Syrie, quelle est la stratégie russe?

Quelle est la stratégie de Vladimir Poutine en Syrie? Défendre un réduit Alaouite afin de sécuriser l’accès de la Russie aux mers chaudes ou à l’inverse renverser l’Etat Islamique afin de contrôler l’ensemble du Moyen-Orient? Pour répondre à cette question, il convient de replacer l’intervention russe en perspective historique et géopolitique.

L’intervention Russe, une revanche sur la guerre de Crimée

Depuis plusieurs siècles, la Russie affirme son droit à la protection des minorités orthodoxes du Levant.Soue ce rapport, la France qui a protégé traditionnellement les chrétiens d’Orient – et la Russie, se trouvent en positions quasi concurrentes. Cette rivalité s’est d’ailleurs cristallisée dans la guerre de Crimée (1853-1856) pendant laquelle l’Empire Ottoman, allié à la France et l’Angleterre, s’est opposé à la Russie.

A l’inverse de Lord Palmerston, tenant d’une politique punitive envers la Russie, Napoléon III adopte alors une attitude conciliante envers le Tsar, qui participe au renouveau de l’influence française en Europe. Une fois la Russie évincée du Levant, la France se trouve dans l’obligation d’assurer la protection de la Syrie. Lorsque 6000 chrétiens sont massacrés à Damas du 9 au 18 juillet 1860, la France réagit avec fermeté en faisant adopter un protocole international le 3 août 1860 : un corps de troupes européennes de 6 000 hommes est dirigé vers la Syrie afin de contribuer au rétablissement de la tranquillité. Il s’agit de la première expédition à but humanitaire de l’histoire. Aujourd’hui, les acteurs géopolitiques n’ont pas fondamentalement changé au Levant, à la différence près que les Etats-Unis se sont substitués à la Grande-Bretagne. En revanche, les rôles sont inversés: la Russie a pris la place abandonnée par la France.

La Syrie, nouvelle Ukraine

La Syrie se présente en quelque sorte comme l’Ukraine de l’Iran. L’Empire Sassanide s’appuyait en effet jadis sur trois espaces stratégiques : la plaine irakienne, la façade maritime syrienne et les hauts plateaux yéménites. A la différence des déserts qui les entourent, ces régions sont en premier lieu des espaces agricoles à hauts rendements. Leur agriculture intensive permet d’ailleurs de nourrir une population nombreuse. Ces riches foyers d’agriculture et de population sont donc interconnectés depuis l’antiquité. En second lieu, ces espaces constituent des entrepôts commerciaux connectés à la mer. Ils relient la Perse, recluse dans ses montagnes, à l’économie-monde. Sans cette connexion maritime, seul levier de puissance, l’Iran reste un empire confiné. En troisième lieu ces espaces partagent des traits religieux communs depuis le XVIe siècle, période pendant laquelle le chiisme devient religion d’Etat en Perse. Ces espaces sont fédérés par un clergé et des lieux de pèlerinage partagés. Bref, l’Irak, la Syrie et le Yémen constituent les anciennes fenêtres d’un l’Empire effondré. La Syrie, espace agricole peuplé, connecté au commerce maritime, et cousine religieusement de l’Iran, se présente donc comme l’Ukraine de la Russie.

La Syrie utile, une bande littorale soumise aux invasions de la vallée de l’Euphrate

Le véritable poumon économique de la Syrie se situe sur la bande littorale. Le climat doux  y permet la culture de céréales et l’implantation de vergers. La plaine humide a donné naissance à une polyculture de subsistance orientée vers le tabac, le coton, ou encore le maraîchage. C’est ici que se situe le véritable cœur économique de la Syrie. La population de cette Syrie « utile » est essentiellement alaouite. L’axe principal relie les villes majeures du pays : Damas, Homs et Alep. A l’Est, l’Euphrate traverse le pays du Nord-Ouest vers le Sud-Est, et laisse une « cicatrice verte » dans le paysage. Afin de conquérir la colonne vertébrale économique du pays, qui relie Damas, Homs, Hama et Alep, l’axe historique de pénétration a consisté précisément à suivre la vallée de l’Euphrate d’Est en Ouest depuis l’Iraq, puis à repiquer vers  Alep. C’est la stratégie que poursuit l’Etat islamique.

Le déploiement russe en Syrie

La Russie apporte une aide militaire sur le terrain en Syrie depuis janvier 2012. En effet, des équipes de Spetznatz y forment l’armée syrienne et y mènent des actions commandos. Ce dispositif n’étant pas suffisamment efficace pour ralentir l’avancée des opposants au régime syrien, la Russie renforce fortement son dispositif militaire sur place depuis le mois d’août. Ses points d’entrée sont doubles. D’une part le port militaire de Tartous desservi via le Bosphore et d’autre part l’aéroport Bassel el-Assad de Lattaquié. Ces deux points ont l’avantage d’être proches (60km) et l’aéroport de Lattaquié est le deuxième plus grand aéroport contrôlé par le régime syrien. Le matériel terrestre mis en place est lourd et récent : véhicules de combat d’infanterie BTR-82A adaptés au combat urbain, artillerie anti-aérienne SA-22 PANTSIR mais aussi au moins neuf T-90. Des lance-roquettes multiples seraient aussi en cours d’acheminement. Les forces aériennes russes sur place sont équipées de matériel tout aussi récent et puissant : SU-25 potentiellement modernisés pour l’appui rapproché, SU-30SM, SU-34, Su-24 pour le bombardement tactique, hélicoptères MI-24PN et Mi-35M ainsi que des Mi-8AMTSh pour l’appui des troupes au sol et le transport de troupes ou de matériel. Des drones ont également été déployés par la Russie qui s’est engagée à partager le renseignement avec la Syrie et l’Iran. Les soldats syriens ne sont pas formés à l’utilisation de ce matériel, excepté les SU-24, les MI-24. La formation sur ces matériels étant lourde et longue, il est très certainement destiné à être employé par des soldats Russes. Du matériel de plus ancienne génération est peut être livré en parallèle aux forces syriennes. Les soldats russes combattent d’ors et déjà sur le front d’Alep et au nord-est de Lattaquié au sein d’opérations de l’armée syrienne comme en témoignent des vidéos mises en ligne. Ils utilisent ces nouveaux matériels. Ils sont appuyés par l’aviation russe, d’ores et déjà opérationnelle sur place.

