Un peu d’humour en ces temps difficiles…

De toutes les dépêches que j’ai vu passer depuis quelques mois, j’avoue que celle-ci est assez ahurissante. A tel point que j’ai décidé de sortir de ma grotte et de vous la faire partager.

Contrairement à ce qu’annonce le titre, les auteurs à l’origine de cette info sont sérieux. Pour preuve, l’un est député, l’autre sénateur ; les deux sont français, ils sont frères aussi et communistes de surcroit (si si je vous assure qu’il reste encore des hommes politiques communistes en France). Ils se nomment Alain et Eric Bocquet et sont les auteurs d’un livre qui vient juste de sortir des rotatives : « Sans domicile fisc ».

Dans leur ouvrage, ces deux élus dénoncent l’évasion fiscale qui selon eux est « devenue une industrie mondiale, un sport olympique. Ce sont des sommes colossales« . Rien que pour la France, le manque à gagner serait de l’ordre de 60-80 milliards d’euros par an.

Jusqu’ici rien de bien nouveau sous le soleil. La finance et ses dérives sont la bête noire des gouvernements, l’évasion fiscale aussi mais les moyens de pressions sont, comment dire… ridicules et parfaitement inopérants.
D’où l’idée des deux frères de faire appel à… l’ONU !!!

(…) la tenue d’une COP fiscale « placée sous l’égide des Nations Unies pour faire face à l’échelon mondial à une finance noire et grise qui prospère (…) et qui détruit nos sociétés ».

Pour enfoncer le clou, ils vont jusqu’à utiliser le vocabulaire militaire : « Là où il faudrait sortir le bazooka, on sort le pistolet à eau »
Un bazooka ? C’est la guerre !!!

Je propose donc un déploiement de casques bleus au sein même de la City, un cordon militaire le long des frontières luxembourgeoises, un bombardement préventif – mais néanmoins chirurgical – du Panama, l’envahissement (après le vote en bonne et due forme d’une résolution) de la Suisse, l’envoi d’une force de dissuasion aux Emirats Arabes Unis et le déploiement de sapeurs de la légion sur la totalité du Delaware.

Enfin une utilité au Grand Machin situé à New-York. Quoique, à la vue de son efficacité sur les différents théâtres d’opération où les forces onusiennes ont été ou sont déployées, je ne suis pas certain que les entreprises internationales/transnationales aient quelque chose à craindre. A part peut-être le manque d’efficacité des traders et autres avocats fiscaux pris de fous-rires en voyant leur chef de service tenter de faire comprendre à un général qu’une clé USB n’est pas une arme de destruction massive…

Sur cet excellente blague française, je vous laisse et retourne dans ma grotte.

Somalie: Attaque meurtrière contre une base de l’AMISOM

Une attaque reprenant une tactique utilisé par l’organisation DAECH en Irak et en Syrie a visé le 1er septembre une base de la Force de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM (African Union Mission In Somalia), causant de très lourdes pertes militaires au sein du contingent Ougandais mais également des forces somaliennes.

Des commandos des Shabab somaliens ont lancé une attaque contre une base de l’AMISOM à Janale en coupant les axes de communication en démolissant deux ponts avant de lancer des véhicules piégés sur l’enceinte de la garnison afin d’y forcer un passage. Deux cent éléments armés soutenus par des Technicals se sont engouffrés dans la brèche. Manquant d’armement lourd, retiré de la base pour y être déployé sur d’autres sites, les soldats de l’AMISOM n’ont pu soutenir l’assaut et le bilan des pertes militaires est particulièrement lourd: 75 soldats ougandais tués et une centaine d’autres probablement capturés.

La garnison attaquée n’a pu bénéficié d’un soutien aérien en raison de l’indisponibilité des appareils des armées de l’air de l’Ethiopie et du Kenya, deux pays voisins dont les troupes participent aux opérations de l’AMISOM.

Les assaillants semblent avoir repris une tactique éprouvée en Irak et en Syrie consistant à lancer des véhicules piégés conduits par des kamikazes contre des installations militaires visant à y créer des brèches. Une tactique similaire menée avec des véhicules blindés piégés a permis aux rebelles syriens de capturer en mai 2015 un complexe militaire à Idlib en Syrie après un siège de plusieurs mois.

