Syrie: l’armée turque a perdu dix chars LEOPARD 2A4 et un char M-60T à l’ouest d’Al-Bab

Le moral des forces armées turques semble au plus bas depuis le putsch manqué contre Erdogan. 

Intervenant aux côté de ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL), les forces turques ont essuyé des pertes significatives en tentant de prendre d’assaut la localité d’Al-Bab, sous contrôle de Daech, à l’extrême Nord de la Syrie. 

En l’espace de trois jours, les turcs ont perdu 10 chars de type Leopard 2A4 de fabrication allemande et un char M-60T de fabrication US ainsi que d’autres véhicules blindés. 

Les pertes en chars M-60 seraient bien plus importantes. 

La plupart des chars turcs détruits ont été touchés par des missiles antichar (Kornet, Konkurs, Tow)

Les pertes humaines des forces armées turques demeurent un secret défense mais d’après le bilan très lourd des pertes subies par les rebelles alliés de la Turquie à Al-Bab (estimations variant entre 70 et 110 KIA),  il semble que les militaires turcs  aient enregistré bien plus de pertes que ce que leur état-major avait prévu.

Personne ne s’est attendu à une telle débâcle. Sur la photographie prise par les terroristes de Daech, un char Leopard 2A4 et un bulldozer de l’armée turque, capturés par Daech. En premier plan, ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL) et d’une unité militaire turque.   

A reminder about Messenger, Viber and WhatsApp

Reminder: For your personal security never install the following apps on any mobile device:

1- Facebook Messenger; one of the most utilized and hated Chat platform in the world, can easily get you killed by an Air-to-Surface missile (AGM 114 Hellfire in some cases) It is also known this app drains your battery as fast as hell!

2-Viber; One of the most dangerous VoIP app ever created, has a huge set of hidden permissions (a little more than a full and unlimited access to your device)  Moreover, this  app allows that  all the pics, info, contacts and files on your device will be available everywhere!

3-WhatsApp; bad news here indeed: now, WhatsApp says it will share its data (actually all its data) with Facebook. What does it mean? That is the very end of anonymous messaging. Thus Facebook will be able to use a person’s phone number even if this person never signed up for that app.

Lockheed Martin scientist on deathbed says aliens are real (VIDEO)

Aliens, some as old as 200 years, are real and have visited Earth, a former Lockheed Martin senior scientist has claimed. In his final moments, he provided “photo evidence” while sharing his personal experiences of UFOs and extraterrestrials.

The controversial 33-minute video was made shortly before Boyd Bushman died on August 7, 2014. However, the footage has only recently emerged and is starting to garner widespread attention.

“I do have a top secret clearance,” he affirms at the beginning of the video. He goes on to state that incidents such as Roswell in 1947 – when a military Air Force surveillance balloon crashed – happened at the hands of aliens.

Bushman shared details about aliens, UFOs, and anti-gravity technology – which he says is being developed by US, Russian, and Chinese scientists at Area 51 (the US military facility).

In the video, Bushman is seen holding up second-hand “photo evidence” of aliens while describing them to viewers.

“They were approximately four and a half to five feet tall,” the former top aerospace scientist said. “They have three back bones. They’re actually cartilage,” he added, stating that they had fewer ribs than human beings. These aliens have fingers and toes like human beings.

He went on to state that their eyes and noses are different from humans, and that they are telepathic mind readers.

« They’re able to use their own voice by telepathy to talk to you, » he said. “You walk in the room with one of them, and all of a sudden you find yourself giving the answer to your question in your own voice.”

According to Bushman, there are two different groups of aliens.

“It’s like a cattle ranch,” he stated, adding that some can be up to 230 years old. “One group is wranglers, and the others are rustlers – the stealers of cattle.”

“Wranglers” are “much more friendly and have a better relationship with us.”

Bushman seemed to have known the details of where and how those aliens live.

He claimed the creatures are inhabitants of a planet called Quintumnia. It is located 68 light-years away from Earth, yet it takes them only 45 minutes to travel to our planet. At home, they commute through telepathy, Bushman insisted.

The deceased scientist went on to say that he actually saw their homes because he gave the aliens a camera to take pictures with. It is, however, hard to say what those pictures contain because the images turned out blurry.

In another revelation, Bushman said there is a special flight path from space to Area 51, a mysterious base in central Nevada where it is believed that aliens and their spacecrafts were stored.

He added that there are Americans working on UFOs from outer space 24 hours a day, reported the Metro.

“With respect to the alien craft, we have American citizens who are working on UFOs 24 hours a day,” he stated.

However, the alien seen in Bushman’s photographs is actually available to buy at Walmart, according to an investigation by Quebec station TVQC.

Source: Russia Today

La résurrection des bonnes vieilles machines à écrire…!

Effet Snowden, Paranoïa collective ou mesures de précaution dans un monde de plus en plus transparent et où le moindre geste et click sont épiés et enregistrés, on signale une hausse significative des ventes de bonnes vieilles machines à écrire en Allemagne et en Russie.

Des services entiers des renseignements militaires de l’armée russe sont revenus à la machine à écrire. D’autres services gouvernementaux gardent l’usage du PC mais sans connexion Internet et surtout sans le système d’exploitation américain Microsoft Windows®.

La fin du support Microsoft pour Windows XP®, un OS équipant la plupart des ordinateurs utilisés par les armées russes et chinoises (mais également ceux du Pentagone) a accéléré ce processus.

Le système d’exploitation Windows 8®  constitue un danger réel pour la vie privée et la protection des données de l’ensemble des utilisateurs. Ce serait le fer de lance des programmes Backdoors de la NSA (National Security Agency), l’agence d’espionnage électronique des Etats-Unis. L’usage par des agences ou administrations  liées au gouvernement de ce système d’exploitation est strictement interdit par une douzaine de pays dans le monde et déconseillé ailleurs.

En Chine, les réseaux de messagerie alternative sont en train d’être renforcés. La Chine possède le plus grand réseau de pigeons voyageurs au monde et sa gestion incombe directement au ministère de la défense.

L’usage des machines à écrire n’est pas une panacée absolue contre une éventuelle tentative d’espionnage puisque des systèmes-assez fastidieux- d’acquisition acoustique permettent d’intercepter la nature, le type et la fréquence des frappes sur le clavier. Encore faut-il être dans une relative proximité spatiale et acquérir une cible unique…l’acquisition ou le vol des rubans est une façon plus simple et plus efficiente. Mais cela est nettement plus difficile que d’être connecté à un réseau initialement conçu pour l’armée US et demeuré sous le contrôle du gouvernement des Etats-Unis.

A Strategika51, nous éprouvons depuis des mois de nombreuses difficultés avec les systèmes d’exploitation aussi bien que le matériel. Au point de songer sérieusement à faire sortir des placards oubliés nos bonnes vieilles machines à écrire…

La Chine veut son propre système d’exploitation pour PC

Après la décision du Gouvernement chinois d’interdire l’installation du système d’exploitation Microsoft Windows 8 sur l’ensemble des ordinateurs des institutions et organismes publics, il semble que la Chine travaille d’arrache-pied sur trois OS (Operating System) locaux inspirés d’UNIX.

Si l’on excepte les craintes liées au cyber-espionnage et à la dépendance technologique, il faut dire que Windows 8 est l’un des plus mauvais sinon le plus mauvais système d’exploitation jamais crées par le géant Microsoft.

Géolocalisation: la NSA traque vos pas…

Bon à savoir ou à rappeler: selon un nouveau document révélé par l’ex-analyste du renseignement US Edward Snowden, la National Security Agency (NSA) américaine collecte une immense quantité de données sur la localisation des téléphones portables à travers le monde dans le but de pouvoir traquer universellement les mouvements des individus

Géolocalisation dites-vous? Geotagging des photos? A quoi ça sert ces trucs? Bon, certains ont toujours été allergiques à ces mouchards électroniques que l’on appelle presque par euphémisme, smartphones ou tablettes (et mêmes les vieux téléphones portables)! Souriez, on traque le moindre de vos pas! C’est beau le progrès, n’est-ce pas? Et dire qu’ils nous ont promis de nous faire aimer l’après an 2000 il y a de cela une décennie!

NSA

Yahoo et Gmail déconseillés au Brésil, en Inde et en Russie…

Des institutions publiques et des sociétés brésiliennes, indiennes et russes ont reçu des recommandations en relation avec l’usage de certains  services mail internet. En Russie, c’est Gmail (Google mail) qui est vivement déconseillé selon un article du journal russe Izvestia. En Inde et au Brésil, c’est Yahoo qui est dans le collimateur des autorités.

D’autres pays ont émis des mémos internes mettant en cause d’autres services mail gratuits populaires et mis en garde certaines de leurs institutions contre l’installation d’anti-malware, de nettoyeurs, d’optimisateurs des performances mémoire ou d’antivirus gratuits de notoriété douteuse et que l’on soupçonne fortement être crées par la NSA américaine à des fins d’espionnage.

Ces mesures plus ou moins discrètes font suite aux révélations de l’ex-analyste de la NSA, Edward Snowden, qui s’est réfugié en Russie pour échapper à de sérieuses représailles de ses ex-employeurs.

