Afrique: des fillettes kamikazes…

Des attentats kamikazes d’un genre nouveau ont lieu depuis des mois en Afrique occidentale. Des jeunes femmes et des fillettes âgées à peine d’une dizaine d’années sont utilisées par des organisations terroristes comme des bombes humaines afin de perpétrer des attentats spectaculaires à l’explosif dans les lieux publics et des lieux de culte musulmans en passant à travers le maillage sécuritaire. Cette tactique fort repréhensible est quasiment imparable pour le moment.

L’organisation Boko Haram s’est rabattu sur ce stratagème afin de destabiliser les services de sécurité.

En moins de 24 heures, des attentats kamikazes multiples ont semé la mort et la désolation dans des marchés et des mosquées dans le Nord-Est du Nigéria.

Le Président Muhammadu Buhari a fixé un délai d’un mois aux principaux chefs militaires du pays pour « écraser » Boko Haram. Mais l’usage par cette organisation terroristes de tactiques exploitant les spécificités inhérentes de certains faits sociétaux des populations locales rendent cette tâche ardue. Ce n’est point pour rien que Boko Haram vise à faire accroître les mesures répressives des gouvernements: le cycle violence-réaction-répression est l’un des meilleurs pourvoyeurs de nouvelle recrues après la terreur et la pauvreté.

Cette nouvelle évolution inquiète au plus haut point. Boko Haram exploite à fond la déliquescence avancée des sociétés traditionnelles africaines, frappées de plein fouet par l’onde de choc du néolibéralisme sauvage.

Des centaines de personnes ont péri en Afrique occidentale et orientale dans des attentats à l’explosif revendiqués par des organisations terroristes dont on connait mal la génèse, le financement et les sources d’approvisionnement en armes et munitions. Ce n’est pas pour autant que les médias sociaux, florissants en Afrique, ont arboré un quelconque pavillon national ou se sont déclaré être une ville ou-pire- un journal en guise de solidarité sélective ou plutôt intéressée (marketing d’image et manipulation obligent)

 

 

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit en Syrie: Un général-major de l’armée syrienne blessé au combat à Deir Ezzor

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Selon des indications recueillies, le général-major Issam Zahreddine, l’un des plus populaires des commandants supérieurs au sein de l’armée syrienne a été blessé au combat à Al-Rushdya à Deir Ezzor. Ce général de la garde républicaine syrienne devait conduire l’assaut visant à libérer Andaan près d’Alep (Nord du pays) mais a été muté à la dernière minute à Deir Ezzor où la situation militaire se dégradait. Le général de la garde a été blessé alors qu’il conduisait une opération de recherche-destruction dans l’un des quartiers les plus chauds de Deir Ezzor.

Ailleurs, les forces syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais ont complètement investi les localités de Deir Attya et Al-Nabak après de durs combats contre les factions rebelles. L’assaut gouvernemental a été mené par les officiers les plus aguerris en matière de tactique militaire.

Battant en retraite, les extrémistes d’Al-Qaïda ont investi l’hôpital Al-Bassel (du nom du frère ainé décédé du Président syrien) de la ville de Deir Attya et ont systématiquement éliminé à la grenade et au fusil d’assaut l’ensemble des blessés et autres malades s’y trouvant, nonobstant leurs appartenance à l’un ou l’autre camp.

Les unités de l’armée syrienne ayant conduit l’assaut à Deir Attya et Al-Nabak étaient secondées par les milices du parti Baath, les comités de la défense populaire et des éléments du Hezbollah libanais.

Le retrait des rebelles de Al-Nabak a été soudain et s’est déroulé d’une manière désorganisée. Ce retrait a encouragé certains citoyens à prendre les armes contre les rebelles en retraite.

D’autres unités ont pénétré dans la localité voisine de Ain Al-Baydhaa. Des renforts rebelles ont été dépêchés en urgence au Qalamoun depuis Arsaal au Liban. Une décison saoudienne hâtive pour tenter de limiter les dégâts.

La rébellion syrienne a accusé l’armée gouvernementale d’avoir perpétré un massacre à Deir Attya. Elle accuse également Damas d’avoir tiré au moins un missile balistique de type SCUD sur la ville de Qaraa. De fait, un missile a visé un centre de commandement rebelle à Qaraa, provoquant d’immenses dégâts matériels et facilitant l’entrée d’unité de la sécurité intérieure et d’autres relevant des renseignements militaires. Ces dernières ont été freinées par la découvertes de pièges et de bombes artisanales improvisées (Improvised explosive devices ou IED) pesant plus de 80 kilogrammes.

Les combats continuent à Alep où les différentes factions rebelles se battent souvent les unes contre les autres ou font face à l’avancée lente mais progressive des troupes syriennes. Au milieu de ce chaos, les combattants kurdes suscitent l’intérêt de l’ensemble des protagonistes à l’exception des extrémistes islamistes pour lesquels tous ceux qui ne sont pas avec eux sont des hérétiques à éliminer. Les kurdes font l’objet d’un traitement de faveur de la part de Damas mais également de l’Arabie Saoudite. Cette dernière tente de récupérer les kurdes pour les rallier au front anti-pouvoir.

Ce qui se passe en Syrie n’est pas exempt d’un certain déterminisme historique. Aux enjeux géopolitiques contemporains et aux rivalités régionales se superposent d’autres clivages fort anciens.

Les défaites des factions rebelles à Damas et leur situation difficile à Alep n’ont pas eu d’effet notable sur le moral des pays soutenant mordicus et contre vents et marées un changement de régime à Damas. Ryad a déjà ordonné une autre contre-offensive tandis qu’Israël vient de rendre public un rapport sur la situation militaire en Syrie dans lequel il souligne que grâce à l’affaiblissement de l’armée syrienne dans cet interminable conflit, l’armée israélienne peut arriver aux portes de Damas en « quelques heures seulement » alors qu’il fallait plus d’une semaine avant la guerre.

Tel-Aviv estime qu’il est dans son intérêt que la guerre perdure en Syrie car plus le temps passe, plus l’armée syrienne s’affaiblit. Pour les israéliens, la seule force militaire organisée en Syrie n’est plus l’armée syrienne mais le Hezbollah libanais. Une analyse que partagent les Saoudiens.

Sur le terrain, l’ordre initial ordonnant à l’ensemble des personnels des forces armées syriennes de garder l’uniforme ou le treillis de combat, le grade et les insignes pour maintenir la cohésion des troupes et la discipline a été l’une des marques distinctives de ce conflit. L’armée syrienne est certes affaiblie mais l’apport de conscrits du contingents et de volontaires au sein des comités de défense populaires et les milices du parti ont permis de pallier à certaines déficiences comme les défections ou les désertions.

