Une Bérézina oubliée…

La Russie n’exclut pas des frappes de missiles de croisière en Libye

La Russie a officiellement fait savoir à l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie qu’elle suit avec une attention soutenue l’évolution de la situation en Libye et que la montée en puissance de Daech dans ce pays méditerranéen préoccupe Moscou au plus haut point.

Hier, le quotidien algérien El-Khabar, citant une source sécuritaire de haut niveau, a révélé que des drones russes survolent l’espace aérien libyen depuis plus de deux mois. et qu’au moins un satellite militaire russe surveille en permanence la Libye depuis la fin de l’année 2013. Cette même source, citée par le même journal,  a laissé entendre que les russes n’excluent pas le recours à des frappes de missiles de croisière contre des cibles situées en Cyrénaïque ou dans le Golfe de Syrte.

La plupart des cibles de Daech en Libye sont près de la longue façade maritime du pays et sont faciles à atteindre par les missiles de croisière russes lancés à partir de bâtiments de surface ou de submersibles évoluant en Méditerranée orientale.

Les russes estiment qu’il est temps d’en finir avec le terrorisme international, objectif ouvertement partagé par Pékin. Des exercices militaires conjoints sino-russes et d’autres menés avec des pays de l’OCI (Organisation de la Coopération de Shanghaï) ont simulé des opérations aéronavales et amphibies contre le « terrorisme international » soulevant des interrogations sur la nouvelle définition du terme dans la perception de Moscou et de Pékin.

Il semble évident que par le terme terrorisme, les russes désignent les outils servant les intérêts géostratégiques de Washington et des ses alliés, soit les phénomènes type Daech ou Al-Qaïda. En d’autres termes, les Etats-Unis et l’Otan.

De sources diplomatiques on a appris que les russes ont demandé à des pays comme l’Algérie,  l’Egypte et la Tunisie, des explications sur l’absence apparente de stratégie offensive face à l’immense danger que constitue désormais la Libye pour l’ensemble de la région.

Les russes ne comptent pas en rester là et évoquent le problème crée de toutes pièces de Boko Haram en Afrique de l’Ouest, problème similaire à la création levantine et dont la solution ne pourrait en aucun cas venir des pays qui l’arment contre les Etats de la région.

L’affaire ukrainienne, montée de toutes pièces par les caciques de l’Otan afin d’acculer Moscou dans ses derniers retranchements et le forcer à lâcher la main en Syrie, a eu un effet totalement inattendu: non seulement la Russie est en train de reprendre pied au Levant et au Moyen-Orient, jusqu’à y compris le siège de l’ancien commandement militaire US à Baghdad, mais semble déterminée à reprendre sa place en Libye et même au delà dans les profondeurs de l’hinterland africain.

Maghreb: Après le patron du renseignement US, le Chef de la diplomatie iranienne en visite à Alger

Après la visite du patron du renseignement US à Alger, c’est au tour du ministre Iranien des Affaires étrangères d’y effectuer une visite. Au menu de cette visite à volets coulissants, la lutte contre Daech mais surtout le conflit syrien, l’épineux dossier de l’Opep et la situation au Yémen.

Le Qatar et la Turquie avaient les premiers proposé un éventuel refuge du président syrien Al-Assad en Iran mais cette proposition, qualifiée de saugrenue par des officiels syriens, vient de rebondir de Washington. A la différence que cette fois-ci les américains évoquent l’Algérie comme lieu d’asile. Silence de morts à Alger. La proposition à valeur de ballon-sonde a une portée politique et par ricochet un autre objectif assez éloigné des labyrinthes levantins.

De toute évidence, quelque chose se trame et la chose semble évoluer un peu plus vite que prévu. Au jeu d’ombres chinoises des uns répond un vaudeville amateur des autres.

Visite d’une délégation Nord-Coréenne en Syrie

Une délégation de la Corée du Nord est arrivée ce matin à Damas où elle a eu des discussions à huis clos avec des officiels syriens sur l’autarcie économique, le contournement du blocus et la défense asymétrique.

