétiques. Plus de 500 rebelles ont péri dans les combats entre mercredi et aujourd’hui. 119 d’entre eux ont été éliminé par le Hezbollah ces dernières 24 heures.

De lourdes pertes ont été également enregistrées au sein des forces de la défense nationale (Quwwat Al-Difaa Al-Watani) une milice paramilitaire populaire mise sur pied par le gouvernement pour soutenir l’effort de guerre.

Enfin, il est à souligner que des milices irakiennes se battent pour les deux camps, sans aucun doute pour des raisons confessionnelles. Une tendance dangereuse susceptible de nuire à la politique générale de Damas, bien plus modérée que celle du gouvernement en place à Baghdad.

D’après diverses informations, plus de 15000 rebelles sont encore retranchés dans les banlieues périphériques sud de la capitale. L’armée syrienne tente de nettoyer le sud de la capitale afin de prévenir un éventuel blocage des voies de communication avec les provinces méridionales menant vers le Golan et la Jordanie.

Conflit au Moyen-Orient: d’importants convois blindés syriens en route vers le Golan

20131010-034939.jpgDes informations confirmées en provenance de Syrie rapportent que d’importants convois blindés de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

Dans un développement inédit, l’armée syrienne a fini par dévoiler ses unités d’élite laissées jusque-là en réserve. Nos informations évoquent avoir aperçu une colonne de plus de 200 chars de bataille de type T-72 S se dirigeant vers le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Ces mouvements surviennent dans un contexte de trés forte tension, notamment en Israël où trois aéronefs militaires (deux avions de combat et un drone) se sont abattus en moins de 48 heures.

S’agit-il de renforts militaires destinés à la province méridionale de Deraa, berceau de la rébellion, ou est-ce un déploiement en prévision d’un conflit avec Israël?

De toute évidence, l’armée syrienne est en train de procéder à un profond remaniement de ses unités combattantes. Le parachutage massif de troupes de choc sur Jobar et les grandes voies périphériques de la région de Damas  illustrent cette nouvelle approche.

Autre nouveauté. D’ordre sémantique cette fois. Le ministère syrien de la défense commence à utiliser officiellement le terme sioniste et pro-sioniste pour qualifier les groupes islamistes radicaux et la rébellion syrienne.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne mènent une contre-offensive sur Salaheddine (Alep) et se battent depuis deux jours autour du krak des Chevaliers. A la frontière turque, syriens et turcs s’affrontent à mort par kurdes et islamistes interposés: les comités de la résistance kurde opposent une lutte acharnée aux cohortes islamistes radicales de Daesh, armés et soutenus par la Turquie par peur d’une extension du conflit kurde. Une extension que Damas encourage au plus point.

Les rebelles toutes factions confondues viennent de recevoir une artillerie plus performantes de la part de l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne. Disposant de roquettes d’un plus grand rayon d’action, ils les ont utilisé contre des objectifs stratégique comme la raffinerie de Homs (centre du pays).

Au Golan, une unité israélienne a ouvert le feu sur une position de l’armée syrienne après qu’un soldat israélien a été blessé par des tirs d’armes légères.  Les syriens ont riposté et un intense échange de tirs s’en ai suivi. Quelques heures plus tard, les israéliens refusent l’entrée dans leur territoire d’une quinzaine de blessés de l’armée syrienne libre (ASL-Rébellion) craignant sans doute un piège. Car en Syrie actuellement, personne ne sait qui est qui.

Sur le plan diplomatique, le Chef d’Etat-major des armées russes vient de confirmer les termes de l’accord secret conclu entre Moscou et Damas en échange d’un désarmement (partiel?) de l’arsenal chimique syrien. La Syrie est officiellement sous la protection de la Russie et de son parapluie nucléaire.

Syrie: conclusion d’une trêve précaire à Azaz entre islamistes et l’ASL

Après s'être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l'Emirat d'Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le "capitaine" Abou Rached de l'armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène " Abou Ibrahim" (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid.  A noter la signature en cyrillique du chef  de guerre Tchétchène.
Après s’être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l’Emirat d’Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le « capitaine » Abou Rached de l’armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène  » Abou Ibrahim » (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid. A noter la signature en cyrillique du chef de guerre Tchétchène.

