Syrie: l’armée turque a perdu dix chars LEOPARD 2A4 et un char M-60T à l’ouest d’Al-Bab

Le moral des forces armées turques semble au plus bas depuis le putsch manqué contre Erdogan. 

Intervenant aux côté de ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL), les forces turques ont essuyé des pertes significatives en tentant de prendre d’assaut la localité d’Al-Bab, sous contrôle de Daech, à l’extrême Nord de la Syrie. 

En l’espace de trois jours, les turcs ont perdu 10 chars de type Leopard 2A4 de fabrication allemande et un char M-60T de fabrication US ainsi que d’autres véhicules blindés. 

Les pertes en chars M-60 seraient bien plus importantes. 

La plupart des chars turcs détruits ont été touchés par des missiles antichar (Kornet, Konkurs, Tow)

Les pertes humaines des forces armées turques demeurent un secret défense mais d’après le bilan très lourd des pertes subies par les rebelles alliés de la Turquie à Al-Bab (estimations variant entre 70 et 110 KIA),  il semble que les militaires turcs  aient enregistré bien plus de pertes que ce que leur état-major avait prévu.

Personne ne s’est attendu à une telle débâcle. Sur la photographie prise par les terroristes de Daech, un char Leopard 2A4 et un bulldozer de l’armée turque, capturés par Daech. En premier plan, ce qui reste de l’armée syrienne libre (ASL) et d’une unité militaire turque.   

Russian Serviceman Killed in Combat Mission in Syria’s Homs

Russian soldier Anton Yerygin died of heavy injuries sustained during an insurgent attack in Syria’s Homs province, a spokesman of the Khmeimim base reported on May 11.

Anton Yerygin was escorting Russia’s Hmeymim reconciliation center vehicles, when the convoy was shelled by terrorists earlier this week.

“Performing tasks to escort vehicles of the Russian center for reconciliation of opposing sides in Syria’s Homs province, Russian soldier Anton Yerygin received serious wounds in shelling opened by militants,” the spokesperson said.

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Russian soldiers in Syria in front of an Arabic tag saying « Syria Al-Assad »

The soldier was rushed to a Russian military hospital. But Russian medics were unable to save his life. Yerygin has been recommended for a state award posthumously.

SOUTHFRONT

 

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit en Syrie: Un général-major de l’armée syrienne blessé au combat à Deir Ezzor

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Selon des indications recueillies, le général-major Issam Zahreddine, l’un des plus populaires des commandants supérieurs au sein de l’armée syrienne a été blessé au combat à Al-Rushdya à Deir Ezzor. Ce général de la garde républicaine syrienne devait conduire l’assaut visant à libérer Andaan près d’Alep (Nord du pays) mais a été muté à la dernière minute à Deir Ezzor où la situation militaire se dégradait. Le général de la garde a été blessé alors qu’il conduisait une opération de recherche-destruction dans l’un des quartiers les plus chauds de Deir Ezzor.

Ailleurs, les forces syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais ont complètement investi les localités de Deir Attya et Al-Nabak après de durs combats contre les factions rebelles. L’assaut gouvernemental a été mené par les officiers les plus aguerris en matière de tactique militaire.

Battant en retraite, les extrémistes d’Al-Qaïda ont investi l’hôpital Al-Bassel (du nom du frère ainé décédé du Président syrien) de la ville de Deir Attya et ont systématiquement éliminé à la grenade et au fusil d’assaut l’ensemble des blessés et autres malades s’y trouvant, nonobstant leurs appartenance à l’un ou l’autre camp.

Les unités de l’armée syrienne ayant conduit l’assaut à Deir Attya et Al-Nabak étaient secondées par les milices du parti Baath, les comités de la défense populaire et des éléments du Hezbollah libanais.

Le retrait des rebelles de Al-Nabak a été soudain et s’est déroulé d’une manière désorganisée. Ce retrait a encouragé certains citoyens à prendre les armes contre les rebelles en retraite.

D’autres unités ont pénétré dans la localité voisine de Ain Al-Baydhaa. Des renforts rebelles ont été dépêchés en urgence au Qalamoun depuis Arsaal au Liban. Une décison saoudienne hâtive pour tenter de limiter les dégâts.

La rébellion syrienne a accusé l’armée gouvernementale d’avoir perpétré un massacre à Deir Attya. Elle accuse également Damas d’avoir tiré au moins un missile balistique de type SCUD sur la ville de Qaraa. De fait, un missile a visé un centre de commandement rebelle à Qaraa, provoquant d’immenses dégâts matériels et facilitant l’entrée d’unité de la sécurité intérieure et d’autres relevant des renseignements militaires. Ces dernières ont été freinées par la découvertes de pièges et de bombes artisanales improvisées (Improvised explosive devices ou IED) pesant plus de 80 kilogrammes.

Les combats continuent à Alep où les différentes factions rebelles se battent souvent les unes contre les autres ou font face à l’avancée lente mais progressive des troupes syriennes. Au milieu de ce chaos, les combattants kurdes suscitent l’intérêt de l’ensemble des protagonistes à l’exception des extrémistes islamistes pour lesquels tous ceux qui ne sont pas avec eux sont des hérétiques à éliminer. Les kurdes font l’objet d’un traitement de faveur de la part de Damas mais également de l’Arabie Saoudite. Cette dernière tente de récupérer les kurdes pour les rallier au front anti-pouvoir.

Ce qui se passe en Syrie n’est pas exempt d’un certain déterminisme historique. Aux enjeux géopolitiques contemporains et aux rivalités régionales se superposent d’autres clivages fort anciens.