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » selon Clauzewitz . Et cette guerre en Syrie  continue pour obtenir des gains politiques à faire valoir autour d’une table à Genève. En attendant, un des plus beaux pays du Levant subit la destruction sur l’autel d’intérêts géostratégiques n’ayant rien à voir avec le bien-être des populations civiles.

Art de la confusion: Ryad tente de créer une version chiite de « Jobhet Ennosra »

Exclusif: Ce post comporte une information brute de première main, inédite et  non encore passée dans le domaine public.
 
 

Changement de paradigme dans la stratégie sous-traitante de Ryad. Après avoir financé et soutenu des myriades de groupuscules d’obédience sunnite, les renseignements saoudien sous la houlette du prince Bandar Ben Sultan adoptent les techniques avancées de double manipulation et l’ingénierie du chaos en tentant de créer et de financer des groupes chiites militants avec pour objectif de relancer le clivage Sunnites-Chiites dans l’ensemble de l’espace moyen-oriental et au-delà. Avec une seule restriction: ces groupes formés à l’image de Jobhet Ennosra en Syrie devront s’abstenir de mener des action à l’intérieur du territoire de la République islamique d’Iran.

C’est de bonne guerre! Le rapprochement entre Israël et le clan le plus néoconservateur de la dynastie des Saoud a déjà un premier résultat concret: la création d’une Qaïda chiite! Trois groupes inconnus sont ainsi passé à l’action au Pakistan lors de la fête rituelle de Achoura il y a une semaine.

Un plan secret prévoyant la création de points de tension entre les confessions est ainsi à l’œuvre en Afghanistan, en Irak, au Liban, au Pakistan, en Syrie et au Yémen. Des attentats kamikazes ou des actions spectaculaires sont prévus à cet effet selon un agenda bien précis.

La création de groupes terroriste chiites servant les intérêts de l’axe stratégique Washington-Ryad-Tel Aviv est donc la dernière trouvaille en termes d’ingénierie du chaos. Comme les précédents outils géostratégiques basés sur des variantes du Sunnisme, ce nouvel outil risque d’ajouter à la confusion ambiante et créer bien des amalgames.

Un observateur averti de la scène moyen-orientale constatera qu’un plan ourdi et structuré est derrière la fuite des chrétiens d’Orient. Dans les seules villes d’Alep et de Homs en Syrie, plus de 25000 familles chrétiennes d’Orient ont quitté le pays. Idem en Irak où les clivages interconfessionnels sont entretenus à des fins d’hégémonie géopolitique. Ces bouleversements dans la géopolitique religieuse du Moyen-Orient sont trop importants pour qu’ils ne soient le résultat de plans à effet papillon.

En Iran, le pays est encerclé par une série de pièges géopolitiques: Question Balouche au Sud-Est, fausse question de la minorité sunnite, des juifs iraniens, le sort réservé aux autres minorités non visibles, le faux mouvement de la révolution colorée verte avortée, etc. En parallèle, Téhéran subit depuis des années les effets terrible de trains de sanctions internationales superposés. Et désormais, l’Iran se verra accusé de soutenir des groupes terroristes propageant un violent prosélytisme militant dans son voisinage immédiat et au-delà. Voilà qui fera les affaires de Ryad et de Tel-Aviv.

Une Qaïda chiite composée d’étudiants en théologie ayant fréquenté les villes saintes de Qom et de Karbalah financée par le prince Bandar et soutenue par le renseignement israélien? Il fallait bien y penser un jour. Pour Israël, l’important est de voir l’image de l’Islam en tant que civilisation et religion se dégrader davantage aux yeux du reste du monde; pour l’Arabie de la dynastie des Saoud, une Qaïda chiite justifierait une nouvelle guerre sainte contre ce qu’ils perçoivent comme l’hérésie suprême et permettrait de dédouaner le Salafisme et autre Takfiristes de l’accusation de terrorisme. Par dessus ces considérations à portée régionale, les intérêts stratégiques à long terme de Washington dans la région centrale du monde: faire perdurer l’hégémonie et la renforcer dans un effort de contrer puis de paralyser la Chine et la Russie.

Encore une autre ruse digne d’être recensée dans le livre des ruses (Kitâb Al-Hyal كتاب الحيل) ou dans les stratagèmes antiques de Polyen…

Syrie: les usines d’armement d’Alep capturés par les rebelles

La plus grande bataille en cours actuellement en Syrie est celle d’Alep. Les unités de l’armée syrienne ont réussi à reprendre la  base du 80e régiment assurant la défense de l’aérodrome militaire d’Alep mais s’opposent à une vive résistance des groupes extrémistes de Daesh et de l’organisation terroriste Jobhet Ennosra. Après 24 jours de combats acharnés, l’armée syrienne en est réduite à lancer son infanterie dans des attaques frontales en terrain découvert soutenue par un déluge d’obus et de roquettes. Ces combats ne sont pas sans quelque similitude avec ceux, beaucoup plus vastes,  du front germano-russe en 1944-45.

La capture de l’aérodrome militaire d’Alep par les troupes régulières a contraint les groupes terroristes à se replier au Sud d’Alep et à se retrancher dans les immenses usines d’armements que l’armée gouvernementale évite de bombarder en utilisant l’aviation. Cependant des troupes aéroportées arrivent en renfort du Sud et du littoral. Plus de 2000 hommes ont déjà été parachutés au dessus des industries d’armements depuis ce matin.

Plus au Nord, des combats d’une extrême violence sont signalés entre les comités de défense du peuple kurde et les rebelles.

La défaite totale de l’Armée syrienne libre (ASL) au Sud de Damas où elle a perdu ses principaux fiefs achève le cycle des opérations militaires s’inscrivant dans le cadre du plan « Bouclier ».  La bataille d’Alep risque de perdurer. Des milliers de mercenaires pénètrent en Syrie à partir de la Turquie pour tenter d’éviter la répétition du scénario de Damas où l’armée régulière a littéralement écrasé tous les groupes rebelles. Non sans d’immenses dommages collatéraux.