Offensive ou démonstration de force ?

Il me semble que la Russie joue double jeu en Syrie. D’une part elle met en évidence un déploiement de forces (aucun camouflage des véhicules et appareils russes à l’aéroport « Bassel El-Assad », franchissement du Bosphore par les LST Alligator en plein jour et avec du matériel à peine camouflé, vols d’avions Russes déclarés aux autorités civiles vers la Syrie, fuite de photos de soldats Russes des troupes d’infanterie de marine sur les réseaux sociaux,… Si elle voulait être plus discrète, elle le serait ; cela semble donc faire partie de sa stratégie de communication. De plus, des preuves tangibles indiquent que l’armée Russe va plus loin. Elle interviendrait par des frappes aériennes et des troupes au sol, en particulier à l’est d’Alep. Cette zone est actuellement une zone ou l’armée syrienne gagne du terrain. D’autre part, M. Poutine ne reconnait que la livraison d’armes et l’aide humanitaire en Syrie. Quel est donc l’objectif ? Tout d’abord, il s’agit de ne pas combattre à la place de l’état Syrien ni même aux côtés de l’état Syrien, tout du moins au sol. La Russie veut sans doute éviter toute implication dans d’éventuelles « bavures » ou toute responsabilité dans une défaite, même locale, qui nuirait à son effort diplomatique. Son intervention va sans doute se fondre complètement dans les opérations syriennes : les frappes aériennes n’auront pas de signature russe ou syrienne et il n’y aura pas de certitude sur une présence russe dans une zone donnée. Cependant, l’efficacité de l’armée syrienne et de ses alliés est une priorité pour la Russie. Elle va vouloir réorganiser l’armée de Bachar El-Assad et sans doute mettre un frein à l’action des « milices » syriennes qui ne sont pas forcément efficaces sur le terrain et qui font régner une certaine insécurité au sein de la population (2 policiers tués à Lattaquié). Par cette méthode, la Russie souhaite avoir du poids dans les négociations diplomatiques. Elle semble en effet mettre sa puissance militaire au service de sa diplomatie. Elle recherche cela par-delà des objectifs militaires de conquête et de victoire, comme c’est aussi le cas en Ukraine. Elle désire s’affirmer comme le leader du camp « pro-Assad » et invite les occidentaux à faire de même. Si ces derniers se rangent à ses côtés, elle restera leader du mouvement par sa prise d’initiative et son avance sur le terrain. A long terme, si elle l’emporte, elle pourra éventuellement céder du terrain aux occidentaux et montrer sa « bonne foi » en favorisant un changement de régime, tout en s’assurant que le successeur de Bachar El-Assad lui sera favorable. En effet, sa rhétorique diplomatique utilise le même terme pour tous les opposants armés au pouvoir de Bachar El-Assad sur le territoire syrien : ce sont des « terroristes», qu’ils soient de l’état islamique ou non. Si la montée en puissance russe se prolongeait, le retournement de la situation militaire en Syrie pourrait s’effectuer en quatre temps : après avoir jeté un dispositif sur Lattaquié et Tartous, qui se présentent simultanément comme des ports et des terminaux gaziers, les troupes russes pourraient consolider leurs positions dans les villes d’Hama et Homs puis s’enfoncer au Nord vers Alep et au Sud vers Damas afin d’y libérer les forces gouvernementales d’Assad de la rébellion. Les combats y seront difficiles. Une fois ces villes prises, la Russie pourra s’attaquer par des bombardements aux centres nodaux de l’Etat islamique, intouchés jusqu’à présent. Les troupes gouvernementales syriennes et russes pourront alors s’enfoncer à l’Est vers Raqqah, fief de l’Etat islamique et objectif majeur de l’opération. La phase ultime des combats consistera à désenclaver Der-ez-Zor et de fait libérer la vallée de l’Euphrate.

Consciente de l’opportunisme d’une partie des combattants, la Russie, en s’engageant en force, pourrait jouer un rôle majeur dans le retournement de la guerre au détriment direct de l’Etat Islamique. Pour ce faire, la Russie dispose de nombreux avantages dont le renseignement n’est pas l’un des moindres. A Damas, l’implication de la Russie, même si elle reste faible par rapport aux soutiens financiers apportés à l’Etat islamique, a eu déjà un effet déterminant sur le moral des combattants syriens. Pourtant, il faudrait de très nombreux combattants au sol pour que la situation s’inverse. De ce point de vue, il n’est pas exclu que la Russie ait recours à des combattants musulmans russes afin de limiter l’emploi de ses troupes d’élite.

Un bombardier russe Sukhoï Su-34 (Fallback) en train de lâcher des munitions au dessus de cibles de Daech à Al-Rqqa, en Syrie. (Photographie, Ministère russe de la Défense)
Un bombardier russe Sukhoï Su-34 (Fallback) en train de lâcher des munitions au dessus de cibles de Daech à Al-Raqqa, en Syrie. (Photographie:  Ministère russe de la Défense)

 

Par Thomas et Jean-Baptiste Flichy de Neuville

Article paru sur le numéro 1599 du 10/10/2015 du journal « L’Homme Nouveau »

Thomas Flichy de Neuville,  que nous remercions, est professeur à l’Ecole Militaire Spéciale de Saint-Cyr

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

Des organisations terroristes en Libye brouillent les télécommunications en Algérie, en Egypte et en Tunisie

Selon un journal algérien, des organisations terroristes en Libye auraient mis la main sur des des équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires de régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie.

La même source cite que des régions adjacentes de la frontière libyenne dans le Sud Algérien auraient connu une très forte perturbation des réseaux de téléphonie mobile ces derniers temps.

Des médias égyptiens rapportent que des perturbations des télécommunications civiles et militaires auraient été signalés dans les régions frontalières avec la Cyrénaïque.

Ces informations paraissent alors que des avions de combat non toujours identifiés bombardent l’aéroport international Mitiga de Tripoli où ils auraient détruit des avions de ligne au sol appartenant à la compagnie aérienne Air Afrique et qu’un avion libyen de type Beechcraft ayant quitté en catastrophe Tripoli vers les frontières algériennes aurait été intercepté par les défenses anti-aériennes algériennes. Peu d’informations sont disponibles sur cette affaire qui soulève de nombreuses interprétations.