Conflit au Moyen-Orient: intense activité aérienne autour de la Syrie et de Chypre

Trois jours après que la chasse aérienne turque ait abattu un hélicoptère Mil Mi17 des forces aériennes syriennes près de la frontière turque au dessus du territoire syrien, le niveau de l’activité aérienne autour de la Syrie et de Chypre a atteint un record  jamais égalé jusqu’à présent.

Outre les vols intensifs effectués par l’aviation israélienne, dont des informations non confirmées indiquent que plus de 25 % des appareils sont en vol à toute heure de la journée, des avions US,  turcs, britanniques, grecs et syriens multiplients les patrouilles armées au point où certains de ces appareils ont évité de justesse de sérieux incidents. Comme ce fut le cas lorsque des avions de combat de la RAF (Royal Air Force) échangèrent quelques bons procédés avec des chasseurs F-16 turcs dans l’espace aérien chypriote ou encore lorsque des avions syriens SU 24 effectuent des approches offensives sur la base d’Acrotiri à Chypre en se gardant toutefois de pénétrer dans l’espace aérien de l’île protégée par des Typhoons britanniques.

L’occupation de la partie Nord de l’île de Chypre par la Turquie et l’installation d’un gouvernement satellite en 1974 ont constitué durant de longues années un facteur de friction avec la Grèce.  Pour faire face à l’accroissement des activités de l’aviation turque au Sud de la Mer Egée, le gouvernement grec multiplie lui aussi les sorties aériennes, malgré une crise économique majeure marqué par une réduction drastique du budget.

En Turquie méridionale, le nombre des sorties aériennes des avions US à partir des bases de Batman et d’Inçirlik aurait été multiplié par trois ces deux dernières semaines. Une autre base secrète abritant des drones et selon toute vraisemblance des chasseurs F-22 aurait été découverte par des médias locaux.

On ne compte plus le nombre de drones furtifs et conventionnels survolant le Liban, le Nord de la Jordanie et la province irakienne d’Al-Anbar. Aucune information n’est disponible sur un éventuel survol de drones du territoire syrien mais il est fort probable que certains drones de nouvelle génération ont pu au moins survoler brièvement une partie du territoire syrien malgré la puissante couverture Radar assurée par les forces de défense balistique russe.

Par ailleurs, le haut commandement des forces armées syriennes ont confirmé que l’hélicoptère abattu dimanche dernier effectuait un vol de reconnaissance de routine près de la frontière turque dans le cadre de la lutte contre les infiltrations terroristes à partir de la Turquie. L’hélicoptère Mil Mi17 a pénétré par erreur en Turquie avant de rectifier son vol mais il a été atteint par un missile Air-Air de courte portée de type AIM 9 Sidewinder tiré par un F16 turc. L’hélicoptère a pu se poser en territoire syrien mais les deux pilotes sortis indemnes du crash ont été capturé par des terroristes islamistes qui les ont aussitôt décapité. Les têtes des deux pilotes syriens ont été emportés comme des trophés et montrés aux journalistes des médias mainstream.

Trois jours après cet incident, des avions de combat syriens survolent à très basse altitude l’ensemble de la bande frontalière avec la Turquie.  Des observateurs syriens estimant que les turcs ont tenu à venger la destruction en juin 2012 d’un F-4 Phantom turc par la défense anti-aérienne syrienne.

‘A war the Pentagon doesn’t want’ by Robert H. Scales

The tapes tell the tale. Go back and look at images of our nation’s most senior soldier, Gen. Martin Dempsey, and his body language during Tuesday’s Senate Foreign Relations Committee hearings on Syria. It’s pretty obvious that Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff, doesn’t want this war. As Secretary of State John Kerry’s thundering voice and arm-waving redounded in rage against Bashar al-Assad’s atrocities, Dempseywas largely (and respectfully) silent.