Indubitablement; un peu comme aux temps mythiques de l’épopée de Gilgamesh, la guerre s’éternise en Syrie. D’autant plus que l’ensemble des protagonistes locaux et régonaux essaient par tous les moyens de marquer des points et à obtenir des gains substantiels sur le terrain pour aborder d’éventuelles négociations sinon en position de force du moins avec un avantage comparatif assez suffisant pour faire fléchir l’adversaire. En somme, pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Turquie, il n’y a pas de solution politique à la crise syrienne pour le moment mais celle-ci passera bien par la voie des armes. d’où la course contre la montre engagée par Damas. Car on ne pourra différer indéfiniment Genève II: un jour ou l’autre il faudra bien finir par s’asseoir autour d’une table et négocier une issue à ce conflit. Syria army makes more gains in north Aleppo

Artillerie syrienne autour d'AlepInfanterie syrienne

Bombs over Aleppo by Maysun

 

Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

01112013Syrie

La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Conflit au Moyen-Orient: des avions israéliens bombardent la province de Lattaquié

Selon des informations partiellement confirmées par un responsable américain via CNN et rapportées par la chaîne libanaise d’information en continu Al-Mayadeen, des chasseurs-bombardiers israéliens ont bombardé des sites de missiles anti navires syriens à Lattaquié, sur le littoral méditerranéen.

Des missiles SS-N de type Yakhont ont été ciblés par des raids de l’aviation israélienne dans ce qui s’apparente à la sixième intervention flagrante d’Israël dans le conflit en cours en Syrie.

L’aviation israélienne a également bombardé des positions de l’armée syrienne pour couvrir le retrait de commandos israéliens infiltrés au sein des rebelles à partir du littoral pour localiser et identifier les sites de lancement de missiles syriens.

L’armée israélienne offre des facilités directes à des factions rebelles en Syrie. C’est le cas notamment au Golan occupé par Israël où les unités israéliennes ont établi des hôpitaux de campagne, des QG de commandement et un feu de soutien au profit des rebelles pseudo-islamistes en guerre contre le régime syrien.

Le Président syrien Bashar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises que le conflit ravageant son pays depuis presque trois ans est une guerre régionale à portée universelle dans laquelle Israël et ses alliés jouent un rôle primordial.

Frontière syro-turque: les extrémistes auraient utilisé des armes chimiques contre les Kurdes

Des informations non confirmées rapportent que les factions islamistes extrémistes du chef de guerre français Daech auraient utilisé des gaz de combat contre les forces d’autodéfense kurdes à Hassakeh au Nord-est de la Syrie, près de la frontière turque.

De très durs combats opposent depuis des semaines les extrémistes islamistes relevant d’Al-Qaïda, dirigés par Daech et les comités de la résistance kurde soutenus par le PKK turc et les forces du Kurdistan irakien pour le contrôle des confins frontaliers entre la Turquie et la Syrie.

Syrie: l’architecte du déploiement militaire syrien au Liban tué au combat à Deir Ezzor

Général Djama DjamaaL’un des architectes du déploiement militaire syrien au Liban de 1976 à 1982 puis de 2003 à 2005, le général Djama Djamaa,  a été tué hier jeudi 17 octobre 2013 au combat à Deir Ezzor, la plus grande ville de l’Est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne.

Le général Djamaa dirigeait les renseignements militaires à Deir Ezzor , ville où se déroulent depuis quelques jours de très intenses combats entre l’armée syrienne et une trentaine de groupes radicaux venus d’Irak et de Jordanie.

Les médias syriens ont rapporté l’information mais sans préciser les circonstances dans lesquelles a péri  ce général en froid avec sa hierarchie sur la manière de conduire les opérations militaires contre ce que la Syrie désigne officiellement les forces sionistes mondialisées.

Selon l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une officine du MI6 britannique et pro-rébellion  armée, le général Djamaa aurait été atteint par le tir d’un sniper ou de plusieurs snipers rebelles. Ces derniers utilisent de plus en plus des fusils anti-material à très gros calibre (de 12.7 à 30 mm) fournis par leurs soutiens étrangers.

Partisan convaincu de la Grande Syrie et anti-sioniste, le général Djamaa était en froid avec l’Etat-major sur certains points relatifs à la stratégie de défense asymétrique face à la coalition mondiale menée par les Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite  s’acharnant sur la Syrie. Il aurait entre autres préconisé un nouveau déploiement au Liban pour divertir les forces israéliennes du Golan.

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Syrie: explosion de deux voitures piégées près des sièges des télévisions d’Etat

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Image de la chaîne d’information continue syrienne Al-Ikhbarya.

Deux explosions ont secoué il y a moins d’une heure la place des Ommeyades à Damas, non loin des sièges des principales chaînes de télévision d’Etat.

Deux voitures piégées ont explosé près de la plus grande place centrale de Damas, provoquant des dégâts matériels et un nombre indéterminé de victimes.

Le modus operandi utilisé porte la trace de Jobhet Ennosra ou de la brigade du Tawhid, deux puissantes organisations terroristes en guerre contre le gouvernement syrien mais également contre d’autres factions de la rébellion.

Cet double attentat intervient une journée après que l’armée syrienne ait réussi à rétablir son contrôle entier sur la principale voie de communication entre Homs (centre) et Alep (Nord) et coîncide avec une grande offensive gouvernementale dans la Ghouta orientale, un fief rebelle où furent découvertes des tranchées sur plus de 5 kilomètres. C’est à Ghouta qu’eut lieu la fameuse attaque à l’arme chimique ayant entraîné un engagement de Damas à abandonner ses armes stratégiques.

Premier résultat du conclave de Ryad: le Conseil National Syrien n’ira pas à Génève

C’était un peu prévisible. Le Conseil National Syrien (CNS) représentant une faction de l’opposition syrienne armée a décidé de boycotter la Conférence de Genève II, prévue en novembre 2013.

Cette décision serait l’un des premiers résultats du conclave de Ryad au cours duquel l’Arabie Saoudite et ses alliés dont en premier lieu la France ont arrêté une nouvelle stratégie visant le torpillage de toute solution négociée et/ou pacifique du conflit syrien.

Le CNS est non seulement à la solde de pays comme l’Arabie Saoudite mais demeure très divisé par un complexe jeu d’influence et de rivalités de chapelles.

Pas question donc d’une Conférence où l’on verra parader les représentants du régime de Damas et leurs alliés régionaux. Pour Ryad aussi bien que Tel-Aviv, seul un changement de régime violentdu type de celui qui a balayé l’ex-régime irakien est à même de représenter la solution idoine. Le jour d’après, on se battra entre bons alliés pour une place au soleil: un régime islamiste pseudo-sunnite et pro-libéral ou un régime doté d’un Premier ministre pro-israélien, c’est selon les desirata des deux plus influents alliés de Washington dans la région.