Les médias officiels syriens ont rapporté aujourd’hui l’information sans plus de précisions.

Les relations entre la République Arabe de Syrie et la République Démocratique et Populaire de Corée sont assez étroites et se sont affermies ces trois dernières années. Une coopération militaire et scientifique existe depuis des années entre les deux pays et certains observateurs avaient souligné que l’armée syrienne et le Hezbollah libanais ont adopté des tactiques asymétriques dans l’usage de l’artillerie retranchée et le combat dans les galleries souterraines en s’inspirant de l’expérience des Nord-Coréens en la matière.

En 2007, l’aviation israélienne avait mené des raids aériens sur un centre de recherches en agronomie situé au centre de la Syrie et suspecté d’abriter un réacteur nucléaire de faible puissance, fabriqué avec l’aide de la Corée du Nord.

Sur le plan balistique, la Syrie a commencé à développer une gamme de missiles balistiques de courte portée en se basant le programme des missiles Nodong de la Corée du Nord.

Fait peu connu, lors de la guerre d’octobre 1973, c’est les pilotes nord-coréens qui se sont distingués le plus contre les Phantom F-4 E de l’aviation israélienne.

Du rififi au Quai d’Orsay…Encore et toujours!

Un ambassadeur de France qui claque la porte du Quai d’Orsay et crie haut et fort à la discrimination. Est-ce vraiment nouveau? Non. La boite est tellement pourrie qu’elle a fini par faire fuir les compétences depuis un bon bout de temps dixit un haut fonctionnaire français aux Nations Unies.

Pour les initiés, le Quai d’Orsay est un sanctuaire dédié avant tout au népotisme et à la corruption. Cercle fermé. On y évolue en famille. A condition de ne pas dévoiler une once de compétence avérée et aimer le paraître et autres faux-semblants.

Le cas du représentant de la France aux Nations Unies est un cas d’école. Ultra-sSioniste convaincu et issu de la DGSE, il semble avoir de solides soutiens bien en dehors du Quai d’Orsay.

D’autres diplomates français bien plus compétents sont écartés, marginalisés et mis dans une voie de garage à cause de leurs orientations politiques même supposées, parce que leurs parents sont issus du milieu ouvrier ou simplement à cause d’une origine étrangère.

Si j’avais à publier les complaintes de mes amis anonymes du Quai d’Orsay, ce blog sera transformé en tribune dédiée.

Ce qui m’étonne le plus dans le cas de l’ambassadeur de France à Andorre est son apparente naïveté. Qu’il évoque ses origines algériennes pour expliquer la discrimination dont il s’estime victime n’ajoute rien au fait que tous ceux qui n’appartiennent pas à une certaine caste d’arrivistes au Quai d’Orsay n’ont pas de droit de cité au ministère des Affaires étrangères. Cela inclut les diplomates ayant un ancêtre vendéen, les Corses, les monarchistes, les vrais intellectuels lucides fuyant le bling bling, ceux qui ont l’esprit un peu trop libre, les natifs de certaines provinces de France et la liste est encore longue.

Du rififi au Quai d’Orsay, c’est pas demain soir que cela va s’arranger.

La fin des temps: Une idiote représente les Etats-Unis aux Nations Unis: Samantha Power!

Hystérique, la représentante des Etats-Unis aux Nations Unies tentant de convaincre le représentant de la Fédération de Russie Vitali Churkin que son pays, "l'Union Soviétique" (sic) ne doit jamais oublié qu'il est dans "le camp des vaincus". Réaction calme de Churkin: "Madame, votre salive   se répand partout!"
Hystérique, la représentante des Etats-Unis aux Nations Unies tentant de convaincre le représentant de la Fédération de Russie Vitali Churkin que son pays, « l’Union Soviétique » (sic) ne doit jamais oublié qu’il est dans « le camp des vaincus ». Réaction calme de Churkin: « Madame, votre salive se répand partout! »

Inutile de revenir sur le népotisme régnant au Département d’Etat US. On l’a déjà assez vu avec la dénommé Rice et sa smala. Voilà maintenant que la représentante permanente des Etats-Unis d’Amérique au Conseil de sécurité des Nations Unies qui croit qu’il est de son devoir de réagir après l’annexion de la Crimée par la Russie.

