Syrie: les bataillons Zapad et Vostok à Alep, les bérets verts de la CIA à Palmyre

Le rôle des redoutables commandos tchétchènes des bataillons ZAPAD et VOSTOK dans les combats de rue pour la capture des derniers carrés de maisons  à Alep-est aurait été déterminant dans la victoire des forces syriennes, iraniennes et russes.

Alep est pratiquement sous le contrôle de Damas mais une nouvelle offensive de l’organisation terroriste connue sous le nom d’Etat Islamique en Irak et au Levant, solidement appuyée par les bérets verts de la CIA a totalement pris au dépourvu l’armée syrienne à Palmyre (Tadmor) où une base logistique gouvernementale a été prise d’assaut par une brigade terroriste. D’après des témoignages convergents, les forces rebelles ont eu recours à une nouvelle tactique: celle des essaims par vagues successives, s’assurant toujours d’une supériorité numérique de 10 contre 1 à un point d’attaque donné.

De toute évidence, russes et américains ne cachent plus l’implication directe de leurs forces spéciales dans les combats au sol en Syrie et on y assiste à une nouvelle course entre les militaires des deux puissances, rappelant étrangement la course endiablée entre américains et soviétiques vers Berlin en 1944-45.

Conflit au Moyen-Orient: changement d’aile, une guerre de facto entre la Syrie et la Turquie

Comme nous l’avons rapporté précédemment, l’armée syrienne a fait face à une très violente contre-offensive rebelle fortement soutenue par l’armée turque. Les combats se sont focalisés près de la localité frontalière de Kassab au Nord de Lattaquié où des bataillons entiers des forces armées turques combattent aux côtés des rebelles du Jund Al-Islam, comportant des instructeurs militaires pakistanais et tchétchènes, ainsi que les brigades de Ahrar Sham (prépondérance d’éléments libanais, saoudiens, libyens, tunisiens et jordaniens notamment)

C’est Washington qui en a décidé ainsi. Al-Assad gagne la guerre en Syrie et ce scénario  insupportable devait être évité par tous les moyens possibles quitte à déclencher une guerre régionale généralisée. La première option est de laisser Israël avoir maille à partir avec Damas sur le plateau du Golan et au sud Liban. Scénario fort périlleux et incertain. Il fallait au contraire à tout prix dégager la tension du plateau du Golan et préserver Israël d’une énième guerre régionale avec la Syrie dont on redoute les conséquences. C’est dont la seconde option: celle du changement d’aile via la Tuquie. C’est Erdögan, un pro-sioniste notoire issu des Juifs Dönme  se cachant sous le label de l’organisation des Frères musulmans qui se charge du boulot. Après une fausse comédie montée de toutes pièces sur l’interdiction de Twitter sur fond de scandales de corruption, la Turquie attaque la Syrie en abattant un avion de combat syrien au dessus de Kassab, en plein territoire syrien.

Ironie de l’histoire. C’est en pourchassant des terroristes d’Al-Qaïda que les avions de combat syrien se sont fait tirer dessus par des missiles d’une armée turque membre de l’Otan, soutenant de toutes ses forces les phalanges terroristes radicales…On en est pas à un paradoxe près. D’autres missiles turcs s’abattent sur Lattaquié, l’une des plus grandes villes de Syrie, causant d’immenses dégâts.

L’armée syrienne ne s’est pas fait prier. Son artillerie a violemment bombardé durant des heures hier la région de Yaldagi en plein territoire turc.

L’armée turque riposte en tirant des salves de missiles sur la ville syrienne côtière de Lattaquié. Un premier missile s’abat sur l’avenue du 8 mars, le quartier le plus animé de la ville tandis qu’un second missile tombe sur la place centrale de ChikhDahar et près du commandement de la police causant un nombre indéterminé de victimes civiles.

Le commandant des NDF (National Defence Forces) ou forces de la défense nationale à Lattaquié, Hilal Al-Assad est mort au cours des bombardements turcs.

Il y a quarante minutes, les médias officiels syriens annoncent la nouvelle de la mort du général Hilal Al-Assad mais en précisant qu’il a péri lors de combats contre les rebelles dans la région de Kassab.

Hilal Al-Assad est l’un des cousins du Président syrien Bashar Al-Assad. Ce dernier aurait ordonné il y a quelques minutes aux forces armées de repousser l’agression turque sur la Syrie.

Nota: le texte en gras comporte des informations exclusives.