Les défaites des factions rebelles à Damas et leur situation difficile à Alep n’ont pas eu d’effet notable sur le moral des pays soutenant mordicus et contre vents et marées un changement de régime à Damas. Ryad a déjà ordonné une autre contre-offensive tandis qu’Israël vient de rendre public un rapport sur la situation militaire en Syrie dans lequel il souligne que grâce à l’affaiblissement de l’armée syrienne dans cet interminable conflit, l’armée israélienne peut arriver aux portes de Damas en « quelques heures seulement » alors qu’il fallait plus d’une semaine avant la guerre.

Tel-Aviv estime qu’il est dans son intérêt que la guerre perdure en Syrie car plus le temps passe, plus l’armée syrienne s’affaiblit. Pour les israéliens, la seule force militaire organisée en Syrie n’est plus l’armée syrienne mais le Hezbollah libanais. Une analyse que partagent les Saoudiens.

Sur le terrain, l’ordre initial ordonnant à l’ensemble des personnels des forces armées syriennes de garder l’uniforme ou le treillis de combat, le grade et les insignes pour maintenir la cohésion des troupes et la discipline a été l’une des marques distinctives de ce conflit. L’armée syrienne est certes affaiblie mais l’apport de conscrits du contingents et de volontaires au sein des comités de défense populaires et les milices du parti ont permis de pallier à certaines déficiences comme les défections ou les désertions.

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » selon Clauzewitz . Et cette guerre en Syrie  continue pour obtenir des gains politiques à faire valoir autour d’une table à Genève. En attendant, un des plus beaux pays du Levant subit la destruction sur l’autel d’intérêts géostratégiques n’ayant rien à voir avec le bien-être des populations civiles.

Conflit en Syrie: l’armée syrienne reprend Deir Attya (images)

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20131129-003443.jpgImages prises par téléphone mobile
 

Indubitablement, l’avancée des troupes gouvernementales progresse en Syrie. Les unités de l’armée syrienne, en majorité des conscrits du contingent, ont pu reprendre le contrôle de Deir Attya (le couvent d’Attias) après d’âpres combats contre les brigades rebelles coalisées sous supervision étrangère. Ces dernières ont subi un intense pilonnage d’artillerie.

C’est dans la bataille pour le contrôle de cette localité qu’un officier de la marine saoudienne infiltré parmi les rebelles a trouvé la mort.

L’armée syrienne continue d’avancer à Alep où elle se heurte à une farouche résistance dans la zone industrielle. A Damas, les rebelles pris au piège à la Ghouta orientale n’ont pu être secourus par des renforts et le bombardement aérien et terrestre de la zone continue pour ouvrir le chemin à une offensive blindée de l’armée gouvernementale. De l’armement fabriqué en Israël a été récupéré par les militaires syriens dans les quartiers libérés.

Syrie: une délégation algérienne décerne le Burnous de l’héroïsme à Bashar Al-Assad

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Une délégation algérienne représentant des organisations d’anciens combattants a rencontré à Damas le Président syrien Bashar Al-Assad auquel elle décerné le Burnous de l’héroïsme et rappelé le souvenir du légendaire Emir Abdelkader.

Recrudescence de saisies de produits chimiques à la frontière syro-turque.

Le principal parti d’opposition turc (le Parti Républicain du Peuple CHP) a soulevé des questions sur la saisie de matériel chimique, ainsi que de barils de fret non identifiés, dans des véhicules qui tentaient de franchir illégalement la frontière en direction de la Syrie ce week-end.

« Une personne a été arrêtée. Les barils qui sont suspectés de contenir des matières chimiques étaient à l’intérieur des véhicules. Le trafic va de la Turquie vers la Syrie. Ne soyez pas surpris si une déclaration suggérant que la personne arrêtée est un espion syrien, vient du gouvernement « , à déclaré Farouk Loğoğlu, vice-président du CHP, le 4 novembre.

Les unités frontalières de patrouille turcs ont saisis environ une tonne de souffre en plus de huit barils scellés, dont le contenu était inconnu, à partir d’un convoi tentant d’entrer illégalement dans le pays à partir de la Syrie, le 2 novembre, a annoncé l’état-major général dans un communiqué publié sur son site officiel .

Le convoi de trois véhicules a refusé de s’arrêter alors qu’il tentait de franchir illégalement la frontière près de la ville turque de Reyhanlı, selon le communiqué.

La police para-militaire a été obligée de tirer dans les pneus des véhicules pour les arrêter, et trois chauffeurs ont sauté et se sont enfuis en direction de la Syrie. L’un d’entre-eux a été arrêté, a déclaré l’état-major général, sans préciser la nationalité du suspect. Le butin de souffre et de l’autre substance non identifiée sera examiné par une équipe de spécialistes militaires, indique le communiqué.

Loğoğlu, quant à lui, a également exprimé ses doutes au sujet d’allégations selon lesquelles les groupes rebelles syriens radicaux cherchaient à se procurer des matériaux qui pourraient être utilisés pour produire du gaz sarin hautement toxique avait été découvert.

Par ailleurs, l’adjoint du CHP, Hursit Güneş a critiqué la libération du principal suspect dans la même affaire, après une audience devant un tribunal local à Adana le 30 octobre.

«Nous voulons que cette affaire ne soit pas classée. Si l’affaire à Adana est classée et les terroristes acquittés, alors ce sera une honte pour la Turquie. La Turquie ne peut pas être un endroit où des éléments d’Al-Qaïda peuvent être nourris et se reposer « , a déclaré Güneş .

Le suspect visé par Güneş, un citoyen syrien de 35 ans, identifié comme étant  Hytham Qassap , a été accusé d’établir une connexion avec un réseau en Turquie pour acheminer des matériaux chimiques pour le Front al-Nusra, al- Qaïda et les djihadiste des brigades d’Ahrar al-Sham.