Starship Troopers ou la course aux exosquelettes de combat…

Vous vous rappeler sans doute du classique de Robert H.Heinlein, Starship Toopers et ses marines de l’espace dotés d’exosquelettes et largués à partir d’orbites basses à bord de petites capsules…Science-fiction américaine des années 1950? Oui mais la réalité est en train de rattraper la fiction.

Le DARPA US est en train de travailler intensivement depuis des années sur des exosquelettes de combat de plus en plus sophistiqués et ceci n’est pas une nouveauté. Ce qui est nouveau par contre est de savoir que la Chine et la Russie sont dans la course.

La Chine attache beaucoup d’importance à cette nouvelle technologie de combat sensée pallier aux carences physiques et aux limites biologiques de ses soldats. Rien ne filtre sur le programme d’armure mécatronique de l’Armée populaire de Libération mais des sources crédibles affirment que celui-ci est très avancé.

La Russie n’est pas en reste. La production de mécanismes mécatroniques individuels devant équiper des commandos et les protéger contre certains projectiles balistiques vient d’être annoncé par Mikhail Silnikov, président de l’association scientifique des matériaux spéciaux de Saint-Pétersbourg, une officine proche du complexe militaro-industriel russe.

Déjà en 1941, des soldats de la Wehrmacht envahissant les frontières occidentales de l’ex-Union des Républiques Soviétiques Socialistes lors de l’opération Barbarossa, avaient découvert près d’un centre de recherche secret des restes d’expériences épouvantables sur des prisonniers visant le remplacement des os du squelette humain par du métal…Inutile de préciser que le programme mené sous Josep Staline pour produire des soldats soviétiques surhumains pour l’Armée rouge  avait lamentablement échoué.

Avec les drones aériens qui deviennent de plus en plus sophistiqués, la multiplication des drones marins et sous-marins, les chars et l’artillerie automatisés, les soldats équipés d’armures cybernétiques et l’équipement de satellites avec des missiles et des armes à haute énergie au mépris des règlementations internationales et des Conventions multilatérales sur l’usage pacifique de l’espace extra-atmosphérique, la guerre des vingt prochaines années risque fort de ne ressembler à aucun conflit précédant…Einstein avait donc bien raison!

Espionnage universel: l’Allemagne et le Brésil proposent une résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies

L’Allemagne et le Brésil prévoient de porter l’affaire des écoutes de la NSA à l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies en préparant une résolution demandant l’arrêt des violations massives de la vie privée au niveau mondial par les super programmes de surveillance électronique mis en place par des agences du complexe du renseignement US.

Autre pays à réagir, l’Inde. Un porte-parole du gouvernement  a minimisé les risques de mise sur écoute du téléphone ou du courriel du Premier ministre Manmohan Singh en précisant que de dernier, âgé de 81 ans, ne dispose ni d’un téléphone portable ni d’une adresse électronique.

En Europe, les Chefs d’Etat les plus attachés à leur téléphones intelligents (smartphones) sont respectivement François Hollande et Angela Merkel bien que l’usage qu’ils en font est totalement différent.

Autre Chef d’Etat à échapper à la surveillance de la NSA (National Security Agency), le Président italien Giorgio Napolitano, né en 1925.  Plus au Sud, au Maghreb, c’est le Roi du Maroc, Mohamed VI qui semble le plus branché sur les technologies de communication et les réseaux sociaux puisqu’il dispose de plusieurs smartphones en plus d’un terminal Blackberry spécialement crypté dans un pays du Golfe arabo-persique.  Il est suivi par le Président tunisien Moncef Marzougui qui est accroc au chat et aux forums sur Internet. Plus âgé, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika ne dispose pas d’une messagerie électronique et préfère utiliser le téléphone fixe.

En Syrie, le Président syrien Bashar Al-Assad utilisait jusqu’à récemment une adresse de messagerie électronique grand public. En Russie, le Président Vladimir Poutine utilise un téléphone très rustique fabriqué localement, résistant à l’eau et certifié aux standards militaires. Au début de l’affaire Snowden, il aurait même préconisé à ses conseillers de revenir à la machine à écrire…Une agence des renseignements militaires a d’ailleurs franchi ce pas…

En Corée du Nord, le jeune Kim Jong Un utiliserait un HTC fonctionnant sous un système Android. Donc très vulnérable à l’espionnage. A moins qu’il ne l’ait remplacé par un logiciel chinois. Et encore…!

Conflit au Moyen-Orient: de la révolution 2.0 aux bombardements orbitaux?

1. Malgré un nouvel afflux notable d’hommes et de matériel, la rébellion syrienne peine non seulement à se maintenir en dehors des zones rurales isolées mais accentue ses divisions intrinsèques du fait de profonds clivages idéologiques et politiques.  En réalité, la rébellion syrienne, toutes tendances confondues, ne s’est jamais remise de sa défaite stratégique à Al-Qussayr (non loin de l’antique Meggido). Sur le terrain, les rebelles sont boutés hors des cités périphériques de Damas, écrasés à Homs et à Lattaquié, pourchassés près de la zone de cessez-le-feu au Golan et mis en échec à Alep où le blocus mis en place par des groupes extrémistes armés depuis le début du mois sacré du Ramadan vient d’être percé par les unités d’élite de l’armée syrienne.

Cet ascendant des forces armées syriennes et des milices populaires permet à Damas de focaliser sur un autre aspect non moins dangereux du conflit en cours en Syrie: la guerre économique. Depuis des mois, des campagnes organisées de spéculation monétaire et financière ont grandement nui à l’économie syrienne et à la valeur de la livre syrienne. Cette spéculation est accompagnée par diverses pratiques telles que la contrebande, la fuite massive de capitaux, l’organisation de fausses pénuries, le sabotage d’infrastructures, l’introduction de fausse monnaies, la corruption et une hausse anormale des produits de base. Pour y faire face, le Premier ministre syrien Wael Al-Halaki a mis en place toutes une série de mesures de protection. Cependant fort insuffisantes. Le recours à des experts iraniens, aguerris par le blocus auquel leur pays fait face, a permis d’éluder l’effondrement de la monnaie nationale syrienne.

Le gouvernement syrien a beau mettre en place un système de rationnement en temps de guerre, impossible de stopper les pratiques spéculatives. En vertu du système de rationnement, chaque personne adulte a le droit à 300 grammes de thé par mois mais ce produit s’échange sous le manteau à des prix rédhibitoires et est surtout exporté en masse vers des pays voisins. La situation est telle que l’armée syrienne commence à cibler les milieux de la spéculation. Néanmoins, contre toute logique, l’économie syrienne tient toujours. Les liens commerciaux officieux avec l’Irak et l’Iran (ce dernier ne parvient ou ne veut plus payer ses créances internationales) ainsi que ceux bancaires avec le Liban expliquent en partie mais pas totalement la survie surprenante du système économique d’un pays non producteur d’hydrocarbures dont l’économie est basée essentiellement sur l’agriculture et le textile.

2. Des indications receuillies laissent entendre que les populations civiles et les unités militaires assiégées à Alep ont pu être ravitaillées par l’armée syrienne qui a du intervenir alors que son plan ne préconise pas un mouvement vers le Nord avant le mois de d’octobre afin de parer à toute nouvelle attaque combinée sur Damas comme ce fut le cas en juillet 2012. Le blocus imposé par les groupes les plus extrémistes de la rebéllion n’a pas tenu, moins par la vigueur de l’offensive loyaliste que par l’éclatement de conflits armés entre, d’une part, les groupes liés à Al-Qaïda et des factions de l’armée syrienne libre, et, d’autre part, le front d’Ennosra et les milices kurdes. La situation semble prendre un virage inattendu au Nord de la Syrie et en Turquie méridionale avec l’éventualité de la déclaration d’une entité kurde indépendante. Cette éventualité est fort redoutée par Ankara.

3. Plus au Sud, près du plateau stratégique du Golan, des accrochages ont encore opposé des militaires syriens et israéliens. Des unités de l’armée syrienne pourchassant des groupes armés liés à l’armée du Cham (pays de Sem, autre appellation du Levant regroupant la Grande Syrie, c’est-à-dire, la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie) près de la ville de Qunaytra, ont poursuivi les rebelles jusqu’à un poste militaire israélien désaffecté situé à l’intérieur de la zone contrôlée par Israël, provoquant une riposte israélienne. Mais les deux pays, soumis à d’intenses pressions internationales pour éviter toute escalade, n’ont pas donné plus d’information. Ce qui est certain est que du côté israélien, une nouvelle brigade chargée du Golan est en train d’être constituée à la hâte tandis que les meilleures unités de l’armée israélienne se massent en Galilée. Le Liban et les confins syro-jordaniens sont survolés par un nombre impressionnant de drones. Au point que la défense antiaérienne israélienne en a abattu un le prenant pour un appareil du Hezbollah. D’autre part, des information jamais confirmées et non-vérifiables font état du déploiement par Israël de missiles nucléaires tactiques non loin du Lac Tibériade. Si cette information est vraie, cela renseigne sur le degré d’inquiétude que suscite l’évolution-défavorable jusqu’ici pour la stratégie de Tel-Aviv-de la crise syrienne dont le théatre d’opération s’étend désormais de la province irakienne d’Al-Anbar à l’Est jusqu’au littoral libanais sur la Méditerannée à l’Ouest.

