Irak: les partisans de Saddam Hussein combattent les terroristes de l’Etat Islamique

Les forces loyalistes à l’ex-Président irakien Saddam Hussein, commandées par son ancien vice-Président Izzet Ibrahim Eddouri se sont alliés aux milices des tribus sunnites des régions de Tikrit et de Mossoul pour se battre avec les hordes de l’Etat Islamique (l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie)

Mieux armées et plus aguerries, les forces sous le commandement de Eddouri, le seul haut officiel du régime de Saddam Hussein à avoir réussi à narguer les troupes d’occupation US durant presque une décennie, ont engagé de très violents combats contre les zombies de l’Etat Islamique après que cette organisation terroriste ait diffusé un communiqué selon lesquel Dieu ne lui a pas ordonné de guerroyer contre Israël.

Les tribus sunnites qui se sont soulevées contre le régime sectaire du Premier ministre Al-Maliki ont aussi rejoint les combats contre les hordes mercenaires de l’Etat Islamique, estimant que ces derniers sont les pions ou les outils des américains pour discréditer le réveil de la communauté sunnite en Irak et tuer dans l’oeuf sa tentative de se structurer en force capable d’influer sur l’échiquier politique irakien.

Izzet Ibrahim eddouri a annoncé la Grande Révolution irakienne avec pour objectif le départ de Nouri Al-Maliki et son remplacement par un autre Premier ministre. Il semble que l’irruption de l’Etat Islamique au milieu de cette insurrection vise à un double objectif: discréditer cette révolution armée et exploiter le chaos pour mener la guerre à la fois contre Bagdad.

L’Etat Islamique est de plus en plus perçu comme une création d’inspiration britannique à cause des cartes géographiques qu’il diffuse. Il serait un outil de la CIA et des sections arabisantes du Mossad israélien. Les éléments de l’Etat Islamique auraient vendu des quantité de pétrole et de gaz à des agents de l’Otan après la chute de raffineries et de sites énergétiques en Irak ou en Syrie.

De son côté, les hordes en noir de l’Etat Islamique ont déclaré la guerre contre les sunnites partisans de Izzet Ibrahim Eddouri, contre les tribus sunnites, l’Etat irakien, les autres groupes rivaux, contre l’Iran et contre tous ceux qui n’annonceront pas leur reddition au mouvement terroriste.

Al-Maliki est en très mauvais termes avec le Kurdistan (de facto autonome) après une série d’accusations selon lesquelles les kurdes offriraient des facilités à l’Etat Islamique et aux autres groupes sunnites révoltés. En réalité, les Kurdes qui ne veulent plus d’Al-Maliki comme Premier ministre poursuivent désormais un objectif assez clair: l’indépendance.

Izzet Ibrahim Eddouri, l'ex-vice président la République d'Irak sous Saddam Hussein est devenu une légende de la résistance. Il combat aujourd'hui et les terroristes de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant et le gouvernement de Nouri Al-Maliki.
Izzet Ibrahim Eddouri, l’ex-vice président la République d’Irak sous Saddam Hussein est devenu une  véritable légende de la résistance irakienne. Il n’a jamais déposé les armes et n’a jamais été capturé.  Il combat aujourd’hui les terroristes de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie  tout en contestant très fortement le gouvernement  sectaire de Nouri Al-Maliki qu’il a ménagé pendant un temps à cause de Damas.

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit au Moyen-Orient: L’assassinat d’un commandant militaire du Hezbollah risque de plonger la région dans une guerre sans limites

L'assassinat par Israël à Beyrouth du commandant Hassan Hulu Alakiss, spécialiste de la guerre asymétrique et des technologies militaires alternatives au sein du Hezbollah libanais risque d'avoir de terribles conséquences dans les semaines à venir.
L’assassinat par Israël à Beyrouth du commandant Hassan Hulu Alakiss, spécialiste de la guerre asymétrique et des technologies militaires alternatives au sein du Hezbollah libanais risque d’avoir de terribles conséquences dans les semaines à venir.

Une journée après un entretien télévisé du Chef charismatique du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah où il a accusé l’Arabie Saoudite d’être derrière le groupe terroriste Abdallah Azzam, affilié à Al-Qaïda et lequel a mené des attaques à l’explosif contre l’ambassade de la République islamique d’Iran à Beyrouth, un nouvel attentat très sophistiqué a ciblé l’un des commandants militaires du mouvement de la résistance libanaise: Hassan Hulu Alakiss. Ce dernier, un expert de la guerre asymétrique contre Israël et l’un des spécialistes des technologies militaires alternatives à faible cout a été assassiné près de son domicile à Beyrouth.

Immédiatement, le Hezbollah n’est pas allé par quatre chemins pour désigner le coupable. Doté d’un des plus performants services de renseignements au Moyen-Orient, le mouvement libanais a nommément accusé Tel-Aviv et le Mossad d’être derrière cette opération d’assassinat ciblé.

« L’accusation directe est dirigée contre l’ennemi sioniste qui a tenté d’éliminer notre frère martyr à maintes reprises mais ses tentatives avaient échoué jusqu’à hier soir », a déclaré  le Hezbollah dans un communiqué diffusé mercredi. « Cet ennemi doit assumer l’entière responsabilité et les conséquences de ce crime ignoble ».

Ce n’est pas la première fois que les chefs militaires du Hezbollah libanais font l’objet d’assassinats ciblés. En 2008, son chef militaire, Imad Mognia a été assassiné à Damas à l’aide d’une voiture piégée. En ce temps-là, la Syrie était un pays entièrement sécurisé et calme où il n’y avait quasiment pas d’attentat de ce genre. L’attentat terroriste mené par Israël avait réussi grâce à une coopération efficace avec les services secrets turcs exploitant le haut niveau de confiance à sens unique (au détriment de Damas) qu’avait atteint les relations bilatérales syro-turque en cette année.

Comme de coutume, Tel-Aviv menace tout en faisant semblant de démentir toute implication. « Si le Hezbollah se livre à une attaque contre le territoire israélien, notre réplique sera ferme et douloureuse », a prévenu à la radio militaire le vice-ministre de la Défense, Danny Danon. En réalité, les israéliens connaissent assez bien les capacités miltaires et balistiques du Hezbollah et savent que ce dernier a les moyens de faire très mal en cas de conflit ouvert. Cependant, ils savent également que compte tenu de la guerre en Syrie entre l’ensemble des protagonistes au Moyen-Orient, Israël compris, ni le Hezbollah, ni les israéliens n’ont intérêt que la guerre souterraine et sanglante des barbouzes ne se transforme en une guerre régionale ouverte dont personne ne peut connaitre les contours ni surtout les conséquences.

La guerre au Moyen-Orient semble jusqu’ici limitée d’un commun accord tacite de l’ensemble des protagonistes à l’exception de l’Arabie Saoudite. Mais rien ne garantit qu’il en sera ainsi dans les semaines à venir.

Syrie: l’offensive gouvermentale continue…

Alors que des sources au sein des Nations Unies évoquent la date du 22 décembre 2013 22 janvier 2014 pour la tenue de la Conférence de Genève II, l’armée syrienne continuait son offensive dans la région d’Alep malgré des problèmes survenus sur l’axe Homs (centre) et Damas ayant causé la rupture des approvisionnements en hydrocarbures dans la capitale.

