Somalie: Attaque meurtrière contre une base de l’AMISOM

Une attaque reprenant une tactique utilisé par l’organisation DAECH en Irak et en Syrie a visé le 1er septembre une base de la Force de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM (African Union Mission In Somalia), causant de très lourdes pertes militaires au sein du contingent Ougandais mais également des forces somaliennes.

Des commandos des Shabab somaliens ont lancé une attaque contre une base de l’AMISOM à Janale en coupant les axes de communication en démolissant deux ponts avant de lancer des véhicules piégés sur l’enceinte de la garnison afin d’y forcer un passage. Deux cent éléments armés soutenus par des Technicals se sont engouffrés dans la brèche. Manquant d’armement lourd, retiré de la base pour y être déployé sur d’autres sites, les soldats de l’AMISOM n’ont pu soutenir l’assaut et le bilan des pertes militaires est particulièrement lourd: 75 soldats ougandais tués et une centaine d’autres probablement capturés.

La garnison attaquée n’a pu bénéficié d’un soutien aérien en raison de l’indisponibilité des appareils des armées de l’air de l’Ethiopie et du Kenya, deux pays voisins dont les troupes participent aux opérations de l’AMISOM.

Les assaillants semblent avoir repris une tactique éprouvée en Irak et en Syrie consistant à lancer des véhicules piégés conduits par des kamikazes contre des installations militaires visant à y créer des brèches. Une tactique similaire menée avec des véhicules blindés piégés a permis aux rebelles syriens de capturer en mai 2015 un complexe militaire à Idlib en Syrie après un siège de plusieurs mois.

De l’Autre Côté du Miroir

« Tout s’écoule ». Héraclite d’Ephèse.

« Dans le monde, il n’y a rien de plus souple et plus faible que l’eau, mais pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne peut la surpasser » Laozi.

Le cours de l’eau se détermine en fonction du contenu ou du territoire. C’est en fonction de l’adversaire que se détermine la victoire si l’acception de ce dernier terme puisse encore avoir un signifiant.

Nous vivons désormais dans un monde où l’on tente de réduire la résistance en n’offrant plus rien de tangible à quoi s’opposer. Gavez vous de McDo, connectez vous en permanence au plus proche réseau WiFi et restez dans l’enclos!

Strategika 51 est de retour.

Nous sommes passés de l’autre côté du miroir. Au delà de la barrière d’un enclos. Clandestinité, dissidence, cavale, peu importe. La forme de l’eau n’est pas dans l’eau, elle provient du relief.

L’eau n’a pas de forme constante. Sans forme fixe. Fuyante. Sa faiblesse est sa force.

Dépité par le fait que ses enseignements étaient si peu suivis, Confucius a bien envisagé de « monter sur un radeau et de prendre le Grand Large » (Entretiens, V, 6).

Strategika 51 est devenu l’un des rares blogs en cavale. Au coeur même du système. Nous utilisons bien AUTOMATTIC.

Notre première préoccupation est de reconstituer nos réseaux d’information. Totalement destructurées depuis juin 2015. Notre signature ou trace sur le Web a été systématiquement traquée et nos comptes mail ont tous été suspendus en une seule journée. Enfin, le réseau Facebook s’est illustré par un message très peu professionnel, aux limites de l’hystérie mégalomaniaque et de la panique, pour nous signifier la suspension définitive d’un ancien compte.

Je suis un clandestin et un rebelle. Les opérateurs de drones pistonnés en quête de gloire ou d’avancement fulgurant pourront repasser. Ils auront que dalle. Quels cons!

Certains seront toujours de simples serfs soumis derrière une console climatisée ou à bord d’un avion de reconnaissance au dessus de la Scandinavie ou de la mer de Chine méridionale.

Je tiens particulièrement à remercier mes fidèles lecteurs. Leurs commentaires m’ont profondément ému. L’aventure continue.

Vive la résistance!

Les pitreries de Sarkozy, encore et toujours

Le pouvoir agite toujours un Nicolas Sarkozy plus remuant que jamais. Nous avons déjà évoqué ici les prétentions du personnage à revenir au pouvoir. Au mieux, Nicolas Sarkozy est un personnage de vaudeville bourré de complexes avec un tempérament d’escroc de petite envergure (de celle qui pousse un quidam à faire les poches d’une vieille dame invalide) doublé d’un caractère de fripouille notoire (du genre de celle qui quémande, les yeux humides, un peu d’argent à Gaddafi avant de commanditer personnellement son assassinat)

Ancien président de la République, fonction autrefois auguste qu’il a totalement décrédibilisé, Sarkozy a effectué une petite visite en Tunisie en tant que président du parti des « Républicains » (ex-UMP, bien des gens en France devraient l’ester en justice pour ce choix sémantique douteux), une référence sans doute au parti Républicain US pour lequel Sarkozy est toujours en admiration quasi-religieuse, reste à savoir qui singeront les Démocrates. En Tunisie, il est reçu par ses relais francs-maçons de « Nidha Tunis » après avoir obtenu le soutien du Maroc pour son éventuelle candidature en 2017.

Le problème est que le personnage, habitué à la provocation pure et simple, s’en est pris à l’Algérie (ce qui est fort compréhensible venant de lui) et, tenez-vous bien, à la pauvre Libye. Pays qu’il a fortement contribué à détruire. D’ailleurs on rapporte qu’il n’a pas cessé de s’agiter tout le long de la guerre en Libye jusqu’à l’assassinat du Colonel Gaddafi et surtout l’élimination de toutes preuves matérielles compromettantes mettant en lumière les liens troubles qu’il entretenait avec le clan des Sarkozy.

« La Tunisie est frontalière avec l’Algérie et avec la Libye. Ce n’est pas nouveau. Vous n’avez pas choisi votre emplacement. » dixit Sarkozy qui ne peut s’empêcher d’embarrasser ses hôtes à chaque occasion qui se présente. Continuant sur sa lancée, Sarkozy enfonce un autre petit clou en déterrant son Union pour la Méditerranée, un projet de normalisation à peine cachée des relations des pays de la rive Sud de la Méditerranée avec Israël et considéré comme mort-né. L’idée avait à l’époque reçu l’aval enthousiaste de l’Egypte de Moubarak et du Royaume de Jordanie mais totalement et violamment rejetée par la Libye de Gaddafi, qui n’y a jamais adhéré.  L’Algérie quant à elle s’est opposée diplomatiquement et très prudemment à cette Union en rappelant l’existence d’un mécanisme de concertation au sein du groupe 5+5. Or maintenant pour Sarkozy, le devenir incertain de l’Algérie doit être examiné en urgence au sein de cette instance fantôme. C’est la goutte de trop. Aucune réaction officielle d’Alger mais les esprits des Algériens sont chauffés à blanc. Le choix des soutiens (lesquels impliquent des aides financières ou des promesses d’attribution de marchés ainsi que l’influence du vote de certaines catégories de la population française) pour les présidentielles 2017 en France est bien arrêté.

