Syrie: l’armée turque a perdu dix chars LEOPARD 2A4 et un char M-60T à l’ouest d’Al-Bab

Le moral des forces armées turques semble au plus bas depuis le putsch manqué contre Erdogan. 

Intervenant aux côté de ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL), les forces turques ont essuyé des pertes significatives en tentant de prendre d’assaut la localité d’Al-Bab, sous contrôle de Daech, à l’extrême Nord de la Syrie. 

En l’espace de trois jours, les turcs ont perdu 10 chars de type Leopard 2A4 de fabrication allemande et un char M-60T de fabrication US ainsi que d’autres véhicules blindés. 

Les pertes en chars M-60 seraient bien plus importantes. 

La plupart des chars turcs détruits ont été touchés par des missiles antichar (Kornet, Konkurs, Tow)

Les pertes humaines des forces armées turques demeurent un secret défense mais d’après le bilan très lourd des pertes subies par les rebelles alliés de la Turquie à Al-Bab (estimations variant entre 70 et 110 KIA),  il semble que les militaires turcs  aient enregistré bien plus de pertes que ce que leur état-major avait prévu.

Personne ne s’est attendu à une telle débâcle. Sur la photographie prise par les terroristes de Daech, un char Leopard 2A4 et un bulldozer de l’armée turque, capturés par Daech. En premier plan, ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL) et d’une unité militaire turque.   

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit en Syrie: Un général-major de l’armée syrienne blessé au combat à Deir Ezzor

20131130-011316.jpg

Selon des indications recueillies, le général-major Issam Zahreddine, l’un des plus populaires des commandants supérieurs au sein de l’armée syrienne a été blessé au combat à Al-Rushdya à Deir Ezzor. Ce général de la garde républicaine syrienne devait conduire l’assaut visant à libérer Andaan près d’Alep (Nord du pays) mais a été muté à la dernière minute à Deir Ezzor où la situation militaire se dégradait. Le général de la garde a été blessé alors qu’il conduisait une opération de recherche-destruction dans l’un des quartiers les plus chauds de Deir Ezzor.

Ailleurs, les forces syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais ont complètement investi les localités de Deir Attya et Al-Nabak après de durs combats contre les factions rebelles. L’assaut gouvernemental a été mené par les officiers les plus aguerris en matière de tactique militaire.

Battant en retraite, les extrémistes d’Al-Qaïda ont investi l’hôpital Al-Bassel (du nom du frère ainé décédé du Président syrien) de la ville de Deir Attya et ont systématiquement éliminé à la grenade et au fusil d’assaut l’ensemble des blessés et autres malades s’y trouvant, nonobstant leurs appartenance à l’un ou l’autre camp.

Les unités de l’armée syrienne ayant conduit l’assaut à Deir Attya et Al-Nabak étaient secondées par les milices du parti Baath, les comités de la défense populaire et des éléments du Hezbollah libanais.

Le retrait des rebelles de Al-Nabak a été soudain et s’est déroulé d’une manière désorganisée. Ce retrait a encouragé certains citoyens à prendre les armes contre les rebelles en retraite.

D’autres unités ont pénétré dans la localité voisine de Ain Al-Baydhaa. Des renforts rebelles ont été dépêchés en urgence au Qalamoun depuis Arsaal au Liban. Une décison saoudienne hâtive pour tenter de limiter les dégâts.

La rébellion syrienne a accusé l’armée gouvernementale d’avoir perpétré un massacre à Deir Attya. Elle accuse également Damas d’avoir tiré au moins un missile balistique de type SCUD sur la ville de Qaraa. De fait, un missile a visé un centre de commandement rebelle à Qaraa, provoquant d’immenses dégâts matériels et facilitant l’entrée d’unité de la sécurité intérieure et d’autres relevant des renseignements militaires. Ces dernières ont été freinées par la découvertes de pièges et de bombes artisanales improvisées (Improvised explosive devices ou IED) pesant plus de 80 kilogrammes.

Les combats continuent à Alep où les différentes factions rebelles se battent souvent les unes contre les autres ou font face à l’avancée lente mais progressive des troupes syriennes. Au milieu de ce chaos, les combattants kurdes suscitent l’intérêt de l’ensemble des protagonistes à l’exception des extrémistes islamistes pour lesquels tous ceux qui ne sont pas avec eux sont des hérétiques à éliminer. Les kurdes font l’objet d’un traitement de faveur de la part de Damas mais également de l’Arabie Saoudite. Cette dernière tente de récupérer les kurdes pour les rallier au front anti-pouvoir.

Ce qui se passe en Syrie n’est pas exempt d’un certain déterminisme historique. Aux enjeux géopolitiques contemporains et aux rivalités régionales se superposent d’autres clivages fort anciens.