De l’Autre Côté du Miroir

« Tout s’écoule ». Héraclite d’Ephèse.

« Dans le monde, il n’y a rien de plus souple et plus faible que l’eau, mais pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne peut la surpasser » Laozi.

Le cours de l’eau se détermine en fonction du contenu ou du territoire. C’est en fonction de l’adversaire que se détermine la victoire si l’acception de ce dernier terme puisse encore avoir un signifiant.

Nous vivons désormais dans un monde où l’on tente de réduire la résistance en n’offrant plus rien de tangible à quoi s’opposer. Gavez vous de McDo, connectez vous en permanence au plus proche réseau WiFi et restez dans l’enclos!

Strategika 51 est de retour.

Nous sommes passés de l’autre côté du miroir. Au delà de la barrière d’un enclos. Clandestinité, dissidence, cavale, peu importe. La forme de l’eau n’est pas dans l’eau, elle provient du relief.

L’eau n’a pas de forme constante. Sans forme fixe. Fuyante. Sa faiblesse est sa force.

Dépité par le fait que ses enseignements étaient si peu suivis, Confucius a bien envisagé de « monter sur un radeau et de prendre le Grand Large » (Entretiens, V, 6).

Strategika 51 est devenu l’un des rares blogs en cavale. Au coeur même du système. Nous utilisons bien AUTOMATTIC.

Notre première préoccupation est de reconstituer nos réseaux d’information. Totalement destructurées depuis juin 2015. Notre signature ou trace sur le Web a été systématiquement traquée et nos comptes mail ont tous été suspendus en une seule journée. Enfin, le réseau Facebook s’est illustré par un message très peu professionnel, aux limites de l’hystérie mégalomaniaque et de la panique, pour nous signifier la suspension définitive d’un ancien compte.

Je suis un clandestin et un rebelle. Les opérateurs de drones pistonnés en quête de gloire ou d’avancement fulgurant pourront repasser. Ils auront que dalle. Quels cons!

Certains seront toujours de simples serfs soumis derrière une console climatisée ou à bord d’un avion de reconnaissance au dessus de la Scandinavie ou de la mer de Chine méridionale.

Je tiens particulièrement à remercier mes fidèles lecteurs. Leurs commentaires m’ont profondément ému. L’aventure continue.

Vive la résistance!

Le retour de la LADA

Mauvais souvenir pour beaucoup, La Lada du constructeur Russe AutoVAZ se renouvelle, 49 ans après sa création
Mauvais souvenir pour beaucoup, La Lada du constructeur Russe AvtoVAZ se renouvelle, 49 ans après sa création.  Pourtant la NIVA était le premier véritable 4X4 malgré ses piètres performances. Conséquence directe des sanctions imposées par Washington et ses vassaux européens, la Russie se relance dans un domaine où elle n’a paradoxalement jamais vraiment brillé: l’automobile. Photo: Lada Vesta, design signé Steve Mattin.

Les pitreries de Sarkozy, encore et toujours

Le pouvoir agite toujours un Nicolas Sarkozy plus remuant que jamais. Nous avons déjà évoqué ici les prétentions du personnage à revenir au pouvoir. Au mieux, Nicolas Sarkozy est un personnage de vaudeville bourré de complexes avec un tempérament d’escroc de petite envergure (de celle qui pousse un quidam à faire les poches d’une vieille dame invalide) doublé d’un caractère de fripouille notoire (du genre de celle qui quémande, les yeux humides, un peu d’argent à Gaddafi avant de commanditer personnellement son assassinat)

Ancien président de la République, fonction autrefois auguste qu’il a totalement décrédibilisé, Sarkozy a effectué une petite visite en Tunisie en tant que président du parti des « Républicains » (ex-UMP, bien des gens en France devraient l’ester en justice pour ce choix sémantique douteux), une référence sans doute au parti Républicain US pour lequel Sarkozy est toujours en admiration quasi-religieuse, reste à savoir qui singeront les Démocrates. En Tunisie, il est reçu par ses relais francs-maçons de « Nidha Tunis » après avoir obtenu le soutien du Maroc pour son éventuelle candidature en 2017.