L’acte d’accusation a été basé sur l’enquête concernant les produits chimiques saisis dans la province méridionale de Hatay à la fin Mai. Il contenait également le témoignage de Qassap dans lequel il aurait avoué ses liens avec les Brigades  d’Ahrar al-Sham et son déménagement pour la ville d’Antakya en suivant les instructions de son chef, Abou Walid.

Un article du Financial Times, publié le 1er Novembre depuis la ville de Öncüpınar dans la province d’Anatolie du sud, note que les 78.000 réfugiés de la ville étaient, désormais, plus nombreux que les 60.000 habitants.

 » Les combattants sont en Turquie pour se reposer, récupérer et de se regrouper avant la prochaine attaque en Syrie. Quatre combattants de la ville syrienne de Homs sont assis les jambes croisées sur le sol de leurs dortoirs exigus. Sur le mur à côté d’eux se trouvent les drapeaux de l’opposition syrienne, de la Turquie et le drapeau noir du djihad. Les hommes louent avec effusion Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre de la Turquie, pour le libre passage qu’Ankara leur a accordé pour la traversée de la frontière. «Qui est notre père? Qui est notre père? Demande Abu Mahir, un combattant pour un groupe connu sous le nom des Brigades de Farouk. «Père Erdogan, nous l’adorons », répond l’autre homme, a rapporté le Financial Times.

Article original (en anglais) ici.

Turquie: Davutoğlu nie avoir donné un coup de main à Israël pour les frappes en Syrie, qui, selon lui, ne sont pas encore confirmées!

Voici un article d’Hurriyet sur la conférence de presse donnée le 1° Novembre à Istanbul, par le ministre des affaires étrangères turque Ahmet Davutoğlu.

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a rejeté les allégations selon lesquelles la Turquie a donné des renseignements à Israël lors d’une attaque contre une base militaire près de la ville côtière syrienne de Lattaquié tôt le 31 octobre.

« Il s’agit d’une tentative pour donner l’impression que la Turquie a coopéré avec Israël. Nous avons des problèmes avec la Syrie, des problèmes fondés sur un principe. Mais permettez-moi de le dire clairement: le gouvernement turc n’a jamais coopéré avec Israël contre un pays musulman, et il ne le fera jamais « .

Plusieurs rapports, citant des responsables anonymes américains, disaient qu’Israël visait un centre de stockage de missiles de fabrication russe SA125; missiles susceptibles d’être fourni au Hezbollah.

Des rapports relayés par les médias israéliens ont affirmé que la Turquie était derrière l’attaque à Lattaquié, en révélant des informations majeures à Israël.

Davutoğlu a dénoncé ces rapports, les décrivant comme «propagande noire». «Ce [les rapports] sont des tentatives de jeter une ombre sur la lutte légitime du peuple syrien et l’attitude de la Turquie avec ses principes. Il est hors de question pour nous de participer à une opération commune « , a t-il dit.

Davutoğlu a également ajouté que la Turquie s’opposait à une telle opération israélienne, mais a souligné que les informations sur les frappes n’avaient pas encore été confirmées.

Iran-Turquie, aucunes rivalités.

Lors de la conférence de presse , M. Davutoğlu a insisté sur l’amitié et le partenariat turco-iranien.  » Nous avons des relations profondes et historiques. Certains milieux pourraient vouloir nous représenter comme deux voisins rivaux. Certains peuvent même le désirer. Mais au contraire, la Turquie et l’Iran sont amis « , a t-il dit.

Davutoğlu a également défendu son: « zéro problème avec les voisins », en disant qu’il a eu des entretiens très intenses avec presque tous les pays voisins de la Turquie au cours des deux derniers mois. La position de la Turquie concernant la Syrie et l’Egypte étaient basée sur des principes politiques, les relations avec l’Irak se sont améliorées, tandis que des efforts ont été faits pour surmonter les problèmes de relations avec l’Arménie et la partie grecque de Chypre.

Pour sa part, M. Zarif a critiqué les embargos étrangers contre l’Iran, avertissant que ceux-ci sont contreproductifs sauf si ils ont un but précis. « Les embargos ne devraient pas être le but en soi; ils devraient être un chemin vers une solution. Si ils n’atteignent pas leur objectif, ils ne font qu’augmenter la résistance du peuple iranien « .

Dans une conférence de presse plus tôt, les deux ministres des Affaires étrangères ont mentionné des préoccupations similaires quant à la nature sectaire du conflit en Syrie.

Sans commentaires…

Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

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La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Conflit au Moyen-Orient: des avions israéliens bombardent la province de Lattaquié

Selon des informations partiellement confirmées par un responsable américain via CNN et rapportées par la chaîne libanaise d’information en continu Al-Mayadeen, des chasseurs-bombardiers israéliens ont bombardé des sites de missiles anti navires syriens à Lattaquié, sur le littoral méditerranéen.

Des missiles SS-N de type Yakhont ont été ciblés par des raids de l’aviation israélienne dans ce qui s’apparente à la sixième intervention flagrante d’Israël dans le conflit en cours en Syrie.

L’aviation israélienne a également bombardé des positions de l’armée syrienne pour couvrir le retrait de commandos israéliens infiltrés au sein des rebelles à partir du littoral pour localiser et identifier les sites de lancement de missiles syriens.

L’armée israélienne offre des facilités directes à des factions rebelles en Syrie. C’est le cas notamment au Golan occupé par Israël où les unités israéliennes ont établi des hôpitaux de campagne, des QG de commandement et un feu de soutien au profit des rebelles pseudo-islamistes en guerre contre le régime syrien.

Le Président syrien Bashar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises que le conflit ravageant son pays depuis presque trois ans est une guerre régionale à portée universelle dans laquelle Israël et ses alliés jouent un rôle primordial.