Une Syrie gouvernée par un Premier ministre aux prérogatives illimitées tournant le dos à la résistance libanaise et à l’Iran tout en acceptant l’occupation d’une partie de son territoire en échange d’une paix en trompe l’oeil avec Israël? Une hérésie à Damas. La guerre continue…

Syrie: l’armée poursuit sa contre-offensive au Sud de Damas

Selon des informations convergeantes, des unités de choc de l’armée syrienne soutenues par des milices populaires et des éléments du Hezbollah libanais ont repris les localités de Husseinyé et de Dyabya dans la banlieue méridionale de la capitale Damas.

Des unités parachutistes ont été larguées au dessus de cette zone où ce trouve un important sanctuaire chiite pour tenter de prendre à revers les forces rebelles. Celles-ci ont opposé une très vive résistance en utilisant des tirs d’artillerie de barrage, des canons antiaériens et des missiles antichar sophistiqués de type Kornet.

Peu d’informations ont filtré sur la participation d’éléments du Hezbollah libanais mais ce qui semble certain est que la stratégie de choc  et  les innovations tactiques inédites utilisées par l’armée syrienne lors des combats portent  bien la trace du mouvement.

Les combats ont été d’autant plus acharnées que l’enjeu semblait se focaliser autour des lieux de pélérinage chiite. Les rebelles appartenant à diverses factions dont des radicaux salafistes  se sont battus à mort contre ceux qu’ils perçoivent comme leurs ennemis hérétiques. Plus de 500 rebelles ont péri dans les combats entre mercredi et aujourd’hui. 119 d’entre eux ont été éliminé par le Hezbollah ces dernières 24 heures.

De lourdes pertes ont été également enregistrées au sein des forces de la défense nationale (Quwwat Al-Difaa Al-Watani) une milice paramilitaire populaire mise sur pied par le gouvernement pour soutenir l’effort de guerre.

Enfin, il est à souligner que des milices irakiennes se battent pour les deux camps, sans aucun doute pour des raisons confessionnelles. Une tendance dangereuse susceptible de nuire à la politique générale de Damas, bien plus modérée que celle du gouvernement en place à Baghdad.

D’après diverses informations, plus de 15000 rebelles sont encore retranchés dans les banlieues périphériques sud de la capitale. L’armée syrienne tente de nettoyer le sud de la capitale afin de prévenir un éventuel blocage des voies de communication avec les provinces méridionales menant vers le Golan et la Jordanie.

Syrie: conclusion d’une trêve précaire à Azaz entre islamistes et l’ASL

Après s'être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l'Emirat d'Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le "capitaine" Abou Rached de l'armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène " Abou Ibrahim" (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid.  A noter la signature en cyrillique du chef  de guerre Tchétchène.
Après s’être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l’Emirat d’Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le « capitaine » Abou Rached de l’armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène  » Abou Ibrahim » (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid. A noter la signature en cyrillique du chef de guerre Tchétchène.

Syrie: les rebelles prennent la localité d’Azaz et s’y entretuent…

Les rebelles syriens  sont parvenus à prendre le contrôle de la localité d’Azaz, située à l’extrême Nord de la Syrie non loin de la frontière turque où ils reçoivent depuis vendredi d’importants renforts en hommes et en matériel.
A peine ont-ils établi leur quartier-général à l’entrée septentrionale de la localité que des combats meurtriers ont éclaté entre les factions extrémistes de l’Emirat d’Irak et de Syrie ( Dawlet Al-Îraq e Al-Sham) et des groupes de l’armée syrienne libre (ASL).
D’après les informations qui viennent de nous parvenir, les islamistes ont réussi à s’imposer, non sans commettre un petit remake de la Saint-Barthélémy: Trois commandants de l’armée syrienne libre (ASL-rébellion) ont été décapités au sabre en pleine place publique. Peu de temps après, 85 rebelles de l’ASL ont été alignés sur la principale place publique de la localité et passés à la mitrailleuse sans autre forme de procès.  Tel un ritual macabre, les combattants islamistes ont procédé à la décapitation des blessés que les balles n’ont pu achever.
A la minute où nous rapportons ces faits, les unités de l’armée syrienne qui n’ont pu bénéficier d’un soutien logistique par voie aérienne, se préparent à reprendre la localité avec l’aide des pechmergas kurdes.

Terrible: identification des enfants morts apparus dans les vidéos de l’attaque chimique du 21 août 2013

Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.
Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.
On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).
Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.
Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.
Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues des familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

Réseau Voltaire | 6 septembre 2013 

Iran: « Dures conséquences si Washington franchit la ligne rouge » en Syrie

Une attaque militaire américano-israélienne sur la Syrie serait perçue comme une attaque généralisée contre la République islamique d’Iran. Le Chef adjoint de l’Etat-Major des forces armées iraniennes, le général Messaoud Jezayeri a explicitement averti de dures conséquences si Washington décide de franchir la ligne rouge en Syrie.

Les américains et les israéliens le savent depuis le début mais attendaient patiemment le changement de deux variables: primo, un affaiblissement suffisant des forces armées syriennes et de son économie; secundo, l‘arrivée de nouveaux systèmes d’armes capables de rendre obsolètes les systèmes d’armes russes, chinois et iraniens. Ce qui semble être fait vu les déclarations belliqueuses des Chefs d’Etats alliés des Etats-Unis.

Cependant, nul ne pourra prévoir ce qui adviendra au lendemain de l’incendie. Car, ne vous y trompez pas deux fois: une attaque américano-israélienne sur la Syrie et l’Iran marquera non seulement l’épilogue et l’échec définitif de ce que l’on a appelé « Printemps arabe » (jeu de mot signifiant « destruction arabe » en hébreu) mais également le début de la troisième guerre mondiale. Ironie du sort, celle-ci a toutes les chances de se déclencher à la veille de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale…

Photos du jour: le Président Assad de Syrie au front, à Darya!

Image inédite du Président syrien Bashar Assad sur le terrain des opérations, aujourd'hui 01e août 2013, à l'occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l'une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d'assauts ininterrompus à l'armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés.
Image inédite du Président syrien Bashar Al- Assad sur le terrain des opérations, aujourd’hui 01e août 2013, à l’occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l’une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d’assauts ininterrompus à l’armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés. Sur cette photo diffusée il y a une demi-heure par la chaîne satellitaire syrienne, Al-Assad échange quelques mots avec de simples soldats d’un bataillon d’infanterie mécanisée.
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. "Je suis fier de vous en tant que soldats...L'histoire retiendra que vous avez combattu jusqu'au bout dans l'ordre et la discipline. la Syrie fait face à l'une des plus sauvages agressions de l'histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n'étiez pas une armée fantôche...Nous vaincrons!"
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. « Je suis fier de vous en tant que soldats…L’histoire retiendra que vous avez combattu jusqu’au bout dans l’ordre et la discipline. la Syrie fait face à l’une des plus sauvages agressions de l’histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n’étiez pas une armée fantôche…Nous vaincrons! »
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l'armée syrienne en réponse à toute tentative US d'imposer une zone d'exclusion aérienne.
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l’armée syrienne en réponse à toute tentative US d’imposer une zone d’exclusion aérienne.