Le problème est que le personnage, habitué à la provocation pure et simple, s’en est pris à l’Algérie (ce qui est fort compréhensible venant de lui) et, tenez-vous bien, à la pauvre Libye. Pays qu’il a fortement contribué à détruire. D’ailleurs on rapporte qu’il n’a pas cessé de s’agiter tout le long de la guerre en Libye jusqu’à l’assassinat du Colonel Gaddafi et surtout l’élimination de toutes preuves matérielles compromettantes mettant en lumière les liens troubles qu’il entretenait avec le clan des Sarkozy.

« La Tunisie est frontalière avec l’Algérie et avec la Libye. Ce n’est pas nouveau. Vous n’avez pas choisi votre emplacement. » dixit Sarkozy qui ne peut s’empêcher d’embarrasser ses hôtes à chaque occasion qui se présente. Continuant sur sa lancée, Sarkozy enfonce un autre petit clou en déterrant son Union pour la Méditerranée, un projet de normalisation à peine cachée des relations des pays de la rive Sud de la Méditerranée avec Israël et considéré comme mort-né. L’idée avait à l’époque reçu l’aval enthousiaste de l’Egypte de Moubarak et du Royaume de Jordanie mais totalement et violamment rejetée par la Libye de Gaddafi, qui n’y a jamais adhéré.  L’Algérie quant à elle s’est opposée diplomatiquement et très prudemment à cette Union en rappelant l’existence d’un mécanisme de concertation au sein du groupe 5+5. Or maintenant pour Sarkozy, le devenir incertain de l’Algérie doit être examiné en urgence au sein de cette instance fantôme. C’est la goutte de trop. Aucune réaction officielle d’Alger mais les esprits des Algériens sont chauffés à blanc. Le choix des soutiens (lesquels impliquent des aides financières ou des promesses d’attribution de marchés ainsi que l’influence du vote de certaines catégories de la population française) pour les présidentielles 2017 en France est bien arrêté.

Si les déclarations de Sarkozy n’ont pas suscité de réactions de la part des autorités officielles à Tunis, pas plus qu’à Alger d’ailleurs, elles ont mis le feu sur les réseaux sociaux où les tunisiens ont virtuellement lynché celui qu’ils surnomment le « Nabot ».

De toute évidence, Sarkozy est culotté. Beaucoup plus qu’un Disraeli, à la différence notoire que ce dernier était infiniment plus honnête, poli, objectif et éduqué que lui.

Sarkozy n’est pas content d’avoir détruit le fragile équilibre de la paix en Méditerranée occidentale qui perdurait depuis plus d’un demi-siècle, d’avoir crée le chaos et le vacuum géopolitique libyen duquel a émergé une sorte de Daech ou encore d’avoir provoqué l’un des plus grands exodes humains sur mer Méditerranée depuis des siècles. Le voilà maintenant qu’il se permet des analyses géostratégiques. Problème, Sarkozy n’a jamais été stratège et encore moins philosophe. Loin s’en faut.

On se rappelle qu’après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine durant laquelle Nicolas Sarkozy a voulu se mesurer à lui en le provocant d’une façon très désinvolte, on a vu ce dernier à moitié ivre et visiblement abattu lors d’une conférence de presse où il déblatérait des phrases totalement incompréhensibles. La presse a passé sous silence absolu ce qui c’était passé lors du huis-clos mais beaucoup de gens savaient ce qui s’était réellement produit. Exaspéré par le juif hongrois, Poutine lui a finalement ordonné de se taire et de cesser de jouer au pitre (littéralement: Вы всегда делать клоун? Toujours à faire le pitre?) Certains sont allés jusqu’à raconter que Poutine a tacitement laissé entendre que s’il n’était un Chef d’Etat, il aurait personnellement usé de la coercition physique à huis-clos à l’encontre de Sarkozy mais je n’ai jamais pu avoir confirmation de cette information à partir de témoins non russes.

Pour celles et ceux qui l’ont un peu oublié, voici une définition du terme « pitre » telle qu’établie par le Centre National des ressources textuelles et lexicales: « Pitre: Bouffon qui fait la parade pour un spectacle de foire, de cirque, qui est chargé d’attirer par ses plaisanteries, ses facéties le public autour des tréteaux d’un charlatan… »

 

 

Iran: l’Allemagne en VRP d’Israël

Téhéran a catégoriquement rejeté le très étrange appel du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel, lui enjoignant de reconnaître l’entité sioniste d’Israël.