Frontière syro-turque: les extrémistes auraient utilisé des armes chimiques contre les Kurdes

Des informations non confirmées rapportent que les factions islamistes extrémistes du chef de guerre français Daech auraient utilisé des gaz de combat contre les forces d’autodéfense kurdes à Hassakeh au Nord-est de la Syrie, près de la frontière turque.

De très durs combats opposent depuis des semaines les extrémistes islamistes relevant d’Al-Qaïda, dirigés par Daech et les comités de la résistance kurde soutenus par le PKK turc et les forces du Kurdistan irakien pour le contrôle des confins frontaliers entre la Turquie et la Syrie.

Suicide saoudien

Lâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Thierry Meyssan

Voltairenet

Photo du jour: un soldat de l’armée syrienne…30 mois de résistance!

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Un soldat des forces armées syriennes sur le bord d’une route reliant Homs à Alep. En 30 mois de conflit, loin de se disloquer, l’armée syrienne a connu un profond remaniement et une véritable révolution tactique: son organisation est devenue plus flexible avec une nette prépondérance des troupes de choc. Les unités de l’armée syrienne se battent sur trois fronts majeurs (Nord, Littoral, Sud) répartis entre 284 lieux d’affrontements. Fait important, les meilleures unités sont gardées en réserve en cas d’affrontement direct avec Israël…

Al-Assad: « la destruction de l’arsenal chimique est un revers moral et politique »

Dans un entretien fleuve accordé au journal libanais « Al-Akhbar », le président syrien Bashar Al-Assad estime qu’il ne fait aucun doute que « la destruction de l’arsenal chimique [de son pays] est un revers moral et politique ».

Evoquant les armes chimiques en possession des forces armées syriennes et considérées comme l’arme de dissuasion stratégique face à Israël, l’un des pays les plus sur-armés au monde, le président syrien affirme que son pays a cessé de produire des gaz de combat en 1997.

Techniquement en guerre avec Israël depuis 1973, la Syrie conçoit très mal son désarmement, à fortiori en sachant le sort réservé à toutes les nations ayant eu le malheur de désarmer. La vieille garde de l’armée syrienne n’arrive pas à admettre l’idée de désarmer alors qu’en face, les israéliens cumulent les têtes nucléaires, chimiques et biologiques. En 1973, les 800 chars syriens lancés à l’assaut du Golan durent arrêter subitement leur progression, moins par l’effet des Centurions israéliens que par la découverte d’une terrifiante nouvelle: Israël commençait à planter des mines atomiques pour stopper l’avancée syrienne.

S’agissant des opérations militaires de l’armée syrienne, le président Al-Assad souligne que cette dernière continue d’avancer sur le terrain et que des « problèmes » persistent du côté de la province méridionale de Derâa près de la frontière jordanienne, point de départ de la rébellion le 15 mars 2011, qui continue d’être une zone de transit d’armes et de combattants. Sur le front Nord, face à la Turquie, Al-Assad  reconnaît que la province d’Alep est loin d’être stabilisée mais ajoute que la Turquie, l’un des principaux protagonistes dans la guerre en Syrie fait à présent face à un gros problème avec Al-Qaïda sans plus de précision.

Sur le plan diplomatique, Al-Assad a réitéré la volonté de son pays à participer à Genève II mais sous certaines conditions parmi lesquelles l’organisation d’un référendum populaire pour avaliser les décisions de la Conférence et un scrutin présidentiel pour l’élection d’un nouveau président. Al-Assad exige également l’arrêt des approvisionnements en armes et en argent aux « terroristes ». Une allusion à peine voilée aux pays Arabes et Occidentaux soutenant la rébellion.

Interrogé sur le prix Nobel de la paix remporté par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques(OIAC), à l’œuvre en Syrie, le chef de l’Etat syrien indique, en plaisantant selon al-Akhbar, que ce “prix devait me revenir”.

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Syrie: explosion de deux voitures piégées près des sièges des télévisions d’Etat

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Image de la chaîne d’information continue syrienne Al-Ikhbarya.

Deux explosions ont secoué il y a moins d’une heure la place des Ommeyades à Damas, non loin des sièges des principales chaînes de télévision d’Etat.

Deux voitures piégées ont explosé près de la plus grande place centrale de Damas, provoquant des dégâts matériels et un nombre indéterminé de victimes.

Le modus operandi utilisé porte la trace de Jobhet Ennosra ou de la brigade du Tawhid, deux puissantes organisations terroristes en guerre contre le gouvernement syrien mais également contre d’autres factions de la rébellion.

Cet double attentat intervient une journée après que l’armée syrienne ait réussi à rétablir son contrôle entier sur la principale voie de communication entre Homs (centre) et Alep (Nord) et coîncide avec une grande offensive gouvernementale dans la Ghouta orientale, un fief rebelle où furent découvertes des tranchées sur plus de 5 kilomètres. C’est à Ghouta qu’eut lieu la fameuse attaque à l’arme chimique ayant entraîné un engagement de Damas à abandonner ses armes stratégiques.

Premier résultat du conclave de Ryad: le Conseil National Syrien n’ira pas à Génève

C’était un peu prévisible. Le Conseil National Syrien (CNS) représentant une faction de l’opposition syrienne armée a décidé de boycotter la Conférence de Genève II, prévue en novembre 2013.

Cette décision serait l’un des premiers résultats du conclave de Ryad au cours duquel l’Arabie Saoudite et ses alliés dont en premier lieu la France ont arrêté une nouvelle stratégie visant le torpillage de toute solution négociée et/ou pacifique du conflit syrien.