Si les déclarations de Sarkozy n’ont pas suscité de réactions de la part des autorités officielles à Tunis, pas plus qu’à Alger d’ailleurs, elles ont mis le feu sur les réseaux sociaux où les tunisiens ont virtuellement lynché celui qu’ils surnomment le « Nabot ».

De toute évidence, Sarkozy est culotté. Beaucoup plus qu’un Disraeli, à la différence notoire que ce dernier était infiniment plus honnête, poli, objectif et éduqué que lui.

Sarkozy n’est pas content d’avoir détruit le fragile équilibre de la paix en Méditerranée occidentale qui perdurait depuis plus d’un demi-siècle, d’avoir crée le chaos et le vacuum géopolitique libyen duquel a émergé une sorte de Daech ou encore d’avoir provoqué l’un des plus grands exodes humains sur mer Méditerranée depuis des siècles. Le voilà maintenant qu’il se permet des analyses géostratégiques. Problème, Sarkozy n’a jamais été stratège et encore moins philosophe. Loin s’en faut.

On se rappelle qu’après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine durant laquelle Nicolas Sarkozy a voulu se mesurer à lui en le provocant d’une façon très désinvolte, on a vu ce dernier à moitié ivre et visiblement abattu lors d’une conférence de presse où il déblatérait des phrases totalement incompréhensibles. La presse a passé sous silence absolu ce qui c’était passé lors du huis-clos mais beaucoup de gens savaient ce qui s’était réellement produit. Exaspéré par le juif hongrois, Poutine lui a finalement ordonné de se taire et de cesser de jouer au pitre (littéralement: Вы всегда делать клоун? Toujours à faire le pitre?) Certains sont allés jusqu’à raconter que Poutine a tacitement laissé entendre que s’il n’était un Chef d’Etat, il aurait personnellement usé de la coercition physique à huis-clos à l’encontre de Sarkozy mais je n’ai jamais pu avoir confirmation de cette information à partir de témoins non russes.

Pour celles et ceux qui l’ont un peu oublié, voici une définition du terme « pitre » telle qu’établie par le Centre National des ressources textuelles et lexicales: « Pitre: Bouffon qui fait la parade pour un spectacle de foire, de cirque, qui est chargé d’attirer par ses plaisanteries, ses facéties le public autour des tréteaux d’un charlatan… »

 

 

Iran: l’Allemagne en VRP d’Israël

Téhéran a catégoriquement rejeté le très étrange appel du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel, lui enjoignant de reconnaître l’entité sioniste d’Israël.

Sentiment de culpabilisation porté à son paroxysme en raison de l’histoire récente et sélective de l’Allemagne , lobbying très opportuniste et intérêt personnel motivé par l’ambition personnelle, Sigmar Gabriel croit-il réellement à ce qu’il est en train d’entreprendre ou s’agit-il d’une énième et interminable génuflexion de l’Etat fédéral Allemand à l’endroit des puissants lobbies sionistes et autres « Maîtres chanteurs de Nüremberg » (Die Meistersinger von Nürnberg)?

En attendant, le nouveau chantage est exercé par l’Allemagne. Lors de la visite du vice-chancelier Allemand à Téhéran en date du 19 juillet 2015, Sigmar Gabriel qui détient également le porte-feuille de l’économie a affirmé que si la République Islamique d’Iran veut avoir des relations économiques et commerciales plus importantes avec l’Allemagne et d’autres pays de l’Union Européenne (à croire que c’est l’Allemagne qui domine politiquement cette union), Téhéran n’a qu’a améliorer ses relations avec Tel-Aviv!

Cette visite qui s’inscrit dans la foulée de l’Accord conclu sur le nucléaire iranien et qui ne vise qu’à gagner du temps de part et d’autres et à servir de casus belli le cas échéant, a plus servi les intérêts israéliens que ceux du patronat allemand qui s’est toujours intéressé au plus haut point à l’Est et entre autres le marché iranien « lorsque ou si les sanctions seront un jour levées ».

Un vice-chancelier Allemand en VRP pour le compte du produit « Israël ». Décidément l’Allemagne de Mme Merkel est très loin de celle de Gerhard Shröder et ce n’est pas un hasard si le mandat de ce dernier a tellement affolé les milieux sionistes que ces derniers ont commencé à halluciner sur le procès de Nuremberg à l’envers…!

Le patronat Allemand peut maugréer. On le prive du fabuleux marché russe et on lui interdit l’accès à l’Iran sauf si ce dernier reconnaît officiellement Israël…Il y a quelque chose qui cloche dans cette logique pas très  teutonne. Il faut croire que les révolutions colorées version 2.0 et autres « printemps arabes » ont lamentablement échoué pour en arriver à de telles extrémités.

 

The Iran Agreement, More Nuclear Theatre

The planet is saved from the brink of war, we are told today. Everyone is weighing in, broken politicians, the walking dead of the geopolitical world hoping their inane observations on the obvious and meaningless might bring an iota of attention their way.

The whole thing is theatre.

There are the simple and inexorable facts, that Iran had halted its military uranium enrichment program in 2003, a fact long observed by both the IAEA and CIA. There has been nothing but agreement on that fact with two National Security Estimates, the first from 2007. From the New York Times, December 3, 2007:

‘A new assessment by American intelligence agencies made public Monday concludes that Iran halted its nuclear weapons program in 2003 and that the program remains on hold, contradicting an assessment two years ago that Tehran was working inexorably toward building a bomb.

The report seems likely to weaken international support for tougher sanctions against Iran and raise new questions about the credibility of the beleaguered American intelligence agencies, while reshaping the final year of the Bush administration, which has made halting Iran’s nuclear program a cornerstone of its foreign policy.

The assessment, a National Intelligence Estimate that represents the consensus view of all 16 American spy agencies, states that Tehran is most likely keeping its options open with respect to building a weapon, but that intelligence agencies “do not know whether it currently intends to develop nuclear weapons.”’

What we have to understand is that there had been no subsequent report from anywhere, not the CIA, not the IAEA, nothing at all indicating that anything contained in the original 2007 report was wrong, quite to the contrary.

Every piece of evidence presented since then not only backed up this report but indicated increasing openness on the part of Iran to disclose more aspects of a nuclear program that had already been under a very high level of inspection for some time.

What does this mean about the current agreement? Well, for sure there are domestic political issues in the United States. The agreement with Iran to save the world from a nuclear attack by a nation with no nuclear program and no nuclear weapons is certainly quite an accomplishment, right up there with the American and British cleansing of Iraq of their non-existent weapons of mass destruction.

Obama can now ride into the sunset having saved the world from weapons that never existed and for killing Osama bin Laden, long exposed as a prime CIA asset who actually died in 2001 after unsuccessful treatments for kidney disease at the Bethesda Naval Medical Center in Maryland, according to highest level sources.