Sentiment de culpabilisation porté à son paroxysme en raison de l’histoire récente et sélective de l’Allemagne , lobbying très opportuniste et intérêt personnel motivé par l’ambition personnelle, Sigmar Gabriel croit-il réellement à ce qu’il est en train d’entreprendre ou s’agit-il d’une énième et interminable génuflexion de l’Etat fédéral Allemand à l’endroit des puissants lobbies sionistes et autres « Maîtres chanteurs de Nüremberg » (Die Meistersinger von Nürnberg)?

En attendant, le nouveau chantage est exercé par l’Allemagne. Lors de la visite du vice-chancelier Allemand à Téhéran en date du 19 juillet 2015, Sigmar Gabriel qui détient également le porte-feuille de l’économie a affirmé que si la République Islamique d’Iran veut avoir des relations économiques et commerciales plus importantes avec l’Allemagne et d’autres pays de l’Union Européenne (à croire que c’est l’Allemagne qui domine politiquement cette union), Téhéran n’a qu’a améliorer ses relations avec Tel-Aviv!

Cette visite qui s’inscrit dans la foulée de l’Accord conclu sur le nucléaire iranien et qui ne vise qu’à gagner du temps de part et d’autres et à servir de casus belli le cas échéant, a plus servi les intérêts israéliens que ceux du patronat allemand qui s’est toujours intéressé au plus haut point à l’Est et entre autres le marché iranien « lorsque ou si les sanctions seront un jour levées ».

Un vice-chancelier Allemand en VRP pour le compte du produit « Israël ». Décidément l’Allemagne de Mme Merkel est très loin de celle de Gerhard Shröder et ce n’est pas un hasard si le mandat de ce dernier a tellement affolé les milieux sionistes que ces derniers ont commencé à halluciner sur le procès de Nuremberg à l’envers…!

Le patronat Allemand peut maugréer. On le prive du fabuleux marché russe et on lui interdit l’accès à l’Iran sauf si ce dernier reconnaît officiellement Israël…Il y a quelque chose qui cloche dans cette logique pas très  teutonne. Il faut croire que les révolutions colorées version 2.0 et autres « printemps arabes » ont lamentablement échoué pour en arriver à de telles extrémités.

 

The Iran Agreement, More Nuclear Theatre

The planet is saved from the brink of war, we are told today. Everyone is weighing in, broken politicians, the walking dead of the geopolitical world hoping their inane observations on the obvious and meaningless might bring an iota of attention their way.

The whole thing is theatre.

There are the simple and inexorable facts, that Iran had halted its military uranium enrichment program in 2003, a fact long observed by both the IAEA and CIA. There has been nothing but agreement on that fact with two National Security Estimates, the first from 2007. From the New York Times, December 3, 2007:

‘A new assessment by American intelligence agencies made public Monday concludes that Iran halted its nuclear weapons program in 2003 and that the program remains on hold, contradicting an assessment two years ago that Tehran was working inexorably toward building a bomb.

The report seems likely to weaken international support for tougher sanctions against Iran and raise new questions about the credibility of the beleaguered American intelligence agencies, while reshaping the final year of the Bush administration, which has made halting Iran’s nuclear program a cornerstone of its foreign policy.

The assessment, a National Intelligence Estimate that represents the consensus view of all 16 American spy agencies, states that Tehran is most likely keeping its options open with respect to building a weapon, but that intelligence agencies “do not know whether it currently intends to develop nuclear weapons.”’

What we have to understand is that there had been no subsequent report from anywhere, not the CIA, not the IAEA, nothing at all indicating that anything contained in the original 2007 report was wrong, quite to the contrary.

Every piece of evidence presented since then not only backed up this report but indicated increasing openness on the part of Iran to disclose more aspects of a nuclear program that had already been under a very high level of inspection for some time.

What does this mean about the current agreement? Well, for sure there are domestic political issues in the United States. The agreement with Iran to save the world from a nuclear attack by a nation with no nuclear program and no nuclear weapons is certainly quite an accomplishment, right up there with the American and British cleansing of Iraq of their non-existent weapons of mass destruction.