4. L’évolution défavorable de la crise syrienne suivant les intérêts géostratégiques américains et par voie de conséquence israéliens à re-évaluer l’ensemble de la stratégie arrêtée jusque là. La rencontre du Chef des services de renseignement israéliens avec ses homologues US aux Etats-Unis a pour principal objet une redéfinition de cette stratégie à la lumière des derniers développements régionaux. Si des officiels US tels que le Secrétaire d’Etat John Kerry martèlent publiquement et sans conviction qu’il est encore impossible d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’une partie du territoire syrien, des chefs militaires au Pentagone évoquent pour la première fois la possibilité de recourir à une nouvelle arme: les bombardements orbitaux ou frappes cinétiques. En d’autres termes de lâcher à partir de l’espace ou plus précisément d’une orbite déterminée, une pluie de micro-météorites artificielles qui viendraient s’écraser à très grande vitesse sur une surface déterminée de la planète et, en l’occurrence ici, du territoire syrien. On sait presque rien sur cette nouvelle technique qui rappelle les lancer de fléchettes au dessus des tranchées de la première guerre mondiale  mis à part l’existence d’un programme assez ancien dénommé Thor. La chute d’objets métalliques (matériaux spéciaux) ou autres, lâchés à partir d’une orbite proche et tombant à la vitesse des météores sur le sol syrien serait quasiment impossible à intercepter par les moyens actuels de la défense aérienne ou des des moyens d’interception balistique. Chinois et Russes semblent très inquiets et travaillent d’arrache-pied à des contre-mesures. Un des points faibles de cette technique est son impossibilité à acquérir des cibles précises puisqu’elle dépends de plusieurs variables de la chute libre, de la gravitation et de la rotation terrestre. Ce qui en résulte un phénomène de dispersion plus ou moins important.

La chute de météorites en Russie en février 2013 causant des dégâts dans l’Oural et dans le centre de la Russie a alimenté pas mal d’hypothèses dont la plus tonitruante a été émise publiquement par l’homme politique russe Vladimir Zhirinovsky qui a nommément accusé les Etats-Unis d’avoir testé un système de bombardement cinétique au dessus de l’Eurasie. Une hypothèse que les médias n’ont pas jugé relever et ont classé comme une autre théorie du complot paranoïaque. Ce qui est certain, c’est que l’US Air Force a testé en Irak, durant la période s’étendant de 1998 à 2003, soit l’invasion de ce pays, toute une série de nouvelles armes telles que les bombes à béton (non-explosives), des masses d’acier, des bombes à émission électromagnétiques et d’autres.

Quoi qu’il en soit, les déclarations d’officiels US telles que celles du Secrétaire d’Etat John Kerry sur l’impossibilité d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien ou celles encore plus lénifiantes de responsables européens niant toute volonté d’armer les rebelles cache mal la préparation de plans alternatifs assez novateurs pour tromper la vigilance des alliés de la Syrie. Ce n’est point un hasard si le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis d’Amérique, le général Martin Dempsey, évoque pour la première fois la possibilité d’utiliser des frappes cinétiques (Kinetic strikes) en Syrie.  Si cette éventualité se réalise, le conflit au Moyen-Orient et ses multiples avatars high-tech dénommés sous le nom générique de printemps arabe, auront connu l’usage de l’ensemble des technologies préfigurant le monde de demain (l’arme nucléaire n’en est pas une et figure parmi les techniques du passé) allant des révolutions 2.0, versions plus perfectionnées des premières révolutions colorées aux bombardements orbitaux en passant par de nouvelles techniques d’ingénierie sociales et informationnelles à travers un contrôle total de l’Internet et des moyens de télécommunication. Bien que toutes ces nouvelles techniques soient à leur balbutiement, elles auront un rôle déterminant dans les conflits futurs.

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Le conflit syrien verra t-il l'usage inédit d'armes spatiales?
Le conflit syrien verra t-il l’usage inédit d’armes spatiales?

Moyen-Orient: Israël a perdu un de ses F-16 I « Soufa »…

Selon des informations rendues publiques, un avion de combat F-16 I  « Soufa » du 107e escadron des forces aériennes de l’État d’Israël a été perdu, dimanche 07 juillet 2013, alors qu’il évoluait en mer à environ 50 kilomètres de la bande de Gaza. L’équipage s’est éjecté et a été récupéré en mer. L’appareil aurait connu une avarie sur son moteur F100-PW-299 (Pratt & Whitney) et cela aurait contraint le chef d’Etat-Major de l’armée de l’air, Amir Echel, à suspendre les vols de tous les appareils dotés de ce type de moteurs. Cela concerne les avions de combat F-16 I « Soufa » et F-15 « Raam ». Décision déplorée par l’ensemble des stratèges israéliens car elle coïncide avec une période hautement sensible, notamment au Golan face à la Syrie où l’armée israélienne est en train non seulement d’amasser ses meilleures unités mais de créer une nouvelle brigade entièrement dédiée à la défense du Golan, un territoire stratégique appartenant à la Syrie occupé en 1967 et annexé en 1981 en dépit de vives protestations internationales.

Cependant,  un certain nombre d’observateurs  comme ceux du magazine américain Veteran Today mettent en doute la version officielle israélienne selon laquelle son F-16 I »Soufa » aurait connu une avarie technique et avancent une autre hypothèse. Cette dernière soutient que l’appareil aurait été abattu par un missile S-300 syrien.

Cette hypothèse est également relayés par des journalistes syriens indépendants. Qui croire? Il ne fait aucun doute qu’Israël, fort d’une très longue et riche tradition de mensonges officiels, n’a pas dit la vérité sur cet incident. D’un autre côté, il n’existe aucune preuve ou témoignage public étayant l’hypothèse d’une perte au combat.

Mais il est fort à parier que les Américains et les Russes dont les navires d’écoute et les avions de guerre électronique encombrent la Méditerranée orientale, ont des informations plus détaillées sur cet incident.

Conflit au Moyen-Orient: Damas pointe ses missiles sur Israël

La Syrie est en train de pointer ses vecteurs balistiques sur des cibles militaires israéliennes selon la chaîne libanaise Al-Mayadeen. Selon la même source, la Syrie est plus déterminée que jamais à fournir au Hezbollah un armement qu’elle n’a jamais délivré à une tierce partie avant le raid américano-israélien d’hier. Ce raid d’une violence inédite au Moyen-Orient équivaut à une déclaration de guerre. L’une des unités syriennes ciblée est celle en charge de l’arsenal chimique de l’armée syrienne sur le Mont Cassioune.

D’autres informations parvenues du Kurdistan irakien font état d’un probable déplacement de rampes de lancement mobiles de missiles balistiques de l’armée syrienne vers le Sud après que celles-ci eurent été déployés face à la Turquie. En même temps, l’interdiction faite aux organisations de la résistance palestinienne présentes en Syrie de lancer des actions contre Israël vient d’être levée.

Le commandement de l’armée syrienne vient d’ordonner la création de milices au Golan dont la mission est de mener des actions clandestines contre l’armée israélienne.

En Iran, des sources officielles ont affirmé que cette attaque de l’entité sioniste ne passerait pas sans de très sérieuses représailles.

Le Nord d’Israël vient d’être déclaré une No-Fly Zone. Entre temps, le Premier ministre israélien multiplie les réunions d’urgence avec son Etat-major militaire. De nouvelles armes d’un type inconnu ont été utilisées par les israéliens dans leur raid sur Damas. Il s’agit des fameuses armes secrètes qu’Israël aurait reçu en exclusivité du complexe militaro-industriel américain, sans même l’aval des organes de contrôle publics de ce pays.

La Syrie a longtemps hésité à provoquer Israël au Golan à cause de ses armes secrètes dont la capacité destructrice serait effrayante et sans commune mesure avec celle des armes connues actuellement.

Grippe H7N9, le dernier-né des laboratoires de biostratégie

Les Chinois ne le disent pas mais sont catégoriques: le nouveau virus de grippe aviaire H7N9 qui a récemment fait son apparition en Asie causant la mort de cinq personnes sur quatorze infectées a été génétiquement modifié par un ou plusieurs laboratoires et répandu artificiellement en Chine à des fins géostratégiques.
L’arrestation par les autorités canadiennes de deux chercheurs ayant travaillé avec des firmes gouvernementales pour contrebande de « bactéries » ou d’agents biologiques, n’est que la dernière série d’une longue guerre biologique secrète entamée en 1997 dans le cadre de ce que l’on pourrait appeler la « biostratégie ».
Les Chinois craignent par dessus tout une « mutation humainement assistée » du virus le rendant capable d’être transmis entre humains. Ce qui pourrait déclencher une pandémie. Cela fera sans doute l’affaire des grands groupes pharmaceutiques. A condition qu’elles ne perdent pas le contrôle de ce type de virus.