Dempsey’s unspoken words reflect the opinions of most serving military leaders. By no means do I profess to speak on behalf of all of our men and women in uniform. But I can justifiably share the sentiments of those inside the Pentagon and elsewhere who write the plans and develop strategies for fighting our wars. After personal exchanges with dozens of active and retired soldiers in recent days, I feel confident that what follows represents the overwhelming opinion of serving professionals who have been intimate witnesses to the unfolding events that will lead the United States into its next war.
They are embarrassed to be associated with the amateurism of the Obama administration’s attempts to craft a plan that makes strategic sense. None of the White House staff has any experience in war or understands it. So far, at least, this path to war violates every principle of war, including the element of surprise, achieving mass and having a clearly defined and obtainable objective.

They are repelled by the hypocrisy of a media blitz that warns against the return of Hitlerism but privately acknowledges that the motive for risking American lives is our “responsibility to protect” the world’s innocents. Prospective U.S. action in Syria is not about threats to American security. The U.S. military’s civilian masters privately are proud that they are motivated by guilt over slaughters in Rwanda, Sudan and Kosovo and not by any systemic threat to our country.

They are outraged by the fact that what may happen is an act of war and a willingness to risk American lives to make up for a slip of the tongue about “red lines.” These acts would be for retribution and to restore the reputation of a president. Our serving professionals make the point that killing more Syrians won’t deter Iranian resolve to confront us. The Iranians have already gotten the message.

Our people lament our loneliness. Our senior soldiers take pride in their past commitments to fight alongside allies and within coalitions that shared our strategic goals. This war, however, will be ours alone.

They are tired of wannabe soldiers who remain enamored of the lure of bloodless machine warfare. “Look,” one told me, “if you want to end this decisively, send in the troops and let them defeat the Syrian army. If the nation doesn’t think Syria is worth serious commitment, then leave them alone.” But they also warn that Syria is not Libya or Serbia. Perhaps the United States has become too used to fighting third-rate armies. As the Israelis learned in 1973, the Syrians are tough and mean-spirited killers with nothing to lose.

Our military members understand and take seriously their oath to defend the constitutional authority of their civilian masters. They understand that the United States is the only liberal democracy that has never been ruled by its military. But today’s soldiers know war and resent civilian policymakers who want the military to fight a war that neither they nor their loved ones will experience firsthand.

Civilian control of the armed services doesn’t mean that civilians shouldn’t listen to those who have seen war. Our most respected soldier president, Dwight Eisenhower, possessed the gravitas and courage to say no to war eight times during his presidency. He ended the Korean War and refused to aid the French in Indochina; he said no to his former wartime friends Britain and France when they demanded U.S. participation in the capture of the Suez Canal. And he resisted liberal democrats who wanted to aid the newly formed nation of South Vietnam. We all know what happened after his successor ignored Eisenhower’s advice. My generation got to go to war.

Over the past few days, the opinions of officers confiding in me have changed to some degree. Resignation seems to be creeping into their sense of outrage. One officer told me: “To hell with them. If this guy wants this war, then let him have it. Looks like no one will get hurt anyway.”

Soon the military will salute respectfully and loose the hell of hundreds of cruise missiles in an effort that will, inevitably, kill a few of those we wish to protect. They will do it with all the professionalism and skill we expect from the world’s most proficient military. I wish Kerry would take a moment to look at the images from this week’s hearings before we go to war again.

Robert H. Scales

Washington Post

06 Sept 2013

Conflit au Moyen-Orient: quel impact sur les réacteurs nucléaires de la région?

Officiellement, la Syrie dispose d’un réacteur miniature source de neutrons (Miniature Neutron Source reactor ou MNSR) près de Damas. Il s’agit d’un réacteur compact destiné à la recherche dans le domaine nucléaire fourni par la République populaire de Chine. Ce réacteur fonctionne avec de l’uranium U235 enrichi à près de 90%.

Divers rapports émanant de services de renseignement hostiles au régime syrien actuel avaient évoqué une possible coopération avec la Corée du Nord et l’Iran dans le domaine nucléaire.

le 06 septembre 2007, des avions de guerre israéliens soutenus par l’US Air force avaient effectué un raid via la Turquie sur un prétendu réacteur nucléaire en construction en Syrie.