Obama can now ride into the sunset having saved the world from weapons that never existed and for killing Osama bin Laden, long exposed as a prime CIA asset who actually died in 2001 after unsuccessful treatments for kidney disease at the Bethesda Naval Medical Center in Maryland, according to highest level sources.

What is the real aftermath likely to look like? First of all, if you are a hotel owner in Tehran, the already heavy influx of western business executives, Israeli’s included, that have taken Tehran by storm, will be dwarfed by what is to come.

You see, not only will sanctions open the door to oil trading, and in the process collapse world oil and gas markets, unless of course those markets have been rigged all along, but Iran has had assets frozen around the world. Billions will flow into Iran, money long owed to Iran. Being a friend of Iran will become much like being a friend of Saudi Arabia.

Toward this end, ISIS and those standing behind that organization, nominally Qatar, Saudi Arabia, Israel and Turkey, can expect major reverses.

The upcoming S300 air defense deliveries, putting Russia’s prestigious reputation behind securing Iran from Israeli and Saudi attack, should quell what have always been empty threats. Soon, Iran will have the air force it has not possessed since the days of the Shah.

With both Israel, Saudi Arabia and the Gulf states buying in on the F 35 or continuing to upgrade their F 15s, an export version of the Sukhoi T50, even “detuned,” would outperform anything in the region, a plane with range capable of dominating the region. Would Iran put an air umbrella or enforce a no fly zone over Yemen?

Another place to look is Hezbollah. Most experts agree that, were Turkey and Qatar, operating out of Hatay, to have secured a more durable foothold for their al Qaeda forces in Syria and were Saudi efforts to mount an offensive in both Bekaa, Lebanon and the Qalamoun –Zabadani region north of Damascus, Israel would have moved into Lebanon in attempt to avenge their 2006 defeat at the hands of Hezbollah.

With Hezbollah off terrorist lists and Iran capable of even more robust financial support for their chief ally, a number of steps can and likely will be taken that will alter the balance of power in the region. It has always been considered a major security risk for Israel were Hezbollah to have a robust air defense system. There is little question now that this will become a reality and that Israeli attempts to curtail installation of this purely defensive capability will be futile.

This will change everything, ending forever Israel’s “Nile to the Euphrates” dream of a “borderless state.”

Since that first report, back in 2007, 8 years have passed. With the potential power base of BRICs taking on Iran as a full partner and the Silk Road projects increasing economic focus on Iran, the Caspian Basin and the Caucasus regions, an inexorable power shift toward not just Tehran but the region as a whole is well in the works.

This will leave the next looming question the fate of the Kurdish people and how long Turkey as we know it, can continue to exist.

Gordon Duff

First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/16/the-iran-agreement-more-nuclear-theatre/

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

Décès de Tarek Aziz, ex-Vice Premier ministre irakien

Une des figures de l’Irak de Saddamm Hussein, Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhaïl Yohanna, est décédé le 05 juin 2015 en détention dans un hôpital de la ville d’Al-Naciria en Irak suite à de graves complications cardiaques. Il était âgé de 79 ans.

De confression chrétienne d’Orient, Tarek Aziz s’est rendu aux forces d’occupation américaine fin avril 2003. Il a occupé les postes de ministre de l’information, de Vice-Premier ministre (1979-2003) et ministre des Affaires étrangères (1983-1991) sous les différents gouvernements irakiens durant la présidence de Saddam Hussein.

En mars 2009, il est condamné par un tribunal irakien au terme d’un procès d’opérette à 15 années de réclusion pour « crimes contre l’humanité » sur son rôle présumé dans l’exécution de 42 gros spéculateurs et usuriers de la pègre financière irakienne en 1992. A l’époque, en plein embargo international, le gouvernement irakien menait une guerre sans merci contre les spéculateurs et ceux que l’on qualifiait de « saboteurs de l’économie ».

Le 26 octobre 2010, une autre cour irakienne condamne Tarek Aziz et deux autres ex-hauts responsables irakiens à la peine capitale par pendaison pour leur rôle présumé dans la « suppression de partis religieux » et la répression qui s’était abattue sur un parti Chiite après une tentative d’assassinat de Saddam Hussein à Dijjil en 1982, en pleine guerre avec l’Iran de la Révolution Islamique.