 

Proche et Moyen-Orient ou les enfants de l’anarchie…

Le changement de paradigme opéré en urgence par l’administration US du président Barack Obama dans sa gestion du Proche et Moyen-Orient a non seulement  brouillé des cartes et faussé des grilles d’analyses mais causé des troubles graves dans des pays comme l’ Egypte, la Tunisie et la Libye.

Une partie non-négligeable du monde musulman se retrouve désormais plongée dans l’anarchie.  Si la guerre en Syrie continue de faire rage, la Turquie assiste impuissante à la disparition de ses frontières méridionales tandis que l’Iran peine à faire face à un embargo économique, financier et technologique total.

Depuis le début du Ramadan, mois sacré musulman, des attaques asymétriques  ont visé les armées régulières d’Egypte, d’Irak, du Liban, de Libye, de Syrie et de Tunisie. C’est donc à un véritable Ramadan rouge que sont confrontés la plupart des pays du monde dit arabe.

Syrie

L’axe Damas-Bagdad-Téhéran est de plus en plus visé. Hier, Damas a condamné avec la plus grande fermeté les attaques terroristes massives ayant visé plusieurs villes irakiennes (un bilan officiel irakien évoque 55 morts et plus de 250 blessés).  Une semaine auparavant, une attaque contre la sinistre prison d’Abou Gharib, près de Bagdad, a permis l’évasion spéctaculaire de plus de 1200 détenus. Une grande partie de ces derniers se seraient dirigés en Syrie pour rejoindre les rangs des groupes terroristes se battant contre le gouvernement syrien.

Sur le terrain en Syrie, une vigoureuse contre-offensive en cours de l’armée syrienne à Khan Al-Assal (Alep), prise il y a quelques jours par des groupes liés à al-Qaïda au Levant.  La capture de la localité par une vingtaine de groupes armés a donné lieu à des représailles sanglantes puisque la « brigade du Califat » a passé au fil de l’épée plus de 220 personnes accusées de collaborer ou d’être des sympathisants du gouvernement.

La chute de Khan Al-Assal a été rendue possible par l’usage inédit de nouvelles tactiques et l’intervention directe d’unités militaires de pays voisins  « noyées » au sein des insurgés.  On évoque surtout des éléments de l’armée turque mais également quelques éléments de l’IDF (Israel Defence Forces) au Nord d’Alep où la frontière avec la Turquie a cessé d’exister sur fond de résurgence du nationalisme kurde.  Des sources syriennes indiquent que des unités parachutistes sont parvenus à pénétrer dans les alentours de Khan Al-Assal et sont actuellement en train de se battre à l’entrée de la localité.

D’autres unités mixtes de l’armée syriennes ont lancé une offensive  pour désengager l’aérodrome de Ming et la prison centrale d’Alep. La Prison centrale d’Alep, défendue par l’élite des forces du ministère de l’intérieur, est assiégée depuis avril 2013. Aux unités d’infanterie mécanisée se sont jointes des unités paramilitaires et des comités de la résistance palestinienne. Damas est parvenu à un accord secret avec les Kurdes au Nord pour faire face à l’ennemi commun: la Turquie et ses milliers de combattants étrangers inflitrés.

Plus au Sud, des offensives de l’armée syrienne à Sibina dans la périphérie de Damas ont été signalés.  Une intervention des blindés à Arbin dans la campagne de Damas s’est terminée par la destruction d’un groupe terroriste multinational.

A Hermon, une brigade de Jabhet Ennosra (le Front des Partisans) a été éliminée par des troupes de choc.  Dans le gouvernorat de Homs, des troupes de choc ont réussi à pénétrer dans la ville de Khalidia où les défenses de l’armée syrienne libre (ASL) et des groupes alliés se sont subitement effondrées.  Des tranchées et des blockhaus improvisés ont été découverts en plein centre-ville par les unités de génie de l’armée loyalistes. Ces dernières ont également découvert que des immeubles ont été plastiqués.

Dans le Sud du pays, une unité de la Garde Républicaine syrienne a éliminé la fameuse « brigade de la mort » et son chef Ibrahim Al-Misry. Près du Golan, l’armée syrienne recapture une localité non loin de la ville d’Al-Qunaïtra.

Sur le plan économique, Damas tente par tous les moyens possibles de limiter les effets de la guerre économique à outrance menée à son encontre. Le taux de change officiel est maintenu à 175 lires syriennes contre un dollar US.  De nouvelles lois répressives visant la spéculation et le marché noir viennent d’être promulguées. Ces dernières assimilent désormais les spéculateurs aux terroristes. Malgré la crise et les pénuries, une catégorie de nouvaux riches a émergé du chaos et de la spéculation.

C’est dans ce climat économique marqué par une recrudescence sans précedant du chômage que le ministère de l’intérieur lance une vaste campagne de recrutement afin de renforcer ses structures. Le renforcement de ces forces permettrait l’affectation des forces militaires à d’autres tâches plus urgentes. Selon des sources syriennes, plus de 35% des capacités de l’armée syrienne demeurent en réserve pour faire face à une éventuelle intervention étrangère.

Sur le plan de l’information, Les chaînes de télévision syriennes sont retransmises via le satellite russe AM44 EXPRESS.  La chaîne syrienne d’information en continu Al-Ikhbarya est toujours retransmise sur Eutelsat W2A. Radio Damas émet sur 102.8 FM à Damas et sa périphérie.