Conflit au Moyen-Orient: la Syrie au coeur d’un nouveau conflit mondial

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas, entamé le 02 décembre et terminé le 12 décembre 2012, et au cours de laquelle les unités de la Garde républicaine, les unités d’élite, l’aviation, le renseignement aérien et les forces balistiques de l’Etat syrien ont réussi, non sans de  grandes difficultés, à infliger un sérieux revers aux groupes armés composant les différents spectres de la rébellion grâce à l’aide technique discrète mais efficace des services spéciaux russes. Cet épisode a non seulement révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient mais également la détermination de la rébellion et de ses sponsors d’en finir une fois pour toutes avec le régime de Damas.

L’armée syrienne perd-elle du terrain ?

La concentration des troupes de l’armée régulière syrienne autour de Damas et des grandes agglomérations urbaines a dégarni les zones rurales d’une présence sécuritaire rendant propice l’évolution de la guérilla et renforçant l’afflux d’armes et d’équipements à partir de pays voisins. Natura non facit saltus, les zones où les unités de l’armée syrienne ne sont pas déployées servent de terrain d’évolution naturel à la rébellion, aux flux de combattants étrangers et aux cargaisons d’armes et de munitions.

A l’extrême Nord du pays, la stratégie du Gouvernement syrien a été de laisser se créer des comités armés de résistance kurde comme une tentative de nuire aux intérêts géopolitiques turcs. Cette stratégie dangereuse se veut comme une réponse à l’activisme et au rôle de la Turquie en tant que membre de l’Otan dans le soutien logistique des groupes rebelles sur son territoire.  C’est une lame à double tranchant. L’annonce d’une création d’une armée autonome kurde relevant du PYD (Parti de l’Union démocratique) kurde syrien et ses accointances avec le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) turc et le Kurdistan irakien alimentent la résurrection d’un nationalisme kurde depuis 80 ans.

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Un rebelle syrien posant avec un Anti-Material Rifle, une arme inconnue de l’arsenal de l’armée syrienne. Contrairement à ce que l’on tente de faire croire, les différents groupes composant la rébellion syrienne reçoivent des armes plus sophistiquées que celle de l’armée régulière syrienne. Ils bénéficient en outre du renseignement spatial et électronique ainsi que de la formation de la part de pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

De l’autre côté de la frontière, en Turquie méridionale, les américains et des pays de l’OTAN comme l’Allemagne sont en train d’annoncer officiellement l’envoi de troupes (respectivement 400 et 300) et des batteries de missiles Patriot. Détail révélateur, la déclaration du ministère allemand de la défense relative à l’envoi de troupes en Turquie a devancé l’approbation du Bundestag de la décision de déploiement de ces systèmes d’armes.  Pour Moscou comme pour Téhéran, le déploiement de missiles Patriot en Turquie n’est pas dirigé contre la Syrie mais bien contre eux. D’où la décision de Moscou d’acheminer des missiles balistiques Iskander M dans la région et le transfert par l’Iran de missiles en Syrie.

La Syrie a t-elle utilisé des missiles Scud contre les rebelles ?

Les Etats-Unis accusent la Syrie d’avoir utilisé des missiles balistiques Scud contre les rebelles au Nord du pays, près des frontières turques. Des informations spécifiques font état de la destruction de centres de commandement et de regroupement de la rébellion dans cette zone avec ces missiles.  Ce que le Gouvernement syrien  nie d’une façon catégorique. Des missiles Air-Sol, des FROG’s  (free Rocket over ground) et des missiles Sol-Sol ont bien été utilisés par l’armée syrienne contre des cibles bien déterminées mais nos sources refusent de confirmer ou d’infirmer l’usage de Scud A dans ces opérations. D’autres sources du renseignement militaire libanais indiquent que l’armée syrienne a « mis le paquet » sur la route de l’aéroport international de Damas, où des milliers de rebelles ont tenté une percée après avoir déclaré la région comme zone militaire interdite. On sait que les meilleures unités d’élite de l’armée syrienne ont été mobilisées, y compris celles traditionnellement positionnées au Golan et faisant face à Israël.

On connaît également le rôle crucial de l’aviation, des blindés et du génie dans cette confrontation. Des missiles et des roquettes y ont été utilisés à profusion. Mais aucun missile Scud n’a été utilisé. L’usage des Scud aurait été d’ailleurs d’un apport presque nul puisque la rapidité avec laquelle évoluait la situation sur la route de l’aéroport de Damas et l’exiguïté du terrain rendait l’efficacité d’un missile balistique sujette à discussion. Par contre c’est aux unités de la cyberguerre et de la guerre électronique que revient tout le mérite puisque le brouillage puis la suppression des télécommunications des groupes rebelles les a obligé à utiliser des moyens fort sophistiqués offerts par deux pays de l’Otan. Cela a permis aux militaires syriens de les intercepter et les localiser. La Russie (imagerie satellite, suppression de signal), l’Iran (renseignement et brouillage)et à un degré moindre un autre pays asiatique (stratégie) ont joué un rôle crucial dans la phase de guerre électronique.

Au lendemain de l’échec militaire de la rébellion, une série d’attentats à l’explosif secoue Damas tandis que des campagnes médiatiques se mettent en branle autour de trois thèmes récurrents : armes chimiques, intervention de l’Otan et négociations autour du sort du président syrien, voire son exil dans un autre pays arabe.   Nos sources évoquent avec insistance une nouvelle opération clandestine en préparation pour le 21 décembre que nous n’avons pu confirmer nulle part. Ce plan prévoit trois campagnes simultanées et une grosse opération de guerre psychologique via les médias. Des pays de l’Otan  pourraient le cas échéant bombarder les rebelles avec des armes interdites et en imputer la responsabilité au Gouvernement syrien. Autre casus belli : la capture par le groupe de « Jobhet Ennosra », que le département d’Etat US a mis sur la liste des organisations terroristes, de stocks d’armes chimiques et-c’est nouveau, biologiques ou un putsch militaire à l’intérieur du régime syrien. On évoque enfin une escalade militaire avec la Turquie provoquée par des escarmouches entre les comités de la résistance kurde et l’armée turque ou bien un embrasement au Golan (ce dernier serait le point de déclenchement d’un véritable conflit mondial)

La guerre économique

Le conflit au Moyen-Orient est loin de se limiter au seuls aspects politique et militaire ; l’aspect économique et monétaire constitue un axe majeur de la lutte. Après 21 mois de crise, un blocus qui ne dit pas son nom et une batterie de sanctions, l’économie syrienne est exsangue. Elle n’est pas la seule : à des degrés plus ou moins sévères, les économies de l’Iran, de la Jordanie et de la Turquie sont également touchées. Damas tente tout son possible de relancer trois secteurs stratégiques : l’approvisionnement alimentaire, l’énergie et l’eau. Cibles prioritaires des sabotages de la rébellion. Ces deux derniers moins, le sabotage des pylones de transport de l’énerie électrique à haute tensions et des générateurs a laissé place à des attaques contre les écoles militaires, les bases de défense anti-aériennes et les dépôts d’armes lourdes, contraignant l’état-major syrien à mobiliser d’importants moyens à la surveillance des sites stratégiques. La rébellion utilise donc la guerre d’usure et la guérilla urbaine pour tenter d’étendre les lignes (théoriques) du front à une proportion telle que l’armée syrienne ne sera plus en mesure de pouvoir concentrer ses forces sur un point décisif et multiplier ainsi les failles susceptibles d’être exploitées.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne imposent depuis mars 2011 des trains de sanctions économiques et commerciales sur la Syrie visant les sociétés, les administrations, les pétroles, les armes et les avoirs bancaires. Des opérations clandestines, visant l’effondrement monétaire du pays, ont été menées à diverses reprises avec l’aide de services de renseignement de pays de la région. La Syrie a évité un effondrement de sa monnaie in extremis avec l’intervention de l’Iran, non sans risque puisque la crise monétaire s’est propagé dans ce pays également.

Perspectives immédiates

Le conflit syrien se retrouve à la croisée des chemins. Le chemin de Damas semble passer par Téhéran et Moscou. Faut-il dès lors fomenter un putsch en Russie (on murmure sur des tentatives très sophistiquées d’éliminer le président russe Vladimir Poutine) et un changement de régime à Téhéran pour changer les lignes de fractures ? Paradoxe puisque c’est le chemin de Damas qui devait paver la voie à un isolement de l’Iran en vue d’y accélérer un changement de régime. Dilemme stratégique résultant de jeux à sommes nulles.  La poursuite du statu quo et la stagnation de la situation sur le terrain devaient permettre aux pays occidentaux et à Israël d’attendre un affaiblissement suffisant de l’Etat syrien pour entamer une phase plus active porteuse de tous les dangers. Sur le plan diplomatique, la reconnaissance par les Etats-Unis d’Amérique de la coalition syrienne formant l’opposition au régime lors de la réunion des « Amis de la Syrie » à Marrakech  n’a fait qu’avaliser un processus de légitimation à une implication beaucoup plus étendue de l’Otan dans sa guerre clandestine contre l’Etat syrien. Dans ce jeu complexe de géostratégie appliquée menée par des acteurs globaux, la porte est ouverte à tous les aléas, y compris un nouveau conflit mondial.