A l’époque, le Président américain George W. Bush avait déclaré que ce réacteur avait des caractéristiques similaire au réacteur de Yongbyon en Corée du Nord et que par conséquent, cette frappe était un « avertissement  » à la Corée du Nord. De son côté, tout en niant les accusations, Damas avait affirmé que le site visé n’était qu’un simple centre de recherches en agronomie relevant des forces armées.

La Russie a souligné mercredi les conséquences “catastrophiques” que pourrait avoir une attaque occidentale sur la Syrie si un missile venait à frapper un réacteur MNSR de recherche situé près de la capitale Damas.

 

“Si une ogive, volontairement ou par hasard, devait toucher le Réacteur miniature source de neutrons (MNSR) près de Damas, les conséquences pourraient être catastrophiques”, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

Les zones environnantes pourraient être contaminées par de l’uranium hautement enrichi (U235), ajoute le ministère qui craint aussi que du matériel nucléaire tombe entre les mains des rebelles radicaux après une attaque.

Cependant, c’est en Israël où les inquiétudes sur la sécurité des installations nucléaires en cas de conflit sont les plus vives. Plus précisément la vieille centrale nucléaire de Dimona au Néguev.  Ce site qu’ont tenté de survoler à deux reprises des drones du Hezbollah libanais.

Le site est déjà la source d’une contamination radiologique des sols mais que l’Etat s’efforce de passer sous silence par peur de l’opinion publique. En cas de « conflit ouvert » ou de « dérapages » des frappes occidentales sur la Syrie, ce pays ou l’un de ses alliés, plus probablement le Hezbollah pourrait bien cibler Dimona avec des dizaines de missiles disposant d’un faible EPR (Error probability Range).

On peut aisément imaginer l’impact psychologique immense aussi bien au sein de l’opinion publique israélienne que celle des pays Arabes si un ou plusieurs missiles venaient à s’abattre sur  Dimona.

Quoi qu’il en soit, il devient de plus en plus évident que ceux qui parlent de  » frappes sur la Syrie »  ignorent l’inextricable complexité et l’extrême gravité de la situation du Moyen-Orient dans son ensemble.

C’est un front ouvert du plateau iranien jusqu’au au littoral syro-libanais en passant par l’Irak.  Pour celles et ceux qui l’ont oublié, les chapelets de bombes explosant quotidiennement en Irak sont le signe le plus évident du débordement du conflit syrien sur ce pays.

Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement « l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste ».

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute « agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine ».

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

Syrie: l’argumentaire de Washington à la limite de l’indigence

On s’attendait à des preuves et à un argumentaire pour le moins rationnel et convaincant, voilà  que l’administration US nous sert des palabres en se basant sur des images fort douteuses issues d’un réseau social relevant de sa gigantesque machine de collecte d’information.

On croyait avoir atteint le fond de la propagande de bas niveau avec la prestation de Colin Powell peu avant l’invasion de l’Irak en 2003, là on est obligé d’admettre qu’Obama a lamentablement échoué.

L’analyse gestuelle de la prestation de John Kerry, Secrétaire d’Etat US, lors de sa conférence de presse d’aujourd’hui démontre sa crispation et presque son opposition au texte dont il fut chargé de lire. Quelle corvée !

Le Président Obama a fait une bien pire prestation: non seulement il ment avec désinvolture-cela on le savait depuis longtemps-mais a mis en avant le « fameux devoir d’agir devant l’accumulation de preuves » sans pour autant  montrer ces preuves.

Les Etats-Unis veulent donc engager une « action limitée ». Pas question d’y impliquer Israël. En bon acteur, le Premier ministre israélien s’efforce en ce moment de rassurer l’opinion publique de son pays en lui assénant qu’Israël n’avait rien à avoir avec cette guerre. A un mensonge près qu’il est l’un des belligérants. Et non des moindres.

 Le président des Etats-Unis a souligné qu’un recours à des  armes chimiques menaçait la sécurité nationale américaine en oubliant que c’est le renseignement US qui a autorisé la fourniture d’armes chimiques issues de l’arsenal libyen aux rebelles islamistes en Syrie.

La Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement de quatre pages dans lequel la communauté américaine du renseignement dit avoir la « forte certitude » que le régime de Bachar al-Assad est responsable de l’attaque du 21 août 2013. Cette attaque a fait près de 700 victimes et non pas le double comme le martèle le renseignement américain.

Le document rejette également la thèse défendue par Damas et la Russie selon laquelle la rébellion serait responsable de cette attaque. Une « hypothèse hautement improbable », selon Washington. Malgré des images satellites d’une très haute résolution et un rapport scientifique russe concluant le contraire.

Autre mensonge, le maître des drones et l’ordonnateur des assassinats ciblés a laissé son Chef de la diplomatie affirmer que  quelle que soit la décision qu’il prendra sur la Syrie (une décision prise depuis plus d’un mois), elle ne ressemblera en rien à l’Afghanistan, l’Irak ou même la Libye. Il n’y aura pas de troupes au sol ». Certes la Syrie n’est pas l’Afghanistan ou la Libye. En Libye, Washington agissait derrière deux sous-traitants.

Qui plus est, une intervention en Syrie entraînera des conséquences beaucoup plus dangereuses que l’invasion de l’Irak. La Syrie dispose par-dessus le marché de frontières avec Israël et la Turquie. Deux pays en guerre avec la Syrie et qui peuvent bien y intervenir au sol. La Syrie est soutenue par l’Iran et le Hezbollah. L’administration US est-elle à ce point désespérée pour recourir à une aventure aussi périlleuse ?

Une agression contre la Syrie marque l’échec de la stratégie de l’ingénierie du chaos dans le monde arabe adoptée depuis le discours d’Obama au Caire en juin 2009 et entrée en phase active fin 2010. Nétanyahu ne devrait pas se réjouir très vite.

La question d’une action militaire « va au-delà » de la Syrie, mais doit servir d’avertissement à l’Iran, au Hezbollah ou à la Corée du Nord, que les Etats-Unis ne resteront pas inertes si un jour ils « songeaient à recourir à des armes de destruction massive », selon M. Kerry. On y est.  Ce n’est donc pas par compassion avec les victimes civiles du conflit syrien que Washington agira mais en fonction d’intérêts géostratégiques complexes. Sauf que cette fois-ci, à moins que les syriens et leurs alliés ne ripostent pas, Israël sera au cœur du conflit. Que feront alors MM. Obama, Hollande ou encore la faction de la maison des Saoud pro-sionistes ?

On aura pas le temps de répondre à cette question. Le moment est mal choisi. Les missiles de croisières sont déjà en route.

Syrie: l’armée syrienne déplace toutes ses unités, black-outs sur Damas et Suweida

D’après des sources fiables à Damas, l’armée syrienne est en train de redéployer  l’ensemble de ces unités militaires à travers tout le pays. Les principaux QG ont été évacués et du « matériel sensible » déplacé.

Des black-outs à Damas et à Suweida (Sud) ont été signalés. D’après certaines informations, l’état-major syrien a ordonné le déplacement des missiles balistiques. Suweida abrite un centre de recherche militaire.

Toujours selon ces mêmes informations, des renforts ont été dépêchés au Golan tandis que des lanceurs mobiles s’approchent des confins irako-turcs.

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah, variable inconnue.

500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le Salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance
500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance

Parmi les grands variables à prendre en compte lors de l’évaluation de la situation au Moyen-Orient, il en existe une, quasiment inconnue du public et susceptible de poser pas mal d’entraves aux plans de Washington: il s’agit du Hezbollah libanais.

Le Hezbollah est un acteur non-étatique, un parti politique doté d’une puissante milice armée organisée comme une secte fermée au sein d’une autre secte. Il est né des ruines fumantes de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a acquis une très grande expérience dans la guerre asymétrique et l’usage de techniques de combat inconnues jusque-là. Il dispose d’étonnantes capacités de renseignement puisque ses réseaux d’espionnages ont réussi à inflitrer les services de renseignements militaires de l’armée israélienne à plusieurs reprises. Ses membres ont le meilleur équipement militaire individuel de toute la région du Moyen-Orient et cultivent le culte absolu du secret, se reconnaissent entre-eux par une série de signes.  Ils ont adopté le salut romain qui terrifie tant les israéliens. Le Hezbollah a été classé par Washington puis tout récemment par l’Union européenne comme une organisation terroriste.