Conflit au Moyen-Orient: échanges de tirs au Golan

Au moins un obus de mortier est tombé aujourd’hui à Magdal Chemms, l’une des principales localités du Golan occupée par l’armée israélienne. Des échanges de tirs entre soldats israéliens et militaires syriens ont été rapportés. Un tir d’artillerie israélienne a fait un mort et huit blessés côté syrien. Cet énième accrochage entre israéliens et syriens au niveau du plateau du Golan intervient au lendemain de révélations officielles syriennes sur le degré d’implication d’Israël dans la bataille en cours dans la Ghouta Orientale. Soit aux portes de Damas.

La situation au Golan est pour le moins très instable depuis le début de la guerre en Syrie. Les blessés des factions rebelles syriens et volontaires étrangers sont fréquemment évacués en Israël à partir du Golan, provoquant des tirs limités de l’armée syrienne.

Les deux pays semblent redouter une escalade au niveau du Golan, d’autant plus qu’une telle éventualité signifierait le début d’une guerre régionale dont personne ne connait exactement les conséquences.

Les meilleures unités d’élite de l’armée israélienne sont stationnées au Golan: les unités Golani. Renforcées par l’unité 8002  de cyberguerre et de guerre électronique et des escadrons de chasseurs-bombardiers F-15 Soufa. En face, malgré un conflit de plus de deux ans et demi et une rupture assez fréquente des voies d’approvisionnements, les syriens gardent sur place leurs meilleurs régiments et un complexe réseau de tunnels dans lesquels ils ont installé leurs artillerie, s’inspirant en partie de la Corée du Nord et des méthodes du Hezbollah libanais.

Israël et la Syrie sont officiellement en guerre depuis 1973. Les israéliens ont occupé 1200 kilomètres² du plateau stratégique du Golan en juin 1967 et ont annexé ce territoire en 1981 en dépit de la communauté internationale, laquelle n’a jamais reconnue ce fait accompli. Les syriens ont tenté de reprendre ce territoire hautement stratégique durant la guerre d’octobre 1973 et furent stoppés net par la menace d’une frappe nucléaire. La Syrie garde néanmoins le contrôle de 500 kilomètres ² où fut déployée  la majeure partie de leur armée avant la guerre en Irak en 2003 et la dégradation des relations avec la Turquie en 2011.

Carte_Golan

Conflit en Syrie: l’aviation syrienne détruit des renforts destinés à la rébellion dans la Ghouta orientale

Des informations concordantes confirmées par des médias libanais indiquent que l’aviation syrienne a détruit aujourd’hui une centaine de véhicules chargés d’armes et de combattants qui faisaient partie de colonnes venues renforcer et venir au secours des milliers de rebelles assiégés dans la Ghouta orientales près de Damas. Les pilonnages de l’artillerie gouvernementale sur les assiégés ont fait près de 400 morts au sein des rebelles dont plus de 50% seraient des étrangers.

La contre-offensive avortée des rebelles à la Ghouta orientale menée en coordination entre l’Arabie Saoudite, Israël et un pays arabe voisin visait la reprise en main de la situation militaire sur le terrain dans la banlieue de Damas en prévision de la Conférence de Genève II.

Des tentatives de briser le siège de la Ghouta orientale se poursuivent à la minute où est publié ce post.

Conflit au Moyen-Orient: L’arche d’alliance et l’option Samson

Le rapprochement stratégique entre l’Arabie Saoudite et Israël confirme l’arche d’alliance conclue dans le plus grand secret entre les dirigeants du Likoud et la faction la plus extrémiste de la dynastie des Al-Saoud. Ces derniers en sont à rechercher à activer l’option Samson: se doter de l’arme nucléaire via des pays clients comme le Pakistan.

D’un point de vue interne, cette alliance n’a rien de contre-nature mais parait plutôt logique. Les Sionistes et les Wahhabites redoutent par dessus tout les extrémistes chrétiens américains pour lesquels le Judaïsme et l’Islam sont les pires hérésies qui puissent exister sur terre…En second lieu ils ont en commun un ennemi dont les visées régionales ne sont plus une vue de l’esprit, l’Iran de l’Ayatollah Khamenei et en troisième lieu, Saoudiens et Israéliens sont résolument hostiles à ce qu’ils perçoivent comme une résurgence de la peste brune antisémite en Occident et dans le monde arabe. Après tout, on s’entre-aide entre sémites auxquels le bon Dieu a permis un contrôle ou du moins une certaine influence sur la moitié des richesses de la planète…