What is the real aftermath likely to look like? First of all, if you are a hotel owner in Tehran, the already heavy influx of western business executives, Israeli’s included, that have taken Tehran by storm, will be dwarfed by what is to come.

You see, not only will sanctions open the door to oil trading, and in the process collapse world oil and gas markets, unless of course those markets have been rigged all along, but Iran has had assets frozen around the world. Billions will flow into Iran, money long owed to Iran. Being a friend of Iran will become much like being a friend of Saudi Arabia.

Toward this end, ISIS and those standing behind that organization, nominally Qatar, Saudi Arabia, Israel and Turkey, can expect major reverses.

The upcoming S300 air defense deliveries, putting Russia’s prestigious reputation behind securing Iran from Israeli and Saudi attack, should quell what have always been empty threats. Soon, Iran will have the air force it has not possessed since the days of the Shah.

With both Israel, Saudi Arabia and the Gulf states buying in on the F 35 or continuing to upgrade their F 15s, an export version of the Sukhoi T50, even “detuned,” would outperform anything in the region, a plane with range capable of dominating the region. Would Iran put an air umbrella or enforce a no fly zone over Yemen?

Another place to look is Hezbollah. Most experts agree that, were Turkey and Qatar, operating out of Hatay, to have secured a more durable foothold for their al Qaeda forces in Syria and were Saudi efforts to mount an offensive in both Bekaa, Lebanon and the Qalamoun –Zabadani region north of Damascus, Israel would have moved into Lebanon in attempt to avenge their 2006 defeat at the hands of Hezbollah.

With Hezbollah off terrorist lists and Iran capable of even more robust financial support for their chief ally, a number of steps can and likely will be taken that will alter the balance of power in the region. It has always been considered a major security risk for Israel were Hezbollah to have a robust air defense system. There is little question now that this will become a reality and that Israeli attempts to curtail installation of this purely defensive capability will be futile.

This will change everything, ending forever Israel’s “Nile to the Euphrates” dream of a “borderless state.”

Since that first report, back in 2007, 8 years have passed. With the potential power base of BRICs taking on Iran as a full partner and the Silk Road projects increasing economic focus on Iran, the Caspian Basin and the Caucasus regions, an inexorable power shift toward not just Tehran but the region as a whole is well in the works.

This will leave the next looming question the fate of the Kurdish people and how long Turkey as we know it, can continue to exist.

Gordon Duff

First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/16/the-iran-agreement-more-nuclear-theatre/

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

Israël a commis la plus grave erreur stratégique de toute son histoire

Il semble que Tel-Aviv vient de commettre ce qui s’apparente à la plus grave erreur stratégique de son histoire avec l’attaque perpétrée à Qunaïtra dans la partie du Golan sous contrôle syrien au cours de laquelle ont péri des hauts cadres du Hezbollah et un général iranien.

De manière totalement inattendue, l’attaque israélienne contre des hauts cadres du Hezbollah en Syrie a provoqué un rapprochement historique entre le Hamas et le Hezbollah et la fusion de ce dernier dans la profondeur stratégique syro-iranienne. Soit une unification de l’ensemble des fronts de la frontière égyptienne jusqu’aux monts Taurus et de la mer Méditérranée jusqu’à Téhéran.

La Visite de Fahd Jassem Freij, le ministre syrien de la défense, à Qunaïtra est un fait hautement inhabituel et intervient à un moment crucial dans la guerre en cours dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le déplacement d’un faucon parmi les faucons de Damas en plein Golan a suscité une très forte colère en Israël.

Israël a vivement condamné la visite du ministre syrien de la Défense au Golan, que les médias officiels syriens ont décrit comme une visite d’inspection au « FRONT SUD » face à « l’entité terroriste d’Israël ». Le ministre syrien en treillis de combat n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en appelant les troupes syriennes, lesquelles combattent depuis bientôt quatre années des centaines d’organisations terroristes soutenus par des pays étrangers à « redoubler d’efforts pour combattre les groupes takfiristes terroristes et leur principal sponsor et allié, l’Etat terroriste d’Israël ».

De source sûre, Damas est en train de renforcer le dispositif de défense méridional face à son ennemi israélien où ont toujours été positionnées les meilleures unités de l’armée syrienne. Depuis 1973, la Syrie est en guerre technique avec Israël et ce dernier n’a pu arrêter alors une offensive syrienne sur le plateau du Golan qu’en usant de la menace nucléaire.

Fait impensable il y a trois ans, le Hamas palestinien vient de renouer avec le Hezbollah et la Syrie. L’aile militaire du mouvement Hamas, dont les combattants ont pu tenir tête à une très brutale offensive israélienne sur l’enclave assiégée de Gaza en juillet et août 2014, a déclaré non seulement son soutien au Hezbollah mais sa coordination totale avec le mouvement libanais et la Syrie en cas de guerre avec Israël. La reprise des relations entre le Hamas et la Syrie, rompues lors du début de la guerre en Syrie et l’implication de certains combattants palestiniens aux côtés des rebelles syriens a été un des grands objectifs d’Israël.

L’intégration de l’ensemble des forces d’élite du Hezbollah et de l’armée syrienne est achevée et des experts s’accordent à dire que la Syrie et le Liban feront front commun face à toute attaque israélienne. D’ailleurs l’un des objectifs des cadres du Hezbollah et des officiers iraniens au Golan était de former une nouvelle organisation populaire armée à l’instar de celle du mouvement libanais au Sud-Liban au Golan et de forcer les israéliens à évacuer le plateau comme ils ont été forcés d’évacuer le Liban Sud en 2000.

A Téhéran, l’heure est aux représailles intelligentes. L’axe stratégique Damas-Téhéran-Hezbollah semble déterminé à reprendre le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967 et annexé illégalement en 1981. Le Hamas palestinien a affirmé depuis Gaza qu’il soutiendrait toute action en ce sens.

Les iraniens privilégient à cette fin une approche très assymétrique semblable à celle, réussie, des comités de défense du Donbass en Ukraine ou à celles des milices de défense populaire en Irak et à Kobané en Syrie.

La perte par les israéliens du plateau très stratégique du Golan signifie à terme la fin d’Israël. Une panique soudaine s’est emparée des israéliens et même les américains semblent exaspérés par leurs attitudes jugées puériles et surtout « ingrates ». Les critiques américaines devront s’accroître car le gouvernement de guerre de Netanyahu est en train d’accumuler non seulement des bévues de toutes sortes mais désormais des erreurs stratégiques fatales.