Homme d’une intelligence exceptionnelle, diplomate jusqu’au bout et appartenant à une vieille famille issue d’une des plus anciennes minorités chrétiennes au monde, Tarek Aziz a été livré par les américains aux pires factions extrémistes d’une secte chiite. Son fils Ziad n’a pas été informé de son décès et les nombreuses chaînes de télévion irakiennes ont délibérément ignoré l’information.

La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

Les combats dans la province de Deraa s’intensifient…

Après le succès initial des armes syriennes à Deir Adas, dans la province méridionale de Deraa, fief de l’ensemble de la rébellion, des experts militaires estiment que l’armée syrienne devra se heurter à une résistance acharnée dans les jours qui viennent.

Sur le terrain, les unités de la 7ème division d’infanterie mécanisée et celles de la 9ème division blindée continuent de progresser vers Kafr Shams mais se heurtent à une résistance acharnée menée par la 1ère brigade de l’armée syrienne libre (ASL) et les phalanges du Front Ennosra (proche d’Al-Qaïda)

Hier, une furieuse charge de blindés syrien a tenté de briser les lignes ennemies mais la nature du terrain et l’intensité des armes antichar utilisés par les rebelles, majoritairement des Kornet et des TOW, a stoppé l’offensive de chars.

Deux heures après cette première tentative, l’aviation syrienne a bombardé sans interruption les positions ennemies avant que des unités spéciales du Hezbollah libanais ne tentent une opération réussie destinée à capturer une colline faisant face aux lignes défensives ennemies. Un intense bombardement aérien syrien s’en est suivie durant toute la journée afin d’affaiblir les positions rebelles et une nouvelle opération blindée est prévue dans les heures qui viennent.

D’après les témoignages des militaires syriens engagés dans ces furieux combats au Sud de Damas et au Nord de Deraa, les rebelles utilisent des missiles antichar sophistiquées et disposent d’un armement conséquent.

La contre-offensive syrienne vise à anéantir toute possibilité de création d’une nouvelle armée rebelle au sud et de consolider les positions militaires affaiblies par les rebelles face à Israël.

Guerre au Moyen-Orient: l’armée syrienne consolide ses avancées au Sud du pays

L’armée syrienne ne joue plus.Elle vient d’entamer une nouvelle forme de contre-offensive sur les fronts Sud et Est dont l’objectif est de reprendre le terrain à Daech et le repousser vers les anciennes frontières irakiennes tandis qu’au sud, il s’agit de consolider le front contre Israël, notamment au Golan. D’où l’offensive fulgurante sur Deraa. Avec pour mot d’ordre: « Vers le Golan! ».

Les récentes avancées relativement rapides de l’armée syrienne au Sud de la Syrie et notamment au Golan préoccupent au plus haut point Tel-Aviv.  Au final, les organisations rebelles et plus particulièrement le Front Ennosra (proche d’Al-Qaïda), le Joker des israéliens, n’ont pas réussi à tenir devant l’avancée des unités de l’armée syrienne.

L’armée syrienne a fini par investir Deir Adas à Deraa dans le Sud. Non sans de terribles destructions.

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Un drapeau syrien flottant au dessus d’une structure en béton à Deir Adas dans la province méridionale de Deraa. Le berceau de ce que des médias Arabes et occidentaux appellent la « révolution syrienne ». 

Après la chute de Deir Adas entre les mains de l’armée syrienne, celle-ci se prépare à prendre d’assaut la localité de Kafr Shams. D’intenses bombardements aériens et des pilonnages d’artillerie préparent le terrain à une opération blindée devant évoluer sur trois axes.

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C’est la deuxième fois en mois d’un mois que le ministre syrien de la défense visite la région Sud, au moment où ailleurs dans le pays et pour la première fois, la 104e brigade de la Garde Républicaine, avec l’aide d’une tribu locale, prend d’assaut Ouadi Taym dans la province de Deir Ezzor et met en échec Daech. La localité de Ouadi Taym est située à 10 kilomètres de Deir Ezzor, chef-lieu d’une province où existent des sites d’extraction de pétrole de faible importance.