Samantha Power est une drôle de diplomate! En bonne Irlandaise, elle se lève de son siège, oublie son statut et se dirige tout de go vers Vitali Churkin, le représentant permanent de la Fédération de Russie au Conseil de Sécurité des Nations Unis. Elle ne se contrôle plus. Commence à s’agiter et lui crier dessus en lui affirmant naïvement : « L’Union Soviétique [sic] ne doit jamais oublier qu’elle n’a pas gagné et qu’elle figure dans le camp des vaincus…Les agissements du Kremlin ont dépassés toutes les limites…Vous voulez nous faire du chantage avec vos têtes nucléaires pour humilier l’Amérique… »

Etonné, Vitali Churkin eut une réaction pondérée:  » Madame, votre salive se répand partout! »

Il semble qu’aux Etats-Unis, beaucoup d’officiels ne savent pas  que la Russie d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la Russie des années 90 et encore moins l’ex-Union Soviétique. Tout compte fait,  les effets du McCarthysme sont tenaces!

Comment faire pour retrouver une virginité – toute relative – diplomatique?

Attention! La solution proposée dans cette article est aussi valable pour vous. Cependant, il vous faudra être totalement dénué d’amour propre…

Si il est un fait avéré qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est bien la présence de snipers sur la place Maïdan à Kiev. Entre les pro-européens qui accusaient le gouvernement en place de les tirer comme des lapins, et ce même gouvernement qui niait tout déploiement de tireurs d’élite; la vérité n’avançait pas très vite.

Jusqu’à ce que le Ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, en appel à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) afin qu’elle mène une enquête sur ces tueries. même chose pour Vitaly Churkin, le représentant de la Russie à l’ONU, qui lui a demandé qu’une enquête soit diligentée le plus rapidement possible sur les évènements de la place Maïdan, et sur les manifestations en général. Les images des tirs ont été analysées – principalement par la Russie, mais aussi par d’autres, non-alignés – et il en ressort que les tireurs faisaient partie des pro-européens.

Si, lors de « l’affaire du gazage de la population syrienne », la voix de Moscou n’avait pas été entendue (Moscou qui déclarait, preuves à l’appui, que le tir de l’obus venait de la rébellion); il n’en est pas de même à Kiev,maintenant. Les enjeux ne sont identiques, certes, mais justement, le fait que tout ceci pourrait mal finir (mais j’en doute, de plus en plus) a donné plus de poids à Vladimir Poutine. Du coup, tout le monde y va de son petit commentaire.

L’entité européenne, qui avait largement appuyé les manifestants, se contentait de noyer le poisson à l’aide de déclarations toutes plus inutiles les unes que les autres. Mais voilà, comme rien ne bouge, ni l’ONU, ni l’OTAN, ni même les USA; l’Union Européenne est obligé de se plier aux désidérata de Moscou, et cela, juste pour ne pas perdre la face. Donc, en toute logique, la chef de la diplomatie européenne, vient de demander l’ouverture d’une enquête concernant les connexions entre les snipers et l’opposition ukrainienne.

Cependant, n’allez surtout pas croire que Bruxelles s’aligne sur la ligne diplomatique du Kremlin, non, on en est pas encore là; si Mme Ashton en est arrivée à cette extrémité, c’est suite à un échange téléphonique avec le Ministre des affaires étrangères de l’Estonie – Urmas Paet. Dans la conversation de 11 minutes, Paet a déclaré que les tueries de février étaient à blâmer car les tireurs d’élite étaient engagés par la coalition Maïdan. Paet a également déclaré que le président ukrainien Viktor Ianoukovitch n’était pas derrière les tirs mortels et que les tireurs avaient été embauchés par l’opposition.