Les rebelles ont ciblé de manière systématique les infrastructures énergétiques et les quelques champs d’exploitation d’hydrocarbures que compte la Syrie.

A Deir Attya, les unités de l’armée syrienne ont pénétré le centre-ville à partir de l’ouest. Les factions rebelles ont tenté de repousser l’assaut mais ont laissé 65 combattants sur le carreau. Une douzaine parmi ces tués étaient des combattants somaliens entrés en Syrie à partir de la Jordanie. Parmi ces derniers figurait un certain Abu Nusseiba Al-Brittany (le britannique), un extrémiste britannique.Un autre mercenaire portant la nationalité US a été tué non loin de ce champ de confrontation.

Après avoir établi leur QG provisoire à l’hôpital Al-Bassel, les unités de l’armée syrienne ont tenté d’avancer vers l’est de la ville mais ont fait face à de multiples embuscades. Des renforts du IIIe Corps d’armée en provenance de Qara affluaient vers la localité.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne renforcées par les appelés du contingent et les milices de défense populaire ont réalisé une avancée au milieu du secteur industriel après l’échec d’une contre-offensive de Jobhet Ennosra et leurs alliés de l’Etat islamique d’Irak et du Sham (EIIS). Les combats sont acharnés, notamment autour et à l’intérieur de l’usine d’huile végétale  et les commandants de l’armée syrienne n’excluent pas que des « conseillers » militaires de pays de l’Otan soient parmi les rangs des dizaines de mercenaires étrangers combattant au sein des différentes factions de la rébellion.

L’offensive conjointe de l’armée syrienne et du Hezbollah libanais continue au Qalamoun où les combats se concentrent sur la localité de Jarjir. Le Hezbollah a réussi à couper la zone des combats en deux poches distinctes.

A Damas, des informations faisant état de l’entrée de 8000 combattants rebelles à la Ghouta pour tenter de repousser l’assaut des troupes gouvernementales n’ont pas été confirmées pour l’instant. Cependant, vue l’intensité des combats s’y déroulant, il semble que les poches de la rébellion aient reçu des renforts. L’aviation syrienne bombarde de façon continuelle ce faubourg ainsi que Zara près de Homs et les régions côtière de la province de Lattaquié frontalière avec la Turquie.

Un char de bataille T-62 de fabrication russe de l'armée syrienne tirant des obus explosifs de type OF dans la région de Qalamoun où se déroule l'une des batailles les plus cruciales du conflit en cours en Syrie.
Un char de bataille T-62 de fabrication russe de l’armée syrienne tirant des obus explosifs de type OF dans la région de Qalamoun où se déroule l’une des batailles les plus cruciales du conflit en cours en Syrie.

Syrie: les usines d’armement d’Alep capturés par les rebelles

La plus grande bataille en cours actuellement en Syrie est celle d’Alep. Les unités de l’armée syrienne ont réussi à reprendre la  base du 80e régiment assurant la défense de l’aérodrome militaire d’Alep mais s’opposent à une vive résistance des groupes extrémistes de Daesh et de l’organisation terroriste Jobhet Ennosra. Après 24 jours de combats acharnés, l’armée syrienne en est réduite à lancer son infanterie dans des attaques frontales en terrain découvert soutenue par un déluge d’obus et de roquettes. Ces combats ne sont pas sans quelque similitude avec ceux, beaucoup plus vastes,  du front germano-russe en 1944-45.

La capture de l’aérodrome militaire d’Alep par les troupes régulières a contraint les groupes terroristes à se replier au Sud d’Alep et à se retrancher dans les immenses usines d’armements que l’armée gouvernementale évite de bombarder en utilisant l’aviation. Cependant des troupes aéroportées arrivent en renfort du Sud et du littoral. Plus de 2000 hommes ont déjà été parachutés au dessus des industries d’armements depuis ce matin.

Plus au Nord, des combats d’une extrême violence sont signalés entre les comités de défense du peuple kurde et les rebelles.

La défaite totale de l’Armée syrienne libre (ASL) au Sud de Damas où elle a perdu ses principaux fiefs achève le cycle des opérations militaires s’inscrivant dans le cadre du plan « Bouclier ».  La bataille d’Alep risque de perdurer. Des milliers de mercenaires pénètrent en Syrie à partir de la Turquie pour tenter d’éviter la répétition du scénario de Damas où l’armée régulière a littéralement écrasé tous les groupes rebelles. Non sans d’immenses dommages collatéraux.

Indubitablement; un peu comme aux temps mythiques de l’épopée de Gilgamesh, la guerre s’éternise en Syrie. D’autant plus que l’ensemble des protagonistes locaux et régonaux essaient par tous les moyens de marquer des points et à obtenir des gains substantiels sur le terrain pour aborder d’éventuelles négociations sinon en position de force du moins avec un avantage comparatif assez suffisant pour faire fléchir l’adversaire. En somme, pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Turquie, il n’y a pas de solution politique à la crise syrienne pour le moment mais celle-ci passera bien par la voie des armes. d’où la course contre la montre engagée par Damas. Car on ne pourra différer indéfiniment Genève II: un jour ou l’autre il faudra bien finir par s’asseoir autour d’une table et négocier une issue à ce conflit. Syria army makes more gains in north Aleppo

Artillerie syrienne autour d'AlepInfanterie syrienne

Bombs over Aleppo by Maysun

 

Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

01112013Syrie

La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Conflit au Moyen-Orient: des avions israéliens bombardent la province de Lattaquié

Selon des informations partiellement confirmées par un responsable américain via CNN et rapportées par la chaîne libanaise d’information en continu Al-Mayadeen, des chasseurs-bombardiers israéliens ont bombardé des sites de missiles anti navires syriens à Lattaquié, sur le littoral méditerranéen.

Des missiles SS-N de type Yakhont ont été ciblés par des raids de l’aviation israélienne dans ce qui s’apparente à la sixième intervention flagrante d’Israël dans le conflit en cours en Syrie.

L’aviation israélienne a également bombardé des positions de l’armée syrienne pour couvrir le retrait de commandos israéliens infiltrés au sein des rebelles à partir du littoral pour localiser et identifier les sites de lancement de missiles syriens.

L’armée israélienne offre des facilités directes à des factions rebelles en Syrie. C’est le cas notamment au Golan occupé par Israël où les unités israéliennes ont établi des hôpitaux de campagne, des QG de commandement et un feu de soutien au profit des rebelles pseudo-islamistes en guerre contre le régime syrien.

Le Président syrien Bashar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises que le conflit ravageant son pays depuis presque trois ans est une guerre régionale à portée universelle dans laquelle Israël et ses alliés jouent un rôle primordial.

Israël toujours obsédé par l’Allemagne et la France

Des individus travaillant pour les services de renseignements américains commencent à réagir à la suite des révélations liminaires sur les programmes de surveillance à l’échelle globale en mettant en cause le Mossad israélien. Une révolution.