Le CNS est non seulement à la solde de pays comme l’Arabie Saoudite mais demeure très divisé par un complexe jeu d’influence et de rivalités de chapelles.

Pas question donc d’une Conférence où l’on verra parader les représentants du régime de Damas et leurs alliés régionaux. Pour Ryad aussi bien que Tel-Aviv, seul un changement de régime violentdu type de celui qui a balayé l’ex-régime irakien est à même de représenter la solution idoine. Le jour d’après, on se battra entre bons alliés pour une place au soleil: un régime islamiste pseudo-sunnite et pro-libéral ou un régime doté d’un Premier ministre pro-israélien, c’est selon les desirata des deux plus influents alliés de Washington dans la région.

Une Syrie gouvernée par un Premier ministre aux prérogatives illimitées tournant le dos à la résistance libanaise et à l’Iran tout en acceptant l’occupation d’une partie de son territoire en échange d’une paix en trompe l’oeil avec Israël? Une hérésie à Damas. La guerre continue…

NATO chief rules out launching war on Syria

The chief of the North Atlantic Treaty Organization (NATO) has ruled out yesterday the possibility of a military action against Syria.
What does it means? Rasmussen, the Eldrup empire Guy used to lie all the time since his tricky appointment at the head of the transatlantic Organization. Actually, NATO is already involved in Syria through Turkey and Signal intel.

Conflit au Moyen-Orient: 40 ans après la guerre d’octobre 73, la tension est très vive au Golan

Malgré d’intenses efforts diplomatiques plus ou moins secrets et clandestins menés par Washington et Moscou afin d’éviter l’embrasement du front du Golan, un plateau stratégique occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981 au mépris de la légalité internationale, il semble que la tension entre la Syrie et Israël, techniquement en guerre depuis 1973 ne cesse de s’accroitre.

Lors de la quatrième guerre israélo-arabe d’octobre 1973, les combats les plus durs et les plus acharnés se sont déroulés sur le front du Golan. Un épisode passé relégué au second plan pour des raisons politiques. Les syriens n’ont jamais oublié la trahison du Président égyptien Anouar Sadate lors de ce conflit.

Selon des sources à l’intérieur du renseignement militaire syrien, les israéliens ont déployé depuis des années des armes nucléaires tactiques (de théâtre) au Golan.  La possession de ce plateau stratégique confère non seulement la maîtrise de l’ensemble de la région  mais surtout le contrôle des ressources hydriques disponibles dans une zone où l’eau risque de devenir un enjeu majeur.

A Damas, on estime que si la Syrie n’a pas tiré un seul coup de feu en direction du Golan occupé durant presque 40 ans, cela n’a pas empêché les services secrets syriens-pléthoriques- d’y mener d’intenses opérations de propagande visant à gagner les esprits et les cœurs des populations vivant en zone occupée.

Cependant, les choses ont commencé à changer à partir de juillet 2006 et la victoire relative du Hezbollah libanais sur Israël. La Syrie a joué un rôle de premier plan dans cette guerre de 33 jours et il s’en est fallu de très peu pour qu’elle n’entre pas en guerre de manière ouverte. Tel-Aviv jure alors de se venger de l’axe stratégique formé par l’alliance d’un acteur non-étatique, le Hezbollah avec deux Etats de la région: l’Iran et la Syrie. Conformément aux règles de la stratégie, il fallait commencer par le maillon le plus faible de cet axe ou du moins tel qu’il était perçu par les analystes: la Syrie. L’assassinat du Premier ministre libanais Rafik Hariri servit de point de départ à une intense campagne internationale agressive contre le régime syrien à l’issue de laquelle il finit par retirer ses forces armées du Liban. En 2007, des avions de combat israéliens bombardent un centre de recherches au centre de la Syrie soupçonné d’abriter un réacteur Nord-coréen. Les défenses anti-aériennes syriennes, relativement denses pour un pays arabe furent neutralisées par un brouillage électromagnétique usant de nouvelles technologies. La vieille garde du régime promet un retour de bâton et depuis lors c’est l’escalade. Ce que les syriens ne savaient pas alors est que la Turquie jouait un double rôle en faveur d’Israël. Ce sont les services secrets turcs et non israéliens qui réussirent à piéger Imad Moghnia, le chef militaire du Hezbollah libanais à Damas.

Au début de ce que les analystes israéliens ont ironiquement baptisé le Printemps arabe (la destruction arabe en hébreu), le régime syrien suivit avec détachement ce qui se passait en Tunisie et en Egypte. Après tout ces deux pays sont pro-occidentaux  et un changement de régime y était le bienvenu. En Libye, les médias syriens ironisaient sur la folie du colonel Gaddafi et les informations  selon lesquelles il utilisa l’aviation pour mater un soulèvement populaire. Des informations qui s’avérèrent fausses par la suite. Jusqu’au au jour du 15 mars 2011. Ce jour là trois adolescents appartenant à l’une des plus puissantes tribus du Sud de pays furent arrêtés à Deraa par des éléments d’un service de sécurité pour avoir dessiné des graffitis contre Al-Assad. Les trois jeunes sont passés à tabac. Leur tribu réagit violemment et s’en prend au gouverneur provincial qui gère fort mal et la situation et les négociations avec les notables locaux. Très vite, au milieu des émeutes apparaissent des hommes en civils assez bien armés qui ouvrent le feu sur les populations civiles et les forces de sécurité. La région est sensible de par sa contiguïté avec Israël et la Jordanie. Le gouverneur corrompu est limogé par Damas et les chefs locaux des services de sécurité sont relevés de leurs fonctions. Ironie du sort, le gouverneur, sa clientèle locale composée d’un mélange hétéroclite mêlant des chefs de la police et des barons de la pègre  rejoignent la rébellion. L’armée intervient. Ce sera le début d’une guerre dont personne ne soupçonnait à l’époque qu’elle allait déboucher sur une profonde restructuration des relations internationale et du plus important changement de paradigme des rapports de force au niveau mondiale depuis le découpage de Yalta en 1945.