Les défaites des factions rebelles à Damas et leur situation difficile à Alep n’ont pas eu d’effet notable sur le moral des pays soutenant mordicus et contre vents et marées un changement de régime à Damas. Ryad a déjà ordonné une autre contre-offensive tandis qu’Israël vient de rendre public un rapport sur la situation militaire en Syrie dans lequel il souligne que grâce à l’affaiblissement de l’armée syrienne dans cet interminable conflit, l’armée israélienne peut arriver aux portes de Damas en « quelques heures seulement » alors qu’il fallait plus d’une semaine avant la guerre.

Tel-Aviv estime qu’il est dans son intérêt que la guerre perdure en Syrie car plus le temps passe, plus l’armée syrienne s’affaiblit. Pour les israéliens, la seule force militaire organisée en Syrie n’est plus l’armée syrienne mais le Hezbollah libanais. Une analyse que partagent les Saoudiens.

Sur le terrain, l’ordre initial ordonnant à l’ensemble des personnels des forces armées syriennes de garder l’uniforme ou le treillis de combat, le grade et les insignes pour maintenir la cohésion des troupes et la discipline a été l’une des marques distinctives de ce conflit. L’armée syrienne est certes affaiblie mais l’apport de conscrits du contingents et de volontaires au sein des comités de défense populaires et les milices du parti ont permis de pallier à certaines déficiences comme les défections ou les désertions.

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » selon Clauzewitz . Et cette guerre en Syrie  continue pour obtenir des gains politiques à faire valoir autour d’une table à Genève. En attendant, un des plus beaux pays du Levant subit la destruction sur l’autel d’intérêts géostratégiques n’ayant rien à voir avec le bien-être des populations civiles.

Conflit en Syrie: l’armée syrienne reprend Deir Attya (images)

20131129-003232.jpg

20131129-003443.jpgImages prises par téléphone mobile
 

Indubitablement, l’avancée des troupes gouvernementales progresse en Syrie. Les unités de l’armée syrienne, en majorité des conscrits du contingent, ont pu reprendre le contrôle de Deir Attya (le couvent d’Attias) après d’âpres combats contre les brigades rebelles coalisées sous supervision étrangère. Ces dernières ont subi un intense pilonnage d’artillerie.

C’est dans la bataille pour le contrôle de cette localité qu’un officier de la marine saoudienne infiltré parmi les rebelles a trouvé la mort.

L’armée syrienne continue d’avancer à Alep où elle se heurte à une farouche résistance dans la zone industrielle. A Damas, les rebelles pris au piège à la Ghouta orientale n’ont pu être secourus par des renforts et le bombardement aérien et terrestre de la zone continue pour ouvrir le chemin à une offensive blindée de l’armée gouvernementale. De l’armement fabriqué en Israël a été récupéré par les militaires syriens dans les quartiers libérés.

KSA vs Russia: phase II

Saudi Arabia intelligence is activating all its networks in Pakistan, Afghanistan, Central Asia and Caucasus to wage a new holy war against what it call the evil Putin regime like in the 1980’s where « Mujahedeen » labeled by US president Reagan as free fighters carried out a fierce guerilla war against soviet troops in Afghanistan.

Then, it was a war against the « atheists and commies » invading Islamic lands. The CIA funded and armed hundreds of young Arab volunteers in the Afghan conflict. They were coordinated by an unknown Saudi citizen named Bin Laden in a small office where the database of all fighters records was stored. Oddly enough, a  database is called AlQaida in arabic!

The Soviet Union has collapsed in 1991. Twenty years later, The Kingdom is trying to play Russia for the second time. This time, Moscow is backing the « Alevi Damascus Regime », an arch enemy of both  Saudi monarchy and Israeli corrupted government, the two pillars of the US foreign policy in the Middle-East and beyond. The aim: creating turmoil in Central Asia and Caucasus using Islamic radicalism to put the pressure on Moscow. The Russians are already angry with the Eastern expansion NATO policy and the Missile shield project.

The terrorist attack against the Tatarstan Mufti (highest Muslim cleric) and his deputy was the start. Is it phase II? Will we soon see Al Qaida in Central Asia threatening both Russia and China for their policies?

This question would be linked to the Bandar Bin Sultan assassination attempt. Bandar Bin Sultan, aka Bandar Bush is the head of Saudi intel and a very close ally of Bush family. TheVoltaire Network reported his death a week after the bombing of the Syrian National Security complex in which four high officials were killed. No one could confirm this information but our sources told us that Saudi intel is suspecting Russian intel behind the attempts to get rid of Bandar innercircle prominent men.

As 20, 000 Syrian troops are battling foreign mercenaries, Salafist legions, rebels and Saudi, US, Jordan, Turkish and French « advisers » in the Aleppo’s streets, it seems that another war is already on the go between all players around the big game that is Syria in World politics.