Egypte

L’appel du chef des armées égyptiennes, le général Abdul Fattah Al-Sissi, des centaines de milliers de manifestants anti-Morsi sont descendus dans les rues et les avenues des grandes villes égyptiennes. Des heurts sanglants ont opposé deux Egypte, causant près de 200 morts en une semaine. Des armes à feu ont été utilisés aussi bien par les partisans des Frères Musulmans que par des policiers en civils inflitrés parmi les manifestants. Au Sinaï, deux soldats égyptiens tués et plusieurs autres sont blessés dans une attaque à la roquette. Les insurgés islamistes utilisent désormais des armes lourdes.  Des hélicoptères Apache de l’armée égyptienne bombardent des repaires présumés de groupes armés. Si les troubles sanglants du Caire, d’Alexandrie ou de Port-Said peuvent déboucher sur un semblant de brève guerre civile, ceux de la péninsule du Sinaï risquent de durer pendant des années. Avec toutes les conséquences possibles sur la sécurité régionale

Libye

Les répercussions du chaos égyptien en Libye sont très graves. Déjà en plein chaos, le pays fait face à une campagne soutenues et organisée de terreur. La démission de plusieurs ministres du gouvernement a succédé l’évasion spectaculaire de plus d’un millier de détenus de la prison centrale de Bengazi. Des assauts contre des bâtiments officiels et attentats à la bombe contre le palais de justice de la ville ont coincidé avec un assaut contre un hôpital psychiatrique où  plus de 150 internés en fuite ont été armés.  Des dissidences sont signalés  au Sud du pays.  La Libye Occidentale est sous le gouvernement de facto d’une puissante tribu (Zentane) détenant des armes chimiques et des missiles balistiques de courte portée . Prolifération des coupeurs de routes. L’extrême Sud de la Libye, notamment près des confins frontaliers avec le Tchad, le Niger et l’Algérie est quasiment une  zone libre commandée par Mokhtar Belmokhtar.

Tunisie

La poursuite des assassinats politiques en Tunisie et la persistence d’un puissant maquis terroriste au Mont Chaambi dans la localité de Kasserine non loin des frontières algériennes menacent la sécurité nationale tunisienne. Des informations recueillies indiquent qu’une unité d’élite de l’armée tunisienne a été accrochée par des éléments terroristes retranchés au Mont Chaambi, causant la mort de dix militaires et des blessures à trois autres. Selon certaines informations non confirmées, les militaires auraient été égorgés et leur équipement volé. En Algérie, l’état-major de la 5e Région militaire de Constantine est en état d’alerte et des renforts en hélicoptères de combat et d’attaque au sol ont été dépêchés en urgence à Tebessa, face à Kasserine. Des sources parlent d’une opération imminente aux frontières afin de détruire toute éventuelle infiltration ou pour arrêter des secours fournis par des groupes basés en Algérie  aux 170  terroristes retranchés au mont Chaambi.

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et pris Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

Soldats de l'armée algérienne. Depuis quelques temps, l'armée algérienne a dépêché d'importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003  les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne  au cours des conflits ayant affecté les Balkan et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"...
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Conflit au Moyen-Orient: « Eager Lion » en Jordanie, « Ouragan du Nord » en Syrie…

 

Après la victoire stratégique remportée par les forces armées syriennes et les unités du Hezbollah libanais à Al-Qussayr dans la province de Homs, les efforts de l’état-major syrien se dirigent vers la grande ville industrielle d’Alep au Nord du pays près de la frontière avec la Turquie. En parallèle, des exercices militaires conjoints entre les armées des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie se tiennent jusqu’au 20 juin sous le nom de code « Eager Lion ».

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep porte le nom de code « Ouragan du Nord ». Des éléments de la milice libanaise du Hezbollah appuyés par des milices locales connues sous le nom de forces de défense nationale accompagnent la quatrième division d’infanterie mécanisée des forces armées syriennes où un assaut est actuellement en cours sur la localité de Marjah. Plus de 18 000 conscrits de l’armée syrienne participent aux opérations visant les localités d’Anaden, Salaheddine et la vieille ville historique d’Alep.

A Marjah, l’armée syrienne et le Hezbollah font face à un acharnement aveugle des groupes armés de volontaires turcs et tchétchènes. Des sources au sein de l’armée syrienne affirment que des volontaires européens se trouvent parmi les rebelles. La localité est très difficile à prendre d’assaut puisque sa topologie ne permet point aux blindés d’y évoluer. Les pilonnages d’artillerie de campagne se sont avérés d’une efficacité très limitée sinon nulle  dans cette zone. D’où le recours au Hezbollah.

Les tactiques de guérilla urbaine du Hezbollah libanais ont déterminé l’issue de la bataille décisive d’Al-Qussayr. Les combattants du mouvement sont très mobiles et accrochent les rebelles de l’armée syrienne libre et ceux des groupes extrémistes tout en laissant le temps aux unités d’élite de la IV Division d’infanterie mécanisée d’encercler les positions ennemies. C’est donc une guerre de mobilité.

En Jordanie, sous couvert d’un exercice annuel, des éléments du 24e Corps expéditionnaire des Marines, des batteries de missiles ABM (missiles anti-balistiques) et des chasseurs bombardiers de type F-16 sont en train d’être déployés.

Au Golan, fait rarissime, Damas a demandé à Tel-Aviv via l’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force) de ne pas cibler ses chars T-72 qui ont pénétré dans la zone démilitarisée près de la ville de Qunaïtra à la poursuite des rebelles. En Israël, on estime du côté officiel que Tel-Aviv ne cherche pas à s’ingérer dans la guerre en Syrie. En réalité les deux pays techniquement en guerre depuis 1973 sont sous la pression de Washington et Moscou afin d’éviter une escalade dangereuse au Moyen-Orient pouvant aboutir à une nouvelle guerre mondiale.

Genève II: le président russe ironise sur les rebelles anthropophages

Le Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine,  n’a pas manqué d’ironiser sur l’éventuelle menace que fait peser la présence de rebelles anthropophages à la Conférence de Genève II, initialement prévue le 05 juin 2013 mais reporté au mois de juillet 2013. Ironisant sur la sécurité des participants russes à la Conférence “Genève II” co-parrainée par Washington et Moscou et dont l’objectif est de mettre fin au conflit en Syrie, Vladimir Poutine met en évidence le dossier syrien qui se trouve piégé en flagrant délit face à des rebelles éventrant et mangeant leurs ennemis.

Des vidéos postées sur Youtube ont montré des rebelles syriens procéder à des mutilations sur des corps de soldats de l’armée régulière. L’un de ses rebelles a été montré en train d’éviscérer le cadavre d’un sous-officier de l’armée syrienne pour en arracher des organes internes et les porter à sa bouche…Ces images insoutenables ont été relayées par des dizaines de chaînes de télévision dans le monde.   Certains spécialistes d’histoire ancienne ont voulu lier ces images à des fresques assyriennes antiques montrant le supplice de prisonniers de guerre aux mains de l’armée assyrienne mais il convient de dire que la sauvagerie moderne a largement dépassé celle de l’antiquité dans le cas précité.

