Le monde en guerre, à la veille de la 100e commémoration de la guerre 14-18

La situation dans la péninsule coréenne a atteint le seuil critique tandis que la guerre en Syrie risque d’embraser le Moyen-Orient, le Golfe arabo-persique et le Caucase du Sud.

Moins d’une année avant la 100e commémoration de la sinistre guerre 1914-1918, le monde se retrouve déjà en guerre. La formation de l’axe Damas-Téhéran-Pyongyong est désormais une réalité et n’a rien à voir avec le discours de l’ex-président George W. Bush de 2002 classant ces pays dans ce qu’il a qualifié l’axe du mal.

Des trois pays, c’est la Corée du Nord et l’Iran qui risquent le plus de mettre sérieusement à mal la nouvelle stratégie américaine de la guerre de l’arrière et sous couvert, appliquée contre des régimes réticents comme la Libye et la Syrie.

Cependant, la situation en Syrie demeure la plus importante, compte-tenu de la proximité d’Israël. Une entrée de cette entité dans la guerre entraînerait systématiquement celle de l’ensemble des pays occidentaux et leurs alliés arabes.

Derniers développements en Syrie

Les forces armées syriennes à l’exception du 61e bataillon d’artillerie de campagne ont évacué la localité de Deraa (Sud) et des zones contiguës avec la Jordanie. Des groupes rebelles devancés par les terroristes du groupe transnational Jobhet Ennosra (le front des partisans) crée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et classé comme une organisation terroriste par Washington ont investi la ville de Deraa.

Sur le front du Nord, à Alep, le Chef de la sécurité militaire syrienne de la zone, le général Mohamed Meflah, est porté disparu. Cette défection a amené le haut commandement syrien a placer Alep sous la supervision directe des redoutables renseignements de l’armée de l’air. L’armée régulière syrienne a réussi à contrôler le centre-ville d’Alep et sa périphérie malgré l’usage par les rebelles d’obus de mortier contenant une matière chimique mortelle. L’assassinat sauvage d’un Imam dont la tête a été placée au sommet du Minaret d’une mosquée de la ville a provoqué une vigoureuse réaction de l’armée et des milices de défense populaire.

Quant à la capitale Damas, dont des locaux, notamment la faculté d’architecture, ont subi des tirs de mortier ayant entraîné la mort de 15 étudiants, le gouvernement syrien est en train d’élaborer un nouveau plan visant à contrecarrer toute tentative de paralyser une ville de plus de 4 millions d’habitants. Ce plan est en cours d’élaboration avec des experts Nord-coréens et iraniens.

Intense coopération entre Pyongyong, Téhéran et Damas

Du jamais vu depuis 1945 avec la disparition de l’axe de fer. L’intensification de la coopération entre Damas, Téhéran et Pyongyong est non seulement effectif mais de plus en plus important. La provocation US du bombardier B2 contre la Corée du Nord a été considéré par les Nord-coréens comme un casus Belli. Le déploiement dans le plus grand secret en Turquie méridionale de chasseur F-22 raptor et de bombardiers stratégiques B-2 cause des cauchemars aux généraux syriens et iraniens. La presse occidentale, dans un souci de ne pas alarmer, minimise la portée de ces conflits et les réduit à de simples « révolutions » dans le cas du monde arabe ou de « fanfaronnade » dans le cas de Pyongyong. Qui plus est, la presse mainstream sous-estime les capacités de ces pays.

Or, c’est la Russie maintenant et non pas la Chine qui estime que toute attaque contre la Corée du Nord sera considérée comme une attaque contre Moscou. Les russes sont furieux après ce qu’ils considèrent le pillage de Chypre à la suite d’une opération secrète de l’Otan déguisée en crise bancaire. Après avoir menacé d’envoyer 500 avions de combat en Syrie en cas d’intervention internationale contre la Syrie, la Russie s’est révélée derrière le troisième test atomique (dont la puissance est de loin plus importante que celle rapportée dans les médias). La Chine est extrêmement mécontente de la nouvelle stratégie de l’administration Obama et fera tout pour conserver l’atout nord-coréen. Enfin, l’Iran qui se prépare depuis deux ans à une guerre avec Israël, c’est-à-dire l’ensemble du monde, semble désormais avoir acquis l’arme nucléaire mais veut se réserver du temps pour la miniaturisation des ogives avec l’aide de pays amis, dont la Biélorussie.

Nord-Mali: Les missiles « Hellfire » des drones d’attaque chassent les chefs d’AQMI

Dans ce qui s’apparente à une application des tactiques éprouvées utilisées en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen, les chefs des organisations affiliées ou assimilées à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) sont pris en chasse par une meute de drones armés de type Predator dont les missiles Hellfire sont d’une redoutable efficacité.

Les médias focalisent sur le rôle-exagéré- de la brigade du fils du président tchadien Idriss Déby-officiellement dénommée Forces armées tchadiennes en intervention au Mali (FATIM) et passent sous silence ou évoquent en second plan le rôle crucial des forces spéciales françaises et des drones armés américains. Cette stratégie s’avère payante en matière de communication puisque les deux pays gèrent le conflit avec le moins de dommage-image possible.

Si le chef terroriste Abou Zeid a été bel et bien tué par des bombes françaises ou des missiles US, le chef de la brigade des signataires par le sang, Mokhtar Belmokhtar serait toujours vivant et se dirigerait avec ses hommes vers une localité situées dans le Nord-Niger. Ce n’est pas la première fois que Belmokhtar est donné pour mort ou capturé. Sa mort a été annoncé à diverses reprises depuis plusieurs années.

Le Tchad dont l’engagement au Mali a été fortement recommandé par Washington, n’a aucun agenda au Mali. Le « général » Kaka, surnom de Mahamat Idriss Déby Itno, 29 ans, fils du président tchadien ne fait que de la sous-traitance pour services rendus. Les tchadiens sont habitués au combat en milieu désertique montagneux et représentent à cet égard le meilleur compromis possible pour une intervention à pas feutrés dans le massif de l’Adrar des  Ifoghas dont la morphologie rappelle fort partiellement celle du Tibesti.  Ils enregistrent jusqu’à présent le plus grand nombre de pertes sur le terrain.

Il est à rappeler que le général Itno fils n’a passé que trois mois au lycée militaire d’Aix-en-Provence. Cela a été suffisant pour le placer à la tête de la garde.  Ce particularisme africain n’est pas dénoncé par les médias mainstream, si prompts à le dénoncer quand il s’agit d’un régime à abattre comme ce fut le cas pour la Libye de Gaddafi.

Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali

Cocorico! La France aura bien eu sa « tempête de désert ». Hollande a pris la « courageuse » décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000 D et des Rafale contre les colonnes de djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.

Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néocoloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.

Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.

De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.

La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.

Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culotés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.

Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger en 1991.

Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.

D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narcoterroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…

Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narcoterroristes était avérée ?

Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie !

Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néocoloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.

Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.

Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu ?

C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.

Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.

Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.

Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.

Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale !

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers !

Michel Collon

www.michelcollon.info

France Displays Unhinged Hypocrisy as Bombs Fall on Mali

NATO funding, arming, & simultaneously fighting Al Qaeda from Mali to Syria.

A deluge of articles have been quickly put into circulation defending France’s military intervention in the African nation of Mali. TIME’s article, « The Crisis in Mali: Will French Intervention Stop the Islamist Advance? » decides that old tricks are the best tricks, and elects the tiresome « War on Terror » narrative.
TIME claims the intervention seeks to stop « Islamist » terrorists from overrunning both Africa and all of Europe. Specifically, the article states:
« …there is a (probably well-founded) fear in France that a radical Islamist Mali threatens France most of all, since most of the Islamists are French speakers and many have relatives in France. (Intelligence sources in Paris have told TIME that they’ve identified aspiring jihadis leaving France for northern Mali to train and fight.) Al-Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM), one of the three groups that make up the Malian Islamist alliance and which provides much of the leadership, has also designated France — the representative of Western power in the region — as a prime target for attack. »
What TIME elects not to tell readers is that Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) is closely allied to the Libyan Islamic Fighting Group (LIFG whom France intervened on behalf of during NATO’s 2011 proxy-invasion of Libya – providing weapons, training, special forces and even aircraft to support them in the overthrow of Libya’s government.