Le Mossad serait ainsi derrière l’interception de dizaines de millions d’appels téléphoniques, de SMS et d’emails en France et en Allemagne. L’attaque informatique ayant ciblé l’Elysée durant l’élection présidentielle française en 2012 et attribuée par Paris aux Etats-Unis serait en fait une opération israélienne.

Il ne fait aucun doute que les pays espionnant le plus l’Allemagne et la France ne sont ni les Etats-Unis, ni la Russie ou encore la Chine mais Israël. Pour des raisons historiques, ce pays s’est toujours méfié au plus haut point de ces deux pays, suivis par l’Italie jugée très  peu digne de confiance.

L’Allemagne subit depuis des années un vaste espionnage industriel et technologique massif et systématique  de la France. A un tel point que les industriels Allemands peinent à cacher leur exaspération. Les Allemands espionnent également les technologies de pointe de l’hexagone. Les deux pays sont à leur tour massivement espionnés par la Chine, la Russie  et le Royaume Uni. Ces deux derniers mènent une guerre de l’ombre à mort puisqu’elle se solde fréquemment par mort d’hommes, expulsion de diplomates et réglements de comptes via des organisations liées au crime transnational.

Grâce au Darpanet devenu Internet et leur maîtrise du réseau mondial, les américains ont les moyens d’espionner presque n’importe qui disposant d’un téléphone portable et d’une connexion Internet.

Au delà des industries d’armement et des technologies de pointe du tandem franco-allemand, Israël pour sa part surveille la résurgence de vieux démons au sein des populations d’Allemagne et de France. D’où la collecte systématique de données pour le moins anodines et touchant des segments de la population que l’on ne peut soupçonner d’activités terroristes. C’en est même devenu une obssession que le bureau du Premier ministre israélien n’a jamais tenter de cacher.

Et voici venu le temps des IEDs* volants…

Selon des informations crédibles, les autorités pakistanaises auraient mis en échec un plan des Talibans locaux visant à s’attaquer à des cibles symboliques au moyen de …drones artisanaux dotés de charges explosives !

La liste des cibles inclurait les ambassades US et égyptienne, le quartier général des forces aériennes et le ministère de la défense.

Les tentatives de lancer des engins radioguidés volants sur des cibles n’est pas une nouveauté : les bases de l’ISAF et de l’OTAN en Afghanistan ont connu des tentatives similaires. Dans la plupart des cas, un simple dispositif de brouillage électro-radio magnétique permettait de s’en débarrasser. Certains ont été abattus bien avant de s’approcher des limites de sécurité des bases et des postes avancés. Cependant, les Talibans n’ont pas moins continué à en fabriquer  de nouveaux dotés d’un système de radioguidage de plus en plus sophistiqué en termes de cryptage de signaux (probablement à l’aide d’une expertise étrangère)

L’observation de l’usage régulier et intensif par les forces US de drones portatifs  tels que le RQ-11B Raven (le plus répandu) ou encore le WASP III a  crée un effet d’acculturation chez les Talibans d’Afghanistan.

Les premiers IED’s volants (Improvised Explosive Devices) étaient très simples et reposaient sur une plate-forme grand marché : celle des avions miniatures radioguidés fabriqués en Chine et écoulés  dans les commerces du monde entier. Comme on pouvait s’y attendre, leur efficacité était à peu près nulle.

Mais à partir de 2009, des Talibans parvinrent, en utilisant un logiciel grand public disponible au téléchargement gratuit sur Internet, à intercepter et pirater les liaisons vidéo –cryptés-des drones US au dessus des confins Afghano-Pakistanais. Les vidéos d’acquisition de données et de cibles furent enregistrées sur des supports DVD et  vendues en pleins bazars au prix de 3 dollars USD pièce. Le logiciel fut retiré d’Internet.

S’en suivit une période où des émissaires Talibans écumèrent les marchés de Peshawar et de Khyber Pass à la recherche de matériel de communication de l’armée US pillé lors des attaques continuelles des convois de l’Otan par la voie Sud. Après diverses combinaisons dont certaines furent tragiques (l’installation de balises sur des avions miniatures permit leur identification par les systèmes de détection US puis la destruction des ateliers clandestins), les Talibans trouvèrent un nouvel outil : venu de Chine, un nouvel avion miniaturisé d’un mètre d’envergure et pouvant être modifié pour emporter une charge de 8 kilogrammes. Soit inférieure d’un kilogramme à la charge barothermique du fameux missile Air-Sol AGM 114  connu sous le nom d’Hellfire et largement utilisé par les Predator et autres Reaper US dans les opérations de chasse à l’homme dans la région.

L’un de ces engins a pu ainsi s’abattre et exploser sur la devanture d’un siège d’un gouvernorat au Sud-est d’Afghanistan ; un autre entra en collision avec un hélicoptère des forces polonaises. Mais aucun n’a pu feindre les défenses électroniques des bases ultra fortifiées de l’ISAF.

L’usage de dispositifs  de cryptage radio en provenance de pays voisins allait pallier pour une durée très brève cette lacune. En septembre  2012, un « jouet » parvint à survoler une base de Marines US. Camp Bastion.  L’engin est abattu mais ses transmissions radio furent suffisantes au Talibans pour qu’ils ciblent avec des roquettes bon marché les avions de combat stationnés dans la base : six avions V/STOL AVB8B Sea Harrier sont détruits, deux autres fortement endommagés au sol ainsi qu’un entrepôt de missiles et de munitions…C’est la plus grosse perte de l’aviation US depuis la guerre du Vietnam.

Comme on peut le constater, l’introduction de nouvelles technologies (même si le concept de drone est assez ancien en somme) dans un terrain d’affrontement avec un adversaire asymétrique et techniquement inférieur peut induire un phénomène d’acculturation ou du moins d’adaptation chez les protagonistes. C’est le cas chez un adversaire aussi redoutable que les Talibans dont la capacité d’assimilation s’est avérée tellement probante que les forces étrangères basées en Afghanistan doivent constamment innover en matière tactique pour tenter de retrouver l’élément de surprise.

Après les IED sur les bord des autoroutes irakiennes et les chemins vicinaux Afghans qui causèrent la plupart des pertes enregistrées par les forces de la coalition et surtout les mercenaires privés, voici venu le temps des IED volants…Décidément le progrès peut avoir d’étranges effets collatéraux !

* IEDs: (Improvised Explosive Devices)acronyme anglo-saxon désignat les bombes artisanales utilisées par les guérillas afghane  et irakienne contre les convois militaires US après l’invasion de ces deux pays en 2001 et en 2003.