La géopolitique pour les nuls

Aux États-Unis, le peuple peut se reposer sur CNN et Fox News pour se tenir informer, en France, nous avons BFMTV et même si cette chaine n’est pas aussi conséquente que ses consœurs nord-américaines, elle devient incontournable pour ceux qui ont un message à faire passer. Et BFMTV ne recule devant rien pour faire de l’audience, allant même jusqu’à téléphoner aux ennemis publics numéro un du moment – les frères Kouachi, responsables du massacre commis à Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi (affilié à Al-Qaïda au Yémen) a pu s’expliquer sur son geste. Ainsi, il a expliqué avoir voulu venger le prophète Mahomet, objet des caricatures de « Charlie Hebdo », et a réfuté avoir tué des « civils », accusant les Occidentaux de tuer des femmes et des enfants en Irak, en Afghanistan et en Syrie.

De son côté, Amedy Coulibaly, auteur de la tuerie commise en même temps que celle du journal satirique, a lui téléphoné à la chaine d’informations – juste avant l’assaut des forces de l’ordre. Il aurait déclaré: « On s’est synchronisé (avec les frères Kouachi) pour faire les opérations. On s’est synchronisé pour le départ, cela veut dire qu’eux ont commencé par ‘Charlie Hebdo’ et moi j’ai commencé par les policiers ».

Il a ajouté avoir pris des otages pour défendre les musulmans opprimés notamment en Palestine, et a justifié le choix d’un magasin casher parce qu’il ciblait des juifs. Selon BFM TV, il a précisé avoir reçu des instructions de l’EI et a affirmé qu’il y avait « quatre morts » dans la supérette, un bilan confirmé après l’assaut.

Donc, si j’ai bien tout compris, l’État Islamique se bat contre les sionistes (c’est sans doute pour endormir la vigilance de Tsahal qu’ils ont envahi l’Irak et la Syrie, et que leur but ultime n’est pas de faire tomber les gouvernements de Bagdad et de Damas, mais bel et bien d’envahir Israël, en passant par le Golan); et Al-Qaïda sa bat contre les Occidentaux qui tuent femmes et enfants au Moyen-Orient (zut! Moi qui pensais que c’était justement les hommes d’Al-Qaïda qui massacraient des civils en Syrie).

Pour ceux d’entre-vous qui connaissent notre vision de la politique internationale, ces propos sont totalement ineptes. Mais dites-vous bien que la majorité de la population n’aura pas d’autre son de cloche, et que la seule information qu’ils retiendront est que les Musulmans sont dangereux, la preuve, non seulement ils s’attaquent à un symbole (!) de la liberté d’expression de la France, mais en plus ils tuent des juifs innocents… Et comme ils se réfèrent à Al-Qaïda, à la Syrie et à l’EI, il n’y a qu’une réponse possible: Il faut libérer Damas!

La technique du « gagnant-gagnant »

L’ennui avec les ennemis créés de toutes pièces, c’est qu’en même temps les forces sensées les contrer font – en général – le travail pour lequel ils sont payés; d’autant plus qu’ils reçoivent des dotations en argent, armes, munitions et personnel à la hauteur de la menace. Du coup, les fauteurs de trouble se retrouvent en prison, quand ce n’est pas au cimetière, ce qui n’aide pas les commanditaires. A fortiori si les emprisonnés font partie des leaders, c’est une grande perte d’expérience pour la cause, doublé d’une perte de temps et d’argent, of course…

Dans ce cas-là, il n’y a guère de solutions; soit le groupe rebelle tente une libération par la force (avec les risques que cela comporte), soit on attend bien sagement que le lascar purge sa peine, ce qui risque d’être long, surtout s’il est condamné à la perpétuité. Mais heureusement pour eux, les commanditaires ont inventé un concept – en fait vieux comme le Monde – afin de les libérés, à la vue de tous, et sans soulever la moindre objection, à part chez les victimes et les organisations qui s’en occupent, mais personne ne s’en soucie… Voici donc la Technique du Gagnant-Gagnant.

Pour faciliter la compréhension, inventons un exemple. Imaginons que vous décidiez de déstabiliser un pays quelconque – au hasard, mettons un pays situé au Sahel, le choix est vaste – pour parvenir à vos fins il vous faut des méchants, très méchants, et habitants la région. Le plus simple est de recruter du côté de la pègre ou des laissés pour compte, la demande est forte, en général.

Lorsque vous aurez trouvé un ou plusieurs leaders, vous leur donnerez quelques cours accélérés en maniement d’armes, en technique de guérilla, pour ce qui est de la cruauté ils n’ont généralement pas besoin de cours. Ensuite, libre à eux de trouver des hommes pour étoffer leurs rangs. Mais le plus important vient juste après le recrutement, il faut absolument qu’ils trouvent leur assurance vie sous les traits d’un occidental quelconque (touriste ou travailleur, aucune importance) et qui pullulent dans ces contrées.

Assurance-vie, car en cas de coup dur il servira de monnaie d’échange contre de l’argent (si le commanditaire venait à faire défaut), ou plus sûrement pour assurer la libération du leader ou de ses lieutenants. Cerise sur le gâteau, si vous (le commanditaire) faites partie de la classe dirigeante de votre pays, vous aurez permis la libération d’un otage ce qui pourra redorer votre blason, surtout si vous êtes à 13% de bonne opinion dans les sondages – même si les précédents ont montré que le gain espéré était largement surestimé, il suffit de demander ce qu’en pensent Édouard Balladur, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy…

Vous pensez certainement que c’est de la politique fiction? En êtes-vous si sûr? Cela vient de se répéter cette semaine, et personne n’a rien vu. Le groupe incriminé se nomme AQMI (Al-Qaeda au Maghreb Islamique), l’otage Serge Lazarevic et le président libérateur François Hollande.
Suite à sa libération (après trois ans de privation de liberté) les médias ont parlé d’une rançon énorme payée par la France; rien n’est plus faux, Paris n’a pas versé un centime, par contre, quatre prisonniers ont été libérés; cette info, que certains journaux avaient laissé filtrer vient d’être confirmée par le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily. D’après lui, Mohamed Ag Wassoudene, soupçonné d’être l’un des initiateurs de l’enlèvement, et son complice présumé Haiba Ag Acherif, faisaient partie de l’échange. Cependant le ministre a tenu à préciser que cet échange s’était déroulé dans un « cadre bien précis », précisant que des Maliens faits prisonniers par des djihadistes à Kidal, dans le nord du pays, avaient été également échangés: « Nous l’avons fait pour les Maliens, car ils étaient plus de 38 militaires maliens, préfet malien, policiers et gendarmes maliens qui ont été libérés de la même manière et avec le même type d’échange »

Je ne tiens même pas à spéculer sur le nombre de détenus relâchés, ni sur la possibilité qu’ils puissent cesser leurs activités afin de reprendre une vie dite normale…

Pour ceux qui auraient encore des doutes, voici un autre exemple: Le 27 novembre 2014, le chef de guerre tchado-centrafricain Abdoulaye Miskine a été libéré par les autorités camerounaises, probablement en échanges de 26 otages qui avaient été kidnappés par les hommes de Miskine pour protester contre sa détention au Cameroun depuis septembre 2013. Abdoulaye Miskine de son vrai nom Martin Koumtamadji, chef du groupe armé centrafricain du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a été libéré par les autorités camerounaises et embarqué dans l’avion du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso puis reçu par ce dernier à Brazzaville. Abdoulaye Miskine était incarcéré au Cameroun depuis le 16 septembre 2013, étant suspecté d’avoir préparé des attaques contre des villages sur le territoire camerounais. Pour plus d’informations, lisez ceci.