Israël n’a pas cessé de concentrer ses forces sur le front Nord faisant face au Liban et au Golan. Des informations font état de la présence de près de 70 % des meilleures forces israéliennes sur ce front. De nouvelles brigades Golani sont mises sur pied et des villes comme Haïfa sont entourées de systèmes de défense antibalistiques. Plus encore, Tel-Aviv fit appel à son allié US qui y dépêcha plus de 3000 marines, des missiles antimissile, des avions de combat et des systèmes d’interception. En face, Damas dont les forces étaient activement engagées contre une guérilla soutenue par des acteurs internationaux et régionaux fit face au danger de l’épuisement et de l’over-stretching puisqu’il fallait assurer une dissuasion suffisante contre une Turquie ouvertement hostile et prête à en découdre et une Jordanie dont la position ambigüe ne portait guère à l’optimisme. Les infiltrations d’éléments des forces spéciales de l’OTAN furent endiguées avec succès grâce au soutien technologique fourni par la Russie. Restait le front du Golan, dont la défense ne devait en aucun cas souffrir des aléas de la guerre et de la situation des autres fronts. Une guérilla islamiste radicale s’installa au Golan sous supervision israélienne. Les incidents entre les deux pays se multiplient. Israël alla jusqu’à intervenir directement dans le conflit via des frappes aériennes et de missiles dont une sur Damas où fut utilisée une arme inconnue ayant provoqué une secousse tellurique de 4 sur l’échelle de Richter.

Epuisée par une guerre de plus de deux ans et demi, partagée entre trois fronts,  un afflux massif de combattants étrangers de plus de 82 pays dotés d’un armement de plus en plus sophistiqué fourni par l’Arabie Saoudite et la Turquie, l’effondrement de l’armée syrienne n’était qu’une question de temps pour Tel-Aviv. D’autant plus qu’en parallèle à la guerre, une autre guerre non moins acharnée visait l’effondrement financier et monétaire de la Syrie. Damas fait alors appel à ses alliés. D’abord le Hezbollah dont l’action à Al-Qussayr (près de l’antique site de Megiddo) fut déterminant et porta un coup fatal à la rébellion. Ensuite l’Iran qui intervint d’abord pour sauver le système monétaire syrien puis y envoya des éléments de la fameuse brigade paramilitaire d’Al-Quds (Jérusalem). De son coté, la Russie renforçait sa présence en Méditerranée orientale et déplaçait vers le Sud de son territoire des divisions aéroportées et des avions de combat. Moscou continua à livrer des armes et des munitions à Damas tandis que l’OTAN dont des pays membres juraient n’avoir encore pris aucune décision relative au sujet de l’armement des rebelles procédaient à des opérations clandestines de fournitures d’armes aux rebelles produites dans des pays d’Europe de l’Est  via des intermédiaires du marché noir et des courtiers issus de pays Arabes du golfe arabo-persique.

La situation aurait pu perdurer si l’Arabie Saoudite n’eut recouru à un expédient assez inédit en utilisant la Turquie. Des armes chimiques sont utilisées à une échelle relativement importante à la Ghouta dans la banlieue de Damas, entraînant un retour en force des Etats-Unis sur le thème de R2P (Responsabilité de protéger) et de l’intervention humanitaire musclée. Des pays comme la France dont le gouvernement a une rancune particulière et ancienne avec le clan Al-Assad sauta sur le train et suivit une politique étrangère totalement détachée des réalités et des enjeux. La Syrie se trouvait confronté à l’imminence d’une intervention militaire. Un jeu complexe s’engage alors entre Washington et Moscou à l’exclusion de tous autres acteurs impliqués qualifiés de simples sous-traitants et abouti à la Résolution 2118 du Conseil de sécurité ordonnant le démantèlement de l’arsenal chimique de la Syrie sous peine d’évoquer le chapitre VII de la charte des Nations unies. Texte qui marque à la fois la victoire de la Russie et du Président Bashar Al-Assad pour les uns et un dangereux précédant pour d’autres. Puisque les pays qui ont comploté contre la Syrie ont réussi à imposer un désarmement de son arsenal de dissuasion -certes obsolète- sans l’exiger de son ennemi israélien, infiniment mieux armé en termes d’armes de destruction massive.

Damas fit savoir par divers canaux dès le début du conflit et plus exactement depuis la décapitation de ses services de renseignements en juillet 2012 que le régime ne succombera pas sans déclencher une guerre avec Israël sur le plateau du Golan. Une hantise de Washington et de Ryad dont les compromissions se sont révélées au grand jour dans cette affaire. D’où l’intérêt accordé par les syriens au front du Golan. Un front qui risque d’être le détonateur à une guerre régionale ouverte sur tous les scenarii possibles.

Conflit au Moyen-Orient: d’importants convois blindés syriens en route vers le Golan

20131010-034939.jpgDes informations confirmées en provenance de Syrie rapportent que d’importants convois blindés de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

Dans un développement inédit, l’armée syrienne a fini par dévoiler ses unités d’élite laissées jusque-là en réserve. Nos informations évoquent avoir aperçu une colonne de plus de 200 chars de bataille de type T-72 S se dirigeant vers le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Ces mouvements surviennent dans un contexte de trés forte tension, notamment en Israël où trois aéronefs militaires (deux avions de combat et un drone) se sont abattus en moins de 48 heures.