Conflit au Moyen-Orient: fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas au cours de laquelle la garde républicaine syrienne à réussi à infliger un sérieux revers à la rébellion grâce à l’aide technique des services spéciaux russes a révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient.

Conçu comme une opération d’envergure-la deuxième du genre-visant à couper les communications entre Damas et l’aéroport international avant la capture de cette infrastructure, ce qui aurait été une victoire médiatique de la rébellion, la bataille de Damas s’est terminé par de très lourdes pertes pour les rebelles (nos sources évoquent plus de 5000 tués parmi les rebelles dont 75% seraient de nationalités étrangères à la Syrie) et un revers pour des unités des SAS britanniques infiltrés à partir de la Jordanie via la ville syrienne (sud) de Deraa. Des mercenaires de la firme américaine de sécurité X (connue antérieurement sous le sigle de ‘Blackwater’) ont également été éliminés sur la route de l’aéroport international de Damas.

Des pilotes habitués aux appareils de fabrication russe dont les nationalités n’ont pas été précisées étaient également parmi les rebelles en vue de prendre le contrôle des appareils de l’armée de l’air syrienne en cas de prise de l’aéroport.

Des combattants radicaux de ‘Jobhat Ennosra’ participant aux combats contre les forces du régime syrien ont retourné leurs armes sur des membres des forces spéciales britanniques et des ‘contractors’ de X. Une semaine plus tard, le Département d’Etat US classait ce groupe islamique radical qui bénéficiait jusque là de fonds et d’armes de la part des pays du Golfe et de la France, dans la liste des organisations terroristes ennemies du Gouvernement des Etats-Unis.

Les services spéciaux russes ont fourni une précieuse aide techniques aux services du renseignement aérien de l’armée syrienne en coupant toutes les communications (téléphonie mobile, Internet, brouillage Radio)  de la Syrie pendant cette bataille. Ils ont également permis à l’armée syrienne de brouiller toutes les communications ennemies à l’intérieur du pays.

Les déclarations diplomatiques de responsables américains et russes devenaient de plus en plus codés et variaient en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Les deux pays n’ont pas manqué d’envoyer des bâtiments de guerre en face du littoral syrien (Lattaquié et Tartus)  dont le porte-avions nucléaire USS Eisenhower pour la marine US.

C’est la première fois que américains et russes mesurent leurs capacités de guerre électronique et cybernétique dans une bataille en Syrie.

Syrie : l’Otan vise le gazoduc

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver uncasus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser.

Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » —introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye— qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.

Éloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques SAS et SBS —rapporte le Daily Star— opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de « terroristes ») provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen —rapporte l’envoyé duGuardian à Alep— les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues.

Munis de faux passeports (spécialité de la CIA), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la CIA a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps, sur le Mont Cassioum, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik.

À Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’État US, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires. La guerre de l’Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’État, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées.

Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.

C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».

Pour combien d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?

Manlio Dinucci

Source: Voltairenet

Dozens Of Underwater Drones Deployed To The Waters Of Iran

What to do when international talks begin falling apart? Send a fleet of unmanned submersibles in preparation for a waterway showdown. As US talks with Iran over their nuclear program began to sour and the possibility of sanctions against the country rose, Iran responded by threatening to cut off the Strait of Hormuz, a narrow waterway and the only way into and out of the petroleum-rich Persian Gulf. The US responded in turn, the Los Angeles Times reports, by sending dozens of SeaFox unmanned submersibles to the region to seek out and destroy mines in the strait.

Each SeaFox (drone)  is outfitted with an underwater television camera, homing sonar, an explosive charge, and is controlled through an optic fiber tether. None of the submersibles, however, return from a successful mission as they end, not only with the destruction of the mine, but the craft itself, each costing about $100,000. The SeaFox can sniff out both submerged and surface mines.

The SeaFox is the unmanned underwater vehicle (UUV) made by the German company Atlas Elektronik. It measures about 4 feet long and weighs just under 100 pounds. Their small size enables them to be deployed from helicopters, small rubber boats, or dropped from minesweeping ships. Its maximum operational depth is about 300 meters and it can run for around 100 minutes without having to return and recharge.

The Navy purchased the mine-sniffing submersibles in May at the request of Marine Gen. James Mattis, the top ranking US commander in the Middle East. They represent a supplement to a larger military force buildup in the region that includes four minesweeping ships, four MH-53 Sea Dragon helicopters, and several aircraft carriers. Tensions and armament are both swelling in the region, marked by a bill drafted  by Iran’s National Security and Foreign Policy Committee to halt the passage of tankers through the Strait of Hormuz. “We take the control of the Hormuz Strait. If we are supposed to be sanctioned, we will not allow a drop of oil to pass through the strait,” said Arsalan Fathipour, Chairman of Iran’s parliament.

Of course, we’ve heard this talk before, but whether or not the moves from both countries are, as some warn, the portents of a third World War, or simply a political chess match played out in the Gulf, the water drones are yet another indication that the era of robotic warfare  has arrived.

Peter Murray

Singularityhub

La Russie se plaint de la qualité de ses armements

C’est toujours difficile de vouloir se préparer à l’éventualité d’une guerre mondiale ou régionale  quand on possède pas une industrie de défense performante. C’est le constat auquel est parvenu le ministère russe de la Défense qui a publiquement fait part de son « insatisfaction » de la qualité des systèmes d’armes et du matériel de guerre produits en Russie.

Quatre ans après la guerre-éclair (Blitzkrieg) de l’armée russe contre la Géorgie en août 2008, les militaires russes sont assez mécontents de la qualité des armements que leur fournissent des producteurs locaux, d’autant plus que depuis une vingtaine d’années, les guerres d’Irak, de Libye et actuellement en Syrie ont été négatives en termes d’image à la qualité de l’armement russe.

Le ministère russe de la Défense reste plutôt insatisfait par la qualité des armements et du matériel de guerre produits en Russie, a annoncé hierle vice-ministre russe de la Défense Alexandre Soukhoroukov qui a affirmé qu’en 2011, son département ministériel a adressé aux industriels près de 2300 réclamations et autres plaintes au sujet de la qualité des armements fournis.

Selon le responsable, le ministère russe de la Défense fait tout son possible pour livrer des armes modernes à l’armée russe dans les délais prévus. Délais imposés par contrats certes mais également une échéance passée sous silence: Moscou croit que la troisième guerre mondiale est une possibilité très réaliste d’ici 2020 sinon bien avant.

Iron Dome: Obama finance l’un des systèmes de défense antimissile les plus chers au monde

Soucieux de distancer son rival Mitt Romney auprès de Tel-Aviv, le président américain Barack Obama a débloqué en urgence 70 millions de dollars supplémentaires en plus des 200 millions de dollars pour le déploiement d’un système de défense antimissile israélien dénommé Iron Dome.

le projet Iron Dome permettra à Israël de contrer toutes les menaces balistiques auquel il pourra être confronté dans ses guerre futures. C’est également l’un des systèmes les plus onéreux au monde, financé par les Etats-Unis.

Les images de Mitt Romney se tenant debout tel un écolier appréhendant une éventuelle punition devant un premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu visiblement à l’aise, voire un brin condescendant, ont fortement déplu aux conseillers en image du président américain. Romney est en train de gagner le soutien de Tel-Aviv, a fortiori quand il affirma que s’il était président, il soutiendrait une frappe israélienne contre l’Iran. Depuis le début de son mandat, l’administration Obama donne l’impression qu’elle retient Israël des quatre fers dans ses intentions belliqueuses envers l’Iran en échange d’une approche plus pragmatique, voire subtile mêlant diplomatie, propagande, guerre secrète et ingénierie du chaos.

Cependant, cette fois-ci, Obama n’a pas attendu la fin de la tournée de son rival pour annoncer une rallonge au système de défense israélien, l’un des plus onéreux de la planète. « Je suis ravi de pouvoir annoncer cette semaine l’octroi d’un montant supplémentaire de 70 millions de dollars destinés à Iron Dome. Ce programme est très important pour la sécurité des familles israéliennes« , a affirmé le président américain qui persiste à croire que le récent attentat de Burgas perpétré contre des touristes israéliens en Bulgarie confirme que la lutte antiterroriste est l’affaire non seulement d’Israël, mais aussi du monde entier. Un discours un peu éculée mais qui en dit long sur la stratégie du président Obama dans cette région troublée du monde.

La conception du système Iron Dome a débuté au lendemain de la guerre d’Israël contre le Hezbollah libanais en juillet 2006. Au cours de ce bref conflit très violent, le Hezbollah avait réussi malgré un déluge de feu israéliens ayant détruit la moitié du Liban à lancer 4.000 roquettes sur le nord de l’Etat hébreu. Certaines de ces roquettes était des missiles de fabrication syrienne (M6002) d’une portée de 250 Kilomètres. L’un d’eux a frappé en mer un navire de guerre israélien dès les premiers jours du conflit.

Le Pentagone et le Darpa, la division des recherches avancées de l’armée américains supervisent directement la conception de ce système de défense anti-balistique, qualifié de révolutionnaire et dont l’achèvement permettra de lancer des frappes préventives sur l’Iran en limitant les risques que cela induit.