M. Poutine a déclaré J’espère qu’il n’y aura pas de participants comme ça à ‘Genève II’, parce que sinon j’aurai du mal à assurer la sécurité des participants russes, et il sera difficile de prendre part au travail avec eux. On peut le comprendre. Il n’est pas aisé de s’asseoir face à un cannibale…Même s’il bénéficie du soutien de gens aussi raffinés que Hague ou Fabius.

Conflit au Moyen-Orient: L’UE tente de saboter Genève II

Alors que Londres et Paris, fidèles à une politique très ancienne vis à vis de l' »islamisme » politique armé, ont réussi à convaincre l’Union Européenne de fournir des armes (entendre par là des livraisons intensives et sans intermédiaires) à la rébellion syrienne, le Président syrien a de nouveau évoqué le front du Golan avec Israël lors d’un entretien avec la chaîne d’information du Hezbollah libanais, Al-Manar.

Les flux d’armes à destinations des groupes islamistes combattant en Syrie ne se sont jamais interrompus depuis des mois mais se faisaient via un réseaux complexe d’intermédiaires dont les commissions sont de plus en plus onéreuses. La France et la Grande-Bretagne dont les forces spéciales sont en Jordanie et en Turquie préfèrent fournir les armes à Jobhet Ennosra, une organisation classée comme terroriste par Washington et Moscou mais étant considérée comme la force la plus déterminée et la mieux organisée dans le combat sans merci que les groupes rebelles mènent contre le pouvoir en Syrie.

La démarche de la France et de la Grande-Bretagne s’inscrivent en porte-à-faux avec les efforts politiques internationaux menés par Washington et Moscou en vue de la Conférence internationale de Genève II, qui se tiendra le 05 juin 2013. Cette attitude est qualifiée de puérile par Damas. « On savait que ces deux pays sont de très mauvais perdants mais le pire est que leur politique est dictée par le Qatar et l’Arabie Saoudite » aurait affirmé un haut officiel syrien.

Le Gouvernement syrien a confirmé sa participation à la Conférence de Genève II. Ce n’est pas le cas pour l’opposition, minée par des conflits de leadership inextricables et subissant l’influence croisée et opposée de plusieurs puissances régionales et étrangères. La vitrine « standardisée » de l’opposition syrienne radicale a fait savoir qu’elle ne participera pas à la dite Conférence tant que des territoires syriens « seront occupés par le Hezbollah et l’Iran ».

De facto, l’Union européenne, répondant à la demande insistante de Paris et de Londres, eux-mêmes pressés par les riches monarchies dominantes du CCG (Conseil de Coopération du Golfe), tentent de saboter toute solution politique au conflit au Moyen-Orient et par conséquence la Conférence Genève II.

Par ailleurs, en Israël, le Premier ministre Netanyahu a de plus en plus de mal à faire taire ses ministres sur la Syrie. Suivant une idiosyncrasie habituelle, un officiel israélien est allé jusqu’à menacer Moscou sur d’éventuelles livraisons de systèmes antiaériens de type S-300 à Damas. Un geste qui aurait très mal perçu par le Président russe Vladimir Poutine.

Au cours des années 80, Israël a plusieurs fois menacé la France pour sa politique arabe et son « soutien » apparent à Arafat. Notamment en 1982. La France est alors perçue comme un allié de Damas. Cette perception est relayée par le cinéma US puisque plusieurs films d’une qualité très discutable dépeignaient la France comme le principal soutien des « terroristes » palestiniens et syriens.

C’était une autre époque. Aujourd’hui, l’Union européenne fournit des armes aux terroristes islamistes dans le cadre d’une politique dont le principe peut se résumer à cette formule: « soutenir le terrorisme islamiste à l’étranger et promouvoir l’islamophobie à l’intérieur« , soit armer les terroristes contre d’autres pays « indésirables » et propager la peur au sein de ses propres populations pour mieux les contrôler. Après l’affaire Merah, il est devenu de plus en plus difficile pour les services de renseignement de recruter des « djihadistes » issus de l’immigration. D’où leur dévolu sur les nouveaux convertis dont la manipulation est d’autant plus aisée qu’ils ignorent comment a été crée l’islamisme politique. Des centaines de convertis européens et américains se battent en Syrie aux côtés des groupes islamistes. Leur taux de survie est cependant très bas.

Exaspéré par l’attitude du Président Barack Hussein Obama sur le conflit, Tel-Aviv compte désormais sur l’axe formé par Londres, Paris, Amman, Ankara, Doha et Ryad et tente désespérément d’écarter toute référence au conflit israélo-arabe et plus particulièrement la question du Golan occupé de l’équation syrienne. Or, l’intervention du Hezbollah en Syrie occidentale n’a comme objectif que de relancer le front du Golan et de remettre le conflit israélo-arabe en premier plan.

Verser l’huile sur le feu n’a jamais abouti à éteindre l’incendie. Mais les initiateurs de cette politique croient qu’ils sont en pleine troisième guerre mondiale et vous rappellent volontiers que l’apport massif de troupes américaines en 1917 à permis la défaite de l’Allemagne en 1918.

Au Moyen-Orient, il devient évident que la multiplication de protagonistes et le renforcement des blocs d’alliances nous met déjà dans une situation de guerre mondiale. Le feu se propage de Bagdad à Tripoli du Liban et touche aussi bien la Turquie que la Jordanie. Israël ne sera pas épargné. C’est l’épilogue d’un printemps qu’on a voulu arabe.

Des armes parviennent depuis longtemps mais pas à toutes les composantes de la rébellion syrienne. Seuls les islamistes sont bien approvisionnés. Des AUG Steyr, des FN FAL, des G3 et des variantes de fusils d'assaut M4 sont de plus en plus visibles aux mains des combattants...
Des armes parviennent depuis longtemps mais pas à toutes les composantes de la rébellion syrienne. Seuls les islamistes sont bien approvisionnés. Des AUG Steyr, des FN FAL, des G3 et des variantes de fusils d’assaut M4 sont de plus en plus visibles aux mains des combattants…

Propagande de guerre: l’étrange mise en scène du journal Le Monde

Autrefois média de référence, le journal français Le Monde s’est gravement décrédibilisé en publiant une étrange mise en scène sur de prétendus témoignages sur l’utilisation de gaz toxiques par l’armée syrienne presque en plein cœur de …la capitale Damas.  C’est énorme.