As far back as August of 2011, Bruce Riedel out of the corporate-financier funded think-tank, the Brookings Institution, wrote « Algeria will be next to fall, » where he gleefully predicted success in Libya would embolden radical elements in Algeria, in particular AQIM. Between extremist violence and the prospect of French airstrikes, Riedel hoped to see the fall of the Algerian government. Ironically Riedel noted:
Algeria has expressed particular concern that the unrest in Libya could lead to the development of a major safe haven and sanctuary for al-Qaeda and other extremist jihadis.

And thanks to NATO, that is exactly what Libya has become – a Western sponsored sanctuary for Al-Qaeda.

AQIM’s headway in northern Mali and now French involvement will see the conflict inevitably spill over into Algeria. It should be noted that Riedel is a co-author of « Which Path to Persia? » which openly conspires to arm yet another US State Department-listed terrorist organization (list as #28), the Mujahedin-e Khalq (MEK) to wreak havoc across Iran and help collapse the government there – illustrating a pattern of using clearly terroristic organizations, even those listed as so by the US State Department, to carry out US foreign policy.Geopolitical analyst Pepe Escobar noted a more direct connection between LIFG and AQIM in an Asia Times piece titled, « How al-Qaeda got to rule in Tripoli: »
« Crucially, still in 2007, then al-Qaeda’s number two, Zawahiri, officially announced the merger between the LIFG and al-Qaeda in the Islamic Mahgreb (AQIM). So, for all practical purposes, since then, LIFG/AQIM have been one and the same – and Belhaj was/is its emir.  »
« Belhaj, » referring to Hakim Abdul Belhaj, leader of LIFG in Libya, led with NATO support, arms, funding, and diplomatic recognition, the overthrowing of Muammar Qaddafi and has now plunged the nation into unending racist and tribal, genocidal infighting. This intervention has also seen the rebellion’s epicenter of Benghazi peeling off from Tripoli as a semi-autonomous « Terror-Emirate. » Belhaj’s latest campaign has shifted to Syria where he was admittedly on the Turkish-Syrian border pledging weapons, money, and fighters to the so-called « Free Syrian Army, » again, under the auspices of NATO support.

LIFG, which with French arms, cash, and diplomatic support, is now invading northern Syria on behalf of NATO’s attempted regime change there, officially merged with Al Qaeda in 2007 according to the US Army’s West Point Combating Terrorism Center (CTC). According to the CTC, AQIM and LIFG share not only ideological goals, but strategic and even tactical objectives. The weapons LIFG received most certainly made their way into the hands of AQIM on their way through the porous borders of the Sahara Desert and into northern Mali.

In fact, ABC News reported in their article, « Al Qaeda Terror Group: We ‘Benefit From’ Libyan Weapons, » that:
A leading member of an al Qaeda-affiliated terror group indicated the organization may have acquired some of the thousands of powerful weapons that went missing in the chaos of the Libyan uprising, stoking long-held fears of Western officials. « We have been one of the main beneficiaries of the revolutions in the Arab world, » Mokhtar Belmokhtar, a leader of the north Africa-based al Qaeda in the Islamic Maghreb [AQIM], told the Mauritanian news agency ANI Wednesday. « As for our benefiting from the [Libyan] weapons, this is a natural thing in these kinds of circumstances. »
It is no coincidence that as the Libyan conflict was drawing to a conclusion, conflict erupted in northern Mali. It is part of a premeditated geopolitical reordering that began with toppling Libya, and since then, using it as a springboard for invading other targeted nations, including Mali, Algeria, and Syria with heavily armed, NATO-funded and aided terrorists.

French involvement may drive AQIM and its affiliates out of northern Mali, but they are almost sure to end up in Algeria, most likely by design. Algeria was able to balk subversion during the early phases of the US-engineered « Arab Spring » in 2011, but it surely has not escaped the attention of the West who is in the midst of transforming a region stretching from Africa to Beijing and Moscow’s doorsteps – and in a fit of geopolitical schizophrenia – using terrorists both as a casus belli to invade and as an inexhaustible mercenary force to do it.

 

Opération Serval au Mali: une campagne sans objectifs précis

Comme prévu, le lancement de l’opération Serval au Mali, officiellement à la demande des autorités de Bamako (encore faut-il savoir lesquelles? puisque il en existe plusieurs en rivalité) ne se heurte pas à de grandes difficultés. Même si paradoxalement au premier jour des  opérations militaires, et contre toute attente, l’armée française a enregistré des pertes alors qu’elle n’en a essuyé aucune ou presque en Libye. Au même moment, un commando français lourdement soutenu par la marine échouait à libérer un agent de la DGSE retenu depuis 2009 en Somalie. Cela a contraint la présidence française à recadrer à la baisse  le niveau d’importance de cette Opex (opération extérieure) et à exclure tout lien entre celle-ci et le raid somalien.

La question d’une intervention militaire ne s’est jamais posée: la faiblesse de l’adversaire, l’absence d’un gouvernement central, l’anarchie sociale  et la nature du terrain sont autant d’éléments incitant à intervenir militairement. C’est les règles du jeu.

Cependant, le problème de cette intervention, baptisé au nom d’un petit félin africain ayant la particularité d’uriner trente fois par heure pour marquer son territoire, est l’absence d’objectifs précis dont l’accomplissement pourrait servir de critère à la réussite des opérations. Guerroyer contre des groupes armés ayant une très faible coordination et ne pouvant tenir sur une ligne de front est assez aisé. Mais qui est l’ennemi: le groupe Ançar Eddine, composé essentiellement de touaregs Ifoghas? l’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) qui regroupe des transfuges et des volontaires issus de plusieurs pays ou encore le MUJAO (Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique Occidentale) dont on ne connaît presque rien? Rien n’est moins sûr tant que les raids aériens ciblent un groupe particulier en épargnant d’autres.

Indubitablement, cette crise malienne est marqué par le sceau du malentendu depuis le début. Pour le capitaine Sanogo, le fondé de pouvoir à Kati et qui détient le pouvoir réel à Bamako, cette opération servira à combattre les indépendantistes Azawad. Les français auront beau pourchasser des terroristes islamistes comme ils l’entendent si cela sert leurs intérêts stratégiques et énergétiques , Sanogo n’en est pas moins focalisé sur une guerre et pourquoi pas un nettoyage ethnique dans le plus pur style africain.

En deçà des enjeux stratégiques évidents derrière cette campagne africaine de Paris, visant à sécuriser en premier lieu les gisements d’uranium du Nord-Niger et d’asseoir l’influence française dans ce pays enclavé du Sahel avec lequel la France a toujours entretenu une relation plus qu’étroite, la Mauritanie est l’un des rares pays de la sous-région à être consciente de la problématique ethnique du conflit.  Nouakchott a fermé l’accès de l’aérodrome de Néma à la petite coalition françafricaine tout en continuant de lui fournir une assistance dans le renseignement.

Autre malentendu: la plupart des médias utilisent et répètent les termes « djihadistes » à propos des groupes armés du Nord Mali. Or, la France et les Etats-Unis d’Amérique combattent au Mali des groupes plus ethnocentrés que religieux. L’obédience salafiste du groupe Touareg Ançar Eddine est un fait inexplicable dans cette communauté sans l’apport financier de certains pays du Golfe arabo-persique. Demeurent l’AQMI, une organisation en guerre contre le gouvernement algérien depuis une décennie et le Mujao, qui lui emboîte le pas. Ces deux organisation regroupent divers éléments hétérogènes et mal équipés jusqu’à la guerre de Libye qui leur a ouvert les arsenaux de l’armée libyenne. Les deux hélicoptères français abattus au Mali l’ont été avec des armes libyennes maniés par des éléments non maliens.

Dernier point, la restauration symbolique de la « souveraineté » de l’Etat malien sur l’Azawad est tactiquement acquise pour l’armée française. Stratégiquement c’est une autre histoire. L’opération Serval ne pourra jamais éliminer l’ensemble des organisation armées ou islamistes activant au Sahel.

L’opération Serval c’est aussi l’appui logistique américain, assez remarquable dans son efficacité: l’interruption d’Internet et la suspension des réseau de téléphonie par satellite sur le théâtre d’opérations. Les satellites US au dessus du Sahel fournissent également des informations de choix pour l’acquisition de cibles fuyantes dans ce genre de terrain.