Les combats entre les unités d’élite de la 104e brigade de la Garde Républicaine syrienne et Daech ont été d’une extrême violence à Ouadi Taym et la localité a finit par être nivelée au niveau du sol dans sa quasi-totalité. Une source syrienne a indiqué que l’un des principaux problèmes auquels continue de faire face l’armée régulière demeure le système de communication hautement intégré usité par Daech. Ce dernier serait ce qui ce fait de mieux et semble impossible à décrypter. Les iraniens ont fait le même constat à ce sujet en Irak.

La guerre contre Daech ou l’Etat Islamique est donc et surtout une guerre électronique en premier lieu. Or, dans ce domaine, Daech semble bénéficier du nec plus ultra. Ce qui voudrait dire une assistance étrangère et pas n’importe laquelle…

Pour Damas, l’élimination d’Ennosra est aussi importante que Daech car il semble que c’est la première organisation qui semble bénéficier de l’aide de pays régionaux et extra-régionaux. L’opération coup de marteau menée par les militaires syriens s’inscrit dans une stratégie plus large puisque le Hezbollah libanais est en train de renforcer ses positions près du Golan en perspective d’un décalage des lignes de front vers le plateau stratégique qu’Israël occupe depuis 1967.

Syria: Damas reçoit des informations sur les frappes de la coalition sur Daech par une tierce partie

Lors d’un entretien avec la BBC, le Président syrien Bashar Al-Assad a affirmé que son pays recevait à l’avance des informations sur les frappes de la coalition internationale contre Daech en Syrie par une tierce personne.

Cette information confirme les doutes que beaucoup d’observateurs soupçonnaient avec raison. Le commandemant de la défense aérienne syrienne suivait avec beaucoup trop de précision les plans de vol des avions de la coalition et des analystes avaient évoqué à ce sujet une possible coopération avec d’autres pays tiers non impliqués dans ces frappes mais disposant de suffisemment de ressources et de moyens pour assurer un suivi de la situation au dessus de la Syrie.

Le cirque de la Conférence sur la Sécurité de Munich: Porochenko se ridiculise…

5822Les élites semblent avoir un faible-ou plutôt une obssession-avec Munich, la capitale bavaroise. On ne compte en effet le nombre de fois où cette ville fut évoquée depuis 1938. Avec un comble du ridicule un peu avant la seconde guerre d’Irak en 1991.

On est loin du temps d’Edouard Daladier et de Neville Chamberlain. Mais pas aussi loin que ça si l’on n’y pense bien…Mine de rien, les  deux hommes font partie des personnages publics les plus vilipendés par les sionistes et leurs sympathisants au 20ème siècle.

Passons!  Restons au temps présent.

La Conférence de Munich sur la Sécurité s’est déroulé sur une petite musique d’ambiance évoquant des réminiscences d’une caricature à la Stanley Kubrik de la guerre froide. Sans surprise, la crise ukrainienne est au coeur des débats. Ce n’est pas encore le vaudeville mais déjà un cirque, avec en prime un Président ukrainien qui aurait pu s’éviter le ridicule.

Petro Oleksyovitch Porochenko, Président  de l’Ukraine et ex-oligarque a mis les pieds dans le plat en exhibant des passeports russes supposés appartenir à des soldats de l’armée russe combattants aux côtés des séparatistes du Donbass.

Ainsi donc, pour Porochenko, les militaires chargés de faire des incursions en territoire étranger doivent y emmener leurs passeports…Pour les formalités douanières je suppose!

Que dire alors des commandos de Navy Seals US s’infiltrant au Soudan ou ailleurs. Ils doivent sûrement avoir un passeport en bonne et due forme avec une validité de plus de six mois…!

Porochenko a du être très mal conseillé (je vois d’ici le genre!). Sait-il que même les recrues rendent leurs passeports en rejoignant l’armée. C’est le cas en Russie et dans près d’une soixantaine d’autres Etats. Ceci sans parler du cas des membres de forces spéciales engagés dans des opérations non officielles (pénétration-infiltration).

Le ridicule ne tue pas. Les médias si.

Quel cirque!

