Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

l’Algérie renouvelle sa flotille de sous-marins

l’Algérie accorde de plus en plus d’intérêt à sa petite flotille de sous-marins et demeure l’un des rares pays de la rive Sud de la Méditerranée à en posséder encore.


Les sous-marins d’attaque de la marine algérienne sont dotés de missiles anti-navires Klub-S d’une portée de plus de 320  kilomètres. Les variantes du missile Klub-S sont trés difficiles à détecter.

La marine algérienne a procédé durant ces dernières années à de nombreuses acquisitions aussi bien auprès de ses fournisseurs traditonnels que d’autres afin d’améliorer l’efficacité au combat de ses sous-marins. Les efforts ont surtout eu trait à la puissance des générateurs diesel, la vitesse de plongée et le renforcement de la discrétion.

Très peu connus, les sous-marins de la marine algérienne ont commencé à faire parler d’eux il y a quelques années lorsqu’un sous-marin à réussi à échapper à des navires spécialisés dans la lutte anti sous-marins de l’US NAVY lors d’un exercice international au large du littoral algérien.

En règle générale, mis à part des informations distillées au compte-goutte et selon l’état conjoncturel des relations bilatérales algéro-russes par Rosoboronexport, aucune information officielle ne filtre sur les acquisitions réelles de l’armée algérienne. Mais celles-ci seraient de loin supérieures à la plupart des estimations actuellement disponibles à ce sujet.

Image fantaisite d'un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l'Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaisons de a force de frappe sous-marine avec l'usage d'avions de combat SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N lui confèrent la capacité d'agir sur un large rayon d'action  en Méditerranée Occidentale
Image fantaisite d’un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l’Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaison de la force de frappe sous-marine avec l’usage d’avions de combat Sukhoi  SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N  chinois lui confère la capacité d’agir sur un large rayon d’action en Méditerranée Occidentale.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée « officielle » de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

– See more at: http://www.corlobe.tk/article11837.html#sthash.mWjPaZK1.dpuf

Le sous-marin Kilo (projet 636) destiné à la marine algérienne a été mis à l’eau le 20 novembre dernier et a commencé ses essais.

Un sous-marin de la classe Kilo
Un sous-marin de la classe Kilo

La construction de ce sous-marin a commencé en 2007 aux chantiers de l’Amirauté à St-Pétersbourg.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée « officielle » de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

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L’Algérie, un futur paradis du gaz de schiste?

Le gouvernement algérien mise lourdement sur l’exploitation du gaz de schiste pour maintenir sa production d’énergie fossile d’ici 2050. C’est du moins ce nous retenons des déclarations d’Alnaft, une agence gouvernementale, selon lesquelles l’Algérie compte mobiliser 300 milliards de dollars USD d’ici 2050 pour maintenir un niveau de production suffisant à la sécurité économique du pays.
En code clair, outre le fait que l’Algérie a définitivement opté pour le gaz de schiste en offrant un immense marché (ou carrément un nouvel Eldorado) aux multinationales en ce domaine, il ne fait plus aucun doute que les bassins actuels de production de pétrole, plus précisément celui de Hassi Messaoud,  sont en déplétion. 
Alger tente donc d’amortir ou de retarder le fameux jour où ses réserves d’hydrocarbures ne suffiront plus à alimenter ses recettes.  Un scénario du pire redouté des deux côtés de la Méditerranée.

L’Algérie refuse l’octroi de facilités aux marines russe et chinoise

D’après le quotidien algérien « Al-Khabar » et des sources généralement bien informées, l’Algérie aurait catégoriquement refusé d’octroyer à la Russie des facilités logistiques et opérationnelles  pour l’accostage des navires et submersibles de la marine de guerre.

Selon les mêmes sources, Moscou aurait demandé à plusieurs reprises à l’Algérie la signature d’un Accord de défense prévoyant des facilités, notamment à la base navale de Mers-El-Kébir, près d’Oran. Ces demandes ont commencé à prendre forme dès la guerre en Libye et se  sont intensifiées depuis le début de la crise en Syrie, où un éventuel changement de régime priverait la Russie de la base navale de Tartous, son unique port d’attache en mer Méditerranée.

Les russes affirment qu’ils ne cherchent pas l’octroi d’une base permanente en Algérie mais souhaitent des « facilités » incluant l’installation d’une base d’écoute avancée, une base logistique pour les submersibles et des relais de ravitaillement. En échange, Moscou s’engagerait à fournir de manière exceptionnelle à l’Algérie une variante d’entrée de gamme destinée à l’export du  bombardier stratégiques Tupolev Tu-160 (nom de code Otan: Blackjack). Les Algériens auraient décliné l’offre, estimant qu’ils n’avaient aucun problème dans leur environnement géopolitique ou géostratégique et que la seule menace à laquelle ils sont confrontés demeurait le terrorisme. Cette menace, selon les Algériens, ne requiert pas le type d’armement offert par les russes.

Le journal algérien Al-Khabar rappelle que la Chine a déjà tenté des demandes similaires en 2002 et en 2003, visant plus particulièrement la base stratégique de Mers-El-Kébir, contrôlant l’entrée en Méditerranée occidentale. En vain, puisque à chaque fois, les autorités algériennes rappelaient leur disponibilité à coopérer avec la Chine dans le respect du Droit international et des Conventions internationales en vigueur sans menacer les pays du voisinage. Les chinois avaient alors promis la livraison de missiles antinavire (SS-N) furtifs et mis en exergue un transfert de technologie. Mais Alger a fait savoir que son refus est définitif.

La Chine et la Russie sont à la recherche désespérée d’un pied-à-terre en mer Méditerranée, notamment après la perte définitive de la Libye et l’éventualité du basculement de la Syrie dans le camp de l’Otan.