Donc toujours les mêmes ennemis: les extrémistes évangélistes illuminés de l’Amérique profonde, les russes nationalistes, les iraniens, les pays non-alignés, tout ce qui est altermondialiste et ce fasciste en version arabe de Bashar Al-Assad, Alaouite de surcroit et donc hérétique…Car pour Tel-Aviv, le parti d’Al Assad n’est qu’un avatar à peine déguisé du National-Socialisme repiqué à la sauce panarabe; pour Ryad, c’est un hérétique à la solde de l’ennemi perse chiite…

Revenons aux faits. Aux dernières nouvelles, l’Arabie Saoudite a levé une nouvelle armée de mercenaires pour se rendre en Syrie. D’ailleurs la création d’un front uni islamiste en Syrie regroupant neuf groupes influents après la décapitation de la brigade du Tawhid porte la trace des services secrets saoudiens. Ceci pour la partie visible de l’iceberg. Ce que les médias passent sous silence est le retour des commandos US et de certains pays européens en Syrie. L’implication des services spéciaux US est de plus en plus percebtible au Nord de la Syrie et plus particulièrement dans la province côtière de Lattaquié.  Israël n’est pas en reste et redouble d’efforts, d’autant plus que le Hezbollah se bat avec acharnement mais pas toujours avec succès au Qalamoun.

Pour sa part, Ryad en exécutant un plan US s’inscrit dans une nouvelle tentative de rallumer les clivages confessionnels au Liban, en Irak, en Syrie, en Iran, au Pakistan et en Afghanistan. On assistera donc à plus d’attentats entre Sunnites et Chiites. Beaucoup de pain sur la planche pour la CIA en perspective.

Nous assistons donc à un nouveau round sur le terrain. Damas utilise son aviation de manière très  intensive ces deux dernières semaines. L’acquisition des cibles est trop rapide pour qu’elle soit le résultat des renseignements aériens syriens mais émanant plus probablement des forces spatiales russes. Le temps presse. Il n’est pas question de se retrouver piégé la veille de Genève II par une offensive surprise d’une rébellion où le nombre des instructeurs turcs et pakistanais a été multiplié par 20 cette semaine. L’empire ne lâche pas prise. Les Saoudiens vocifèrent en injectant toujours plus de fonds à ce tonneau des Danaïdes qu’est devenue la Syrie tandis que les Israéliens multiplient les opérations secrètes. En arrière-plan, un duel à mort entre Obama et Poutine et leurs alliés respectifs.

Genève II vous dites? Négociations de paix? …Il serait plus juste de parler d’épreuve de force. Épreuve de force majeure. Comme on en pas vu depuis Yalta…Avant Yalta il y a eu une grande guerre pour un partage du monde…C’est le cas aussi de cette guerre régionale qui se joue sous nos yeux au Moyen-Orient!

Vladimir Poutine à Bashar Al-Assad: « vous disposez de moins de vingt jours…Il faut qu’ils assistent à Genève totalement nus! »

On en sait un tout petit peu plus sur la fameuse conversation téléphonique entre les Présidents Russe et Syrien. Vladimir Poutine de Russie aurait dit à son homlogue Syrien que désormais ce dernier disposait de moins de vingt jours pour écraser suffisement ses ennemis pour que leurs représentants ne puissent assister à Genève II que tous nus!

Sur le terrain, c’est le grand remue-ménage général et les offensives de l’armée syrienne ne se comptent plus. Et mis à part le doute levé sur l’offensive de Kalamoun, les délégués de la rébellion syrienne risquent bien d’y laisser bien plus que leurs manteaux avant d’arriver à Genève…

Bref rappel de la situation militaire prévalant dans les principaux axes de la grande offensive de l’armée régulière depuis trois jours:

A Alep, le front se rétrécit au détriment des factions rebelles jusqu’à l’entrée Sud de la ville. Les lignes d’approvisionnements des forces rebelles à partir du Sud et du Sud-Est ont été anéanties par les SAA (Syrian Air force) les forçant à se rabattre sur les lignes septentrionales en provenance de Sheick Najaar à travers la zone industrielle. En même temps, les bombardiers syriens continuent à cibler toute tentative d’inflitration des rebelles de l’Emirat islamique d’Irak et du Sham en provenance d’Al-Raqqa. Les généraux syriens tentent actuellement d’utiliser l’aviation pour couper les routes d’approvisionnement de Sheik Najaar (celle reliant le Nord d’Alep aux frontières turques) pour s’assurer d’un isolement total des forces rebelles à Alep. Trois colonnes de combattants de Jobhet Ennosra ont tenté pour la énième fois d’attaquer la fameuse prison centrale d’Alep (laquelle cache bien plus que des prisonniers). En vain.