Syrie: Washington pourrait déclencher un nouveau type de guerre totalement inédit

Lassé par l’inefficacité de tous les plans visant à faire aboutir la « révolution syrienne » dans l’acception néo-orientaliste des arabisants de Washington, le président Obama a fini par donner carte blanche à la CIA et le commandement des opérations spéciales sur le terrain. En parallèle, le Pentagone vient de se manifester au sujet de la crise syrienne en affirmant que toutes les options sont étudiés pour intervenir en Syrie conformément aux déclarations de Susan Rice, la représentante permanente des Etats-Unis d’Amérique aux Nations Unis. En d’autres termes en contournant le circuit légaliste des Nations Unis et agir en solo, comme au bon vieux temps du Far-West.

Cette campagne est relayée par Hillary Clinton, secrétaire d’Etat US, qui a évoqué à l’occasion d’une visite dans un musée de l’holocauste à Washington,  le « devoir moral » des Etats-Unis d’Amérique d’intervenir dans des pays où les gouvernements ont failli à protéger leurs propres populations ou pour éviter des « génocides » et de citer ouvertement l’interventionnisme US en Libye et en Côte d’Ivoire.

Certains observateurs ont voulu voir dans cette nouvelle montée au créneau des ténors de l’administration Obama  moins une réponse à l’affirmation par la Syrie de posséder des armes chimiques qu’une exploitation assez pernicieuse d’une thématique usée de la contre-prolifération des armes de destruction massive (ADM)

Toutefois, on oublie un peu vite que c’est Israël qui détient le plus grand stock d’armes chimiques et bactériologiques au monde. A côté des ses armes, Tel-Aviv entretient de manière délibérée depuis des années l’ambiguïté nucléaire sur son arsenal d’ogives atomiques: Si en 1987, l’expert Mordechai Vanunu annonçait au monde, à ses risques et périls, l’existence de 200 ogives nucléaires israéliennes,  on peut supposer que ce chiffre a connu une nette hausse 25 ans après.

Depuis des mois, le Pentagone et la CIA (Central Intellignece Agency) travaillent sur des plans fort élaborés visant en premier lieu à empêcher par tous les moyens possibles et imaginables un débordement de la crise en Israël. C’est la ligne rouge absolue. Jusqu’ici, cet Etat est resté en retrait du tumulte en cours au Proche et au Moyen-Orient bien qu’il soit au centre et -si l’on croit les tenants de la théorie des complots-  la cause de cette tempête. A cet effet, les forces armées américaines ont mobilisé l’ensemble de leur ressources technologiques pour pouvoir mener un nouveau type de guerre totalement inédit.

A Damas, on se fait plus d’illusion sur les intentions réelles des pays « amis de la Syrie ». On se prépare en conséquences. Le style du nouveau ministre de la défense, le général Fahd Jassem Al-Freij semble irrésistible. Sur le plan interne, les forces armées se battent avec acharnement sur tous les fronts contre l’armée syrienne libre (ASL) mais également ses alliés d’Al-Qaida fi bilad Shâm (Al-Qaida au pays du Shâm), Al-Qaida en Mésopotamie, une armée de volontaires salafistes de diverses nationalités et des militaires turcs déguisés en combattants de l’ASL leur infligeant des pertes élevées.

Près de 2800 combattants syriens et étrangers de l’ASL tués dans la contre-offensive de l’armée syrienne à Damas en moins d’une semaine, mettant en échec une répétition de la chute médiatique de Baghdad et de Tripoli.  L’offensive de l’armée syrienne au sud-ouest a été telle que les combattants de l’ASL et les légions salafistes n’ont eu d’autres recours que de fuir et de se réfugier auprès des unités Golani d’Israël, poursuivis par les meilleures unités de l’armée syrienne, lesquelles n’ont pas hésité à tirer des obus en direction du territoire israélien.

A Alep où les turcs tentent de créer une zone libre avec l’aide d’agents de plus de 14 pays, l’ASL et les légions salafistes ont les plus grandes peines du monde à faire face au déluge de feu de l’armée syrienne dont les chefs sont profondément convaincus qu’ils sont en guerre avec Israël et son allié la Turquie et que les phases du conflit interne face à Al-Qaida et l’ASL ne sont que le prélude à une confrontation plus grande.

Sur le front externe, soutien accru et substantiel du front kurde contre Ankara malgré les rodomontades du premier ministre turc Tayip Reçep Erdögan de poursuivre les combattants du PKK en Syrie; restructuration des services de renseignement en unifiant sous une seule autorités les 39 agences de renseignement du pays; mise en alerte des unités stationnées au Golan; renforcement des unités déployées face à la Turquie, activation de la force de frappe balistique et mise à niveau de la défense aérienne.

La nomination du général Ali Mamlouk à la tête de la Sécurité nationale syrienne consacre un changement radical d’approche des questions liées à la sécurité nationale de ce pays puisque c’est lui qui supervise désormais avec rang de ministre l’ensemble des appareils sécuritaires syriens (renseignements de l’armée de l’air, la sûreté de l’Etat, la police politique, les cyber-unités, etc.). Il est secondé par le général Abdel Fateh Qodsya, le chef du renseignement militaire syrien. Cette démarche intervient moins d’une semaine après l’attentat terroriste ayant visé le 18 juillet  quatre hauts responsables sécuritaires syriens et démontre la détermination du pouvoir syrien à se battre.

Mais la détérioration de l’économie syrienne, aggravée par l’adoption d’un nouveau train de sanctions par l’Union européenne  limite la marge de manœuvre de Damas. Les syriens ont d’immenses difficultés à faire face à des mouvements de spéculation monétaire offensifs visant à provoquer une implosion de l’économie syrienne. C’est la raison pour laquelle les nouveaux chefs militaires veulent en finir au plus vite avec la rébellion tout en envisageant une guerre régionale avec au moins trois pays du voisinage immédiat. Ce que les Etats-Unis refusent absolument s’agissant d’Israël.

Pour Washington, cette nouvelle phase du Printemps arabe doit impérativement se terminer comme les autres phases avec les mêmes images, les mêmes icônes et le même cheminement médiatique. Pas question d’y inclure Israël. D’où la menace d’y intervenir directement en utilisant de nouvelles armes, de nouvelles tactiques et de nouvelles technologiques inédites. Car en cas d’intervention militaire contre la Syrie, le Hezbollah libanais  sera certainement de la partie en lançant ses 45 000 missiles et roquettes sur le Nord d’Israël tandis que les unités militaires syriennes tenteront de forcer un passage en force dans le plateau du Golan en usant d’armes chimiques entraînant une riposte non conventionnelle israélienne. Un scénario inacceptable pour Obama.

La République islamique d’Iran qui se prépare intensivement à la guerre « ultime » depuis quelques mois, au point de distribuer à l’ensemble des soldats et officiers des différents corps des forces armées, des Gardiens de la révolution et des milices populaires une brochure intitulée « les Six derniers mois » dans laquelle elle exhorte les iraniens à se préparer à la guerre de la « fin des Temps » et la venue du Mahdi, restera t-elle à l’écart d’une attaque étrangère dirigée par les Etats-Unis, l’OTAN, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, Al-Qaida et les légions salafistes? C’est la grande inconnue. L’Iran est actuellement totalement encerclé par les armadas américaines dans le golfe arabo-persique, en Mer Rouge, En mer d’Oman, en Méditerranée orientale, en Mer noire, en Afghanistan et même en Asie centrale. De plus les  installations sensibles iraniennes sont menacées avec le transfert en Israël de bombes spéciales US de type MOP GBU 57 A et la mise en place d’éléments du bouclier antimissile US en Turquie, en Jordanie et en Pologne.

Indubitablement, l’entrée en guerre de l’Iran en cas de guerre contre la Syrie sera le détonateur d’une conflagration généralisée, voire d’un nouveau conflit mondial. Or, des rumeurs persistantes et tenaces émanant de l’intérieur du Pentagone font allusion à une attaque contre l’Iran dans le chaos immédiat qui suivrait la chute de Damas. On en est pas encore là mais le monde a toutes ses raisons de retenir son souffle. Dans tous les cas de figure, L’année 2012 s’annonce fatidique au sens étymologique du terme.

Crise syrienne: vers un conflit majeur au Moyen-Orient

Les évènements se précipitent au Moyen-Orient. Si d’un côté, le commandement militaire syrien semble tenir le coup après la décapitation partielle dont il a fait l’objet et amorcer une riposte, notamment contre la Turquie, la Jordanie et Israël, ses ennemis ne perdent pas de temps non plus.

En recevant hier le nouveau chef d’état-major des forces armées syriennes, le Général Ali Abdallah Ayoub, auquel il a souhaité bonne chance dans l’accomplissement de ses missions, le président Al-Assad semble déterminé à se venger des deux exécutants de l’attentat qui a coûté la vie à quatre hauts responsables sécuritaires et membres de son cercle fermé: la Turquie et la Jordanie.