Ainsi ce termine la démonstration de la Technique du Gagnant-Gagnant. Vous noterez au passage que certains rebelles ne semblent pas être intéressés par cette technique, comme ceux de Daech; mais c’est uniquement parce qu’ils n’ont aucun problème pour le recrutement, ni en ce qui concerne le financement, cependant la mise en scène (entendez par là la mise en ligne des tueries) des exécutions a une autre fonction; celle de permettre l’adoption de lois liberticides dans les pays occidentaux afin de lutter contre des intégrismes fabriqués de toutes pièces…

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

Des musées de Crimée poursuivent les Pays-Bas pour séquestration illégale de trésors archéologique

Des musées de Crimée ont décidé d’ester en justice un musée d’Amsterdam qui a décidé de ne pas restituer des trésors archéologiques prêtés pour une exposition.

La décision du musée en question, Allard Pierson, est loin d’être neutre ou autonome mais dictée tout en s’inscrivant dans le cadre d’une vaste politique de représailles menée par les Pays-Bas contre la Russie sur fond de guerre de barbouzes et de coups bas plus ou moins ébruités.

Moins hystériques et paranoïaques envers la Russie que les pays baltes, la Pologne ou la Suède, les Pays-Bas sont engagés dans le cadre de l’Otan dans une drôle de confrontation avec la Russie. Passage à tabac de diplomates par des « inconnus », vol à l’arraché visant des officiels, braquages, tentatives d’homicide à la voiture fantôme, espionnage tout azimuts, gel d’avoirs bancaires, expulsion d’enfants d’officiels, sabotages et au final accusations à l’encontre de Moscou d’être derrière le crash du vol MH17 de Malaysian Airlines au dessus de l’Ukraine ont fini par tendre les relations entre les deux pays au plus haut point. Ceci avant la séquestration en plein jour de trésors archéologiques de Crimée, donc techniquement russes. Inutile de dire qu’un retour de manivelle est attendu côté russe. Reste à savoir où et sous quelle forme.

La valse à trois temps continue.

Des organisations terroristes en Libye brouillent les télécommunications en Algérie, en Egypte et en Tunisie

Selon un journal algérien, des organisations terroristes en Libye auraient mis la main sur des des équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires de régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie.

La même source cite que des régions adjacentes de la frontière libyenne dans le Sud Algérien auraient connu une très forte perturbation des réseaux de téléphonie mobile ces derniers temps.

Des médias égyptiens rapportent que des perturbations des télécommunications civiles et militaires auraient été signalés dans les régions frontalières avec la Cyrénaïque.

Ces informations paraissent alors que des avions de combat non toujours identifiés bombardent l’aéroport international Mitiga de Tripoli où ils auraient détruit des avions de ligne au sol appartenant à la compagnie aérienne Air Afrique et qu’un avion libyen de type Beechcraft ayant quitté en catastrophe Tripoli vers les frontières algériennes aurait été intercepté par les défenses anti-aériennes algériennes. Peu d’informations sont disponibles sur cette affaire qui soulève de nombreuses interprétations.

Par ailleurs, pour la première fois, les groupes terroristes retranchés au Mont Chaambi en Tunisie occidentale, ont tenté de brouiller les communications militaires de l’armée tunisienne. Preuve s’il en est qu’il reçoivent toujours des équipements malgré un double blocus imposé par l’armée tunisienne et l’armée algérienne de l’autre côté de la frontière.

Grande offensive aérienne syrienne sur Al-Raqqa

Au même moment où dans un geste très fort, le Président Russe Vladimir Poutine recevait pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie Walid Al-Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, l’aviation syrienne a déclenché l’une des ses plus grandes opérations de cette guerre en procédant à une véritable offensive aérienne sur Al-Raqqa, capitale de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), y causant des dégâts considérables.

« Nous reviendrons! » C’est pas ses mots que le dernier commandant de la base aérienne d’Al-Raqqa, tombée aux mains des rebelles radicaux avait quitté son quartier général sous un déluge de roquettes et d’obus. La chute de la base aérienne d’Al-Raqqa a coûté la vie à plus de 320 soldats syriens et causé la perte de plus de 17 appareils de combat dont trois chasseurs que l’EIIL a tenté d’utiliser.

Les raids aériens de l’aviation syrienne se sont concentrés sur la périphérie industrielle Nord d’Al-Raqqa où l’organisation de DAECH tente de se constituer une industrie militaire.

Diverses sources dont le très controversé Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH) basé à Londres ont évoqué la mort de plus de 95 personnes au cours de ces raids.

D’après nos sources, les chasseurs-bombardiers syriens ont utilisé pour la première fois de nouvelles munitions guidées au Laser et ont fait face à des tirs de DCA (canons de 23 et de 30 MM) ainsi qu’à plusieurs salves de missiles Sol-Air de faible portée.

Les frappes ont détruit des anciennes usines d’engrais chimiques et d’ateliers de construction métallique que les combattants de DAECH tentaient de convertir en usines de roquettes ou de missiles.

Sur le plan politique, la rencontre de Poutine avec Al-Mouallem en présence de l’homologue de ce dernier Serguei Lavrov s’est fait à huis clos et rien n’a filtré des discussions entre les deux hommes. Cependant, Damas ne cache pas son souhait de voir Moscou accélérer les livraisons de certains systèmes d’armes et plus particulièrement les missiles SAM de la famille des S-300.

Moscou pour sa part semble contre-attaquer sur tous les fronts et paraît déterminé à soutenir son allié syrien, en guerre contre ses ennemis régionaux, d’autant plus que son principal adversaire, l’Arabie Saoudite, cherche à déséquilibrer les prix du pétrole brut au sein de l’OPEP dans le cadre d’une vieille politique dictée par Washington afin de faire saborder les économies de puissances hostiles ou tout simplement potentiellement rivales.

L’ère de la débilité programmée

Les médias aux ordres semblent avoir reçu un mot d’ordre pour évoquer d’une seule voix et uniformément des thématiques liées à celle que l’on appelle « le genre » ou à la sous-idéologie du féminisme radical déformé à des fins de domination sociale par une certaine élite jusqu’à ressembler au sionisme et au nazisme. Normal diriez-vous, et pourtant cette démarche basée sur des manifestations conjoncturelles ne serait pas du tout innocente et serait en fait une offensive généralisée contre ce qui est perçu comme les valeurs rétrogrades défendues par les « méchants » de ce monde (toujours les mêmes: les Russes de Poutine, les Musulmans non-alignés, les paysans européens récalcitrants, le Vatican, etc.) que le marché « libre » tente d’assujétir à l’idéologie dominante et hégémonique quitte à provoquer une autre guerre mondiale.