A noter le raid aérien complexe mené contre l’école militaire d’infanterie d’Alep dans laquelle s’étaient réunis les principaux chefs rebelles pour arrêter un plan de défense de la ville. Ce raid mené à l’aide des meilleurs chasseurs-bombardiers des SAA n’a pu être possible sans une présence au sol et par dessus tout une infiltration des rangs ennemis. Abdel Qader Salah, Le chef militaire ainsi que  le chargé des renseignements militaires de l’organisation des brigades de  Liwaa Ettawhid et des légions de Liwaa Ettawhid ont péri au cours de ce raid. L’organisation a promptement tenté de venger la mort de ces chefs à Damas mais elle n’a touché que des commandants militaires subalternes et des civils.

Les usines de production de coton à l’Est de Nayrab ont été repris par l’armée régulière mais pas la totalité des usines de munistions que l’artillerie commence à détruire de façon délibérée. De furieux échanges d’obus et de roquettes ponctuent l’avancée des soldats syriens et des miliciens des comités de la défense populaire dans la zone. Des radios FM clandestines ont été détruites. L’accès à l’une d’elle était protégé par 90 bombes artisanales. A Al-Ashrifya dans les environs de Saif Eddawla, 70 rebelles ont péri dans les combats. Les pertes sont aussi élevées du côté des comités de défense populaire, souvent les premiers à accrocher les forces rebelles.

A Idlib, des rapports signalent des combats d’une extrême intensité qualifiées par les rebelles de « dernières batailles pour l’existence » et où les bataillons de l’armée régulière en sont arrivé à utiliser des méthodes inédites pour déloger les snipers adverses.

Au Nord de la province côtière de Lattaquié, l’aviation syrienne, décidément présente sur tous les fronts pour pallier à la perte du terrain au profit de la rébellion, a réussi à repousser une attaque d’envergure menée par les extrémistes de Jobhet Ennosra officiellement affiliés à Al-Qaïda près de la frontière turque. Selon les informations en provenance de ce front montagneux, 112 membres de Jobhet ennosra ont été neutralisés en moins de 48 heures tandis que 71 éléments ont été piégés à Salma, le dernier bastion fortifié de Jobhet ennosra et des brigades de l’Emirat islamique d’Irak et du Sham dans la province de Lattaquié.  Des unités navales syriennes ont participé aux combats en tirant des missiles sur des cibles situé en territoire rebelles.

Enfin la banlieue de Damas où les unités spéciales et les blindés ont réussi à reprende la localité de Hujeirat mais les combattants des brigade de Ahrar Al-Sham (les hommes libres du Sham/Syrie-Palestine) et leurs alliés de « Liwaa Al-Islam » (l’étendard de l’Islam) tiennent encore le contrôle de la Ghouta où ils opposent une très farouche résistance malgré les pilonnages continuels de l’armée syrienne. Cette dernière est en train d’avancer sur les localités de Barzeh, Darayaa, Al-Qabun et Zamalka. Inutile de préciser que ces villes sont déjà détruite à plus de 90 % des effets du pilonnage permanent d’artillerie et des bombardements aériens. Plus de 125 ex-déserteurs de l’armée qui se battaient avec différentes factions rebelles se sont rendus et ont demandé de bénéficier des dispositions du décret présidentiel 70/2013 portant l’amnistie.

A Deraa (Sud du pays) l’artillerie lourde syrienne est entrée en action après que des combattants rebelles aient attaqué des postes militaires et infligé des pertes aux militaires. Des pilonnages massifs ciblent les campagnes.

En parallèle, une autre bataille se déroule en mer. C’est la guerre des signaux électromagnétique entre les marines russe et celles de l’Otan. Au brouillage des uns répond le contre-brouillage. Observation notable: très peu de drones ont réussi à pénétrer l’espace aérien syrien. Sous la mer, divers submersibles appartenant à 11  nations jouent au chat et à la souris.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer les déclarations des divers protagonistes de la guerre en Syrie. Les revendications de la rébellion syrienne répétant comme un leitmotiov son exigence du départ du Président Al-Assad paraissent pour le moins irréalistes si l’on se réfère à la situation sur le terrain. Pour l’instant, l’offensive est gouvernementale. Damas est engagé dans une course contre la montre. L’usage intensif de l’aviation souligne cette hâte non d’en finir mais de gagner le maximum de points pour pouvoir négocier en position de force à Genève. C’est le sens des paroles qu’à adressé le Président Russe à la conseillère du Président Assad, Mme Buthaina Shaban, à la tête d’une délégation syrienne en visite à Moscou.

Maintenant il reste à savoir qui assistera nu comme un ver à Genève. En plein mois de décembre, ça ne doit pas être joyeux…