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Conflit au Moyen-Orient: Damas proposera un cessez-le-feu mais pas question de désarmer

La Syrie proposera un cessez-le-feu non unilatéral en cas de la tenue hypothétique de la Conférence de Genève II. Mais il est hors de question de désarmement alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont multiplié par vingt leurs livraisons d’armes et de munitions aux rebelles, toutes factions confondues. 
L’adhésion à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques a été perçue comme une victoire diplomatique par une partie du pouvoir en Syrie. Le ministre de la défense y a été fermement opposé, Quant au démantèlement du vieux stock d’armes chimiques acquis au début des années 80 pour contrer les arsenaux nucléaire, bactériologique et chimique d’Israël, un sujet qu’aurait d’abord refusé le Président Assad avant de l’accepter en échange de garanties russes, il semble très peu probable dans les conditions actuelles.
On dispose de très peu sinon d’aucune donnée précise sur les armes chimiques en possession de la Syrie. Les estimations avancées par les médias dominants paraissent pour le moins exagérées. Ce que l’on sait est que la Syrie dispose de très peu d’usines chimiques en comparaison avec Israël, la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
Damas sait que ces armes chimiques constituent un élément de dissuasion moins par leur usage (quasiment d’aucune utilité sur le plan militaire) que par la menace de leur transfert à une tierce partie. Inquiétude numéro un de Washington et Tel-Aviv.
Gardant à l’esprit le lent processus de démantèlement des vecteurs balistiques de l’Irak de Saddam Hussein après la deuxième guerre du Golfe et par dessus tout le résultat de ce processus, les syriens savent qu’un démantèlement d’une partie de leurs stocks chimiques nécessiterait une présence au sol d’une force de combat capable de sécuriser de vastes zones. Cela prendra des années prévient un officiel à Amman. De plus, Damas dispose d’une option « reset »: elle peut livrer ses stocks au Hezbollah libanais en cas d’intervention étrangère, ou encore à l’Iran via l’Irak, élargissant ainsi toute éventuelle intervention étrangère contre la Syrie  à l’ensemble de la région.

 

 

Syrie: les rebelles prennent la localité d’Azaz et s’y entretuent…

Les rebelles syriens  sont parvenus à prendre le contrôle de la localité d’Azaz, située à l’extrême Nord de la Syrie non loin de la frontière turque où ils reçoivent depuis vendredi d’importants renforts en hommes et en matériel.
A peine ont-ils établi leur quartier-général à l’entrée septentrionale de la localité que des combats meurtriers ont éclaté entre les factions extrémistes de l’Emirat d’Irak et de Syrie ( Dawlet Al-Îraq e Al-Sham) et des groupes de l’armée syrienne libre (ASL).
D’après les informations qui viennent de nous parvenir, les islamistes ont réussi à s’imposer, non sans commettre un petit remake de la Saint-Barthélémy: Trois commandants de l’armée syrienne libre (ASL-rébellion) ont été décapités au sabre en pleine place publique. Peu de temps après, 85 rebelles de l’ASL ont été alignés sur la principale place publique de la localité et passés à la mitrailleuse sans autre forme de procès.  Tel un ritual macabre, les combattants islamistes ont procédé à la décapitation des blessés que les balles n’ont pu achever.
A la minute où nous rapportons ces faits, les unités de l’armée syrienne qui n’ont pu bénéficier d’un soutien logistique par voie aérienne, se préparent à reprendre la localité avec l’aide des pechmergas kurdes.

‘A war the Pentagon doesn’t want’ by Robert H. Scales

The tapes tell the tale. Go back and look at images of our nation’s most senior soldier, Gen. Martin Dempsey, and his body language during Tuesday’s Senate Foreign Relations Committee hearings on Syria. It’s pretty obvious that Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff, doesn’t want this war. As Secretary of State John Kerry’s thundering voice and arm-waving redounded in rage against Bashar al-Assad’s atrocities, Dempseywas largely (and respectfully) silent.

Dempsey’s unspoken words reflect the opinions of most serving military leaders. By no means do I profess to speak on behalf of all of our men and women in uniform. But I can justifiably share the sentiments of those inside the Pentagon and elsewhere who write the plans and develop strategies for fighting our wars. After personal exchanges with dozens of active and retired soldiers in recent days, I feel confident that what follows represents the overwhelming opinion of serving professionals who have been intimate witnesses to the unfolding events that will lead the United States into its next war.
They are embarrassed to be associated with the amateurism of the Obama administration’s attempts to craft a plan that makes strategic sense. None of the White House staff has any experience in war or understands it. So far, at least, this path to war violates every principle of war, including the element of surprise, achieving mass and having a clearly defined and obtainable objective.

They are repelled by the hypocrisy of a media blitz that warns against the return of Hitlerism but privately acknowledges that the motive for risking American lives is our “responsibility to protect” the world’s innocents. Prospective U.S. action in Syria is not about threats to American security. The U.S. military’s civilian masters privately are proud that they are motivated by guilt over slaughters in Rwanda, Sudan and Kosovo and not by any systemic threat to our country.

They are outraged by the fact that what may happen is an act of war and a willingness to risk American lives to make up for a slip of the tongue about “red lines.” These acts would be for retribution and to restore the reputation of a president. Our serving professionals make the point that killing more Syrians won’t deter Iranian resolve to confront us. The Iranians have already gotten the message.

Our people lament our loneliness. Our senior soldiers take pride in their past commitments to fight alongside allies and within coalitions that shared our strategic goals. This war, however, will be ours alone.

They are tired of wannabe soldiers who remain enamored of the lure of bloodless machine warfare. “Look,” one told me, “if you want to end this decisively, send in the troops and let them defeat the Syrian army. If the nation doesn’t think Syria is worth serious commitment, then leave them alone.” But they also warn that Syria is not Libya or Serbia. Perhaps the United States has become too used to fighting third-rate armies. As the Israelis learned in 1973, the Syrians are tough and mean-spirited killers with nothing to lose.

Our military members understand and take seriously their oath to defend the constitutional authority of their civilian masters. They understand that the United States is the only liberal democracy that has never been ruled by its military. But today’s soldiers know war and resent civilian policymakers who want the military to fight a war that neither they nor their loved ones will experience firsthand.

Civilian control of the armed services doesn’t mean that civilians shouldn’t listen to those who have seen war. Our most respected soldier president, Dwight Eisenhower, possessed the gravitas and courage to say no to war eight times during his presidency. He ended the Korean War and refused to aid the French in Indochina; he said no to his former wartime friends Britain and France when they demanded U.S. participation in the capture of the Suez Canal. And he resisted liberal democrats who wanted to aid the newly formed nation of South Vietnam. We all know what happened after his successor ignored Eisenhower’s advice. My generation got to go to war.

Over the past few days, the opinions of officers confiding in me have changed to some degree. Resignation seems to be creeping into their sense of outrage. One officer told me: “To hell with them. If this guy wants this war, then let him have it. Looks like no one will get hurt anyway.”

Soon the military will salute respectfully and loose the hell of hundreds of cruise missiles in an effort that will, inevitably, kill a few of those we wish to protect. They will do it with all the professionalism and skill we expect from the world’s most proficient military. I wish Kerry would take a moment to look at the images from this week’s hearings before we go to war again.

Robert H. Scales

Washington Post

06 Sept 2013

Téhéran transfert le dossier du nucléaire au Affaires étrangères, changement de priorités.

La décision des autorités iraniennes de déléguer le dossier du nucléaire au ministère des Affaires étrangères après avoir été l’apanage exclusif du haut conseil de sécurité indique un changement de priorités dans la politique iranienne. Les négociations sur le programme nucléaire iranien étant désormais secondaires face à la menace imminente d’un conflit régional susceptible de se transformer en troisième guerre mondiale en cas d’attaque contre la Syrie.