Par ailleurs, pour la première fois, les groupes terroristes retranchés au Mont Chaambi en Tunisie occidentale, ont tenté de brouiller les communications militaires de l’armée tunisienne. Preuve s’il en est qu’il reçoivent toujours des équipements malgré un double blocus imposé par l’armée tunisienne et l’armée algérienne de l’autre côté de la frontière.

Grande offensive aérienne syrienne sur Al-Raqqa

Au même moment où dans un geste très fort, le Président Russe Vladimir Poutine recevait pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie Walid Al-Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, l’aviation syrienne a déclenché l’une des ses plus grandes opérations de cette guerre en procédant à une véritable offensive aérienne sur Al-Raqqa, capitale de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), y causant des dégâts considérables.

« Nous reviendrons! » C’est pas ses mots que le dernier commandant de la base aérienne d’Al-Raqqa, tombée aux mains des rebelles radicaux avait quitté son quartier général sous un déluge de roquettes et d’obus. La chute de la base aérienne d’Al-Raqqa a coûté la vie à plus de 320 soldats syriens et causé la perte de plus de 17 appareils de combat dont trois chasseurs que l’EIIL a tenté d’utiliser.

Les raids aériens de l’aviation syrienne se sont concentrés sur la périphérie industrielle Nord d’Al-Raqqa où l’organisation de DAECH tente de se constituer une industrie militaire.

Diverses sources dont le très controversé Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH) basé à Londres ont évoqué la mort de plus de 95 personnes au cours de ces raids.

D’après nos sources, les chasseurs-bombardiers syriens ont utilisé pour la première fois de nouvelles munitions guidées au Laser et ont fait face à des tirs de DCA (canons de 23 et de 30 MM) ainsi qu’à plusieurs salves de missiles Sol-Air de faible portée.

Les frappes ont détruit des anciennes usines d’engrais chimiques et d’ateliers de construction métallique que les combattants de DAECH tentaient de convertir en usines de roquettes ou de missiles.

Sur le plan politique, la rencontre de Poutine avec Al-Mouallem en présence de l’homologue de ce dernier Serguei Lavrov s’est fait à huis clos et rien n’a filtré des discussions entre les deux hommes. Cependant, Damas ne cache pas son souhait de voir Moscou accélérer les livraisons de certains systèmes d’armes et plus particulièrement les missiles SAM de la famille des S-300.

Moscou pour sa part semble contre-attaquer sur tous les fronts et paraît déterminé à soutenir son allié syrien, en guerre contre ses ennemis régionaux, d’autant plus que son principal adversaire, l’Arabie Saoudite, cherche à déséquilibrer les prix du pétrole brut au sein de l’OPEP dans le cadre d’une vieille politique dictée par Washington afin de faire saborder les économies de puissances hostiles ou tout simplement potentiellement rivales.

Chine: un collier d’îlots portes-avions…

Comme nous l’avons déjà annoncé ici, la République populaire de Chine serait en train de mettre sur pied une armée parallèle bien mieux équipée que son armée régulière, l’Armée de Libération chinoise. Cette dernière n’est pas en reste puisque Pékin a décidé de multiplier le nombre d’unités de montagne ainsi que celles spécialisées dans les opérations amphibies. On évoque également une immense base secrète de sous-marins mais rien ne filtre à ce sujet.

Cependant, le fait le plus étrange dans la démarche chinoise demeure sa capacité à élaborer des solutions alternatives. En manque de porte-avions, Pékin est en train de construire des îlots dotés de pistes d’atterrissage et de radars.

Artificiels ou naturels, une dizaine d’îlots sont déjà de facto de véritables portes-avions chinois en Mer de Chine Méridionale.

Rien ne saurait illustrer mieux la stratégie du collier de perles de Pékin que ces îlots sur lesquels atterrissent et décollent des avions militaires chinois en permanence.

Certains médias occidentaux hostiles à la Chine ont beau avoir une nette et constante tendance à sous-estimer ou à mépriser la puissance militaire chinoise mais le fait demeure que l’empire du milieu a bien plus de ressources qu’il n’en laisse paraître. D’autant plus que Pékin, lequel a fourni des efforts économiques et financiers colossaux afin de rendre l’économie US interdépendante de son économie ne se fait aucune illusion stratégique possible sur les objectifs ultimes du camp va-t-en guerre à Washington.

Des lasers de combat opérationnels ou le syndrome d’Archimède

Après l’annonce faite par la Chine concernant la mise en service d’un système d’arme au Laser capacble de neutraliser des drones ennemis, les Etats-Unis viennent de rendre public le fait qu’ils disposent au Golfe arabo-persique d’un système d’arme Laser opérationnel embarqué à bord d’unité de surface spécialisées dans la guerre amphibie.

Selon les informations que le Pentagone a bien voulu distiller autour de ce système d’arme au Laser, il serait composé de plusieurs émetteurs pouvant focaliser sur une seule cible, besoin faisant…

Ne vous emballez trop vite, on en est pas encore à la guerre des étoiles et bien que les technologies mises en oeuvre dans ces processus soient assez développées, il n’en demeure pas moins que ces deux systèmes n’ont pas encore été éprouvés dans les conditions extrêmes et impondérable d’une combat réel.

La Chine a déjà testé des Lasers à haute énergie sur des satellites US et il n’est pas rare que des satellites-espion US survolant secrètement des parties du territoire de l’empire du Milieu à une altitude de 300 kilomètres soient soudainement aveuglés par une multitude de rayons Laser en provenance du sol.

On soupçonne également que les Etats-Unis aient eu recours à des armes Laser ou à des rayonnements à haute énergie pour neutraliser des tirs de fusées, notamment en Corée du Nord ou pour induire une dizaine d’accidents d’avions. Sans preuve jusqu’à présent.

Dans certains pays comme en Afghanistan, au Pakistan et en Syrie par exemple, des insurgés ou des terroristes utilisent des Lasers commerciaux pour aveugler des avions en cours de décollage ou d’atterrissage.

Au cours de la seconde guerre du Golfe, l’armée US a tenté d’utiliser des Lasers aveuglants causant une cécité plus ou moins irréversibles aux soldats irakiens et de fait, on estime qu’entre 18 000 et 26 000 militaires irakiens auraient perdu la vue à cause de cet usage répréhensible proscrit par le droit de la guerre.