Et oui, toute honte bue, l’Europe bombe le torse, se redresse, et demande qu’on lui apporte les responsables sur un plateau. Il faut comprendre l’UE, en cas d’échec des « sanctions » contre la Russie, il lui faudra trouver une porte de sortie honorable (!). Donc si en toute logique Vladimir Poutine gagne la partie, Bruxelles pourra toujours se faire les dents sur les Timochenko, Vitali Klitschko et consorts. Si l’opposition ukrainienne n’était pas très compétente en politique, elle risque d’avoir un cours accéléré sur la diplomatie européenne…à ses dépends.

Crise et nationalisme: le cas du Japon.

Peut-on penser qu’il existe un pays, sur cette planète, qui ne soit pas dévoré par l’ambition et la cupidité.Ils ne sont pas nombreux les pays qui ont eu le courage de faire machine arrière, d’un point de vue militaire, au moins. Citons le Japon, qui décida de rayer le terme de guerre de sa constitution; l’Afrique du Sud qui, elle, décida de se débarrasser de son arsenal nucléaire pour qu’il ne tombe pas aux mains de l’ANC.

Même si on peut supposer, sans trop se tromper, que Pretoria ne reviendra pas sur sa décision, on ne peut pas en dire autant de Tokyo. Les ambitions du gouvernement ne sont plus secrètes. Le nouveau premier ministre, arrivé à la tête du pays il y a un an de cela, semble vouloir relancer le Japon dans la course mondiale. D’un point de vue économique, cela peut se comprendre et la première disposition qu’il a prise était de mettre la Banque Centrale nippone au pas. La suite, on la connait: mise en route des rotatives, et les yens pullulent. Deuxième phase, qui découle logiquement de l’impression massive de billets, lutter contre la déflation; c’est le chantier qu’il vient de mettre en route, en ce début d’année 2014.

Cependant, revenir sur la scène économique ne lui suffit pas. D’autant plus que les centrales nucléaires ayant été arrêtées, Tokyo est obligé d’importer du gaz, du charbon et du pétrole, ruinant ainsi les efforts de la banque centrale. Lors de ces voeux, il a déclaré vouloir modifier la constitution afin de redoter son pays d’une armée digne de ce nom. Petit rappel, voici l’article 9 du chapitre II de la-dite constitution:

« Chapitre II. Renonciation à la guerre

Article 9. Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu. »

Officiellement, il s’agit de se prémunir des attaques qui pourraient découler des rivalités territoriales qui opposent le Japon à la Chine, et par extension à la Corée du Nord. Mais il y a aussi, à prendre en compte, le cas de la Corée du Nord et de son arsenal nucléaire; sans omettre les Etats-Unis qui, ne pouvant pas multiplier les forces de défenses – navales, aériennes, terrestres – pour des raisons économiques et géopolitiques (l’incident ayant opposé une flotte chinoise à un navire nord-américain aurait pu sinon dégénéré, au moins avoir de fâcheuses conséquences diplomatiques), doit pouvoir compter sur un allié sûr et bien doté militairement parlant pour sa protection sur le flanc Ouest.

Alors, cette annonce se veut-elle provocatrice, ou bien réelle. De mon point de vue, le Japon est fini. Que ce soit d’un point de vue social (25% de la population a plus de 65 ans), économique (la planche à billets est une aide, mais à courts terme), territoriale (la catastrophe de Fukushima, en plus de priver le pays de la manne nucléaire, a contaminé une vaste zone que les autorités ont bien du mal à cacher). La seule façon de faire relever la tête d’un pays est de relancer le nationalisme. C’est une fuite en avant qui ne mène que dans un mur. Mais voilà, les politiciens sont ainsi fait qu’ils n’avoueront jamais que leurs politiques  ont tout détruit. Quitte à plonger une région dans la tourmente, voire même le monde entier, la militarisation leur semble être la dernière option. Et la Diplomatie, dans tout ça?

PS. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2014.

Décidément, François Hollande a de l’humour…

Dans l’article intitulé « France ta fierté fout le camp, ta diplomatie aussi », je me désolais de voir la-dite diplomatie française se déliter. Mais je crois que l’on vient d’atteindre un nouveau palier. Asseyez-vous, on ne sait jamais.