Il y a eu l’épisode grotesque et ubuesque de l’utilisation politicienne et idéologique d’une/un « Conchita Würtz » associé à un puissant outil de débilisation des masses qu’est devenu depuis longtemps le divertissement télévisé. Cela aurait pu passer inaperçu. Mais le geste est devenu politique lorsqu’il s’est inscrit dans une logique de confrontation avec la Russie pour la simple raison que son président s’attache encore à quelques concepts étranges aux yeux des nouveaux grands prêtres d’Ammon du marché transnational: les valeurs familiales traditionnelles…Une hérésie que le marché ne pardonne pas depuis qu’il s’est avéré qu’une masse d’individus déculturés, aliénés et isolés constituaient de meilleurs consommateurs soumis et constants qu’une famille. Par ailleurs cette dernière, dans sa configuration patriarcale est toujours susceptible de produire une société guerrière, donc forcément de la résistance au joug invisible sous prétexte de liberté totalitaire. Ce qu’il faut à tout prix éliminer. Après avoir tenté de tuer Dieu pour lui substituer Mammon même sous forme de Bitcoin, voilà qu’ils assassinent le père sans aucune alternative de remplacement fiable.

Même rengaine avec certaines thématique relatives à la situation des femmes dans le monde. Hormis l’histoire naturelle ou pas de l’évolution des fesses de Kim Kardashian, faisant la promotion de la chosification du corps féminin bien mieux que toutes les formes d’oppression réelles ou imaginaires faites aux femmes, on abat en flammes un scientifique pour avoir porté une chemise jugée sexiste et l’on remet du réchauffé sans vraiment étudier sérieusement la situation réelle et on ne peut plus catastrophique des femmes sous le règne du marché dans les pays les plus nantis. Pas la peine d’évoquer celles qui vivent dans le reste du monde mis à part pour outrer un ou deux bons samaritains. Par contre, plein de sujets futiles propices à la polémique stérile. Ce que recherchent par dessus tout les médias aux ordres pour amuser la gallerie et polariser certains. Toujours en ligne de mire, les « méchants » désignés…

A bien des égards, nous vivons en plein scénario d’un roman de Science-fiction de la trempe d’un auteur comme Philip K. Dick avec son « Simulacre ».

Byzantisme pédant et pesant. Pendant ce temps la Chine s’active et sait que le moindre faux pas lui coûtera non pas sa survie mais son existence en tant que nation millénaire. Cela rappelle un précédant historique: Le 29 mai 1453, les troupes ottomanes prenaient d’assaut Constantinople pendant que les faux érudits byzantins se disputaient sur le sexe des anges…

Il y a eu une ère que l’on a baptisé-pompeusement-des lumières. Maintenant une chose est sûre, on est à l’ère des débilités.

Chine: un collier d’îlots portes-avions…

Comme nous l’avons déjà annoncé ici, la République populaire de Chine serait en train de mettre sur pied une armée parallèle bien mieux équipée que son armée régulière, l’Armée de Libération chinoise. Cette dernière n’est pas en reste puisque Pékin a décidé de multiplier le nombre d’unités de montagne ainsi que celles spécialisées dans les opérations amphibies. On évoque également une immense base secrète de sous-marins mais rien ne filtre à ce sujet.

Cependant, le fait le plus étrange dans la démarche chinoise demeure sa capacité à élaborer des solutions alternatives. En manque de porte-avions, Pékin est en train de construire des îlots dotés de pistes d’atterrissage et de radars.

Artificiels ou naturels, une dizaine d’îlots sont déjà de facto de véritables portes-avions chinois en Mer de Chine Méridionale.

Rien ne saurait illustrer mieux la stratégie du collier de perles de Pékin que ces îlots sur lesquels atterrissent et décollent des avions militaires chinois en permanence.

Certains médias occidentaux hostiles à la Chine ont beau avoir une nette et constante tendance à sous-estimer ou à mépriser la puissance militaire chinoise mais le fait demeure que l’empire du milieu a bien plus de ressources qu’il n’en laisse paraître. D’autant plus que Pékin, lequel a fourni des efforts économiques et financiers colossaux afin de rendre l’économie US interdépendante de son économie ne se fait aucune illusion stratégique possible sur les objectifs ultimes du camp va-t-en guerre à Washington.

Mare Nostrum des clandestins ou comment la mer méditerranée est devenue l’enfer bleu

On en parle peu ou pas beaucoup. La plupart des médias évitent d’évoquer le sujet et certains pays comme l’Italie ou la Grèce sont totalement dépassés et tentent avec les moyens de bord de faire face à la déferlante subite qui s’abat sur leurs côtes depuis la disparition de la Libye en tant qu’Etat fin 2011. Il semble que l’impact de ce que l’on appelé pompeusement le printemps arabe risque d’être très chèrement payé par l’Europe.

D’une ampleur inégalée dans l’histoire moderne, des milliers d’immigrants clandestins venus d’Afrique mais surtout d’Asie ont profité du vacuum crée au lendemain de l’effondrement de la Libye sous les coups de l’Otan pour déferler sur la rive méridionale d’une Europe transformée en super-forteresse. C’est du jamais vu selon les gardes côtes italiens qui ne cachent plus leur colère et ras-le-bol.

Le nombre de migrants morts noyés en mer méditerrannée s’est multiplié par un facteur de 23 entre 2010 et 2013 et encore est-il sous-estimé. En moyenne plus de 1700 personnes quittent le littoral libyen par jour en période de beau temps…Avant, la marine libyenne faisait mine d’arrêter le flux au delà d’une certaine limite et parfois allait jusqu’à user de moyens de dissuasion assez spectaculaires. Mais après 2011, rien ne s’oppose aux mafias de passeurs de clandestins en mer, activité érigé en économie parallèle par les milices armées sévissant en Libye.

Par dépit, les autorités italiennnes du Sud de la péninsule ont commencé dès 2012 à libérer les clandestins regroupés dans des centres de détention administrative à condition de quitter l’Italie dans un délai de 72 heures. Un officiel italien en charge du dossier a fini par dire tout haut ce que l’ensemble de ses collègues pensent tout bas: « Après tout, c’est Sarkozy et Cameron qui sont responsables de cette catastrophe, qu’ils aillent [les migrants] chez eux! [en France et en Grande Bretagne] »

Du coup, même si Rome jure par tous les saints du contraire-aide de l’Union Européenne oblige-les services de sécurité italiens se montrent d’un laxisme total envers ces migrants de l’enfer bleu, à condition que ces derniers quittent au plus vite leur territoire vers les autres pays européens.