Ce dossier sensible est donc confié aux « bavardages » des diplomates. Il y tout lieu de croire que Téhéran continuera à développer ses activités dans le domaine nucléaire.

A Téhéran, on répète de plus en plus souvent que si la Syrie disposait de la bombe, jamais elle n’aurait fait l’objet d’un tel acharnement de la part de l’administration Obama.

Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement « l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste ».

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute « agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine ».

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

L’Iran mobilise toutes ses armées et s’apprête à intervenir en dehors de ses frontières

Selon des informations en provenance de Téhéran. L’Iran est en état de guerre ce soir. Le général-major Qassem Sulaymani, commandant en chef des brigades Al-Quds (Jérusalem)  vient d’ordonner à ses forces de se préparer à intervenir à l’étranger.

Selon le texte de l’ordre diffusé, le général appelle chaque « parachutiste à embarquer immédiatement, sans oublier son linceul car la terre de Syrie sera son lieu d’ascension et son lieu d’ensevelissement… »

L’Iran ira t-il jusqu’à  entrer en guerre avec les Etats-Unis et Israël pour sauver la Syrie ou se contentera t-il d’y envoyer des guérillas et des armes?

Quel rôle joueront les drones navals iraniens livrés ces derniers jours à la Syrie?

Syrie: l’armée syrienne déplace toutes ses unités, black-outs sur Damas et Suweida

D’après des sources fiables à Damas, l’armée syrienne est en train de redéployer  l’ensemble de ces unités militaires à travers tout le pays. Les principaux QG ont été évacués et du « matériel sensible » déplacé.

Des black-outs à Damas et à Suweida (Sud) ont été signalés. D’après certaines informations, l’état-major syrien a ordonné le déplacement des missiles balistiques. Suweida abrite un centre de recherche militaire.

Toujours selon ces mêmes informations, des renforts ont été dépêchés au Golan tandis que des lanceurs mobiles s’approchent des confins irako-turcs.

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah, variable inconnue.

500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le Salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance
500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance

Parmi les grands variables à prendre en compte lors de l’évaluation de la situation au Moyen-Orient, il en existe une, quasiment inconnue du public et susceptible de poser pas mal d’entraves aux plans de Washington: il s’agit du Hezbollah libanais.

Le Hezbollah est un acteur non-étatique, un parti politique doté d’une puissante milice armée organisée comme une secte fermée au sein d’une autre secte. Il est né des ruines fumantes de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a acquis une très grande expérience dans la guerre asymétrique et l’usage de techniques de combat inconnues jusque-là. Il dispose d’étonnantes capacités de renseignement puisque ses réseaux d’espionnages ont réussi à inflitrer les services de renseignements militaires de l’armée israélienne à plusieurs reprises. Ses membres ont le meilleur équipement militaire individuel de toute la région du Moyen-Orient et cultivent le culte absolu du secret, se reconnaissent entre-eux par une série de signes.  Ils ont adopté le salut romain qui terrifie tant les israéliens. Le Hezbollah a été classé par Washington puis tout récemment par l’Union européenne comme une organisation terroriste.

Dirigée par un chef charismatique, Sayed Nasrallah, le Hezbollah a réussi l’exploit d’avoir fait fuir Israël du Sud-Liban en 2000 et d’avoir résisté, avec l’aide active de la Syrie à une tentative d’invasion du Liban en juillet 2006.  Lors de cette guerre, les éléments du Hezbollah ont fait voler en éclats le mythe d’invincibilité du char de bataille lourd israélien Merkava, un monstre hybride réunissant le meilleur des technologies de char US, Allemande et Britannique. La milice a tiré dès le début du conflit un missile antinavire fourni par la Syrie contre un bâtiment de surface de la marine israélienne doté d’une protection électronique hyper-sophistiquée, le touchant de plein fouet. Un nouveau équilibre stratégique s’est alors mis en place au Nord d’Israël.

Gratitude oblige, le Hezbollah est venu au secours de la Syrie en difficulté en 2013. Rarement on a assisté à un tel cas de figure: une milice défend un pays très faible, le Liban et se porte au secours d’un pays assez puissant d’un point de vue militaire dans le monde arabe. Bête noire de l’Arabie Saoudite à cause de son obédience chiite et donc hérétique du point de vue de Ryad, le Hezbollah a tenté de soutenir les factions de la résistance palestinienne, notamment le mouvement islamiste Hamas. Mais ce dernier s’est retourné contre lui et a rejoint la rébellion syrienne dans sa guerre contre le pouvoir à Damas.

Le Hezbollah comptabilisait entre 3000 et 5000 combattants en 2006 et d’un arsenal de quelques 40 000 roquettes. Aujourd’hui, cette milice vouée aux gémonies disposerait de quelques 100 000 roquettes et missiles, des drones et d’unités réduites mais très disciplinées qui pourrait poser un sérieux problème aux israéliens en cas d’une intervention étrangère en Syrie. C’est la grande inconnue des stratèges israéliens. Et il n’est pas exclu que le Hezbollah dont l’allié, le mouvement chiite Amal, se faisait pilonner par l’armée syrienne en soutien aux phalanges chrétiennes maronites en pleine guerre civile libanaise (1975-1988), ne puisse encore une fois porter secours à Damas.

Le Moyen-Orient est complexe.

Damas: « Nous n’avons que deux options: soit capituler, soit nous défendre avec les moyens de bord… »

Il semble que la Syrie ne croit pas trop à l’éventualité d’un assaut généralisé mais à des frappes américano-israéliennes limitées comme ce fut déjà le cas à trois reprises lors des derniers mois. Lors d’une conférence de presse à Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem a affirmé que son pays n’avait que deux option en cas d’intervention occidentale: « soit nous rendre, soit nous défendre avec les moyens dont nous disposons. La seconde alternative est la meilleure: nous nous défendrons.  »

Quels sont les moyens dont dispose actuellement la Syrie après trois ans d’une guerre destructrice qui a largement entamé le potentiel de ses forces armées? Mouallem a également dit qu’une intervention étrangère n’affectera pas les opérations de lutte antiterroriste dans lesquels sont engagés les forces armées syriennes. L’allusion est de taille. Elle suggère que Damas sait que Washington et ses alliés régionaux se baseront par dessus tout sur une attaque de mercenaires qu’ils soutiendront par la voie des airs, notamment à l’aide de missiles de croisière et de frappes aériennes. D’ailleurs, depuis un mois, des milliers de combattants de plus d’une cinquantaine de pays affluent en masse en Syrie depuis les camps d’entraînement de la CIA en Jordanie et en Turquie. La route vers Damas serait alors ouverte à coups de Tomahawk à ces légions du chaos.

Cela explique pourquoi l’armée syrienne a lancé son opération « Bouclier » sur 13 axes majeurs autour de Damas et que le succès de cette opération, notamment la reprise en main des banlieues  ait fait paniquer Washington, Ryad, Tel-Aviv et Ankara.