Le Golfe arabo-persique est l’une des régions les plus stratégiques au monde puisque c’est par cette région que transitent l’une des plus grandes routes d’approvisionnement en énergies fossiles. Le golfe est le théâtre d’un affrontement qui ne dit pas son nom entre deux blocs régionaux antagonistes, d’un côté les pays du Conseil de Coopération du Golfe disposant du parapluie US et de l’autre, de l’Iran soutenue par la Russie et la Chine.

La prochaine guerre qui s’annonce aura t-elle lieu à coup de Lasers silencieux? Peu sûr mais ce qui est certain est qu’elle ne se fera pas au lance-pierre…

Grosso modo, l’idée du système d’arme Laser embarqué à bord de l’USS Ponce n’est pourtant pas aussi nouvelle que ça. Vers 213 avant Jésus-Christ, Archimède aurait employé un dispositif thermo-solaire inconnu pour incendier la flotte Romaine durant le siège de Syracuse, un des épisodes de la seconde guerre Punique, le conflit mondial de l’époque.

Faut croire que l’histoire a une fâcheuse tendance à se répéter sous d’autres formes…

Ukraine: le fantasme des chars russes encore et toujours…

Pour la énième fois, des médias aux ordres de qui vous savez ressortent le fantasme de l’invasion russse de l’est de l’Ukraine, la dite invasion ne pouvant être que sous forme d’interminables colonnes blindées dans la pure tradition soviétique avec pour mot d’ordre « Для Берлине! »(Vers Berlin!)…Cela réveille bien des fantasmes dans une Europe conditionnée par près de 45 ans de hantise. Hantise d’une invasion semblable à celle des Huns d’Attila. D’ailleurs il suffit de lire un ouvrage paru en 1985 sous la plume d’un général britannique et adroitement dénommé « la Troisième guerre mondiale » pour constater que l’Otan a toujours misé sur une bataille en Europe centrale et plus spécialement le théâtre de bataille allemand entre d’immenses colonnes de chars soviétiques qu’il fallait arrêter à tout prix, même en usant de missiles nucléaires tactiques (les missiles Pershing ont vécu!)

De fait certains médias anglo-saxons confondent maintenant entre tanks et tankers. Et entre forces spéciales dissimulées parmi les séparatistes russophones et les convois d’aide.

Que l’on soit assez clairs à ce sujet. Il ne fait aucun doute que Moscou aide de manières multiples la rébellion du Donbass et qu’il a établi une stratégie offensive en cas de tentative de récupération de la Crimée par le régime de Kiev et ses mentors occidentaux (lesquels usent des mêmes procédés avec leur protégés), allant jusqu’à brandir la dissuasion nucléaire. On en est pas encore là. Les russes font preuve de plus d’intelligence en focalisant sur des lignes de fractures d’un intérêt stratégique et entravant à long terme toute menace occidentale sur les marches occidentales de la Sainte Russie. D’où le conflit sourd autour des grandes zones indutrielles et minières le long d’un corridor précis incluant le littoral méridional. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’invasion russe.

Si jamais il y aura une invasion russe, une vraie, elle ne s’arrêtera qu’à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Varsovie en Pologne! (Nos amis polonais ne seront pas contents en lisant cela) et sera d’un effet foudroyant.

Il est très peu probable que Moscou se risque à une telle immaturité stratégique. Le monde a un peu changé depuis 1944 et c’est l’ère des guerres d’ingénierie sociale et des rébellions par proxy, inaugurées en grande pompes par Washington.

Pour le reste, les médias dominants peuvent toujours crier « au Leu! » ou « au loup! »…

Syrie: en attendant le Denarius Auri, l’armée syrienne se prépare au pire

A côté de la réintroduction annoncée par Daech du Denarius Auri ou du Dinar-or à partir d’Irak, l’armée syrienne tente de se préparer à une très mauvaise surprise que pourraient lui réserver l’ONU ou le régime de Washington.

Un communiqué officiel de Damas ne dit pas autre chose et l’on sait depuis un mois que la syrie cherche à multiplier ses approvisionnements en armes et surtout de nouveaux systèmes d’armes aptes à induire un changement tactique majeur.

Sur le terrain, l’armée syrienne fait ce qu’elle peut. En face, les groupes armés se multiplient et l’on arrive plus à les dénombrer. La rébellion classique s’est dissoute dans un océan de milices armées en guerre les unes avec les autres.

Le rapprochement factice entre Daech et la pseudo Al-Qaida vise dans ce contexte à unifier un front de combat et à se réserver l’exclusivité du combat contre le régime syrien.

Cependant, l’armée syrienne ne lâche pas prise. Notamment près du littoral et de la capitale où se concentre le gros de la population du pays.

Des soldats de l'armée syrienne se protégeant derrière un char T-72 lors d'une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.
Des soldats de l’armée syrien se protégeant derrière un char de bataille lors d’une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.

Daech ou le syndrome des ciseaux noirs

Les processus de création de nouveaux Etats sont trop nombreux et diversifiés pour que l’on puisse en faire une sorte de taxinomie ici. Cependant, force est constater que les efforts en grande partie exogènes visant à transformer ou à faire muter une organisaton terroriste en Etat, plus précisément au Levant, ne sont pas sans précédants dans la région.

Plus clairement, la tentative et les méthodes usitées pour faire ériger l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) en Etat ressemble à celles ayant conduit à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

En guerre contre l’Irak, l’Iran et la Syrie sans compter le Hezbollah libanais (notez bien que ce sont les membres du fameux axe géostratégique formée autour de Téhéran), Daech se porterait tellement bien sur le plan financier qu’il envisage de battre sa propre monnaie…

Oubliez les petites frappes aériennes de Washington (85% des raids) et des ses alliés (le reste ou ls restes dont la fameuse petite incursion française pour viser un pick-up Toyota), oubliez les milices gauchistes kurdes lesquelles semblent vivre en plein milieu de 20e siècle, voici venu le temps des milliardaires de Daech. Indubitablement, l’argent n’ayant aucune odeur, appelle l’argent.

On sera point étonné si l’on rendait public le fait que des financiers de cette organisation terroriste hors-normes, classée comme la plus riche des organisations terroristes de tous les temps si l’on exclue les anciennes organisations terroristes de la Hagana et de l’Irgoun, aient des facilités bancaires auprès de banques sises à Frankfürt ou à Londres…

Théorie du complot? C’est plutôt le complot de la théorie. Car les faits eux indiquent que le Moyen-Orient est en train d’être redessiné avec de très grands ciseaux noirs corbeau…Syndrome hors-catégorie susceptible de s’étendre comme une tâche d’huile ou plutôt comme un jeu de dominos vicié…

Libye: des terroristes avec des avions de combat?