S’agit-il de renforts militaires destinés à la province méridionale de Deraa, berceau de la rébellion, ou est-ce un déploiement en prévision d’un conflit avec Israël?

De toute évidence, l’armée syrienne est en train de procéder à un profond remaniement de ses unités combattantes. Le parachutage massif de troupes de choc sur Jobar et les grandes voies périphériques de la région de Damas  illustrent cette nouvelle approche.

Autre nouveauté. D’ordre sémantique cette fois. Le ministère syrien de la défense commence à utiliser officiellement le terme sioniste et pro-sioniste pour qualifier les groupes islamistes radicaux et la rébellion syrienne.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne mènent une contre-offensive sur Salaheddine (Alep) et se battent depuis deux jours autour du krak des Chevaliers. A la frontière turque, syriens et turcs s’affrontent à mort par kurdes et islamistes interposés: les comités de la résistance kurde opposent une lutte acharnée aux cohortes islamistes radicales de Daesh, armés et soutenus par la Turquie par peur d’une extension du conflit kurde. Une extension que Damas encourage au plus point.

Les rebelles toutes factions confondues viennent de recevoir une artillerie plus performantes de la part de l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne. Disposant de roquettes d’un plus grand rayon d’action, ils les ont utilisé contre des objectifs stratégique comme la raffinerie de Homs (centre du pays).

Au Golan, une unité israélienne a ouvert le feu sur une position de l’armée syrienne après qu’un soldat israélien a été blessé par des tirs d’armes légères.  Les syriens ont riposté et un intense échange de tirs s’en ai suivi. Quelques heures plus tard, les israéliens refusent l’entrée dans leur territoire d’une quinzaine de blessés de l’armée syrienne libre (ASL-Rébellion) craignant sans doute un piège. Car en Syrie actuellement, personne ne sait qui est qui.

Sur le plan diplomatique, le Chef d’Etat-major des armées russes vient de confirmer les termes de l’accord secret conclu entre Moscou et Damas en échange d’un désarmement (partiel?) de l’arsenal chimique syrien. La Syrie est officiellement sous la protection de la Russie et de son parapluie nucléaire.

L’aviation syrienne très agressive à la frontière turque…

Réagissant à des informations publiques faisant état d’une relocalisation secrète d’une partie de l’aviation de combat syrienne en Iran septentrional, l’aviation syrienne est réapparue avec force ces derniers jours près de la frontière turques où elle tente de défier les patrouilles de combat des forces aériennes turque dans la province frontalière du Hatay.
Ainsi en l’espace de trois jours, des bombardiers syriens Sukhoi Su-24 (Fencer selon la codification OTAN) ont mené des manoeuvres d’une extrême agressivité en direction de la frontière turque, allant même jusqu’à tenter de provoquer les F-16 de l’armée turque avant de décrocher à moins de trois kilomètres de la ligne frontalière.
Selon certaines statistiques non vérifiées, la Syrie disposerait d’une vingtaine de ces appareils non destinés au combat Air-Air mais spécialisés dans les bombardements tactiques. Le Sukhoi Su-24 a une portée d’action estimée à 2500 kilomètres et peut atteindre des vitesses assez élevées jusqu’à Mach 2.28.
C’est avec ce type d’appareils que la Syrie a tenté, il y a quelques semaines, de sonder le dispositif de défense anti-aérien de l’île de Chypre, essentiellement assuré par des Typhoon de la Royal Air Force.
Dans le même contexte, des hélicoptères syriens, en majorité des MI-17 modifiés, s’approchent de plus en plus des confins syro-turcs.
Avec ses Su-24, Su-22 et Mig-29, l’aviation syrienne n’est pas de poids à s’opposer aux redoutables F-22 Raptor US stationnés en Turquie ou aux F-15 modifiés israéliens mais dispose encore d’une force de frappe suffisante pour faire face aux F-4 turcs. L’armée turque a d’ailleurs remplacé toutes les unités disposant de ces vieux appareils par d’autres dotés d’une variante à l’export du F-16 Fighting Falcon américain.
Engagée dans la lutte contre la rébellion depuis près de deux ans et demi, l’aviation syrienne a utilisé des avions d’entraînement L39 Albatros et des avions de seconde ligne comme les Mig 21 et Mig 23 dans des opérations de bombardements et d’appui tactique aux troupes au sol afin de préserver ses appareils de première ligne et ce, en prévision d’un conflit régional ouvert .

Syrie: début du désarmement partiel, Israël attend au tournant…

La destruction de quelques têtes de missiles balistiques de l’armée syrienne par l’équipe de supervision internationale chargée de mettre en oeuvre à partir du 6 octobre 2013 les modalités d’élimination de l’arsenal chimique syrien est très suivie par les israéliens et leurs alliés US.

Un communiqué de l’ONU et de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques-basée à La Haye) a fait état du début de la première phase de ce programme qui n’est pas sans rappeler l’interminable désarmememnt que subit l’Irak de l’ex-Président Saddam Hussein mais en version très réduite et à portée limitée.

Le haut commandement de l’armée syrienne demeure très sceptique et fermement opposé à cette « idée saugrenue ». L’armée syrienne partage le point de vue de son homologue Nord-coréenne selon lequel tous les pays qui ont eu le malheur de désarmer ont fini par être envahis. L’Irak mais également la Libye offrent des exemples assez édifiants à cet égard.

C’est pour cette raison que les syriens tiennent à ce que les opération de désarmement soient menées par un personnel local sous supervision internationale. En parallèle, des informations crédibles font état d’une demande syrienne de ve nouveaux cteurs balistiques iraniens. Mais pas seulement: Damas s’intéresse de plus en plus aux missiles de croisière indiens et pakistanais.