Chose inédite, pour la première fois depuis le début du conflit, des rebelles utilisent des fusils américains M16 A2, des carabines M4 et des fusils de précision autrichiens Steyr Scout.  Des armes quasiment inconnues en Syrie, un pays traditionnellement tributaire de la Russie en matière d’armement. Et certainement pas à la portée financière du premier « révolutionnaire » venu!  Ce fut le cas avant-hier à Homs dans le centre du pays où des groupes d’extrémistes religieux ont été capturés avec ces armes et des missiles antichar russes Kornet.

Que peut faire Damas lorsque ses radars seront désactivés et son aviation clouée au sol? Malgré son affaiblissement et son matériel assez obsolètes si l’on exclue quelques systèmes d’armes comme le S-300 et le Yakhont, l’armée syrienne dispose d’un point fort: sa cohésion et sa très forte structuration. l’ancien président syrien Hafez Al-Assad, un ancien pilote de chasse, a consacré sa vie à bâtir une armée doctrinaire et homogène malgré la diversité confessionnelle de ses éléments (quoique constituée à 80 % de Sunnites). Une armée qui devait se battre sur quatre fronts puisque la Syrie avait quatre ennemis aux quatre points cardinaux: la Turquie au Nord, l’Irak de Saddam Hussein à l’Est, la Jordanie au Sud et Israël au Sud-Ouest avec lequel il est toujours techniquement en guerre. Le Liban était contrôlé.  Deuxième inconnue: Quel est le potentiel balistique réel dont dispose la Syrie et qui n’est pas aussi négligeable qu’on le pense? Quels sont les liens étroits que la Syrie a tissé avec l’Iran et la Corée du Nord ces dernières années? Autant de questions qui nous permettent de dire que la situation reste plus ouverte que ne le laissent penser certains analystes.

Ruses stratégiques: Israël diffuse publiquement de faux plans d’attaque contre la Syrie

Faux_Plan_Israélien

Décidément, non satisfaits de pousser les Etats-Unis outrageusement à la guerre, les israéliens commencent à diffuser publiquement des plans d’attaque contre la Syrie. Sur l’image ci-dessus publiée par le Yediot Aharonot, on y voit les 18 sites supposés de stockages d’armes chimiques syriennes. Le grand journal n’est pas le seul à publier de tels schémas. Selon nos informations, tous ces plans ne serviraient, au mieux, qu’à induire en erreur les syriens en les amenant à changer leur dispositif de défense.

Cependant, ce n’est pas  la Syrie mais un autre acteur régional non-étatique qui risque de créer la surprise dans un éventuel conflit: le Hezbollah libanais. Ce qui intéresse le plus le Hezbollah en ce moment est d’avoir des coordonnées précises des silos israéliens de lancement de missiles à tête (s) nucléaire (s) et les 80 sites où seraient entreposés les armes de destruction massive d’Israël, notamment les fameux cinq sites au Golan occupé.  Il va sans dire que la vieille centrale nucléaire de Dimona, située dans le Neguev, figure parmi les cibles prioritaires de la milice libanaise. Les dispositifs US et israéliens d’interception balistique et anti-missile ont été améliorés et renforcés au dessus des principales bases israéliennes.

A la différence de l’Irak, une attaque contre la Syrie entraînera cette fois-ci Israël dans ce qui pourrait être l’une des guerres les plus violentes depuis sa création en 1948. Si la supériorité technologique et militaire US est écrasante, nul ne sait de combien de missiles et de roquettes disposent réellement le Hezbollah et son allié iranien.

Iran: « Dures conséquences si Washington franchit la ligne rouge » en Syrie

Une attaque militaire américano-israélienne sur la Syrie serait perçue comme une attaque généralisée contre la République islamique d’Iran. Le Chef adjoint de l’Etat-Major des forces armées iraniennes, le général Messaoud Jezayeri a explicitement averti de dures conséquences si Washington décide de franchir la ligne rouge en Syrie.

Les américains et les israéliens le savent depuis le début mais attendaient patiemment le changement de deux variables: primo, un affaiblissement suffisant des forces armées syriennes et de son économie; secundo, l‘arrivée de nouveaux systèmes d’armes capables de rendre obsolètes les systèmes d’armes russes, chinois et iraniens. Ce qui semble être fait vu les déclarations belliqueuses des Chefs d’Etats alliés des Etats-Unis.

Cependant, nul ne pourra prévoir ce qui adviendra au lendemain de l’incendie. Car, ne vous y trompez pas deux fois: une attaque américano-israélienne sur la Syrie et l’Iran marquera non seulement l’épilogue et l’échec définitif de ce que l’on a appelé « Printemps arabe » (jeu de mot signifiant « destruction arabe » en hébreu) mais également le début de la troisième guerre mondiale. Ironie du sort, celle-ci a toutes les chances de se déclencher à la veille de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale…

Genève II: Ryad exige le retrait du Hezbollah de la Syrie

De source diplomatique arabe, l’Arabie Saoudite dont les renseignements gèrent certains aspects de la guerre en Syrie, aurait exigé de la Russie le retrait du Hezbollah libanais du territoire syrien comme préalable à une éventuelle participation du royaume à la Conférence internationale de Genève II.

D’après les mêmes sources, Ryad aurait également demandé la réduction de l’aide russe destinée à l’Iran en soulignant son refus total de toute influence iranienne sur le Moyen-Orient.

Côté saoudien, c’est le Prince Bandar, chef des renseignements du royaume, qui aurait transmis ces doléances au Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

D’après un diplomate arabe en poste à Moscou, le Prince Bandar a rappelé au Président Poutine que l’Arabie Saoudite avait les moyens de saboter Genève II tout en lui affirmant que Ryad serait prêt à acquérir des systèmes d’armes russe dans le cadre de contrats très lucratifs pour la partie russe pour peu que celle-ci adopte une position plus neutre dans le conflit en cours en Syrie.

Selon des informations jamais confirmées, l’Arabie Saoudite serait prête à dépenser jusqu’à 250 milliards de dollars US pour faire réussir un changement de régime à Damas.  Du point de vue des Saoudiens, l »installation d’un régime pro-saoudien en Syrie serait susceptible d’isoler et le Hezbollah au Liban et L’Iran et par conséquent affaiblir notablement l’influence iranienne sur le croissant fertile.  Cet Objectif coïncide avec les objectifs stratégiques prioritaires d’Israël dans la région.

Conflit au Moyen-Orient: de la révolution 2.0 aux bombardements orbitaux?

1. Malgré un nouvel afflux notable d’hommes et de matériel, la rébellion syrienne peine non seulement à se maintenir en dehors des zones rurales isolées mais accentue ses divisions intrinsèques du fait de profonds clivages idéologiques et politiques.  En réalité, la rébellion syrienne, toutes tendances confondues, ne s’est jamais remise de sa défaite stratégique à Al-Qussayr (non loin de l’antique Meggido). Sur le terrain, les rebelles sont boutés hors des cités périphériques de Damas, écrasés à Homs et à Lattaquié, pourchassés près de la zone de cessez-le-feu au Golan et mis en échec à Alep où le blocus mis en place par des groupes extrémistes armés depuis le début du mois sacré du Ramadan vient d’être percé par les unités d’élite de l’armée syrienne.