Cela aurait été vraisemblable si une telle information aurait concerné un des champs de bataille près d’Alep, aux environs d’Idlib, à Harasta ou surtout à Al-Qussayr. Non, c’est bien le centre-ville de Damas. A moins que nos journalistes (inutile de revenir sur leurs qualités véritables) aient confondu des tirs de gaz CS (lacrymogène) lors d’une émeute contre les coupures d’électricité, ou pis, la fumée dégagée par des pneus en flammes avec une attaque d’obus de mortier au gaz Sarin…

La publication de ce « témoignage poignant » intervient à la veille de la tenue d’une Conférence internationale à Genève visant une solution politique en Syrie co-parrainée par les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie, dans laquelle le gouvernement français actuel  n’a pas grande place, s’étant discrédité dans cette crise dès le début en soutenant mordicus les factions les plus radicales au sein de la rébellion syrienne et en rompant abruptement les relations diplomatiques avec la Syrie. Un excès de zèle en relation avec les promesses d’investissement des fonds souverains Qatari dans l’ensemble des segments de l’économie française.

D’emblée, un problème se pose: il n’existe absolument aucun « front » à Jobar, le quartier dans lequel le reportage des « envoyés spéciaux » du Monde ont opéré. Mais ce quartier « difficile » sis au Nord-ouest de la Mamounya et au Sud de la place centrale Techrine est connu depuis les années 80 pour être un des fiefs des islamistes les plus radicaux de la planète. Il y a eu des accrochages sporadiques dans cette zone lors de la tentative d’encerclement de Damas en juillet 2012. Rien de plus depuis. Naturellement, les arrestations s’y poursuivent à un rythme soutenu. Non sans heurts. Mais y évoquer une éventuelle utilisation d’armes chimiques, en plein centre d’une capitale de presque quatre millions d’habitants et ce, presque sous le nez des diplomates étrangers accrédités sur place,  ne relève pas de l’information proprement dite,  mais de la propagande de guerre au profit d’un groupe qui n’est pas affilié à l’ASL (armée syrienne libre) mais à Jobhet Ennosra (Front des Partisans), organisation classée comme terroriste par Washington et Moscou et qui serait responsable, entre autres méfaits, des attentats sanglants ayant frappé la ville de Ryhanli en Turquie.

Image prise par le photographe du journal Le Monde montrant des hommes armés en Syrie arborant des masques à gaz.
Image prise par le photographe du journal Le Monde montrant des hommes armés en Syrie arborant des masques à gaz.

Ce n’est pas en montrant des mises en scène assez flagrantes à l’aide de figurants et avec en premier plan des masques à gaz qu’on vient de sortir de leur emballage que l’on pourrait faire basculer ce conflit extrêmement complexe dont les enjeux dépassent de loin ceux de la Syrie stricto sensu mais menacent la paix régionale et mondiale.

On savait l’engagement résolument pro-israélien de la ligne éditoriale du quotidien Le Monde depuis un certain temps. Ce que l’on ignorait jusqu’ici, c’est sa descente aux enfers: il a fini par utiliser les mêmes méthodes utilisées par les régimes les plus autocratiques.   « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ... » .

Entre temps, Yara Abbas, journaliste à la chaîne syrienne d’information en continu, Al-Ikhbarya, a fini par être assassinée aujourd’hui à Al-Qussayr. la jeune femme faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa émise par les gourous des groupes terroristes se battant contre l’Etat « impie » en Syrie.

Sur le plan stratégique, le Hezbollah libanais vient de confirmer encore une fois son choix d’intervenir en Syrie pour dégager le front centre et permettre à l’armée syrienne de se concentrer sur le front du plateau du Golan, occupé et annexé par Israël et dont la libération est devenue la priorité des priorités aussi bien pour Damas que pour Téhéran.

Le Président US Barack Hussein Obama suivant avec désinvolture le dernier discours du chef du Hezbollah libanais Sayed Hassan Nasrallah. L'implication du Hezbollah en Syrie complique la donne pour Washington.
Le Président US Barack Hussein Obama- les traits serrés- suivant avec une désinvolture apparente le dernier discours du chef du Hezbollah libanais Sayed Hassan Nasrallah. L’implication du Hezbollah en Syrie complique au plus haut point la donne au Moyen-Orient pour Washington et ses alliés.

Sahel: après Sonatrach/BP, Belmokhtar s’attaque à Areva

Notre blog a non seulement été parmi les premiers, en date du 05 mars 2013, à démentir la mort du chef terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, mais à évoquer son refuge au Nord Niger (région d’Arlit au Nord d’Agadez).

Son groupe dissident de l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) qu’il estime infiltré et noyautée par les services occidentaux s’est aussi désolidarisé  de l’alliance éphémère entre les trafiquants du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest) et Ansar Echariaa (groupe formé par l’ancien chef touareg Iyad Ag Ghaly). Il accuse le premier de collusion trop flagrante avec les services  marocains et mauritaniens tandis qu’il reproche au second sa proximité avec les services algériens.  Le groupe de Belmokhtar n’en continue pas moins à mener des attaques contre des cibles hautement stratégiques au Sahel et au Sahara méridional.

Après l’attaque déjouée du complexe gazier de Tiguentourine qui visé le cœur du dispositif économique algérien tout en nuisant aux intérêts des firmes British Petroleum BP (Royaume-Uni)  et Statoil (Norvège), le groupe de Belmokhtar, les Signataires par le Sang, récidive en s’attaquant cette fois au coeur de la sécurité énergétique de la France en lançant deux voiture piégées contre les installations d’Areva au Nord Niger.

Areva exploite depuis des décennies  dans cette région des mines d’uranium nécessaire au fonctionnement des 58 réacteurs nucléaires français.

Nos informations indiquent en outre que depuis la énième annonce de sa mort par le ministère Tchadien de la défense, Belmokhtar se serait déplacé en Libye méridionale (voire en Tunisie selon d’autres sources) et pénétré à deux reprises au Tchad avant de revenir au Niger et au Nord-Mali.

Comment un ancien contrebandier peu instruit, chassé de ses propres phalanges par des putschs internes a t-il réussi à devenir un stratège hors pair s’attaquant aux intérêts de l’Algérie, de la France et du Royaume-Uni au Sahel?

En attendant, il serait difficile de ne pas voir dans ces attaques la poursuite d’une politique cohérente et soutenue qu’en toute vraisemblance le groupe de Belmokhtar ne peut à lui seul mettre en oeuvre et appliquer sans l’appui d’une tierce partie extra-régionale.  D’où la question, qui se cache derrière le groupe de Belmokhtar?