La Grèce dénonce une manipulation de l’UE sur l’Ukraine

Le nouveau gouvernement grec d’Alexis Tsipras a vivement protesté contre la déclaration des « chefs d’État ou de gouvernement de l’Union » attribuant aux « séparatistes » le « bombardement aveugle » de la ville de Marioupol et menaçant la Russie de nouvelles sanctions [1].

Selon M. Tsipras, la Grèce n’a pas été consultée et cette déclaration a été publiée en violation des procédures de l’Union.

Selon EU Observer, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche auraient vainement essayé de modifier cette déclaration en supprimant l’attribution de l’attaque de Marioupol aux indépendantistes.

Source: Voltairenet

[1] « Déclaration des chefs d’État ou de gouvernement de l’Union sur l’attaque de Marioupol », Réseau Voltaire, 27 janvier 2015.

Une deuxième corvette C28A chinoise pour la marine algérienne

Photographie originaire du site top81.cn,  démontrant le lancement de la seconde corvette C28A par le chantier naval chinois de Hudong-Chonghua en date du 06 février 2015
Photographies originaires du site top81.cn, montrant le lancement de la seconde corvette C28A par le chantier naval chinois de Hudong-Chonghua en date du 06 février 2015. Ce petit bâtiment de surface n’est pas ce qui ce fait de mieux dans le domaine mais est facile à opérer et à maintenir. 

C28A1

Guerre au Moyen-Orient: confusion des genres au dessus de la Syrie

Des Lokheed-Martin F-22 Raptor et des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet de l’US Air Force accompagné d’une vingtaine de General Dynamics F-16 de l’armée de l’air jordanienne, soit une bonne moitié de la flotte aérienne de ce pays en état de voler, ont mené des raids sur des positions de Daech dans la province d’Al-Riqqa en Syrie orientale.

Daech est donc à la fois épouvantail et prétexte à une intervention de forces étrangères en Syrie. Pour la bonne cause dira t-on! Maiss suivez donc la flèche!

Le Roi Abdallah II de Jordanie a beau user de phrases à la Clint Eastwood et d’inscrire des versets du Coran sur les bombes et les missiles que ses avions de combat vont déverser sur Daech, il n’en demeure pas que son pays a joué un rôle certain dans l’apparition de cette légion de chiens de guerre qu’est cette organisation terroriste. Le Nord du royaume Hachémite a en effet abrité pour plus de 14 mois des camps d’entraînement de mercenaires et de volontaires étrangers voulant rejoindre le pseudo-Djihad en Syrie.

Quelle situation étrange: alors que près de Damas, des Mikoyan-Gourevitch Mig-29 bombardent la soi-disant « armée de l’Islam », des Lockheed Martin F-22 américains accompagnés d’avions de combat jordaniens survolent une partie du territoire syrien pour bombarder une autre organisation qui lui est affiliée.

Où tout cela va t-il mener? La réponse à cette question ne peut valoir plus d’une poignée de dollars de plus.

Daech se dote d’un nouveau logo flambant neuf et intrigant

666Daech ou l’acronyme en Arabe de l’organisation terroriste dénommée « Etat Islamique en Irak et au Levant » vient de se doter d’un nouveau logo formé à partir des termes Arabe « Etat » et « Islamique » et dont la forme n’a pas manqué d’intriguer nombre de spécialistes en Design graphique.

L’organisaton terroriste semble bénéficier d’une forte présence sur le web et certains de ses sites dotés de bases de données sensibles relatives à la sécurité continuent d’être hébergés sur des serveurs payants basées dans des pays qui affirment publiquement la combattre.

A moins qu’une schizophrénie générale ne se soit emparé des officiels des pays prétendant être en guerre contre la terreur, Daech continue d’utiliser les hébergeurs et dispose d’une très forte présence sur l’ensemble des réseaux sociaux. Un luxe que n’ont pu s’offrir nombre de pays comme la Corée du Nord ou encore Cuba.

Des médias européens ont commencé à qualifier Daech comme la plus puissante organisation terroriste de l’histoire. En réalité de plus en plus d’indices probants indiquent que cette organisation bénéficie de soutiens exogènes assez conséquents de la part de pays affirmant publiquement la combattre. Dialectique version 2.0 que même Hegel ne pouvait prévoir!