Depuis cinq jours, les éléments du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui se battent depuis 1984 contre Ankara sont autorisés à établir des bases opérationnelles en Syrie septentrionale.  Au Sud, des soldats syriens habillés en civil ont réussi à s’infiltrer dans des camps de réfugiés syriens en Jordanie et y créer des troubles.

Mais c’est avec Israël avec lequel il demeure techniquement en guerre que le gouvernement de Damas entend solder les comptes en cas de dérapage de la situation. Près de 500 soldats syriens et une trentaine  de véhicules blindés ont franchi la semaine dernière  la zone démilitarisée au Golan près du village syrien de Jubata  à la poursuite de fuyards de l’armée syrienne libre (ASL) et de combattants salafistes de plusieurs nationalités voulant se réfugier en Israël. C’est la première fois que des militaires syriens pénètrent dans la zone de séparation mise en place par l’Accord signé en 1974 sur la séparation des forces des deux pays après la guerre d’octobre 1973. 

Les unités israéliennes qui ont reçu l’ordre de tirer sur tout convoi se dirigeant de la Syrie vers le Liban par crainte d’une livraison d’armes au Hezbollah n’ont pas bougé.

Cependant, Israël a déposé plainte auprès de l’Organisation des Nations Unies en qualifiant cet incident de particulièrement grave. « Cette initiative constitue un message très clair que nous adressons par l’intermédiaire de l’ONU à ceux qui contrôlent encore la Syrie », a déclaré un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Lior Ben Dor.

La région dans laquelle ont pénétré les militaires syriens, appuyés par des blindés a été occupée par Israël durant la guerre d’octobre 1973 avant d’être annexée en 1981.

Pour Tel-Aviv, l’intrusion des soldats syriens dans cette zone constitue une violation flagrante de l’accord de 1974 et pourrait avoir d’importantes implications pour la sécurité et la stabilité de la région. L’inquiétude est grande en Israël.

Même si les américains font tout leur possible pour écarter l’Iran de l’équation syrienne en déployant une impressionnante armada (quatre portes-avions et leurs groupes de bataille) autour de ce pays, Israël aura à affronter seul le Hezbollah au Liban-Sud en cas d’une intervention militaire étrangère en Syrie.

Ce n’est pas pour rien qu’Israël vient de mettre l’ensemble de ses unités stationnées dans le Nord en état d’alerte; les permissions des soldats et des officiers sont supprimées jusqu’à nouvel ordre.

Des observateurs estiment que la multiplication de submersibles non-identifiés au large de la Syrie et du Liban n’est pas étrangère à la mobilisation de l’ensemble des armées de la région en vue d’une guerre régionale majeure.

Des informations non confirmées à ce jour font état de la présence de sous-marins d’attaque israéliens de la classe Dolphin (de fabrication allemande) et armés de missiles Popeye. Des submersibles appartenant à d’autres pays de l’OTAN mènent depuis des mois des missions de reconnaissance au large de la Syrie.

L’autre pays belligérant, la Turquie a déployé des missiles Sol-Air à la frontière avec la Turquie tout en renforçant son dispositif militaire. Des batteries de missiles antimissile américaines auraient été déployées en Turquie tandis que des rumeurs persistantes font état de l’arrivée d’escadrilles de chasseurs F-22 Raptor dans les bases US d’Incirlik et de Batman.  A des milliers de kilomètres de la Syrie, à Diego Garcia, dans l’océan indien, des bombardiers stratégiques B-1B, B-2 et B-52 sont en état d’alerte maximum.

Les forces jordaniennes et surtout le renseignement de ce pays qui a joué un rôle fondamental dans la première et la deuxième  guerre d’Afghanistan, le 11 septembre, l’invasion de l’Irak, la guerre de Libye et  l’assassinat du ministre syrien de la défense, sont pleinement mobilisées en vue d’une intervention en Syrie. La présence de forces spéciales US en Jordanie est un secret de polichinelle: une partie des troupes de combat US retirée d’Irak a été redéployée en Jordanie dans le but de préparer la campagne syrienne.

A la concentration des satellites-espions au dessus de la Syrie et du Liban, s’ajoutent la guerre médiatique. Le gouvernement syrien a accusé des puissances étrangères de vouloir parasiter ses stations de radio et de télévision à des fins de propagande.

L’un des points les plus intéressants dans ce conflit est la présence d’une légion de volontaires de diverses nationalités mais dont le noyau dur est essentiellement arabe et turc. Du jamais vu depuis la première guerre mondiale même si le procédé a été utilisé avec succès contre les soviétiques en Afghanistan entre 1979 et 1988.  Des médias internationaux rapportent que des centaines de combattants jordaniens, égyptiens,  libanais, saoudiens, tchétchènes, géorgiens, afghans, libyens, tunisiens, yéménites, français, etc., se battent aux côtés de l’ASL (armée syrienne libre) en arborant des drapeaux noirs ou blancs (semblables à ceux des mouvements salafistes armés activant dans d’autres pays du monde musulman). Le nombre de ces combattants a redoublé avec l’accroissement des financements et des livraisons d’armes et de matériel par des pays hostiles à la Syrie. Leur encadrement par des britanniques, des français, des néerlandais, des turcs et arabes sert à la fois de couverture et de diversion.

La nomination de Bandar Ben Sultan  à la tête des services secrets saoudiens après le limogeage de son prédécesseur renseigne sur la panique génaralisée qui s’est emparée des dirigeants du royaume: Ryad tout comme Tel-Aviv,  n’a plus confiance en Obama et encore moins dans les plans en cours contre la Syrie. D’où la nomination d’un faucon dont l’une des premières décisions a été de frapper les intérêts russes. En s’attaquant aux représentants de l’Islam modéré au république du Tatarestan. En s’attaquant au Mufti de la république Faizov et son adjoint Valiulla Yakupov, connu pour leur opposition au salafisme et au wahhabisme, Bandar Ben Sultan chercherait à allumer un contre feu en Russie et pourquoi pas une réactivation des réseaux radicaux au Caucase russe dans le cadre d’un Jihad pro-OTAN contre Moscou avec l’implication de l’ensemble des républiques musulmane d’Asie centrale.

Pour l’instant, l’armée syrienne se bat sur quatre fronts. Mais ses chefs estiment que le combat pour laquelle elle a été préparée ces douze dernières années est à venir.  Vu l’immense arsenal israélien en armes chimiques, bactériologiques et nucléaires, il ne fait plus de doute que la région est au bord d’un gouffre.

Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé que la Syrie n’utilisera pas son arsenal d’armes chimiques qu’en cas d’agression de l’OTAN. Il a également fait part du rejet total par Damas de la proposition de la Ligue arabe de ménager un départ du pouvoir de Bachar al-Assad.

« Aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens (…), ces armes ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère », a martelé le porte-parole du ministère, Jihad Makdessi, reconnaissant pour la première fois publiquement la détention par la Syrie d’un arsenal d’armes chimiques.

« Ces différentes armes sont stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées et ne seront utilisées que dans le cas où la Syrie fait face à une agression extérieure« , a répété le porte-parole, soulignant que » les généraux [de l’armée syrienne] décideront quand et comment ces armes seront utilisées ».

M. Makdessi a par ailleurs accusé les occidentaux, Israël et certains pays arabes  de mener une campagne  une campagne médiatique visant à justifier une intervention militaire en mentant sur l'(éventuel) usage d’armes de destruction massive contre la population dans une tentative de répéter le scénario irakien en 2003.  Il a surtout mis en garde contre la possibilité que des parties étrangères arment les groupes terroristes  avec des bombes bactériologiques qui exploseraient dans un village pour que les forces syriennes soient accusées par la suite.

Bien avant ces déclarations, Israël a mis en état d’alerte ses forces de frappes balistiques à capacité nucléaire.  Les Etats-Unis semblent avoir finalisé plusieurs plans d’un assaut en backdoor, limitant au maximum la présence apparente de leur forces tandis que des armées de volontaires issus de ce que l’on appelle Al-Qaida sont encadrées et envoyés en Syrie sous supervision turque, britannique ou française.

L’Iran et le Hezbollah observent en silence. Ils mènent et font face à une intense guerre de renseignement et de cyberattaques. Cependant, ils se préparent depuis 18 mois au pire scénario possible. A un palier supérieur, les Etats-Unis, la Russie et la Chine s’observent en chiens de faïences: chacune de ces puissances connaît exactement les implications géopolitiques et géostratégiques de la situation actuelle au Moyen-Orient. L’objectif apparent est le démantèlement de l’Etat-nation syrien. Le principal objectif est la suprématie totale est définitive d’Israël, au moins jusqu’à l’année 2048 et au delà.

Tous les éléments indiquent l’imminence d’un conflit majeur au Moyen-Orient.  Une cinquième guerre entre Israël et la Syrie n’est plus exclue. De même qu’une guerre  entre Israël et le Hezbollah. Le sort d’Al-Assad importe peu dans ce contexte.  Il semblerait qu’en frappant les remparts de Damas, les vents du printemps arabe risquent de se transformer en une tempête nucléaire au dessus du lac de Tibériade.  Car ce fameux chemin de Damas semble mener tout droit non vers un Léviathan révé de réserves énergétiques mais à un Armageddon tant redouté où personne ne risque de s’en sortir vraiment indemne.