Des informations concordantes indiquent que des membres de groupes armés ayant prêté une allégeance formelle à l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et Levant s’entraîneraient sur des avions de combat de fabrication russe dans l’Est de la Libye.

De vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-21 (« Fishbed ») et au moins un Mikoyan-Gurevitch Mig-23 (« Flogger ») seraient entre les mains de radicaux extrémistes en Libye.

Les renseignements égyptiens sont pour le moins effarés par de telles informations. Pour rappel, des éléments de l’armée égyptiennes couvert par des avions de combat d’un pays du Golfe arabo-persique ont contribué à la reprise de quatre sites militaires près de Benghazi (Cyrénaïque) au profit des forces du général Khalifa Hefter.

Le Sud de la Libye est entre l’influence de différents groupes armés antagonistes dont le plus résilient semble être celui du chef de guerre algérien Mokhtar Benmokhtar. Celui-ci aurait, selon plusieurs indications, prếté allégeance à Daech après une réunion fort houleuse de chefs terroristes à Derna à l’Est de Benghazi il y a de cela trois mois.

L’usage d’avions de combat même obsolètes par une organisation terroriste menace directement l’ensemble des pays d’Afrique du Nord mais également ceux du pourtour méditerranéen.

Des pays comme l’Algérie, confronté à cette formidable accumulation des menaces, ont décidé d’abattre tout aéronef étranger non identifié en provenance de leur flanc oriental.

Subrepticement, la possession d’une aviation de guerre est en train de cesser d’être un apanage exclusif des Etats-Nation et commence à devenir un outil parmi d’autres entre les mains d’entités non-étatiques et des réseaux criminels. Une hérésie? C’est pourtant une nouvelle tendance inquiétante apparue avec les pseudo-révolutions Arabes et laquelle risque de s’étendre à d’autres régions du monde.

Fin du silence radio et du brouillard de guerre: l’empire vise directement Damas

Après des mois de diversion, la stratégie élaborée par l’empire commence à se préciser. Ne vous y trompez pas: tout le bruit généré autour de Daech (l’Etat Islamique en Irak et au Levant), la question kurde, les thématiques périphériques associées ou encore la partition de l’Irak ne visait en définitive qu’à établir un brouillard de guerre afin d’induire Moscou en erreur par diversion tout en éparpillant l’attention des principaux protagonistes…En d’autres termes, c’est l’art de la guerre revisité sous l’aune de la stratégie du chaos poussé à son paroxysme.

Durant toute cette période, nous nous sommes abstenus de commenter ce qui se passe au Levant tout en insistant sur les véritables enjeux sous-jacents les mouvements des pièces de l’empire. L’objectif demeure inchangé.

Pour un non-initié, les mouvements de l’empire peuvent paraître illogiques puisque le Pentagone estime que pour gagner la bataille contre Daech, il faut abattre le régime de Damas, l’un des derniers remparts contre l’épouvantail islamiste monté de toutes pièces par les officines de l’empire…La messe est dite!

Ce n’est pas pour rien que Damas s’agite ces dernières semaines. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem doit se rendre en urgence à Moscou pour tenter d’obtenir de Moscou une accélération des livraisons de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300. Plus encore, des émissaires syriens se sont rendus en Iran avec pour point de mire l’acquisition d’un important arsenal comprenant des drones et des missiles.

La situation en Syrie est plus que catastrophique. Elle ne correspond à aucun rapport issu des appareils de propagande de guerre de la rébellion ou des médias officiels du gouvernement syrien et encore moins à ce que rapportent les médias internationaux dominants. Nous avons pu le constater à Alep où il est impossible d’établir une cartographie des zones sous contrôle gouvernemental ou rebelle. Des zones urbaines aplaties où les constructions humaines et autres infrastructures ont été rasées au niveau du sol sur des distances de plus de 15 kilomètres se retrouvent sous le contrôle de dizaines de milices différentes et antagonistes tous les 6 ou 7 kilomètres. sur le terrain, personne ne sait qui est qui ou qui fait quoi. C’est au milieu de ce chaos que l’empire a décidé d’agir. Pour le pire cela s’entend. Car même une disparition d’Al-Assad n’altèrera en rien la dynamique complexe et destructrice en cours au Levant.

Ebola: un régiment de l’armée chinoise en Sierra Leone

La République populaire de Chine a officiellement décidé de l’envoi d’une unité militaire en Sierra Leone mais a déjà effectivement sur site un régiment d’élite spécialisée dans la guerre biologique et doté d’une logistique assez conséquente.

Des officers et des militaires de l’armée chinoise dotés de treillis ressemblant à celui des Marines US ont été filmés en train de construire des hôpitaux et des « laboratoires de recherches » ainsi que d’autres infrastructures près de Freetown.

A la présence chinoise en Afrique occidentale s’ajoute celle des russes. En effet, des unités madicales russes très spéciales se relaient au Sierra Leone. Des Spetsnaz assurent la sécurité des avions-cargo chargés du transport des équipes médicales dans cette région du monde.

Auparavant, le président américain Barack Obama avait annoncé l’envoi de 4000 Marines en Afrique occidentale pour lutter contre l’épidémie d’Ebola. Au moins un navire-hôpital de la Royal Navy est dans les parages.

Il semble que le jeu est bien entamé autour de la thématique Ebola…

Des drones non identifiés survolent des centrales nucléaires en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie

D’après des informations non confirmées et des indications recueillies, des drones non identifiés auraient survolé à plusieurs reprises vers la fin du mois d’octobre 2014 des centrales nucléaires et des sites sensibles en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie.

Les mêmes sources évoquent des survols de sites militaires sis en Pologne par des drones non-identifiés.

Ces survols de drones non identifiés en Europe s’ajoutent aux dizaines de drones inconnus survolant des pays d’Afrique du Nord depuis des mois.

Des sources proches de la communauté du renseignement affirment que les drones non identifiés ayant survolé des sites nucléaires en Angleterre, en France et en Italie ne seraient pas le fait de particuliers ou d’amateurs puisque certains de ces drones pourraient être équipés de technologies furtives que même des puissances comme la Russie sont loin de posséder.