L’offensive franco-malienne est partie de Sévaré vers Mopti. De là elle a visé Konna puis Douentza. Les raids aériens français se concentrent d’ailleurs sur cette localité stratégique tenue par le MUJAO car sa chute ouvrira grand le chemin du Nord. Des raids aériens ont également ciblé Tombouctou et d’autres localités près de Gao et Menaka. Encore une fois, il sera aisé de revenir au statu quo ante bellum, c’est à dire rétablir une autorité symbolique de l’Etat malien au Nord (comme il en a toujours été depuis 1960) mais la vraie question qui se pose, quel impact aura cette intervention sur le devenir commun des maliens? N’y a t-il pas risque d’une quelconque déchirure?

Sur le plan diplomatique, l’ensemble des pays de la sous-région soutient cette intervention dont le but officiel est une sorte de petite guerre au terrorisme. Le grand voisin du Nord, l’Algérie, soutient également l’activisme français au Mali même si c’est un secret de polichinelle qu’Alger a été mise en échec et mat sur ce dossier depuis le début. Il est vrai qu’à Alger, on n’a jamais aimé les jeux d’échecs. Très peu de voix en Algérie se sont déclarés favorables à une intervention de leur pays au Mali et la politique officielle de ce pays a été de suivre la voix politique vers un dialogue inter-malien inexistant.

La seule réprobation est venue de Moscou qui a tenu à rendre la pareille à Paris sur l’affaire syrienne: la Russie a jugé l’intervention française comme l’expression d’un atavisme colonial ancré dans la mentalité des classes dirigeantes françaises à fortiori quand il s’agit de l’Afrique subsaharienne…Cela dit, il existe une capitale en ce moment où l’on jubile: Damas. La France dont le bruit agace Al-Assad sera « Out » le moment suffisant pour établir des mécanismes politiques internes visant une sortie de crise.

Conflit au Moyen-Orient: fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas au cours de laquelle la garde républicaine syrienne à réussi à infliger un sérieux revers à la rébellion grâce à l’aide technique des services spéciaux russes a révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient.

Conçu comme une opération d’envergure-la deuxième du genre-visant à couper les communications entre Damas et l’aéroport international avant la capture de cette infrastructure, ce qui aurait été une victoire médiatique de la rébellion, la bataille de Damas s’est terminé par de très lourdes pertes pour les rebelles (nos sources évoquent plus de 5000 tués parmi les rebelles dont 75% seraient de nationalités étrangères à la Syrie) et un revers pour des unités des SAS britanniques infiltrés à partir de la Jordanie via la ville syrienne (sud) de Deraa. Des mercenaires de la firme américaine de sécurité X (connue antérieurement sous le sigle de ‘Blackwater’) ont également été éliminés sur la route de l’aéroport international de Damas.

Des pilotes habitués aux appareils de fabrication russe dont les nationalités n’ont pas été précisées étaient également parmi les rebelles en vue de prendre le contrôle des appareils de l’armée de l’air syrienne en cas de prise de l’aéroport.

Des combattants radicaux de ‘Jobhat Ennosra’ participant aux combats contre les forces du régime syrien ont retourné leurs armes sur des membres des forces spéciales britanniques et des ‘contractors’ de X. Une semaine plus tard, le Département d’Etat US classait ce groupe islamique radical qui bénéficiait jusque là de fonds et d’armes de la part des pays du Golfe et de la France, dans la liste des organisations terroristes ennemies du Gouvernement des Etats-Unis.

Les services spéciaux russes ont fourni une précieuse aide techniques aux services du renseignement aérien de l’armée syrienne en coupant toutes les communications (téléphonie mobile, Internet, brouillage Radio)  de la Syrie pendant cette bataille. Ils ont également permis à l’armée syrienne de brouiller toutes les communications ennemies à l’intérieur du pays.

Les déclarations diplomatiques de responsables américains et russes devenaient de plus en plus codés et variaient en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Les deux pays n’ont pas manqué d’envoyer des bâtiments de guerre en face du littoral syrien (Lattaquié et Tartus)  dont le porte-avions nucléaire USS Eisenhower pour la marine US.

C’est la première fois que américains et russes mesurent leurs capacités de guerre électronique et cybernétique dans une bataille en Syrie.

Conflit au Moyen-Orient: l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis parle d’une « ligne rouge »…

Les choses se précipitent au Levant malgré l’apparent statu quo marqué par une stagnation des combats en Syrie, un risque réel de contagion du conflit au Nord-Liban, la résurgence de la revendication nationale kurde et l’état d’alerte maximum en Israël. Des médias évoquent de plus en plus ouvertement une probable intervention de l’Otan alors que l’état-major israélien espère que le conflit en cours en Syrie depuis plus de 20 mois puisse permettre un affaiblissement suffisant de  l’armée syrienne régulière et la réduction de ses capacités pour agir ouvertement.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision américaines Fox News, Ambassadeur Bernstein OrenMichael Bernstein Oren, ambassadeur  l’Etat d’Israël aux Etats-Unis d’Amérique, a explicitement évoqué une ‘Red Line’ (ligne rouge) à ne pas dépasser par le régime syrien sous peine de se voir attaqué de l’extérieur. Pour Oren, cette ligne rouge est le fait pour Damas de transférer des vecteurs chimiques ou toute arme non-conventionnelle au Hezbollah libanais. Cela créerait une « réalité nouvelle » au Moyen-Orient, c’est-à-dire, un bouleversement des rapports stratégiques au détriment d’Israël. Chose inacceptable pour Tel-Aviv et son puissant protecteur après tant d’efforts, de conflits, de blocus, de guerres économiques  et de « révolutions colorées »  visant à renforcer et à étendre la domination stratégique de l’État dit hébreu dans son environnement immédiat et intermédiaire.

Il est à rappeler que c’est les services secrets israéliens qui ont évoqué pour la première fois une activité suspecte dans le domaine chimique en Syrie et notamment le déplacement d’ogives contenant du gaz Sarin susceptibles d’être portées par des vecteurs aériens et balistiques. Malgré les dénégations de Damas, une campagne médiatique laquelle n’est pas sans rappeler celle qui a précédé l’invasion de l’Irak en 2003 est en train d’exploiter ce thème à des fins politiques et ce, à la veille de la tenue de la troisième réunion ministérielle de la Conférence des « Amis de la Syrie », prévue le 12 décembre à Marrakech, au Maroc où l’on s’attend à une reconnaissance de la nouvelle coalition patchwork sous patronage international  représentant ou sensée représenter la rébellion.

En tout état de cause, les unités d’élite de l’armée israélienne au Golan et près des frontières libanaises, dont on a rapporté qu’elles se préparent depuis des mois à une guerre avec la Syrie, où à une extension paroxystique du domaine de la lutte menée depuis des décennies contre l’un des derniers sinon le dernier pays arabe à être techniquement en guerre avec Tel-Aviv, s’attendent à tout moment à une évolution dramatique de la situation sur le plan régional. En tant qu’historien, Michael Oren ne peut ignorer cela.

PsyOps en Afrique : le Pentagone et le Département d’Etat aux commandes de sites web

Comme au temps de la guerre froide, les Etats-Unis financent des médias et des journalistes un peu partout dans le monde. L’ennemi n’est plus le communisme, mais l’Islam sous couvert de guerre contre le terrorisme d’al-Qaïda. A la différence de Radio Free Europe, créé en 1949 et qui émet toujours, de Radio Tamadoun en Afghanistan et des chaînes de télévision comme Al-Hurra en Irak ou TV Marti contre Cuba, l’ouverture sur Internet de sites d’information « africains » permet maintenant à la communauté du renseignement américaine – 17 services secrets – de savoir nommément qui les visite. La CIA – ou une autre agence – peut ensuite s’introduire dans la mémoire des ordinateurs, dresser facilement un profil de leur propriétaire, prendre connaissance des données qui s’y trouvent : correspondances, centres d’intérêt, carnet d’adresses, photos… etc… Aucun mot de passe ne résiste aux décodeurs de dernière génération. On n’arrête pas le progrès !

DCS
Le Defence Clandestine Service s’efforce de créer de nouveaux sites d’information en Afrique et ailleurs dans le cadre de la cyberguerre et de la manipulation psychologique.