Voici, vous avez peut-être lu, entendu ou vu que François Hollande est en visite officielle, aujourd’hui, en Arabie Saoudite. Lorsque j’ai lu cette info, je n’ai pas trouvé utile de faire un article là-dessus, il y en a déjà pléthore. Certaines mauvaises langues diront que c’est la période des étrennes, et que la France va chercher son chèque; mais ce sont sûrement de mauvaises langues…

Bref, le président doit rencontrer le roi Abdallah et s’entretenir avec lui de la paix au Proche-Orient. Il doit aussi rencontrer Saad Hariri – ex-Premier ministre libanais – afin de lui délivrer un message, rappelant que la France, amie des Libanais et du Liban, plaide pour l’intégrité et l’indépendance de ce pays. Je passerai très vite sur la phrase de François Hollande au quotidien arabophone Al-Hayat qui dit:

La France et l’Arabie saoudite partagent « la volonté d’oeuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient ».

Humour, humour, quand tu nous tiens…

Mais ce n’est pas la perle du jour, elle émane toujours de Mr Hollande, mais parle du conflit syrien. Durant la même interview, il a déclaré:

M. Assad ne combat pas les extrémistes, mais les utilise pour faire pression sur l’opposition modérée.

C’est une façon de voir les choses. Mais pour quelqu’un qui ne combat pas les extrémistes, je trouve que l’armée syrienne se défend plutôt bien. Voire même très bien.

De l’inconstance de la diplomatie US.

On est en mesure, aujourd’hui, de savoir ce qui différencie la diplomatie russe, de la diplomatie Occidentale, et plus précisément américaine. Exemple: Un accord temporaire a été signé, il y a quelques semaines, à Genève entre l’Occident et l’Iran; laissant à ce pays, six mois pour finaliser un arrêt de son programme nucléaire.

Le monde entier s’est félicité de cette signature, même s’il y a eu quelques grognements du côté de Tel-Aviv et des pays du Golfe. Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des monde. Hélas, trois fois hélas, c’était sans compter sur l’inconstance de la diplomatie US. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que le couac vienne du ministère des affaires étrangères, non, il vient de l’opposition républicaine et précisément de Jonh Mc Cain. Ce dernier vient de déclarer sur CNN:

« Je pense qu’il est très probable que nous pourrions avoir un projet de loi sur des sanctions, qui prendraient effet à la fin des six mois, s’il n’y a pas de résultat dans les négociations; c’est à mon avis ce qui se passera. »

McCain a également déclaré qu’il n’était pas d’accord avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry sur le droit de l’Iran à l’enrichissement d’uranium.

 » Il (Kerry) pense que l’accord stipule que, fondamentalement, les Iraniens soutiennent le droit à l’enrichissement. Je ne pense pas que cela devrait être le cas après leur mensonge la tricherie et la dissimulation dont ils ont fait preuve, depuis toutes ces années . Les centrifugeuses continuent de tourner. Nous faisons une pause alors qu’ils poursuivent (l’enrichissement), nous assouplissons les sanctions alors qu’ils continuent une bonne partie de leurs activités . »

Lors d’une audition au Sénat la semaine dernière, Kerry a défendu le récent accord. Il a exhorté les législateurs à ne pas voter une nouvelle législation sur des sanctions contre l’Iran. L’administration américaine , cependant, a imposé de nouvelles sanctions, Jeudi dernier, à l’encontre d’un certain nombre de sociétés iraniennes et d’individus, prétendant qu’ils sont liés aux activités nucléaires de l’Iran. La réaction a été immédiate du côté de Téhéran, les négociations ont été suspendues. 