Intensification des activités des forces aériennes russes…

Depuis une semaine, l’aviation russe a intensifié son activité en Mer Baltique, en Mer du Nord et près du littoral turc et même au large du Portugal. Les avions de combat russes observant un silence radio total semblent se multiplier sur les radars de pays de l’Alliance Atlantique.

Le 29 octobre 2014, les radars de l’Otan ont détecté et suivi sept appareils russes évoluant au dessus de la Baltique: un Sukhoï SU-27, deux Mikoyan Gurevitch Mig-31, deux Sukhoï SU-24 et deux Sukhoï SU-34.

La veille, des avions de combat F-16 des forces aériennes turques ont vainement tenté d’intercepter deux bombardiers russes Tupolev TU-95 H escortés par deux chasseurs Sukhoï SU-27 (Flanker) évoluant au dessus de la Mer Noire.

Deux autres bombardiers Tupolev TU-95 H ont été interceptés par des F-16 de l’armée de l’air portugaise à l’ouest du Portugal.

Le 28 octobre 2014, Des Europfighter Typhoon de l’armée de l’air Allemande relevant de la force de réaction rapide ont été dépêchés en extrême urgence pour tenter d’intercepter des Mikoyan Gurevitch Mig-34 et Mig-31 ainsi que des Sukhoï SU-27 et SU-24 volant silencieusement au dessus de la Mer Baltique sans aucun contact radio avec les autorités civiles ou militaires et sans user de transpondeurs.

Deux autres bombardiers stratégiques russes ont survolé le littoral norvégien avant de se diriger vers le Sud-Ouest et ont été interceptés par des Eurofighter Typhoon.

Six autres appareils russes n’ont pu être interceptés. Mais quatre autres bombardiers russes Tupolev TU-95 et quatre avions-citerne ILyouchine IL-78 ont été rattrapés par des F-16 norvégiens.

Un peu plus avant, un chasseur russe Sukhoï SU-27 a réalisé une série de manoeuvres à un peu plus de 10 mètres d’un avion suédois spécialisé dans la guerre électronique avant d’accélerer et de réaliser un « Cobra de Pugatchev »…

Des Typhoon de la Royal Air Force (RAF) ont intercepté un autre Sukhoï SU-27 armé jusqu’aux dents et des F-15 US tentent de pourchasser des avions espions russes qui semblent avoir envahi l’espace aérien des pays scandinaves.

Cette activité aérienne s’est étendue à l’arctique où des appareils de combat russes jouent au chat et à la souris avec les F-18 canadiens. Des Sukhoï SU-34 et des intercepteurs SU-31 russes ont survolé pour la première fois la région du pôle Nord il y a quelques jours.

Lockheed Martin scientist on deathbed says aliens are real (VIDEO)

Aliens, some as old as 200 years, are real and have visited Earth, a former Lockheed Martin senior scientist has claimed. In his final moments, he provided “photo evidence” while sharing his personal experiences of UFOs and extraterrestrials.

The controversial 33-minute video was made shortly before Boyd Bushman died on August 7, 2014. However, the footage has only recently emerged and is starting to garner widespread attention.

“I do have a top secret clearance,” he affirms at the beginning of the video. He goes on to state that incidents such as Roswell in 1947 – when a military Air Force surveillance balloon crashed – happened at the hands of aliens.

Bushman shared details about aliens, UFOs, and anti-gravity technology – which he says is being developed by US, Russian, and Chinese scientists at Area 51 (the US military facility).

In the video, Bushman is seen holding up second-hand “photo evidence” of aliens while describing them to viewers.

“They were approximately four and a half to five feet tall,” the former top aerospace scientist said. “They have three back bones. They’re actually cartilage,” he added, stating that they had fewer ribs than human beings. These aliens have fingers and toes like human beings.

He went on to state that their eyes and noses are different from humans, and that they are telepathic mind readers.

« They’re able to use their own voice by telepathy to talk to you, » he said. “You walk in the room with one of them, and all of a sudden you find yourself giving the answer to your question in your own voice.”

According to Bushman, there are two different groups of aliens.

“It’s like a cattle ranch,” he stated, adding that some can be up to 230 years old. “One group is wranglers, and the others are rustlers – the stealers of cattle.”

“Wranglers” are “much more friendly and have a better relationship with us.”

Bushman seemed to have known the details of where and how those aliens live.

He claimed the creatures are inhabitants of a planet called Quintumnia. It is located 68 light-years away from Earth, yet it takes them only 45 minutes to travel to our planet. At home, they commute through telepathy, Bushman insisted.

The deceased scientist went on to say that he actually saw their homes because he gave the aliens a camera to take pictures with. It is, however, hard to say what those pictures contain because the images turned out blurry.

In another revelation, Bushman said there is a special flight path from space to Area 51, a mysterious base in central Nevada where it is believed that aliens and their spacecrafts were stored.

He added that there are Americans working on UFOs from outer space 24 hours a day, reported the Metro.

“With respect to the alien craft, we have American citizens who are working on UFOs 24 hours a day,” he stated.

However, the alien seen in Bushman’s photographs is actually available to buy at Walmart, according to an investigation by Quebec station TVQC.

Source: Russia Today

Petite mise au point

C’est avec un intérêt certain que j’ai constaté que certains échanges sur Strategika 51 relèvent de la philosophie politique, voire de la philosophie et même de la métaphysique.

Nonobstant quelques accrochages et une ou deux dérives, la qualité du débat est généralement de haute volée.

La politique de Strategika 51 est à la liberté totale du commentaire, à condition de s’abstenir d’y mener des attaques ad hominem ou de verser dans l’insulte gratuite ou encore d’y réitérer certaines phobies médiatiquement orientées. Ceci dit, nous apprécions grandement les contributions et points de vue originaux, voire dérangeants.

Il serait hautement dommageable de voir des intervenants se fâcher entre eux, souvent sur des questions d’une espèce de scolastique post-moderne d’autant plus que l’apport de chacun est plus qu’appréciable et que tous sont fans de Strategika 51.

Nous sommes des observateurs d’un monde en plein changement. Tout s’écoule. Cela va de soi. Tout finit aussi par s’écrouler. C’est le principe de l’entropie auquel aucun système énergétique clos n’y échappe. C’est un des principes majeurs de l’univers connu par la perception humaine.