Les services américains vont ainsi se constituer des réseaux de soutien potentiels, dresser des listes d’opposants à leur politique, recruter plus facilement des espions. On imagine l’intérêt qu’auront ces informations lors d’une opération de déstabilisation, d’un coup d’Etat ou d’une invasion. Un article paru récemment dans le Washington Post (1/12/12) révèle que la DIA (Defense Intelligence Agency) forme 1 600 agents liés au Commandement américain des opérations spéciales (U.S. Joint Special Operations Command), qui rivaliseront dans le monde avec ceux de la CIA. Une de leurs priorités sera la surveillance et l’infiltration des groupes islamistes en Afrique. Dans cette perspective, le Pentagone étudie la création d’un nouveau service de renseignement, le Defense Clandestine Service (DCS).

Un nouveau site, sabahionline.com, centré sur la situation en Somalie, et destiné à contrer les messages du mouvement islamiste, Al Shabab, a été lancé en février dernier par le Pentagone et le Département d’Etat. Neuf rédacteurs du Kenya, Tanzanie, Djibouti, Somalie, y contribuent. Il fait partie, avec un autre site, magharebia.com, (Libye, Algérie, Maroc, Mauritanie) de l’effort de propagande de l’Africom basé à Stuttgart, pour rivaliser avec les extrémistes des deux régions les plus dangereuses en Afrique, la Somalie et l’Afrique du nord.

Grâce aux publicités émises sur d’autres sites web, sabahionline.com attire de nombreux visiteurs uniques. Les militaires US les estiment à 4000. De plus, 10 000 articles sont lus par jour, sans qu’on sache qui est derrière l’opération. Le secrétaire général de l’Union nationale des Journalistes somaliens qualifie de professionnels les articles qui sont chargés, mais craint que cela ne mette en péril la vie de ceux qui y contribuent.

Africom finance ces deux sites à hauteur de 3 millions de dollars pour les reportages, la traduction, la publication, etc. et pense que les dividendes sont à la clé.

Cependant, pour Seth Jones, directeur associé de International Security and Defense Policy Center à la Rand Corporation, à Washington, la question est de savoir si « les Etats-Unis sont capables de jauger si les locaux les considèrent comme des sources d’informations légitimes et les lisent. Si non, on peut se demander ce que les Etats-Unis reçoivent pour leur fric ? »

Gilles Munier

Hassan Turkmani, l’un meilleurs généraux du monde arabe

Il y a certains faits qui passent sous silence. Le général syrien Hassan Turkmani, assassiné le 18 juillet 2012 dans un attentat à l’explosif visant un des complexes de la Sécurité nationale syrienne, est l’un des meilleurs stratèges du monde arabe et devance de très loin le général Tlass, son prédécesseur à la tête du ministère syrien de la défense.

Théoricien militaire, artisan de la construction de l’armée syrienne et l’un des principaux planificateurs de la doctrine militaire syrienne, le général Hassan Turkmani (1935-2012) est également l’un des principaux artisans du rapprochement stratégiques avec l’Iran et la République démocratique de Corée (Corée du nord).

Le général Turkmani, l’un des stratèges méconnus de l’armée syrienne, assassiné le 18 juillet 2012. C’est l’un des artisans de la doctrine militaire syrienne;

Il est également l’auteur de nombreux ouvrages sur la stratégie militaire (« l’art de la guerre », « les théories des Armées », « Une stratégie pour le Golan », etc.) et est sûrement derrière la bonne organisation générale des unités de l’Armée syrienne.

Officier d’artillerie à l’origine, Turkmani participe à la quatrième guerre israélo-arabe d’octobre 1973 dans sa partie la plus acharnée, autour du Golan. Il écrira plus tard sa déception du comportement de l’armée égyptienne, laquelle selon lui ne se battait pas pour gagner la guerre mais pour pouvoir négocier, alors que l’armée syrienne se battait avec un acharnement total en vue d’une victoire stratégique. D’ailleurs, le front syrien, passé sous silence, a été le théâtre le plus violent de cette guerre « inachevée » car jusqu’à aujourd’hui, la Syrie est techniquement en guerre avec Israël.

Longtemps dans l’ombre du très médiocre Mustapha Tlass, plus connu pour ses aventures avec la gente féminine et un goût immodéré du luxe que pour ses compétences militaires, le général Turkmani, nommé général en 1978 fut nommé Chef d’état-major de l’armée syrienne en 2002, à un moment crucial de l’histoire de la Syrie, qui assistait à la destruction du noyau d’Etat palestinien à Ramallah sous les chenilles des chars Merkava de l’armée israélienne. Il devint ministre de la défense en 2004 à la place de Mustapha Tlass, imprimant ainsi un changement radical dans les doctrines et les moyens d’action de l’armée. Sa venue à la tête de la défense mis fin à la corruption érigée par  son prédécesseur et la mise à niveau de l’armée connut sa première épreuve de feu lors de la guerre du Liban de 2006 dans laquelle la Syrie joua un rôle de premier plan dans l’approvisionnement en arme et la mise en oeuvre des tactiques de combat du hezbollah libanais. Il est l’un des hommes-clé de l’alliance stratégique avec la République islamique d’Iran.

En 2009, Turkmani quitte le ministère de la défense après avoir réussi à nouer des relations assez denses avec la très recluse Armée nord-coréenne. Il devient le conseiller du vice-président Farouk Charee avant d’être nommé chef de la cellule de crise chargée de faire face à la guerre de basse intensité menée contre la Syrie par les Etats-Unis d’Amérique et Israël via leurs alliés régionaux. Il meurt en pleine salle de réunion le 18 juillet 2012.

L’armée syrienne lui doit beaucoup et notamment, l’amélioration notable de l’équipement individuel des soldats d’infanterie, les nouvelles tactiques de contre-guérilla urbaine pratiquées par les forces spéciales, la défense aérienne, les tactiques asymétrique de l’artillerie de campagne telles qu’elles ont été utilisées par le Hezbollah lors de son bras de fer avec Israël en 2006, la primauté au renseignement aérien et la création d’une force balistique évaluée à près de 400 missiles.

intellectuel effacé, Turkmani était un partisan de la Grande Syrie revendiquant un irrédentisme incluant outre le Golan sous occupation israélienne, la province d’Antalya, sous occupation turque. Peu de temps avant sa mort, il prédit que si le président américain Obama mène des guerres caché  derrière un rideau, son rival pour les prochaines présidentielles Mitt Romney pourrait bien déclencher l’holocauste thermonucléaire sans états d’âme .

Homme de l’ombre, le général Hassan Turkmani a totalisé 55 ans de vie active et a probablement sauvé l’armée syrienne d’une désintégration souhaitée des ennemis de la Syrie. Il était incontestablement l’un des meilleurs sinon le meilleur stratège du monde dit arabe.

UK dispatches 200 Special Forces in and around Syria

The British Army has dispatched nearly 200 elite members from the Special Air Service and the Special Boat Service in and around.

A senior military expert, who asked to remain anonymous, said the elite SAS and SBS troops are in Syria to both gather information about and confiscate those ‘chemical weapons’.

The elite special troops are working alongside those that are dispatched by the British foreign spying apparatus- MI6, to the country in an attempt to gather intelligence about the movement of the Syrian army forces, experts said.

According to the report, American and French troops are also operating with MI6 and CIA agents to destabilize Syria and help the foreign-backed gunmen topple Syria.

“This is like something out of a Frederick Forsyth thriller but it’s true and a lot of people could get killed,” said the senior British expert.

Libyan behind the fall of helicopter

The Syrian Arab Army had succeeded in killing the militants who had targeted the Syrian army helicopter that had fallen in al-Qaboun area in Damascus on 27 august 2012.
A Syrian Army helicopter has bombed a 4X4 technical vehicle that was mounted by a AAA 23 mm heavy machinegun.
The ‘technical’ was destroyed in al-Harmleh area, of Damascus Countryside. Four militants, including three libyan mercenaries were killed.
The shooter behind the fall of the Syrian army helicopter was a Libyan mercenary who participated in the killing of Libyan leader Muamar Gaddafi in Sirt area in october 2011.

 

Syrie: « vingt missiles suffisent à détruire les installations nucléaires israéliennes »

Depuis le début de la militarisation de la crise en Syrie, les observateurs israéliens étaient partagés entre le désarroi et le soulagement. Désarroi devant les tactiques de l’armée syrienne, notamment celle relative à la guérilla urbaine; soulagement devant l’attrition et l’usure d’une force qui se préparait depuis des années à une guerre avec Israël. De fait, plus la crise syrienne perdure et plus les unités de l’armée syrienne sont usées par l’overstretching, l’épuisement  et les désertions.