Un autre flux se déverse sur la Grèce, la Crète et Chypre. Profitant que la crise économique ayant gravement affecté la Grèce, des dizaines milliers de migrants clandestins y ont débarqué non sans provoquer quelques heurts. Chypre pour sa part reçoit un flux nouveau induit par la guerre en Syrie. On notera avec intérêt la réussite du passage sur cette île de petits chalutiers de pêche palestiniens en provenance de l’enclave assiégée de Gaza malgré le blocus maritime israélien.

Face à l’aggravation de ce phénomène, Bruxelles suivie par l’ensemble des capitales européennes ferment les yeux. Dommages collatéraux qu’il faudra assumer. Seul Rome se plaint haut et fort mais accusé d’exagérer la menace à des fins peu avouables, il a fini par laisser faire. Berlin, Londres ou Paris se contentant de durcir jusqu’à l’absurde leurs politique d’octroi de visas d’entrée aux ressortissants hors Union Européenne. Seule exception et elle est notable: les barbus à l’apparence islamiste semblent avoir les faveurs des fonctionnaires de l’Union et surtout de ceux du Foreign Office de Londres ou du ministère Allemand des Affaires étrangères. On ne sait jamais, de la matière première peut toujours servir. D’ailleurs, l’Etat Islamique ou Daech n’aurait jamais été enviseagable sans des années de « bienveillance » britannique.

Il n’en demeure pas moins que des centaines de barques ou d’autres embarcations de fortune coulent quotidiennement en mer méditerranée. Souvent sous le regard impuissant des gardes-côtes espagnols, italiens ou grecs. Ce n’est pas le cas de la Royal Navy laquelle s’est caractérisée par une impassibilité criminelle dans au moins deux cas.

L’européen moyen semble avoir beaucoup de difficultés à imaginer l’ampleur des bouleversements socio-économiques et politiques ayant affecté les périphéries de l’Europe en tant que construction. Il s’attache souvent et mordicus à une vision surannée et dépassée d’une immigration traditionnelle alors que ce n’est plus le cas. On est bien devant un phénomène inédit de nature plus violente. Car si la plupart des migrants fuient la disparition de leurs mondes respectifs, certains tendent à adopter un comportement de survie extrême susceptible d’aboutir à une forme de violence nouvelle. En témoigne cette scène irréaliste survenue il y a une année à Tarente en Italie méridionale: des centaines de clandestins paisiblement établis dans la région depuis des années ont du fuir devant la poussée d’une nouvelle vague d’immigrants clandestins, venus par voie maritime, évoluant en bandes et usant d’une violence extrême. Ces derniers sont vites exploités par des centaines d’organisations criminelles activant en Europe.

Au lieu d’oeuvrer à aboutir à une solution à ce problème, l’Europe se plaît à s’inventer des peurs et à focaliser sur le phénomène (star) hyper-médiatisé de Daech, lequel est à la géopolitique ce que la télé-réalité est au film documentaire. Jusqu’à quand poursuivra t-on cette politique de l’autruche digne d’un roman de science-fiction? Bienvenue dans le mare nostrum de l’enfer bleu!

Des lasers de combat opérationnels ou le syndrome d’Archimède

Après l’annonce faite par la Chine concernant la mise en service d’un système d’arme au Laser capacble de neutraliser des drones ennemis, les Etats-Unis viennent de rendre public le fait qu’ils disposent au Golfe arabo-persique d’un système d’arme Laser opérationnel embarqué à bord d’unité de surface spécialisées dans la guerre amphibie.

Selon les informations que le Pentagone a bien voulu distiller autour de ce système d’arme au Laser, il serait composé de plusieurs émetteurs pouvant focaliser sur une seule cible, besoin faisant…

Ne vous emballez trop vite, on en est pas encore à la guerre des étoiles et bien que les technologies mises en oeuvre dans ces processus soient assez développées, il n’en demeure pas moins que ces deux systèmes n’ont pas encore été éprouvés dans les conditions extrêmes et impondérable d’une combat réel.

La Chine a déjà testé des Lasers à haute énergie sur des satellites US et il n’est pas rare que des satellites-espion US survolant secrètement des parties du territoire de l’empire du Milieu à une altitude de 300 kilomètres soient soudainement aveuglés par une multitude de rayons Laser en provenance du sol.

On soupçonne également que les Etats-Unis aient eu recours à des armes Laser ou à des rayonnements à haute énergie pour neutraliser des tirs de fusées, notamment en Corée du Nord ou pour induire une dizaine d’accidents d’avions. Sans preuve jusqu’à présent.

Dans certains pays comme en Afghanistan, au Pakistan et en Syrie par exemple, des insurgés ou des terroristes utilisent des Lasers commerciaux pour aveugler des avions en cours de décollage ou d’atterrissage.

Au cours de la seconde guerre du Golfe, l’armée US a tenté d’utiliser des Lasers aveuglants causant une cécité plus ou moins irréversibles aux soldats irakiens et de fait, on estime qu’entre 18 000 et 26 000 militaires irakiens auraient perdu la vue à cause de cet usage répréhensible proscrit par le droit de la guerre.

Le Golfe arabo-persique est l’une des régions les plus stratégiques au monde puisque c’est par cette région que transitent l’une des plus grandes routes d’approvisionnement en énergies fossiles. Le golfe est le théâtre d’un affrontement qui ne dit pas son nom entre deux blocs régionaux antagonistes, d’un côté les pays du Conseil de Coopération du Golfe disposant du parapluie US et de l’autre, de l’Iran soutenue par la Russie et la Chine.

La prochaine guerre qui s’annonce aura t-elle lieu à coup de Lasers silencieux? Peu sûr mais ce qui est certain est qu’elle ne se fera pas au lance-pierre…

Grosso modo, l’idée du système d’arme Laser embarqué à bord de l’USS Ponce n’est pourtant pas aussi nouvelle que ça. Vers 213 avant Jésus-Christ, Archimède aurait employé un dispositif thermo-solaire inconnu pour incendier la flotte Romaine durant le siège de Syracuse, un des épisodes de la seconde guerre Punique, le conflit mondial de l’époque.

Faut croire que l’histoire a une fâcheuse tendance à se répéter sous d’autres formes…

Ukraine: le fantasme des chars russes encore et toujours…

Pour la énième fois, des médias aux ordres de qui vous savez ressortent le fantasme de l’invasion russse de l’est de l’Ukraine, la dite invasion ne pouvant être que sous forme d’interminables colonnes blindées dans la pure tradition soviétique avec pour mot d’ordre « Для Берлине! »(Vers Berlin!)…Cela réveille bien des fantasmes dans une Europe conditionnée par près de 45 ans de hantise. Hantise d’une invasion semblable à celle des Huns d’Attila. D’ailleurs il suffit de lire un ouvrage paru en 1985 sous la plume d’un général britannique et adroitement dénommé « la Troisième guerre mondiale » pour constater que l’Otan a toujours misé sur une bataille en Europe centrale et plus spécialement le théâtre de bataille allemand entre d’immenses colonnes de chars soviétiques qu’il fallait arrêter à tout prix, même en usant de missiles nucléaires tactiques (les missiles Pershing ont vécu!)