Nous sommes conscients que la majorité des pays ou Etats-nations dans le monde vivent très mal de profondes mutations socio-économiques induites par une série de facteurs complexes. La planète va mal. L’homme aussi.

Notre approche tente de cerner certains aspects de ce malaise en focalisant sur les stratégies employées par les acteurs de ce drame planétaire.

Mes remerciements particuliers à Caligula 63 pour ses inlassables efforts et sa clairvoyance, à tous les intervenants et à l’ensemble de nos lecteurs.

A quoi ressemble une sortie de l’armée de l’air syrienne? (vidéo)

A quoi ressemble une mission de l’armée de l’air syrienne? Ceci est une vidéo d’une page pro-syrienne montrant une mission complète de bombardement aux roquettes effectuée par un  Mikoyan Gurevitch Mig-23 de l’armée de l’air syrienne contre des convois rebelles attaquant une localité syrienne. Sous-titres en Arabe et en Anglais.

l’armée de l’air syrienne détruit deux appareils rebelles

Selon Damas, les forces aériennes syriennes ont détruit  deux des trois avions de combat capturés par l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (Daech) en Syrie septentrionale.

Peu de détails ont filtré de cette opération mais il semble que les deux appareils ont été ciblés par des avions d’attaque au sol de l’armée de l’air syrienne. L’un des appareils, un Mikoyan Gurevitch Mig-23,  a été abattu  alors qu’il était en phase d’atterrissage sur une des pistes d’une base aérienne capturée par les rebelles à l’est d’Alep.

Le troisième appareil fait l’objet de recherches intensives. Un patrouille de chasseurs Mikoyan Gurevitch Mig-29 de l’armée de l’air syrienne est chargée de traquer, localiser et abattre l’appareil rebelle ou tout autre aéronef dont les rebelles pourraient se servir.

L’armée de l’air rebelle a du mal à décoller…Et à atterrir également!

 

 

 

Syrie: l’armée de l’air syrienne effectue 210 raids aériens en moins de 36 heures

Exploitant la situation en Syrie septentrionale, l’armée de l’air syrienne vient d’effectuer 210 raids aériens en moins de 36 heures dans ce qui s’apparente à une véritable course contre la montre visant à affaiblir suffisamment les autres groupes de la rébellion avant que n’apparaisse la nouvelle armée rebelle formée et équipée par Washington et ses alliés arabes.

La plupart de ces raids aériens se sont manifestés par un usage massif de bombes thermobariques et ont visé des positions rebelles dans plusieurs provinces syriennes.

Moyen-Orient: Des cargaisons d’armes larguées par l’aviation US finissent entre les mains de Daech

Des cargeaisons d’armes et de munitions larguées par l’aviation américaine au dessus de Ain-Al-Arab/Kobané en Syrie septentrionale afin d’aider les milices kurdes ont atterri en plein territoire contrôlé par les éléments de Daech (acronyme arabe de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant) lesquels assiègent la ville kurde.

Erreur de largage? Cela reste à démontrer puisque ce cas n’est pas le premier en son genre. Il s’est reproduit plus d’une vingtaine de fois en Irak. Au point où certains militaires irakiens soupçonnent Washington d’armer l’ensemble des protagonistes suivant de sombres desseins.

Jusqu’ici, des avions US ont bombardé à deux reprises des positions de l’armée irakienne alors que cette dernière était engagée contre Daech. Friendly Fire ou Feu ami? Ce n’est plus l’avis de ceux qui ont eu à subir les missiles de leurs supposés alliés dans la « guerre sans fin contre le terrorisme ».

Oyez Braves gens! Ebola, Daech et la politique étrangère russe sont en passe d’être sacrées par Washington et ses alliés comme des épouvantails universels…

Obama parie sur une armée aérienne rebelle pour abattre Damas…

Des informations concordantes font état d’une nouvelle armée rebelle en gestation, formée par Washington et ses alliés pendant que le simulacre de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant ou Daech occupe les devants de la scène. Nouveauté cette fois, les nouveaux rebelles seront dotés d’une aviation de combat. En effet, des ex-pilotes des forces aériennes irakiennes ainsi que des instructeurs venus ….d’Ukraine occidentale entraînent les radicaux à piloter des avions de combat de fabrication russe capturées à l’armée régulière syrienne.

Le vol de deux avions de combat (et non trois) capturés et pilotés par des pilotes irakiens à très basse altitude au Nord de la Syrie représente un défi à l’armée de l’air syrienne, laquelle demeure la force de frappe de la Syrie. A Damas, on assure que les avions rebelles n’auront pas l’ombre d’une chance en cas de combats aériens Air-Air avec les chasseurs Mikoyan Gourevitch Mig-29 syriens. Mais la donne risque fort de changer en cas d’intrusion de F-22 Raptor US au sein des petites formations rebelles.

Le nombre d’appareils de combat capturés par Daech et les autres factions rebelles soutenues par Washington et ses alliés arabes demeurent inconnu mais des sources fiables évoquent un chiffre variant entre dix et douze appareils.

Il semble que Washington parie sur une force aérienne rebelle après avoir vainement essayer toutes les solutions possibles pour abattre le pouvoir à Damas. Ce n’est pas la première fois que des rebelles soutenus par Washington et ses alliés arabes tentent d’utiliser des avions de combat dans leur lutte contre les pouvoirs en place. En 2011, lors de la guerre de Libye, des rebelles libyens avaient tenté d’utiliser des Mikoyan Gourevitch Mig-23 à partir de Benghazi mais un appareil avait été abattu au dessus de la ville tandis qu’un autre s’est abîmé en mer.

En attendant, les forces de défense aérienne du territoire de la Syrie recrutent. Une vaste campagne de recrutement a été entamée depuis quelques jours à travers l’ensemble des médias syriens officiels.

Entre procrastination et écran de fumée…

L’observation des faits en Irak et en Syrie démontre que la fameuse coalition formée par Washington (90% US et 10% reste du monde vassalisé) poursuit une stratégie de procrastination au Moyen-Orient et ménage au plus haut point l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) qu’elle prétend combattre. Il s’agit de gagner du temps. Le temps de préparer la prochaine phase.