En dépit de son matériel relativement obsolète-mis à part des systèmes de défense aérienne et de lutte anti-navires-, l’armée syrienne a non seulement fait preuve d’une bonne coordination dans sa lutte contre la subversion mais mis en oeuvre de  nouvelles tactiques de combat probablement inspirés du Hezbollah libanais. La Syrie a du aussi observer les tactiques utilisées par les Marines américains en Irak de 2003 à 2009.

Mais ce qui paraît comme de plus en plus évident est que les forces armées syriennes avaient une doctrine militaire prévoyant une guerre sur au moins deux front. Le premier front est celui de l’axe s’étendant du Golan à Bekaa (Anti-Liban) tandis que le second est la conséquence naturelle de l’invasion et l’occupation de l’Irak de 2003 à décembre 2012. La Syrie qui demeure techniquement en guerre avec Israël redoutait au plus haut point une prise de revers par les forces US à partir d’Irak et de Jordanie. Ce qui a failli arriver au lendemain de la chute de Baghdad. Ce que les stratèges syriens n’ont pas vu venir est le double jeu de la Turquie avec laquelle ils avaient essayé une politique de rapprochement et de bon voisinage afin d’éviter un encerclement total. La suite est connue: les turcs furent l’appât de l’OTAN.

Les analystes militaires israéliens ne cachent pas que la disparition du régime actuel syrien serait de nature à améliorer la situation stratégique d’Israël. Or celle-ci est très mauvaise. Probablement la plus mauvaise depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948. L’embrasement du Sinaï, la situation au Liban, la crise syrienne, la question kurde, la position ambigüe de l’Irak, la grande question nucléaire iranienne et le front interne sont autant de sujets mettant à mal la sécurité israélienne. D’où les efforts inouïs du Mossad en Syrie via la Turquie mais également en Iran avec les États-Unis.

Pour la première fois depuis 1991, un pays du tiers-monde, en l’occurrence la Syrie a non seulement reconnu la détention d’armes chimiques mais s’est dit prêt à les utiliser en cas d’agression extérieures. Ce changement de paradigme est passé quasiment inaperçu. Cela a mis fin à deux décennies de contre-prolifération et à toute une doctrine américaine. Cet avertissement calculé sonne le glas d’une nouvelle ère.

Indubitablement, la Syrie n’est pas en mesure de contrer l’OTAN et par dessus tout les forces militaires colossales des Etats-Unis d’Amérique. Pas plus qu’Israël n’est capable d’attaquer l’Iran en solo. Cette équation est caractéristique des enjeux géostratégiques en cours dans cette partie du monde. Tant que l’axe stratégique Syrie-Iran-Hezbollah tient, une intervention militaire directe telle que voulue par le président américain Barack Obama s’avère au mieux aléatoire, au pire désastreuse pour l’ensemble des protagonistes.

Dans un nouveau rebondissement, l’ambassadeur syrien en Jordanie a déclaré lors d’une rencontre avec les autorités du pays hôte que l’armée syrienne n’a pas besoin de tirer plus de 20 missiles pour anéantir les installations nucléaires israéliennes, en référence au site de Dimona mais également à d’autres sites recensés in situ avec l’aide du Hezbollah libanais.

L’ambassadeur syrien à Amman, Behjat Sulayman,  a néanmoins averti qu’un tel cas de figure serait dévastateur avant d’ajouter  » C’est vrai, ce sera trop dévastateur mais la Syrie le fera et anéantira les installations nucléaires israéliennes en tirant 20 missiles et pas un de plus » *

Pour rappel, plus de 60 % des missiles tirés par le Hezbollah libanais sur Israël lors de la guerre de juillet 2006 étaient de montage syrien.

Malgré les troubles interconfessionnels affectant le Nord du Liban, plus particulièrement à Tripoli, le Hezbollah ne bouge plus. Trop concentré sur le prochain conflit, le leader du mouvement, Hassan Nasrallah a cependant menacé qu’en cas d’attaque israélienne sur le Liban, son mouvement ferait subir l’enfer à Tel-aviv. Simples paroles en l’air comme il en est légion au Moyen-Orient? Pas si sûr si on l’on en croit quelques -rares- informations en provenance du Sud-Liban où il est désormais question d’une éventuelle guerre balistique doublée d’une incursion de combattants au sol et la prise d’assaut de colonies israéliennes au cas en cas d’hostilités directes.

A Damas, le ministre de la défense, le général Fahd Jassem Al-Freij, que nous avons présenté ici comme un faucon dès sa nomination, semble satisfait de la conduite des opérations à Alep où les troupes syriennes semblent avoir adopté des tactiques de guérilla urbaine inédites. Même si le taux de désertion est assez préoccupant vu l’immense pression que subissent les soldats et officiers sur le terrain depuis près d’un an et demi et la cadence infernales des opérations, les unités sont relativement bien organisées et agissent en blocs compacts en milieu urbain. C’est le cas à Alep et dans les faubourgs de Damas et de Deir Ezzour. Dans les maquis denses séparant les confins frontaliers avec la Turquie, les forces spéciales syriennes ont été déployées et leur action s’avère jusqu’à maintenant efficace. L’ironie du sort a voulu que les militaires syriens se battent près de dizaines de villages où les portraits du leader historique du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), Abdallah Oçalan, ont systématiquement remplacé les portraits du président Al-Assad dans ce qui est bien convenu comme une extrême provocation de la Turquie que l’ensemble des militaires syriens considèrent comme l’un des plus grands ennemis historiques de leur nation.

Au Sud, les meilleures unités de l’armée syrienne sont toujours déployées face au plateau du Golan. Certaines se sont repliés plus au nord  lors de la fameuse bataille de Damas, mais les principales-dont deux commandés par des syriens de confession juive- sont en première ligne face à Tsahal.

A l’Ouest près de la frontière avec l’Irak,  les rebelles de l’armée syrienne libre et leurs alliés des légions salafistes ont pris pour la seconde fois le contrôle de la ville frontalière de Kameshli duquel se sont retiré depuis longtemps les militaires syriens. Ce qui a poussé l’armée irakienne a fermer -définitivement-la frontière, non sans avoir pilonné l’autre côté dans ce qui s’apparente à un coup de main à Damas. D’ailleurs, les forces de l’ancien vice-président irakien Ezzat Ibrahim Douri, dernier survivant des collaborateurs de Saddam Hussein sont en train de mener une guerre sans merci à Al-Qaïda en Mésopotamie et à la nébuleuse Armée islamique d’Irak, toute deux alliés à l’ASL syrienne et qui mènent depuis des semaines des campagnes concertées de terreur pour intimider Baghdad du fait de sa position assez modérée sur la crise en Syrie.

L’élément de surprise a toujours été déterminant dans les conflits. Or, il semble bien. Nous avons prédit il y a quelques mois que l’économie syrienne qui n’a jamais été une économie de guerre ne pourrait pas supporter l’effort de guerre et le fonctionnement de la machine militaire plus de six mois. Or, il semble que l’ensemble tient toujours. Damas ne redoute plus un conflit régional. Les récentes déclarations bellicistes d’Obama a convaincu les syriens, y compris certains qui ont pris les armes contre Al-Assad, que leur pays fait face en réalité à une agression américaine d’un type nouveau, combinant la stratégie Brzezinsky recommandant de laisser les arabes et les musulmans s’entre-tuer, la guerre médiatique et la guerre secrète dans le plus pur style du Backward.

* Citation rapportée par le site Balad Cham

Moscow Criticizes ‘Interference’ in Pussy Riot Case

Moscow issued a stern warning on Monday against any interference in its judicial affairs, especially in the case of the anti-Putin punk group Pussy Riot, who were jailed last Friday in a case that attracted worldwide interest and widespread criticism.

Yekaterina Samutsevich, 30, Nadezhda Tolokonnikova, 22, and Maria Alyokhina, 24, were jailed for two years by a Moscow court for their part in the February 21 protest in the Russian capital’s Christ the Savior Cathedral. The group performed a “punk prayer” urging the Virgin Mary to “drive Putin out.”

“You may personally agree or disagree with the verdict. But it is unacceptable to interfere with the court,” Foreign Minister Sergei Lavrov said.

Responding to claims that the court “was not independent in making the decision,” Lavrov stressed President Vladimir Putin had prior to sentencing recommended leniency for the punk group members.

“A similar stance was taken by the Russian Orthodox Church,” he said.