Cette exemple n’est qu’un parmi tant d’autres, mais il fait la lumière sur la faiblesse de la politique intérieure américaine. On pourrait penser que ce n’est que ça, de la politique politicienne, le clan républicain qui décide de mettre des bâtons dans les roues d’Obama, à défaut d’avoir pu faire annuler sa couverture sociale; mais le problème est bien plus profond, et connu de tous. Même le chef de la Commission de la politique étrangère de la sécurité nationale et du parlement iranien, Alaeddin Boroujerdi, a déclaré que:

« L’action récente des Américains montre aussi qu’ils ne sont pas indépendants dans leurs politiques et suivent simplement les lobbies sionistes. »

Sans vouloir jouer les Cassandre, je pense que l’accord ne tiendra pas six mois. Il ne faudrait pas oublier que le Shutdown a accouché d’un accord qui permet au Trésor américain d’emprunter jusqu’au 7 février, et à l’Etat fédéral de n’être financé que jusqu’au 15 janvier. Cependant, un compromis budgétaire a été conclu le 10 Décembre au Congrès américain pour une période de deux ans afin d’éviter une nouvelle fermeture des administrations gouvernementales le 15 janvier et de fixer le niveau des dépenses fédérales jusqu’au 1er octobre 2015. Malgré cela, les lobbies ne vont pas lâcher l’affaire. Si le chef de la diplomatie US veut sauver les apparences, le gouvernement Obama devra faire des concessions.

Comme on l’a vu, le président des Etats-Unis ne veut pas renoncer à sa couverture sociale pour les plus démunis, donc l’équation est simple, sur quelle partie de son programme peut-il encore faire des concessions, sinon sur sa politique extérieure? Voilà en partie pourquoi, selon moi, Tel-Aviv s’est contenté de pousser des cris d’orfraie. Bibi savait, dés l’accord signé, que les USA rentreraient dans les rangs.

 

L’Angola dément mener une politique visant l’Islam

Après la propagation virale d’articles de presse évoquant l’interdiction de la construction de lieux de cultes musulmans au profit d’immigrés en Angola, un officiel du ministère de la culture de ce pays a catégoriquement démenti que son pays mène une politique discriminatoire à l’égard de l’Islam en soulignant qu’il n’y a aucune orientation officielle visant à fermer ou détruire des lieux de culte d’une quelconque religion ou croyance.

Un autre officiel angolais a qualifié les informations parues dans certains médias autour de cette affaire d’insensées et irrationnelles en affirmant que les dirigeants de son pays n’étaient pas aussi ignorants pour prendre une telle décision.

Ceci dit, les autorités de Luanda ont bien décidé de fermer une soixantaine de mosquées, n’autorisant que deux.

Des émissaires agissant au nom de l’ONU, l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique), l’Union Africaine, d’autres organisations sous-régionales et des pays voisins ont fermement mis en garde le gouvernement angolais contre toute atteinte aux croyances.

L’OCI regroupant 57 nations musulmanes ou ayant de fortes minorités musulmanes a condamné la destruction de lieux de cultes musulmans et a exprimé son étonnement suite à des informations faisant état que l’Angola aurait décidé de bannir l’Islam de son territoire. Une telle décision serait caricaturale et consacrerait la propagande islamophobe menée par les médias de certains pays utilisant l’extrémisme islamiste à des fins géostratégiques depuis la Conférence de Durban en 2000 a déclaré un officiel de l’Organisation en ajoutant que personne n’a cru à un tel scénario dont l’éventualité ruinerait définitivement le deuxième pays africain producteur de pétrole

Genève II: Une coquille vide?

La diplomatie française a perdu la face lors de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’à cela ne tienne, son porte-paroles – Laurent Fabius – c’est trouvé un nouvel objectif: Genève II.

Ce ne sont pas les idées qui lui manquent. Il vient de déclarer à la radio France Culture:

« Genève 2 va se tenir, mais je rappelle que l’objet de Genève 2, ce n’est pas d’avoir une conversation de café du commerce sur la Syrie, c’est un consentement mutuel entre les représentants du régime, sans Bashar, et l’opposition modérée (pour) arriver à faire un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs »

Exit, donc, le président syrien. Exit aussi les terroristes:

« C’est très difficile, mais c’est la seule solution qui permette à la fois de ne pas avoir M. Bachar al-Assad et de ne pas avoir les terroristes », a souligné M. Fabius. « C’est une position juste. Les Américains maintenant soutiennent cette position. Tant mieux ! », a-t-il ajouté.