Cet ascendant des forces armées syriennes et des milices populaires permet à Damas de focaliser sur un autre aspect non moins dangereux du conflit en cours en Syrie: la guerre économique. Depuis des mois, des campagnes organisées de spéculation monétaire et financière ont grandement nui à l’économie syrienne et à la valeur de la livre syrienne. Cette spéculation est accompagnée par diverses pratiques telles que la contrebande, la fuite massive de capitaux, l’organisation de fausses pénuries, le sabotage d’infrastructures, l’introduction de fausse monnaies, la corruption et une hausse anormale des produits de base. Pour y faire face, le Premier ministre syrien Wael Al-Halaki a mis en place toutes une série de mesures de protection. Cependant fort insuffisantes. Le recours à des experts iraniens, aguerris par le blocus auquel leur pays fait face, a permis d’éluder l’effondrement de la monnaie nationale syrienne.

Le gouvernement syrien a beau mettre en place un système de rationnement en temps de guerre, impossible de stopper les pratiques spéculatives. En vertu du système de rationnement, chaque personne adulte a le droit à 300 grammes de thé par mois mais ce produit s’échange sous le manteau à des prix rédhibitoires et est surtout exporté en masse vers des pays voisins. La situation est telle que l’armée syrienne commence à cibler les milieux de la spéculation. Néanmoins, contre toute logique, l’économie syrienne tient toujours. Les liens commerciaux officieux avec l’Irak et l’Iran (ce dernier ne parvient ou ne veut plus payer ses créances internationales) ainsi que ceux bancaires avec le Liban expliquent en partie mais pas totalement la survie surprenante du système économique d’un pays non producteur d’hydrocarbures dont l’économie est basée essentiellement sur l’agriculture et le textile.

2. Des indications receuillies laissent entendre que les populations civiles et les unités militaires assiégées à Alep ont pu être ravitaillées par l’armée syrienne qui a du intervenir alors que son plan ne préconise pas un mouvement vers le Nord avant le mois de d’octobre afin de parer à toute nouvelle attaque combinée sur Damas comme ce fut le cas en juillet 2012. Le blocus imposé par les groupes les plus extrémistes de la rebéllion n’a pas tenu, moins par la vigueur de l’offensive loyaliste que par l’éclatement de conflits armés entre, d’une part, les groupes liés à Al-Qaïda et des factions de l’armée syrienne libre, et, d’autre part, le front d’Ennosra et les milices kurdes. La situation semble prendre un virage inattendu au Nord de la Syrie et en Turquie méridionale avec l’éventualité de la déclaration d’une entité kurde indépendante. Cette éventualité est fort redoutée par Ankara.

3. Plus au Sud, près du plateau stratégique du Golan, des accrochages ont encore opposé des militaires syriens et israéliens. Des unités de l’armée syrienne pourchassant des groupes armés liés à l’armée du Cham (pays de Sem, autre appellation du Levant regroupant la Grande Syrie, c’est-à-dire, la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie) près de la ville de Qunaytra, ont poursuivi les rebelles jusqu’à un poste militaire israélien désaffecté situé à l’intérieur de la zone contrôlée par Israël, provoquant une riposte israélienne. Mais les deux pays, soumis à d’intenses pressions internationales pour éviter toute escalade, n’ont pas donné plus d’information. Ce qui est certain est que du côté israélien, une nouvelle brigade chargée du Golan est en train d’être constituée à la hâte tandis que les meilleures unités de l’armée israélienne se massent en Galilée. Le Liban et les confins syro-jordaniens sont survolés par un nombre impressionnant de drones. Au point que la défense antiaérienne israélienne en a abattu un le prenant pour un appareil du Hezbollah. D’autre part, des information jamais confirmées et non-vérifiables font état du déploiement par Israël de missiles nucléaires tactiques non loin du Lac Tibériade. Si cette information est vraie, cela renseigne sur le degré d’inquiétude que suscite l’évolution-défavorable jusqu’ici pour la stratégie de Tel-Aviv-de la crise syrienne dont le théatre d’opération s’étend désormais de la province irakienne d’Al-Anbar à l’Est jusqu’au littoral libanais sur la Méditerannée à l’Ouest.

4. L’évolution défavorable de la crise syrienne suivant les intérêts géostratégiques américains et par voie de conséquence israéliens à re-évaluer l’ensemble de la stratégie arrêtée jusque là. La rencontre du Chef des services de renseignement israéliens avec ses homologues US aux Etats-Unis a pour principal objet une redéfinition de cette stratégie à la lumière des derniers développements régionaux. Si des officiels US tels que le Secrétaire d’Etat John Kerry martèlent publiquement et sans conviction qu’il est encore impossible d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’une partie du territoire syrien, des chefs militaires au Pentagone évoquent pour la première fois la possibilité de recourir à une nouvelle arme: les bombardements orbitaux ou frappes cinétiques. En d’autres termes de lâcher à partir de l’espace ou plus précisément d’une orbite déterminée, une pluie de micro-météorites artificielles qui viendraient s’écraser à très grande vitesse sur une surface déterminée de la planète et, en l’occurrence ici, du territoire syrien. On sait presque rien sur cette nouvelle technique qui rappelle les lancer de fléchettes au dessus des tranchées de la première guerre mondiale  mis à part l’existence d’un programme assez ancien dénommé Thor. La chute d’objets métalliques (matériaux spéciaux) ou autres, lâchés à partir d’une orbite proche et tombant à la vitesse des météores sur le sol syrien serait quasiment impossible à intercepter par les moyens actuels de la défense aérienne ou des des moyens d’interception balistique. Chinois et Russes semblent très inquiets et travaillent d’arrache-pied à des contre-mesures. Un des points faibles de cette technique est son impossibilité à acquérir des cibles précises puisqu’elle dépends de plusieurs variables de la chute libre, de la gravitation et de la rotation terrestre. Ce qui en résulte un phénomène de dispersion plus ou moins important.

La chute de météorites en Russie en février 2013 causant des dégâts dans l’Oural et dans le centre de la Russie a alimenté pas mal d’hypothèses dont la plus tonitruante a été émise publiquement par l’homme politique russe Vladimir Zhirinovsky qui a nommément accusé les Etats-Unis d’avoir testé un système de bombardement cinétique au dessus de l’Eurasie. Une hypothèse que les médias n’ont pas jugé relever et ont classé comme une autre théorie du complot paranoïaque. Ce qui est certain, c’est que l’US Air Force a testé en Irak, durant la période s’étendant de 1998 à 2003, soit l’invasion de ce pays, toute une série de nouvelles armes telles que les bombes à béton (non-explosives), des masses d’acier, des bombes à émission électromagnétiques et d’autres.