The group was charged with “hooliganism” aimed at “inciting religious hatred.” Lawyers for Pussy Riot said the performance was not anti-religious in nature, but was in protest at Orthodox Church support for Vladimir Putin ahead of the March 4 presidential elections that returned him to the Kremlin.

The ruling sparked international condemnation. Over 50 people were detained in a protest outside the court when the sentences were handed down.

Lavrov also warned against “hasty conclusions and hysterical reaction” over the issue.

“There is always the appeals option,” he said.

Russian police said earlier on Monday they were searching for the fourth and fifth participants in the Pussy Riot protest prayer. It was unclear if the police had established the identities of the suspects.

Source: RIAN

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Syrie: un avion touché par un missile Stinger

Un avion de l’armée de l’air syrienne de type Mig-21  aurait été touché par un missile Stinger de conception américaine mais fabriqué sous licence en Turquie.

Comme en Afghanistan durant les années 80, les pays soutenant la rébellion syrienne tentent d’inverser le rapport de force en livrant des missiles Stinger à l’ASL…

L’appareil s’est écrasé non loin de Deir Ezzor (Est). Le pilote qui a réussi à s’éjecter aurait été capturé par une brigade salafiste dénommé Ahfad Muhammad (les Descendants du Prophète). Une vidéo montrant le présumé pilote circule déjà sur le web. Les rebelles tentent de soigner leur image sur recommandation d’une boite de communication internationale dont on connaît pas encore le nom, surtout après les atrocités et autres exactions commises sur des civils et des soldats de l’armée syrienne.

La localisation rapide du pilote a été rendue possible grâce à l’aide américaine et israélienne: des dizaines de satellites de ces deux pays survolent en permanence l’espace aérien syrien.

Ce n’est pas la première fois que des missiles Sol-Air portables sont livrés aux rebelles syriens. Des missiles Strela leur ont été livrés peu avant l’opération « volcan de Damas » qui s’est terminée par un échec.  La livraison de missiles antiaérien FIM92A Stinger à la rébellion syrienne consacre un nouveau tournant dans la crise qui secoue ce pays depuis plus de 18 mois.

Durant les années 80 en Afghanistan, la livraison par la CIA américaine de missiles Stinger aux combattants afghans alors en guerre contre l’armée rouge permit à ces derniers de lutter efficacement contre les hélicoptères HIND  et faire perdre la suprématie aérienne aux soviétiques. A l’époque déjà, Riad finançait l’opération.

L’Arabie Saoudite et la Turquie partagent, outre un profond sentiment russophobe, une farouche volonté de se débarrasser au plus vite du régime en place à Damas afin d’ouvrir la voie à l’établissement sinon d’un pipeline épousant l’ancienne voie ferrée ottomane, du moins d’une liaison directe entre les deux pays-clé du GMO (Grand Moyen-Orient).

ECOWAS troops would be defeated in Mali

Military Defeat is what I see as the inevitable conclusion to any ECOWAS intervention in the North of Mali, in a desert terrain the ECOWAS troops do not know, against an enemy that is far better equipped and funded than they will be.

 If it is a NATO-backed intervention with drones and airpower, of course, the equipment equation changes…. but not the terrain. Al Qaeda and its allies in Pakistan have not been destroyed in ten years of US and NATO intentions with 100 000 troops and hundreds of drones.

Where will Algeria stand?  The ambiguity of Algeria’s position is highlighted in the Int Crisis Group report of 18 July.

You could argue that if foreign troops take the towns of Gao and Timbuktu by force and hold them, then the Malian population will be better off: that may well be. But is it any sort of solution?  The political problems would remain, there is no way that Gao and Timbuktu can be supplied with food and fuel in a conflict environment, and you can only hold non-fortified desert towns for a short while before the bombs and IEDs begin.

All civil society organisations  should be seeking peaceful solutions – and should be wary of adding fuel to the flames of the arms salesmen who are pushing for war so that they can make more profits. Armed conflict in the short and medium term will be very bad news for the populations of Mali and Niger, and later southern Algeria and Burkina Faso…. Open war could easily spread to Northern Nigeria, where Al Qaeda is now supporting the extremist group Boko Haram with arms and money.

Instead of a military adventure, we should seek a pacific alternative from inside Malian society (which brought peace to Mali in the 1990s). Civil society has a traditional legitimacy that everybody recognizes, with village chiefs, griots, hunters, women’s associations, trade unions and so on. Since the turn of the 21st century, elected Mayors have brought a new decentralized dimension to Mali’s democratic governance and civil society. Municipalities have an elected mandate that is close to the people, surely more valuable than unelected ministers.  Nationally elected deputies have lost their legitimacy both because the promised elections did not take place (so they are out of time, lame ducks) and also because the national political processes failed to avert the army catastrophe of March 21st.

 These political structures need to be recomposed on a new base of negotiation and acceptance, coming out of Mali’s social capital and not out of the barrel of the guns of foreign armies.

Military intervention is the response of desperation, and it will fail. There may be nothing ‘wrong’ legally with military force, if the AU and the UN provide legitimacy by approving a military intervention: but there is absolutely no possibility of any serious Malian military support for the venture, apart from Colonel Elhaj Gamou’s 300 troops who are waiting in Niger. The rest of the Malian army has no leadership, no serious weapons or ammunition, and no discipline or morale.

 The lack of any possible Malian support for a military intervention should certainly be one reason for discouraging any sort of external military intervention. In fact, the remnants of the Malian army have specifically rejected external military intervention and have threatened to fire on anyone who tries to invade!

Most Malians oppose a military foreign intervention in their soil…

Of course, a well-organised and well-disciplined force could sweep aside the disorganised forces of Bamako…. but to what end, since they would not be welcomed as ‘liberators’ and would be rejected by the Malian population?  Would the remnants of the Malian army become a guerrilla warfare militia in Bamako, killing ECOWAS troops? Malians want to find a solution to their own problems, even if they see no solution at the moment.  My ideas and civil society initiatives (modest as they are) seek to help them find their own solution.

 ECOWAS might split apart on this issue, if ECOWAS does invade Mali: Mali might very well withdraw from ECOWAS in the short term, and it might be politically impossible for future Malian governments to rejoin. This is not Liberia or Sierra Leone (I know both these conflicts intimately, as well as their solutions through ECOMOG and other external support operations):  any comparison with Mali would be most erroneous.

The Malian army is presently non-existent as an army: in Bamako, Kati and Sévaré the army has become an undisciplined band of armed brigands and murderers. If the army did send people to the North in support of an ECOWAS intervention (which is most unlikely), they would be rejected by the population as faithless deserters, no use as protectors. Col Gamou might be acceptable to the populations of Gao or Timbuktu, but I fear he would be assassinated if he sets foot in Kidal, or Bamako. But Gamou only has 300 men (though he claims he can mobilize 2000 fighters).

 Mali has a long way to go before the North and the South will be able to negotiate a new form of unity: long negotiations will be needed within Malian civil society (and without the politicians) until Malians North and South can work out how to adopt some type of federal model. Nothing else will succeed. Or so I believe at present.

On one issue only, all Malians agree: no foreign troops. All reports show Malians refusing the idea of foreign military interference, and that at least should be respected.

How will it help that Guinean, Nigerien and Burkinabé invading troops arrive on Malian soil, and are attacked by the remnants of the Malian army?  That is surely the worst sort of way to add violence to chaos.

Dr. Robin Edward Poulton

 

Syrie & Libye : L’incroyable faiblesse arabe et la mort de son nationalisme

Le “printemps arabe” n’a jamais exité. Ils l’ont médiatiquement inventé. La campagne libyenne a été conçue sur des on-dit, des rumeurs et des mensonges. Ces derniers ont poussé un pays dans le désastre, la mort, jusqu’à l’assassinat macabre d’un président en fonction, le frère Guide Mouammar Kadhafi. Conséquence: le Mali s’embrase. Aujourd’hui, la guerre contre la Syrie s’inscrit dans le même processus. Elle est menée sur des mensonges. Ce qui est étonnant, avec le nombre de savants et d’érudits que compte le monde arabe, il est inconcevable que personne ne réagisse. Comment peuvent-ils se laisser déborder par les salafistes ? Le mystère reste entier, quand on sait qu’en Algérie, ils ont été stoppés net, avec l’appui de leurs nouveaux alliés occidentaux. Un revirement abscons de leur part, relatif, semble-t-il, aux chimères de la soi-disant bombe iranienne. Le clown et nègre de maison Barack Obama a juré que de son vivant, l’Iran n’aura jamais la bombe atomique, sans en apporter la preuve tangible que ce pays veut s’en doter…

En mettant l’accent sur les Alaouites qui “ont” le pouvoir en Syrie, c’est réducteur. C’est encore une mystification médiatique, pour faire croire que Bachar Al-Assad discrimine les autres. Or, on ne le dira jamais assez, le général Tlass, son ami d’enfance qui se trouverait à Paris, est…sunnite. Cherchez l’erreur ! Le président Assad gouverne avec toute la composante syrienne. Et pourtant, de dire que les sunnites sont majoritaires et n’ont pas le pouvoir est un faux grossier. La réalité émane du fait que, les minorités Alaouites, chrétiennes ou chiites, s’entendent à merveille, et forme la vraie majorité en Syrie. Le reste n’est que verbiage vaseux.