De fait certains médias anglo-saxons confondent maintenant entre tanks et tankers. Et entre forces spéciales dissimulées parmi les séparatistes russophones et les convois d’aide.

Que l’on soit assez clairs à ce sujet. Il ne fait aucun doute que Moscou aide de manières multiples la rébellion du Donbass et qu’il a établi une stratégie offensive en cas de tentative de récupération de la Crimée par le régime de Kiev et ses mentors occidentaux (lesquels usent des mêmes procédés avec leur protégés), allant jusqu’à brandir la dissuasion nucléaire. On en est pas encore là. Les russes font preuve de plus d’intelligence en focalisant sur des lignes de fractures d’un intérêt stratégique et entravant à long terme toute menace occidentale sur les marches occidentales de la Sainte Russie. D’où le conflit sourd autour des grandes zones indutrielles et minières le long d’un corridor précis incluant le littoral méridional. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’invasion russe.

Si jamais il y aura une invasion russe, une vraie, elle ne s’arrêtera qu’à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Varsovie en Pologne! (Nos amis polonais ne seront pas contents en lisant cela) et sera d’un effet foudroyant.

Il est très peu probable que Moscou se risque à une telle immaturité stratégique. Le monde a un peu changé depuis 1944 et c’est l’ère des guerres d’ingénierie sociale et des rébellions par proxy, inaugurées en grande pompes par Washington.

Pour le reste, les médias dominants peuvent toujours crier « au Leu! » ou « au loup! »…

Syrie: en attendant le Denarius Auri, l’armée syrienne se prépare au pire

A côté de la réintroduction annoncée par Daech du Denarius Auri ou du Dinar-or à partir d’Irak, l’armée syrienne tente de se préparer à une très mauvaise surprise que pourraient lui réserver l’ONU ou le régime de Washington.

Un communiqué officiel de Damas ne dit pas autre chose et l’on sait depuis un mois que la syrie cherche à multiplier ses approvisionnements en armes et surtout de nouveaux systèmes d’armes aptes à induire un changement tactique majeur.

Sur le terrain, l’armée syrienne fait ce qu’elle peut. En face, les groupes armés se multiplient et l’on arrive plus à les dénombrer. La rébellion classique s’est dissoute dans un océan de milices armées en guerre les unes avec les autres.

Le rapprochement factice entre Daech et la pseudo Al-Qaida vise dans ce contexte à unifier un front de combat et à se réserver l’exclusivité du combat contre le régime syrien.

Cependant, l’armée syrienne ne lâche pas prise. Notamment près du littoral et de la capitale où se concentre le gros de la population du pays.

Des soldats de l'armée syrienne se protégeant derrière un char T-72 lors d'une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.
Des soldats de l’armée syrien se protégeant derrière un char de bataille lors d’une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.

Daech ou le syndrome des ciseaux noirs

Les processus de création de nouveaux Etats sont trop nombreux et diversifiés pour que l’on puisse en faire une sorte de taxinomie ici. Cependant, force est constater que les efforts en grande partie exogènes visant à transformer ou à faire muter une organisaton terroriste en Etat, plus précisément au Levant, ne sont pas sans précédants dans la région.

Plus clairement, la tentative et les méthodes usitées pour faire ériger l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) en Etat ressemble à celles ayant conduit à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

En guerre contre l’Irak, l’Iran et la Syrie sans compter le Hezbollah libanais (notez bien que ce sont les membres du fameux axe géostratégique formée autour de Téhéran), Daech se porterait tellement bien sur le plan financier qu’il envisage de battre sa propre monnaie…

Oubliez les petites frappes aériennes de Washington (85% des raids) et des ses alliés (le reste ou ls restes dont la fameuse petite incursion française pour viser un pick-up Toyota), oubliez les milices gauchistes kurdes lesquelles semblent vivre en plein milieu de 20e siècle, voici venu le temps des milliardaires de Daech. Indubitablement, l’argent n’ayant aucune odeur, appelle l’argent.

On sera point étonné si l’on rendait public le fait que des financiers de cette organisation terroriste hors-normes, classée comme la plus riche des organisations terroristes de tous les temps si l’on exclue les anciennes organisations terroristes de la Hagana et de l’Irgoun, aient des facilités bancaires auprès de banques sises à Frankfürt ou à Londres…

Théorie du complot? C’est plutôt le complot de la théorie. Car les faits eux indiquent que le Moyen-Orient est en train d’être redessiné avec de très grands ciseaux noirs corbeau…Syndrome hors-catégorie susceptible de s’étendre comme une tâche d’huile ou plutôt comme un jeu de dominos vicié…

Libye: des terroristes avec des avions de combat?

Des informations concordantes indiquent que des membres de groupes armés ayant prêté une allégeance formelle à l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et Levant s’entraîneraient sur des avions de combat de fabrication russe dans l’Est de la Libye.

De vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-21 (« Fishbed ») et au moins un Mikoyan-Gurevitch Mig-23 (« Flogger ») seraient entre les mains de radicaux extrémistes en Libye.

Les renseignements égyptiens sont pour le moins effarés par de telles informations. Pour rappel, des éléments de l’armée égyptiennes couvert par des avions de combat d’un pays du Golfe arabo-persique ont contribué à la reprise de quatre sites militaires près de Benghazi (Cyrénaïque) au profit des forces du général Khalifa Hefter.

Le Sud de la Libye est entre l’influence de différents groupes armés antagonistes dont le plus résilient semble être celui du chef de guerre algérien Mokhtar Benmokhtar. Celui-ci aurait, selon plusieurs indications, prếté allégeance à Daech après une réunion fort houleuse de chefs terroristes à Derna à l’Est de Benghazi il y a de cela trois mois.

L’usage d’avions de combat même obsolètes par une organisation terroriste menace directement l’ensemble des pays d’Afrique du Nord mais également ceux du pourtour méditerranéen.

Des pays comme l’Algérie, confronté à cette formidable accumulation des menaces, ont décidé d’abattre tout aéronef étranger non identifié en provenance de leur flanc oriental.

Subrepticement, la possession d’une aviation de guerre est en train de cesser d’être un apanage exclusif des Etats-Nation et commence à devenir un outil parmi d’autres entre les mains d’entités non-étatiques et des réseaux criminels. Une hérésie? C’est pourtant une nouvelle tendance inquiétante apparue avec les pseudo-révolutions Arabes et laquelle risque de s’étendre à d’autres régions du monde.