Resterait, finalement, que les représentants du régime – qui seront triés sur le volet, lors d’une réunion entre le médiateur de l’ONU, Lakhdar Brahimi, et les participants russes et américains; réunion annoncée pour la fin Décembre – et l’ASL. Re-problème, l’Armée Syrienne Libre, ne veut pas participer à la conférence! D’ailleurs, le chef de L’ASL, le général Salim Idriss, a déclaré à la télévision al-Djazira:

« Nous ne cesserons pas le combat pendant la conférence et après celle-ci. Ce qui nous préoccupe, c’est d’acquérir les armes dont nos combattants ont besoin« 

Du coup, si on enlève Bashar al-Assad, les terroristes, et l’ASL, il ne va pas rester grand-monde. Mis à part Laurent Fabius, of course.

France, ta fierté fout le camp…ta diplomatie aussi!

Tous les médias en font leurs gros titres, un accord a été signé, cette nuit à Genève, entre l’Iran et les 5+1 (USA, France, Allemagne, Russie, Grande-Bretagne et Chine). Cet accord intérimaire – suivant le terme communément employé – porte sur la limitation du programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions économiques. Il ouvre, en outre, une nouvelle période de pourparlers sur le fond pendant six mois.

Les participants se sont tous félicités de cette signature. A commencer par l’ayatollah Ali Khamenei, qui a déclaré:

Il faut remercier l’équipe de négociateurs nucléaires pour cet acquis (…) La grâce de Dieu, les prières et le soutien de la population sont sans doute la raison de ce succès (…) Il faut toujours résister face aux demandes excessives des autres pays dans le domaine nucléaire.

On notera aussi les applaudissements de Barack Obama, ceux de Vladimir Poutine, par l’intermédiaire de son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov; et ceux du ministre des affaires étrangères syrien:

Cet accord est une preuve que les solutions politiques aux crises dans la région est le meilleur moyen de garantir la sécurité et la stabilité, loin de toute ingérence étrangère et de menace de recours à la force.

François Hollande lui-même c’est fendu d’une déclaration félicitant les participants.

Cependant, il est une absence de réactions qui en dit long: celle de Laurent Fabius. A n’en pas douter, cette signature doit lui retourner l’estomac. Rappelez-vous, c’est lui-même qui avait déclaré que Bashar al Assad ne méritait pas de vivre. Lui aussi qui se targuait de « bouter » les djihadistes hors du Nord Mali. Lui, enfin, qui se vantait de ne pas signer d’accord trop laxiste envers l’Iran.

Où est-il maintenant? Parti à Tel-Aviv, pleurer avec Benjamin  Netanyahu sur cet accord qui scelle provisoirement – n’oublions pas le terme ‘intérimaire » – la venue de la Pax Hébraïqa? Ou bien est-il en train d’affûter ces arguments en vue de Genève II? Mais là non-plus, l’accord risque de ne pas plaire à Bibi et ces sicaires.

Une chose est sûre, la France vient de perdre (définitivement?) toute crédibilité au sein du monde arabo-musulman. Sans parler de l’axe russo-chinois.

Le représentant de la Syrie à l’ONU conseille à son homologue israélien de continuer à jouer sur son smartphone…

En pleine session de travail à l’ONU, le représentant de la Syrie, Bashar Al-Jaafri a conseillé à l’ambassadeur d’Israël de continuer de jouer sur son smartphone au lieu de s’intéresser à une haute politique à laquelle il ne comprend mot.

Le représentant syrien poursuivra sur sa lancée en soulignant que le représentant israélien n’était même pas né lors du vote des résolutions ordonnant le retrait israélien des territoires arabes occupés.

Pour les non-initiés, les applications et autres jeux pour smartphones, toutes plate-formes confondues,  font le bonheur des élus, députés, représentants et autres congressistes à travers le monde.

Ce n’est pas la première fois que les instances internationales assistent à ce genre de joutes entre syriens et israéliens. En 1991, lors d’un réunion préliminaire à Madrid en vue de négociations entre palestiniens et israéliens, les délégués syriens avaient exhibé en public des photographies de dirigeants israéliens du temps où ceux-ci étaient recherchés par les britanniques pour terrorisme…