Vouloir rejeter la responsabilité d’un échec sur la personne à qui on ordonne de partir, sans toutefois respecter son pouvoir ou la souveraineté de son pays, c’est ça la vraie dictature. Les préalables et les menaces ne sont que l’apanage des dictateurs. Tous les dirigeants occidentaux le sont, quand il ne s’agit pas de leur peuple et même ici, j’en sais quelque chose. Passons. Aidés par des journalistes véreux, chacun de leur adversaire est un dictateur. Le vrai problème en Syrie et en Libye se résume au diktat occidental. Point. Il se décline en deux phrases: “Kadhafi doit partir” et “Assad doit partir”, sans autre forme de procès. Dans quel monde vivons-nous ?

Finalement, les gens ne doivent-ils pas se parler simplement pour aplanir certains différends ? Qui au juste a le droit de déterminer qu’untel ou qu’untel autre n’a pas le droit de dire ou de faire ce que lui, le “plaignant”, estime injuste, « indéclarable » ou simplement inexcusable ? Encore une fois, si ces gens exigeaient de leurs mercenaires de se mettre autour d’une table, on n’en serait pas là. Mais, ils aiment l’odeur du sang et de l’argent, ce dernier étant leur Dieu. Les Syriens ? Le dernier de leur souci. Hélas, une horde de salafistes ne comprennent rien à rien et détruisent leur pays. Comment peut-on avoir été colonisé et revenir chercher le colon pour une recolonisation ? C’est invraisemblable. Mais où sont les intellectuels arabes ? Prennent-ils eux aussi des gazo-dollars et des pétro-dollars au Qatar pour rabattre leur caquet ? Oui, c’est l’incroyable faiblesse arabe et la mort de son nationalisme.

Allain Jules

Allainjules.com

 

Syrie: entre pressions diplomatiques et jeux d’échecs

Du jamais vu de mémoire de diplomate! A l’initiative du Royaume d’Arabie Saoudite et sur instigation des principales puissances mondiales belligérantes contre le gouvernement de la Syrie, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté vendredi 3 août 2012 une résolution condamnant le bombardement des rebelles (et des groupes terroristes) par l’armée régulière syrienne. La résolution dénonce le gel du Conseil de sécurité et son incapacité à résoudre la crise en Syrie. 
L’Arabie Saoudite ne s’est pas distinguée par une quelconque action diplomatiques multilatérale en faveur des palestiniens au cours des 50 dernières années. Mais semble très agitée pour en finir avec le régime syrien qu’elle a toujours considéré comme étant l’un de ses pires ennemis après l’Iran.
La résolution a été soutenue par 133 pays , 12 ayant voté contre et 31 s’étant abstenus. La présidence par la France du Conseil de sécurité de l’ONU augure de sombres perspectives pour Damas. Dans l’étrange répartition des rôles en cours depuis l’alignement sans faille de Paris dans l’orbite néoconservatrice et promondialiste, la France a en effet pour tâche de faire aboutir les projets d’agression au conseil de sécurité de l’ONU. Une manière de faire oublier l’opposition assez somptueuse de ce pays à la guerre contre l’Irak par la voix de Dominique de Villepin.

Pendant ce temps, après une courte accalmie à Alep, les combats ont repris dans le quartier de Salaheddine (du nom du célèbre Roi Saladin du Moyen-âge). Depuis le début des combats à ALep, l’armée syrienne, soutenue par des milices tribales a réussi à éliminer entre 1600 et 2000 combattants de l’ASL (armée syrienne libre) parmi lesquels un grand nombre d’étrangers.

L’entrée en lice des milices tribales est la conséquence des exécutions sommaires des combattants de l’ASL qui n’ont pas hésité à filmer l’exécution de membres du clan sunnite des « Berri » à Alep. Les images de cette exécution sommaire sauvage ont fait le tour des chaînes d’information du monde arabe et provoqué un sérieux coup dur pour la réputation des rebelles que les médias dominants continuent à présenter comme des contestataires pacifiques revendiquant la démocratie.
Dans la périphérie d’Alep, une embuscade de l’armée syrienne a coûté la vie à 70 rebelles tandis que deux chars de combat, volés par des militaires déserteurs ont été détruits.

A Damas, des groupes rebelles ont tenté d’immiscer les réfugiés palestiniens dans le conflit en pilonnant au mortier le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à partir du quartier Ettadamon, faisant plus de 22 morts et des dizaines de blessés. Les groupes armés, regroupant 400 éléments, ont été rapidement encerclés par l’armée syrienne dans ce quartier chaud. L’ASL a miné des ruelles et des habitations pour freiner l’avancée des troupes régulières à l’intérieur du quartier.

Visant à créer une diversion afin de desserrer l’étau sur ce groupe, un autre groupe lourdement armé a tenté de s’attaquer au siège de la télévision et la radio syriennes mais fut repoussé par des unités militaires.

A la frontière avec le Liban, l’armée syrienne a éliminé sept personnes armées qui tentaient de s’infiltrer à partir de ce pays. Les autorités syriennes assurent que ces hommes armés appartiennent aux forces libanaises favorables à Israël.

Plus au Nord, en territoire turc, des combattants du parti des travailleurs kurdes (PKK) ont mené une série d’attaques visant l’armée turque. Le bilan officiel fait état de 2 morts et des dizaines de blessés mais d’autres sources font état d’un bilan plus lourd.

La visite du ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu à Kirkouk sans en aviser le gouvernement irakien a provoqué l’ire de Bagdad qui a envisagé un certain temps de retirer son ambassadeur d’Ankara. La question kurde est à nouveau au coeur du conflit au Moyen-Orient, plus de 85 ans après le Traité de Lausanne.

En Israël, les forces armées sont prêtes à mener, avec l’OTAN, la Turquie et les alliés arabes, une guerre d’envergure contre le Liban-Sud et la Syrie visant le changement de régime en Syrie et l’élimination du Hezbollah libanais. Cependant, les américains ne veulent en aucun cas une immixtion d’Israël dans ce dernier avatar guerrier du printemps arabe, ce qui équivaut à l’échec de l’ensemble de la stratégie subtile adoptée depuis le début de cette campagne iconoclaste en 2011 basée sur l’ingénierie du chaos à l’échelle géopolitique. D’où les promesses et les signes probants de plans d’attaque contre l’Iran présentés par les officiels US aux israéliens.

L’Iran met en garde la Turquie contre une éventuelle attaque de la Syrie

La supervision des opérations des rebelles au Nord de la Syrie à partir des villes turques d’Adana et de Gazientep, l’arrivée de dizaines de conseillers américains, européens et arabe dans ces deux villes et la tenue de manœuvres  militaires suspectes à Mardin près des frontières avec la Syrie a fait vivement réagir Téhéran. Pour la première fois, la République islamique d’Iran met en garde la Turquie sur une éventuelle aventure guerrière en Syrie où les combats entre l’armée régulière et l’ASL (armée syrienne libre) ainsi qu’une myriade de groupes hétérogènes dont certains sont des commandos relevant d’armées de puissances étrangères,  se focalisent pour l’essentiel dans et autour de la ville stratégique d’Alep, située à 45 kilomètres de la Turquie.

Ankara semble de plus en plus préoccupée par un risque réel de partition ou de sécession, notamment après la décision de Damas de laisser les kurdes syriens s’organiser à leur convenance dans leur régions et soutenir les efforts des kurdes turcs en vue d’obtenir leur autonomie.  Le jeu d’Erdögan et des tenors de son gouvernement a donc abouti à un incendie général susceptible d’emporter la Turquie elle-même.