Si certains lecteurs trouvent que notre propos frise l’outrecuidance, voici quelques réalités:

Les mortiers et les lances-roquette multitubes de Daech sont à moins de 20 kilomètres de l’aéroport international de Baghdad;

C’est sur la base de ce fait ci-dessus que les renseignements US n’écartent plus une éventuelle « chute » de la capitale irakienne entre les mains de l’organisation terroriste;

Plus de 60% de la province sunnite d’Al-Anbar en Irak est sous le contrôle de Daech; La chute d’Al-Anbar, province à l’occident de l’Irak et dont le territoire est contigü avec ceux de la Syrie et de la Jordanie pourrait changer l’ensemble de la géopolitique de la région.

L’organisation terroriste continue à vendre du pétrole au marché noir:

Des éléments de Daech, blessés lors de combats urbains à Ain-Al-Arab/Kobané en Syrie septentrionale, sont pris en charge médicalement par deux pays de l’Otan;

Certains combattants de Daech venus de pays européens perçoivent toujours et à ce jour des prestations sociales assurés par leurs pays de résidence ou d’adoption.

La moitié de la ville kurde syrienne de Ain-Al-Arab/Kobané est sous le contrôle de Daech; Mais les américains empêchent Daech de s’en emparer en entier…

Cela est le côté visible. Que ce passe t-il derrière cet écran de fumée? Une autre armée est en gestation et l’on évoque de manière réccurente que la nouvelle armée syrienne libre sera directement encadrée par des « contractors » de sociétés de sécurité privées issus des forces spéciales US et britanniques.

Diversion tactique en Syrie septentrionale, une nouvelle baie des cochons en préparation

Il semble de plus en plus certain que la lutte pour le contrôle de la ville kurde syrienne d’Ain Al-Arab ou Kobané en Syrie septentrionale entre les comités de la défense populaire kurde et les combattants de Daech (Etat Islamique en Irak et au Levant) ne soit qu’une tactique de diversion que Washington et ses alliés tentent de prolonger le plus longtemps possible pour masquer d’intenses préparatifs visant à renverser le gouvernement syrien via une opération similaire à celle de la baie des cochons, à Cuba, en avril 1961.

Des centaines de tonnes d’équipements militaires et des dizaines d’instructeurs en guérilla venus d’une dizaine de pays ont afflués ces deux dernières semaines dans trois différents sites du Moyen-Orient pour relancer la rébellion syrienne dite modérée dans le cadre de la création de ce que les stratèges US décrivent comme « la troisième force ».

La mise sur pied et l’entraînement de cette troisième force vise prioritairement à la rendre assez efficace pour affronter Daech et les forces de l’armée régulière syrienne à la fois.

D’après des indiscrétions diplomatiques, l’Arabie Saoudite a cette fois vraiment mis le paquet pour la réussite de ce projet. La nouvelle version de l’ASL devra compter de 50 000  à 70 000 hommes dans un premier temps puis ces effectifs seront portées à environ 140 000 hommes avant de se stabiliser à 300 000 hommes en cas de l’effondrement de l’Etat national syrien. C’est cette armée qui devra remplacer l’armée régulière syrienne, empêcher le pays de sombrer dans le chaos et assurer une transition vers un régime pro-américain lequel aura comme premier objectif de ratifier la paix avec Israël.

L’armée syrienne libre (ASL), dont la plupart des unités combattantes ont été anéanties au cours de la confrontation  avec l’armée syrienne durant les années 2011 et 2013 avant que les résidus de cette organisation rebelle ne soient achevés par des combats fratricides avec leurs alliés d’Al-Qaîda et de Daech pour le contrôle du butin et du racket, sera bientôt de retour sur l’échiquier des forces en présence en Syrie.

Une série de malversations et de détournements de fonds ont eclaboussé la couverture politique de la rébellion dite modérée par Washington et ses alliés. La plupart des représentants politiques de l’ASL ont fui en Turquie et en Europe où ils y ont caché d’énormes sommes d’argent. Souvent investi dans l’immobilier de luxe.

L’ASL a tenté à plusieurs reprises de prendre Damas par surprise mais ses tentatives sont demeurées vaines. C’est pour cette raison que l’instruction des nouvelles troupes de l’ASL a été confiée cette fois directement aux américains.

Ces préparatifs sur lesquels les pays hostiles à la Syrie fondent de très grands espoirs butent cependant sur un problème de taille: l’Iran. Dans une déclaration tonitruante, l’Arabie Saoudite a appelé aujourd’hui l’Iran de « retirer ses forces d’occupation de la Syrie » !! Pour Ryad,  Téhéran  est le grain de sable susceptible de gripper la formidable machine en train d’être mise sur pied.

Officiellement l’Iran ne dispose pas de troupes en Syrie. Techniquement aussi. Mais des unités des milices paramilitaires et notamment la brigade « Al-Quds »(Jérusalem) y ont été détachées au sein de certaines unités de choc de l’armée syrienne.

Il n’en sera pas toujours le cas néanmoins. Une irruption de cette fausse troisième force laquelle n’est qu’une nouvelle variante boostée d’un des protagonistes initiaux du conflit syrien entraînera systématiquement une implication militaire iranienne de plus en plus explicite en Syrie. Le ton a été donné par les iraniens au dessus et au dessous des tables de négociations informelles avec Washington et Londres: l’Iran n’acceptera pas un renversement du régime syrien par des terroristes comme il n’acceptera pas ce qu’il a qualifié comme un affaiblissement, voire une destruction d’une partie de l’axe de la résistance. Et pour une fois, les iraniens ont publiquement mis en garde contre l’établissement d’une zone d’interdiction aérienne au dessus d’une partie de la Syrie. Cet avis est partagé à Moscou, malgré les problèmes crées à la Russie sur les fronts économiques et militaires par les mentors de la fameuse coalition.

Donc on a une diversion via Daech, laquelle a permis à des avions de combat US et arabes hostiles à la Syrie de survoler et d’agir sur une partie de son territoire sous prétexte de lutte contre l’hydre terroriste. Tout en préparant une nouvelle armée mieux structurée et surtout bien équipée, une version de Daech mais acceptables pour la communauté internationale pour renverser le gouvernement de Damas.

En attendant, les combats continuent à Ain-Al-Arab/Kobané où les observateurs militaires syriens sont étonnés par l’incapacité des kurdes à se battre en milieu urbain et par le choix apparament irrationel sur le plan militaire des frappes aériennes US visant sinon à détruire Daech du moins l’amoidrir pour qu’elle soit à la portée des forces rivales dans cette ville.