Quoi qu’il en soit, les déclarations d’officiels US telles que celles du Secrétaire d’Etat John Kerry sur l’impossibilité d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien ou celles encore plus lénifiantes de responsables européens niant toute volonté d’armer les rebelles cache mal la préparation de plans alternatifs assez novateurs pour tromper la vigilance des alliés de la Syrie. Ce n’est point un hasard si le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis d’Amérique, le général Martin Dempsey, évoque pour la première fois la possibilité d’utiliser des frappes cinétiques (Kinetic strikes) en Syrie.  Si cette éventualité se réalise, le conflit au Moyen-Orient et ses multiples avatars high-tech dénommés sous le nom générique de printemps arabe, auront connu l’usage de l’ensemble des technologies préfigurant le monde de demain (l’arme nucléaire n’en est pas une et figure parmi les techniques du passé) allant des révolutions 2.0, versions plus perfectionnées des premières révolutions colorées aux bombardements orbitaux en passant par de nouvelles techniques d’ingénierie sociales et informationnelles à travers un contrôle total de l’Internet et des moyens de télécommunication. Bien que toutes ces nouvelles techniques soient à leur balbutiement, elles auront un rôle déterminant dans les conflits futurs.

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Le conflit syrien verra t-il l'usage inédit d'armes spatiales?
Le conflit syrien verra t-il l’usage inédit d’armes spatiales?

Conflit au Moyen-orient: un épilogue fin Août, début septembre?

Des informations persistantes et concordantes indiquent qu’une opération militaire régionale d’envergure contre la Syrie est en préparation au Nord de la Jordanie pour la période succédant à la fin du mois sacré du Ramadan pour les musulmans, coïncidant avec la fin du mois d’août et le début du mois de septembre.

a l’opposé de ses  déclarations officielles sur la conférence G2 (Genève 2), Washington aurait renforcé les ponts aériens avec Israël et la Jordanie. officiellement 300 marines américains et un nombre indéterminé de membres des forces spéciales de huit pays de l’OTAN (parmi eux la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas) se trouvent actuellement au Nord du royaume Hachémite dirigé par le Roi Abdallah II.

Cependant, d’après des correspondances locales, le nombre d’instructeurs US ne cesse de croître depuis trois semaines. au cours de la semaine écoulée, des dizaines de « volontaires » en provenance de ces  camps d’entraînement spéciaux en Jordanie ont vainement tenté des intrusions au Sud de la Syrie, plus précisément dans la province de Deraa, berceau de la révolte ayant conduit à la guerre civile syrienne.

Dans le même contexte, nos sources indiquent que selon des rapports établis par des diplomates syriens loyalistes, les forces spéciales de l’Otan seraient sur le point de déclencher une opération visant à décapiter la direction syrienne.

Sur le terrain, les unités de l’armée syrienne continuent de progresser, notamment dans la province centrale de Homs et au Nord.  Sur les hauteurs du Golan, une source proche de l’UNDOF  a révélé que l’armée et les innombrables services spéciaux israéliens sont bel et bien impliqués aux côtés de certaines factions de la rébellion dans la guerre contre le gouvernement syrien. Parmi les services spéciaux impliqués figurent ceux connus sous le nom de Musta’ravim. Ces derniers sont composés essentiellement d’Arabes israéliens portant des barbes et criant à tue-tête « Allah Akbar! » (Dieu est Grand!). Ils auraient des connaissances religieuses étendue en Islam et seraient, de par leur maîtrise apparente de la jurisprudence islamique, derrière la plupart des avis religieux ordonnant le massacre de civils innocents.

Sur le plan diplomatique, les négociations sur la tenue de la Conférence de Genève  achoppent sur le refus absolu de l’Arabie Saoudite et de ses alliés ainsi qu’Israël de l’éventualité de la survie du régime syrien actuel. Cette convergence des objectifs ne coincide pas avec les motivations de chacun: pour Ryad, pas question de voir un « croissant chiite s’étendre de Bagdad à la Méditerranée en menaçant l’ordre établi en péninsule arabique; pour Tel-Aviv, le régime syrien actuel doit être détruit pour des raisons d’hégémonie régionale: cela isolera le Hezbollah au Liban et surtout l’Iran, unis dans un axe stratégique pour le meilleur et pour le pire.

L’Arabie Saoudite et Israël sont les deux principaux leviers de la politique étrangère US et, par ricochet, celle de l’ensemble des pays européens suivistes. L’ influence de ces deux pays  sur la politique étrangère américaine  est énorme et sans équivalent dans l’histoire politique et diplomatique contemporaine.

Que fera Moscou en cas de décapitation brutale du gouvernement syrien et le chaos général qui en résulterait avec un risque certain de partition en micro-Etats au Moyen-Orient?

Echecmat

Conflit au Moyen-Orient: « Eager Lion » en Jordanie, « Ouragan du Nord » en Syrie…

 

Après la victoire stratégique remportée par les forces armées syriennes et les unités du Hezbollah libanais à Al-Qussayr dans la province de Homs, les efforts de l’état-major syrien se dirigent vers la grande ville industrielle d’Alep au Nord du pays près de la frontière avec la Turquie. En parallèle, des exercices militaires conjoints entre les armées des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie se tiennent jusqu’au 20 juin sous le nom de code « Eager Lion ».

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep porte le nom de code « Ouragan du Nord ». Des éléments de la milice libanaise du Hezbollah appuyés par des milices locales connues sous le nom de forces de défense nationale accompagnent la quatrième division d’infanterie mécanisée des forces armées syriennes où un assaut est actuellement en cours sur la localité de Marjah. Plus de 18 000 conscrits de l’armée syrienne participent aux opérations visant les localités d’Anaden, Salaheddine et la vieille ville historique d’Alep.

A Marjah, l’armée syrienne et le Hezbollah font face à un acharnement aveugle des groupes armés de volontaires turcs et tchétchènes. Des sources au sein de l’armée syrienne affirment que des volontaires européens se trouvent parmi les rebelles. La localité est très difficile à prendre d’assaut puisque sa topologie ne permet point aux blindés d’y évoluer. Les pilonnages d’artillerie de campagne se sont avérés d’une efficacité très limitée sinon nulle  dans cette zone. D’où le recours au Hezbollah.

Les tactiques de guérilla urbaine du Hezbollah libanais ont déterminé l’issue de la bataille décisive d’Al-Qussayr. Les combattants du mouvement sont très mobiles et accrochent les rebelles de l’armée syrienne libre et ceux des groupes extrémistes tout en laissant le temps aux unités d’élite de la IV Division d’infanterie mécanisée d’encercler les positions ennemies. C’est donc une guerre de mobilité.

En Jordanie, sous couvert d’un exercice annuel, des éléments du 24e Corps expéditionnaire des Marines, des batteries de missiles ABM (missiles anti-balistiques) et des chasseurs bombardiers de type F-16 sont en train d’être déployés.

Au Golan, fait rarissime, Damas a demandé à Tel-Aviv via l’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force) de ne pas cibler ses chars T-72 qui ont pénétré dans la zone démilitarisée près de la ville de Qunaïtra à la poursuite des rebelles. En Israël, on estime du côté officiel que Tel-Aviv ne cherche pas à s’ingérer dans la guerre en Syrie. En réalité les deux pays techniquement en guerre depuis 1973 sont sous la pression de Washington et Moscou afin d’éviter une escalade dangereuse au Moyen-Orient pouvant aboutir à une nouvelle guerre mondiale.