L’ombre d’une nouvelle guerre entre la Syrie et Israël plane sur le Moyen-Orient. L’Iran observe. Les USA réussiront-ils à éviter ce cas de figure et faire perdurer leur image du printemps arabe? C’est le principal enjeu sous peine d’une guerre mondiale.

Urgent: 70 % des unités de l’armée israélienne se massent aux frontières avec la Syrie; des forces spéciales US se concentrent au Nord de la Jordanie

Urgent: Pour la première fois depuis la création de l’Etat d’Israël, l’ensemble des unités de combat des forces armées israéliennes est en train de se concentrer au Nord à la frontière avec le Liban et au Nord-est dans le Golan à la frontière avec la Syrie en vue d’une guerre totale avec la Syrie.

Parallèlement, des unités des forces spéciales américaines se massent à la frontière entre la Jordanie et la Syrie. Un mouvement de concentration de forces similaire est enregistré en Turquie.

Le Pentagone commande dix autres hélicoptères Mi17 pour l’armée afghane

Le Pentagone a signé avec l’exportateur public d’armes russe Rosoboronexport un contrat d’acquisition de dix hélicoptères russes Mi-17 supplémentaires pour l’Afghanistan, rapporte le site armstrade.org citant le département américain de la Défense.

« Le département américain de la Défense a annoncé le 18 juillet la conclusion d’un contrat de 171,38 millions de dollars entre l’Armée de Terre américaine et Rosoboronexport, prévoyant la livraison d’hélicoptères Mi-17 », lit-on dans le communiqué du site.

En 2011, le Pentagone et Rosoboronexport ont conclu un contrat portant sur la fourniture de 21 hélicoptères Mi-17V5 à l’armée afghane pour un montant total de 367,5 millions de dollars. Le contrat comprenait des options pour la livraison d’un maximum de 12 hélicoptères supplémentaires. Deux appareils ont été livrés en 2012. Ainsi, 33 hélicoptères ont été commandés au total pour l’Afghanistan.

L’assemblage des hélicoptères sera effectué en Russie et devrait s’achever avant le 31 décembre 2016.

Source: RIAN

Voir également: USA, des affaires de corruption entourent l’achat d’hélicoptères Mi-17 pour des pays tiers

Syrie: Attaque contre le complexe de la Sécurité nationale, attentat ou frappe de missile?

Un très puissant attentat à l’explosif vient de viser le bâtiment ultra-sécurisé de la sécurité nationale, tuant quatre très hauts responsables syriens et causant des blessures à une dizaine d’autres.


Colonne de fumée s’élevant au centre de Damas. Le Général Rajha venait d’être reconduit par Al-Assad à la tête de la défense.
Photo du Daily Telegraph

D’autres généraux de l’armée syrienne étaient en réunion au même moment dans un autre complexe à quelques kilomètre du lieu de l’attaque. Le président Al-Assad suivait en direct les discussions en téléconférence avec les deux salles de réunion au moment où une explosion pulvérisa le premier bâtiment.

Cet attentat est intervenu au moment précis où était réuni un conseil restreint des principaux responsables militaires et sécuritaires syriens. Par mesure de sécurité et par crainte d’un éventuel bombardement « spécial », le Conseil a été réparti entre quatre endroits différents reliés par téléconférence en réseau fermé.

Le ministre syrien de la Défense, le Général Daoud Abdallah Rajha aurait succombé lors de l’explosion tandis que le vice-ministre et conseiller en sécurité nationale, Assef Shawket, beau frère du président Al Assad, serait dans un état critique ou même donné pour mort. Le ministre de l’intérieur syrien, serait également dans un état grave. Le Directeur du Conseil de la Sécurité Nationale, Hisham Ikhtyar, aurait été également touché.

L’explosion a été d’une telle puissance que l’ensemble du bâtiment et ses annexes souterrains, conçus pour résister à des raids aériens, ont été littéralement détruits. On ignore le bilan précis de cet attentat mais des témoignages évoquent un chiffre assez impressionnant et soutiennent que la quantité d’explosif utilisé est très importante et pourrait avoisiner ou même dépasser les 5 000 kilogrammes, soit l’équivalent de la charge d’une très grosse bombe de type « Daisy Cutter« . Une autre source écarte cette hypothèse et parle d’une charge beaucoup moins importante portée par un homme qui aurait réussi à s’introduire dans une salle bunker…D’autres avancent l’hypothèse de l’explosion d’une voiture piégée dans un parking souterrain du complexe.

L’ASL (Armée syrienne libre) et un groupuscule terroriste dénommé Liwa Al-Islam (l’étendard de l’Islam) ont tous deux revendiqué l’attaque. Mais il demeure des doutes quant à la capacité de la première organisation à mener une telle opération. Le nouveau groupe à apparition spontanée Liwa Al-Islam n’est qu’une couverture, semblable à Jund Sham ou d’autres qui ont défrayé la chronique au Nord Liban est ailleurs. Sa dénomination laisse transparaître un travail d’arabisants ayant mal assimilé certains aspects de l’Islam politique contemporain. Donc une agence ou des agences de renseignement de pays utilisant la franchise islamiste à des fins de manipulation. Des sites extrémistes turques ont également salué cet attentat en le qualifiant de la revanche de la Turquie.

Cet attentat intervient dans un contexte particulier marqué par l’annonce de l’armée syrienne libre (ASL), la rébellion armée d’une « offensive générale » sur Damas et d’un autre côté, le douzième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Bashar Al-Assad. Elle intervient également peu de temps après que les israéliens eurent rendu publique une information selon laquelle le président Al-Assad aurait ordonné le redéploiement des unités militaires syriennes stationnés au Golan.

Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit concernant cette « décapitation » partielle de l’appareil militaro-sécuritaire syrien mais des observations s’imposent d’elles mêmes:

1. Les commanditaires de cette attaques ont une connaissance préalable de l’heure précise de la réunion secrète au plus haut sommet de l’Etat et donc disposent d’un excellent renseignement;
2. L’attentat a impliqué une très importante quantité d’un type d’explosif militaire très puissant et peu répandu au marché noir;
3. La préparation logistique d’une telle opération et sa simultanéité avec une date symbolique en dit long sur les capacités organisationnelles des commanditaires de l’attaque;
4.Le ou les kamikazes (si l’on retient cette hypothèse) étaient habilités à pénétrer le bâtiment fortifié;
5. L’annonce d’une offensive générale sur Damas par l’ASL relève plus de la guerre médiatique et psychologique et ne sert qu’à exploiter cette attaque qui a été préparé et menée par d’autres parties externes à la Syrie;
6. Les commanditaires de l’attaque connaissaient les plans du bâtiment fortifié.

7. Les commanditaires ont préconçu la campagne médiatique liée à l’évènement;

8. L’explosif militaire utilisé, de type Semtex ou C4 est probablement originaire de Turquie.

9. L’hypothèse la plus plausible est l’implication d’un ou de plusieurs gardes du corps dans l’attaque qui a impliqué un véhicule piégé et non un simple piéton. La présence de drones armés, voire d’un avion  et d’une couverture satellite n’est pas improbable.

D’où nombre de question concernant le type d’attaque. Est-ce bien un attentat au camion piégé ou une frappe de missile furtif? La Ou les deux à la fois? la question ne paraît pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît si l’on a une connaissance sommaire des importants dispositifs mis en place autour de la Syrie et de l’accélération des fournitures d’armes et de combattants à la rébellion au point où sont apparus ces derniers jours des centaines de « technicals », des pick-up ou des véhicules de tourisme dotés de mitrailleuses lourdes de type DshK 12.7 mm ou de tubes lance-roquettes à la manière du film Mad Max dans ce qui s’apparente à une tentative de reproduire des images similaires à celle de la guerre de Libye. A l’origine, les « Technicals » ont été massivement utilisés en Somalie au cours des années 90.

Une autre hypothèse à ne pas écarter est que le ou les kamikazes aient pu servir de CAS (Close Air Support) pour un drone avant se faire exploser à l’intérieur du complexe fortifié.

En ce moment même, une campagne médiatique nord-américaine, européenne et arabe bat son plein en évoquant la chute de Damas. Cette campagne est en parfaite synchronisation avec ceux qui ont commandité et planifié l’attaque du complexe abritant la Sécurité nationale syrienne. Les dirigeants syriens sont maintenant confortés dans leur vision d’après laquelle ils sont en guerre avec l’OTAN et Israël.

Mais il est fort à parier que cette attaque va radicaliser davantage l’armée syrienne en confortant les vues des courants les plus radicaux du commandement militaire qui estimaient jusque là que la répression du terrorisme n’impliquait pas un usage proportionné de la force.

Dans tous les cas de figure, cette attaque semble marquer l’impatience de pays comme les Etats-Unis, Israël, la Turquie et l’Arabie Saoudite de voir le Moyen-Orient se débarrasser d’Al-Assad et d’instaurer un Etat ou une mosaïque d’Etat fédéraux vassaux déchirés par nombre de clivages religieux et ethniques sur les débris des Etats-Nations qui ont pour noms la Syrie et le Liban.