Pour sa part,  la position de l’Iran,  qui vient de déclarer par la voix de son chef d’état-major adjoint, le général Mahmoud Jezayeri, qu’elle ne permettra pas aux « ennemis » de la Syrie d’avancer en Syrie, ne doit prêter à confusion; cela ne fait que confirmer les rumeurs puis les informations en provenance du complexe militaro-indutriel iranien sur de sérieux préparatifs de guerre à différents niveaux incluant des guerres asymétriques à basse intensité, une cyberguerre  et des guerres par proxy.

L’Iran et la Turquie sont tous deux joué un grand rôle dans l’histoire de la civilisation et de la culture musulmanes. Ils sont entrés à différentes reprises en guerre en tant qu’empires opposés. Depuis quelques années, l’alignement de la Turquie sur son allié israélien et les provocations répétées envers la Syrie ont toujours agacé Téhéran.

Pendant ce temps, à Alep, l’armée syrienne a éliminé aujourd’hui dans un quartier d’Alep plus de 150 rebelles armés dont de nombreux étrangers  parmi les légions salafistes et autres.

Le mois d’août 2012 risque d’être plus chaud que ne l’annonce la météo dans ces régions.

 

 

 

 

Que se passe t-il au Tadjikistan?

 

Rien ne va plus au Tadjikistan où depuis le 24 juillet 2012, des opérations militaires sont en cours près de Khorog, dans la région autonome du Haut-Badakhchan, située à l’est de ce pays d’Asie centrale à la frontière avec l’Afghanistan et la Chine.

Les médias occidentaux, très occupés à maintenir le buzz sur la Syrie,  ont carrément sauté ce pays tandis qu’il demeure extrêmement difficile d’obtenir  des informations fiable sur ce qui ce passe réellement  puisque le gouvernement Tadjik vient de bloquer l’accès à Youtube et à une multitude d’autres sites et médias régionaux et internationaux.

L’assassinat d’un colonel des services spéciaux tadjiks par des groupes armés dans la région de Khorog a enclenché une série d’opérations militaires d’une violence inouïe: d’après les informations officielles, les forces gouvernementales ont éliminé 30 « bandits » (appellation officielle) et en ont arrêté 40 autres tandis que les pertes militaires s’élèvent officiellement à 17 morts et 40 blessés.

Des médias indépendants font état de la mort de dizaines de civils, ce que contestent les autorités qui affirment qu’aucun civil n’a été tué dans les combats en cours.

Le Tadjikistan est un des pays d’Asie centrale qui a offert des facilités aux forces US et leurs alliés de l’OTAN dans leur guerre en Afghanistan. le gouvernement de Douchanbé est l’un des plus répressifs au monde: la censure y est lourde et omniprésente. Aucune contestation n’y est tolérée et la torture, systématique et efficace au point où les américains et certains pays européens y ont délocalisé leur centre d’interrogatoire.

L’opposition, assez ancienne, entre le gouvernement et la guérilla islamiste pourrait t-elle servir à la création d’un nouveau foyer de tension dans cette région déjà troublée d’Asie centrale qui sert d’échiquier au nouveau Grand Jeu entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie? Fort possible.

 

 

Au Nord d’Alep, le grand jeu a commencé

Les nouvelles en provenance du Nord de la Syrie sont assez inquiétantes puisqu’elles font allusion au début d’une intervention militaire effective des forces spéciales de pays d’ l’OTAN sur plusieurs axes stratégiques visant à sécuriser les confins frontaliers syro-turcs en vue de l’établissement d’une tête de pont ou comme les médias la qualifient: une zone libre.

Si l’armée syrienne (dénomination officielle: armée arabe syrienne) est parvenue à « nettoyer » deux autres quartiers d’Alep des combattants de l’ASL (armée syrienne libre), la perte du poste de contrôle de Anadan situé au Nord-Ouest d’Alep après près de dix heures de combat marque l’entrée en lice directe des « instructeurs » français, britanniques et turcs (entre autres) à partir de la province turque du Hatay. Les combats sont supervisés par satellite et les zones de déploiement des différentes forces en présence au Nord de la ville d’Alep sont survolés par des drones.

En parallèle, les mouvements inhabituels des marines de guerre britannique et française en Méditerranée orientale, notamment autour de Chypre préfigure l’imminence d’une intervention en « douce » pour instaurer une zone de sécurité ou une zone-tampon entre les provinces turques revendiquées par la Syrie et Alep.

Enfin l’information faisant état de l’incursion de soldats syriens dans la zone démilitarisée du Golan au niveau du village de Jubatha Alkhashaba a été partiellement confirmée, puisque c’est de là que provenait une partie des combattants de l’ASL qui tentent de faire jonction à Dir Ezzor avec ceux qui pénètrent du Nord de Jordanie.

Syrie: des unités de l’armée syrienne pénètrent pour la seconde fois au Golan

Nota: les informations reçues en ce moment même de l’intérieur de la Syrie n’ont pu être confirmées. Nous les publions telles qu’elles nous sont parvenues.

Alors que des unités spéciales syriennes spécialisées en guérilla urbaine continuaient à progresser dans les quartiers Sud d’Alep selon un axe Ouest-est, d’autres unités de l’armée syrienne parvenaient à repousser des tentatives d’incursion simultanées de combattants syriens et étrangers en provenance de la Turquie, du Liban, de Jordanie et d’Irak. A Alep, des combattants venus de plusieurs pays, mieux armés avec des fusils d’assaut Steyr AUG, FN FAL, M-4 que les combattants de l’ASL ne disposant que de variantes du fusil d’assaut Kalashnikov, ont été éliminés par les forces spéciales syriennes auxquelles l’état-major a ordonné de ne pas faire de quartier pour les « terroristes ». Des centaines de combattants libyens s’étaient retranchés dans le quartier Salaheddine et font face au feu nourri des hélicoptères de l’armée syrienne.

Un accrochage a opposé avant-hier des gardes-frontières syriens à des militaires jordaniens tentant de sécuriser le retrait d’éléments de l’armée syrienne libre (ASL) vers la Jordanie. Cet accrochage très violent aurait fait un mort et des dizaines de blessés parmi les insurgés. La Jordanie vient d’ouvrir le premier camp destinés à accueillir des réfugiés syriens.

Cependant, l’information la plus importante et que malheureusement nous n’avons pu confirmer jusqu’ici se rapporte à une incursion d’une unité spéciale syrienne à l’intérieur de la zone démilitarisée du plateau du Golan. D’après ces informations, des soldats syriens ont pénétré près du village de Jubatha Al-Khachab et ont attaqué un campement de l’ASL situé à l’intérieur de la zone démilitarisée. Ce camp disposerait d’un dispositif d’alerte électronique le reliant à des unités de Golanis, les unités d’élite de l’armée israélienne. Les militaires syriens ayant participé à l’attaque du camp affirment qu’ils ont enregistré des dizaines de cas de cécité parmi leurs rangs dus à l’usage par les rebelles ou l’armée israélienne de lasers de combat aveuglants. Des témoignages évoquent également la découverte d’une centaine de grenades contenant du gaz Ypérite à l’intérieur du camp déserté par les rebelles qui se sont repliés à l’intérieur de la frontière israélienne.

A Dir Ezzor, l’armée syrienne a pourchassé un important groupe rebelle tandis qu’au Nord, les confins frontaliers avec la Turquie enregistrent des combats meurtriers où la présence d’éléments des forces spéciales turques devient de plus en plus évidente.

A l’heure où nous écrivons, l’armée syrienne-qui ne serait pas seule-poursuit ses opérations aux quatre coins du pays. A Alep où les combats se concentrent au sud, la situation parait maîtrisée ou du moins sous contrôle malgré l’étroitesse des ruelles de la vieille ville dans laquelle restent retranchés des combattants étrangers. Selon des informations, la CIA ainsi que les renseignements de plusieurs pays européens et arabes ont ordonné à leurs agents de liaison auprès des rebelles de fuir les zones de combat.

En Turquie, l’opposition turque est convaincue de la chute du premier ministre Erdögan et son parti l’AKP, issus de la confrérie internationale secrète des Frères musulmans, après les désastres de sa politique brouillonne en Syrie.

Enfin, d’après des médias moyen-orientaux, trois navires de guerre de la marine chinoise viennent de traverser le canal de Suez en direction de la Méditerranée orientale.