Dirigée par un chef charismatique, Sayed Nasrallah, le Hezbollah a réussi l’exploit d’avoir fait fuir Israël du Sud-Liban en 2000 et d’avoir résisté, avec l’aide active de la Syrie à une tentative d’invasion du Liban en juillet 2006.  Lors de cette guerre, les éléments du Hezbollah ont fait voler en éclats le mythe d’invincibilité du char de bataille lourd israélien Merkava, un monstre hybride réunissant le meilleur des technologies de char US, Allemande et Britannique. La milice a tiré dès le début du conflit un missile antinavire fourni par la Syrie contre un bâtiment de surface de la marine israélienne doté d’une protection électronique hyper-sophistiquée, le touchant de plein fouet. Un nouveau équilibre stratégique s’est alors mis en place au Nord d’Israël.

Gratitude oblige, le Hezbollah est venu au secours de la Syrie en difficulté en 2013. Rarement on a assisté à un tel cas de figure: une milice défend un pays très faible, le Liban et se porte au secours d’un pays assez puissant d’un point de vue militaire dans le monde arabe. Bête noire de l’Arabie Saoudite à cause de son obédience chiite et donc hérétique du point de vue de Ryad, le Hezbollah a tenté de soutenir les factions de la résistance palestinienne, notamment le mouvement islamiste Hamas. Mais ce dernier s’est retourné contre lui et a rejoint la rébellion syrienne dans sa guerre contre le pouvoir à Damas.

Le Hezbollah comptabilisait entre 3000 et 5000 combattants en 2006 et d’un arsenal de quelques 40 000 roquettes. Aujourd’hui, cette milice vouée aux gémonies disposerait de quelques 100 000 roquettes et missiles, des drones et d’unités réduites mais très disciplinées qui pourrait poser un sérieux problème aux israéliens en cas d’une intervention étrangère en Syrie. C’est la grande inconnue des stratèges israéliens. Et il n’est pas exclu que le Hezbollah dont l’allié, le mouvement chiite Amal, se faisait pilonner par l’armée syrienne en soutien aux phalanges chrétiennes maronites en pleine guerre civile libanaise (1975-1988), ne puisse encore une fois porter secours à Damas.

Le Moyen-Orient est complexe.

Ruses stratégiques: Israël diffuse publiquement de faux plans d’attaque contre la Syrie

Faux_Plan_Israélien

Décidément, non satisfaits de pousser les Etats-Unis outrageusement à la guerre, les israéliens commencent à diffuser publiquement des plans d’attaque contre la Syrie. Sur l’image ci-dessus publiée par le Yediot Aharonot, on y voit les 18 sites supposés de stockages d’armes chimiques syriennes. Le grand journal n’est pas le seul à publier de tels schémas. Selon nos informations, tous ces plans ne serviraient, au mieux, qu’à induire en erreur les syriens en les amenant à changer leur dispositif de défense.

Cependant, ce n’est pas  la Syrie mais un autre acteur régional non-étatique qui risque de créer la surprise dans un éventuel conflit: le Hezbollah libanais. Ce qui intéresse le plus le Hezbollah en ce moment est d’avoir des coordonnées précises des silos israéliens de lancement de missiles à tête (s) nucléaire (s) et les 80 sites où seraient entreposés les armes de destruction massive d’Israël, notamment les fameux cinq sites au Golan occupé.  Il va sans dire que la vieille centrale nucléaire de Dimona, située dans le Neguev, figure parmi les cibles prioritaires de la milice libanaise. Les dispositifs US et israéliens d’interception balistique et anti-missile ont été améliorés et renforcés au dessus des principales bases israéliennes.

A la différence de l’Irak, une attaque contre la Syrie entraînera cette fois-ci Israël dans ce qui pourrait être l’une des guerres les plus violentes depuis sa création en 1948. Si la supériorité technologique et militaire US est écrasante, nul ne sait de combien de missiles et de roquettes disposent réellement le Hezbollah et son allié iranien.