Le désarmement de l’arsenal chimique de la Syrie, l’un des plus important du monde arabe mais bien loin derrière ceux de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte, a été obtenu par Moscou moyennant des garanties et la mise du pays sous le parapluie nucléaire russe. Mais les syriens savent que cela s’avèrera insuffisant en cas d’une ou de plusieurs opérations de subversions internes. Affaiblie par deux et demi de combats ininterrompus, l’armée syrienne cherche à se renforcer et mettre en échec le plan stratégique du Prince Saoudien Bandar Ben Sultane visant la coupure des communications de l’armée syrienne  entre Alep et Damas.

En attendant, les israéliens attendent Damas au tournant. Après tout ce qui impossible aujourd’hui devient possible demain…

 

Genève II sans l’ASL?

Après l’adoption d’une résolution sur la Syrie à l’ONU, vendredi dernier (27/09),qui contente à la fois les russes et les américains, la prochaine étape serait une table ronde entre les représentants des différentes factions. La fameuse conférence de Genève II que la Russie et la Chine appellent de leurs voeux depuis quelques mois déjà.

Outre le fait que les pays occidentaux n’ont jamais été très chauds pour trouver une solution diplomatique au conflit, l’Armée Syrienne Libre refusait de s’asseoir à la même table que les représentants du gouvernement de Bashar al ASSAD; ce qui ne faisait pas avancer les choses…

Or, suite à l’accord onusien, rien n’empêche plus la tenue de cette conférence, une date aurait été avancée, on parle de la mi-Novembre.

Si la délégation du gouvernement syrien sera présente – avec l’aide de la Russie et plus particulièrement de son ministre des affaires étrangères: Sergueï Lavrov – il semblerait que John Kerry ait plus de mal à rassembler ses « troupes ». Les différentes factions constituant l’ASL (EIIL, Front al-Nusra, tous plus ou moins affiliés à al-Qaïda) commencent à avoir des velléités d’indépendance. On a vu les combats entre l’Armée Syrienne Libre et l’EIIL à Azaz. Depuis, les défections sont de plus en plus nombreuses, et al-Qaïda voudrait bien pouvoir contrôler le Nord du pays, ses champs pétrolifères, et son eau.

Du coup une guerre a lieu au sein des composantes de l’ASL, et si les modérés venaient à perdre, Kerry n’aurait que deux choix possibles:

– inviter les vainqueurs – al-Qaïda en l’occurence – à négocier à Genève,

– reporter, sine die, la conférence.

Choix cornélien, s’il en est!

Cet état de fait n’a pas échappé à Lavrov, qui a déclaré:

Lavrov, stressing that this needs to happen, suggested that getting “rational members” of the opposition on board is a priority, RIA Novosti reports.

He said there is still a lack of clarity regarding who will participate in the anticipated peace talks, « which is a big problem. »

Speaking at a Tuesday press conference in Moscow, Lavrov confirmed that a substantial number of the opposition’s commanders have broken free of Syrian National Coalition control.

“While this whole business drags on, the radical, Jihadist elements of the opposition, like Al-Nusra Front and others, are gaining in strength.” 

Russia Today

Reste encore l’opposition non-violente, mais elle a été vite bâillonnée, idem pour l’opposition extérieure.

Syrie: conclusion d’une trêve précaire à Azaz entre islamistes et l’ASL

Après s'être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l'Emirat d'Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le "capitaine" Abou Rached de l'armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène " Abou Ibrahim" (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid.  A noter la signature en cyrillique du chef  de guerre Tchétchène.
Après s’être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l’Emirat d’Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le « capitaine » Abou Rached de l’armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène  » Abou Ibrahim » (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid. A noter la signature en cyrillique du chef de guerre Tchétchène.

Conflit au Moyen-Orient: Damas proposera un cessez-le-feu mais pas question de désarmer

La Syrie proposera un cessez-le-feu non unilatéral en cas de la tenue hypothétique de la Conférence de Genève II. Mais il est hors de question de désarmement alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont multiplié par vingt leurs livraisons d’armes et de munitions aux rebelles, toutes factions confondues. 
L’adhésion à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques a été perçue comme une victoire diplomatique par une partie du pouvoir en Syrie. Le ministre de la défense y a été fermement opposé, Quant au démantèlement du vieux stock d’armes chimiques acquis au début des années 80 pour contrer les arsenaux nucléaire, bactériologique et chimique d’Israël, un sujet qu’aurait d’abord refusé le Président Assad avant de l’accepter en échange de garanties russes, il semble très peu probable dans les conditions actuelles.
On dispose de très peu sinon d’aucune donnée précise sur les armes chimiques en possession de la Syrie. Les estimations avancées par les médias dominants paraissent pour le moins exagérées. Ce que l’on sait est que la Syrie dispose de très peu d’usines chimiques en comparaison avec Israël, la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
Damas sait que ces armes chimiques constituent un élément de dissuasion moins par leur usage (quasiment d’aucune utilité sur le plan militaire) que par la menace de leur transfert à une tierce partie. Inquiétude numéro un de Washington et Tel-Aviv.
Gardant à l’esprit le lent processus de démantèlement des vecteurs balistiques de l’Irak de Saddam Hussein après la deuxième guerre du Golfe et par dessus tout le résultat de ce processus, les syriens savent qu’un démantèlement d’une partie de leurs stocks chimiques nécessiterait une présence au sol d’une force de combat capable de sécuriser de vastes zones. Cela prendra des années prévient un officiel à Amman. De plus, Damas dispose d’une option « reset »: elle peut livrer ses stocks au Hezbollah libanais en cas d’intervention étrangère, ou encore à l’Iran via l’Irak, élargissant ainsi toute éventuelle intervention étrangère contre la Syrie  à l’ensemble de la région.