Irak: les partisans de Saddam Hussein combattent les terroristes de l’Etat Islamique

Les forces loyalistes à l’ex-Président irakien Saddam Hussein, commandées par son ancien vice-Président Izzet Ibrahim Eddouri se sont alliés aux milices des tribus sunnites des régions de Tikrit et de Mossoul pour se battre avec les hordes de l’Etat Islamique (l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie)

Mieux armées et plus aguerries, les forces sous le commandement de Eddouri, le seul haut officiel du régime de Saddam Hussein à avoir réussi à narguer les troupes d’occupation US durant presque une décennie, ont engagé de très violents combats contre les zombies de l’Etat Islamique après que cette organisation terroriste ait diffusé un communiqué selon lesquel Dieu ne lui a pas ordonné de guerroyer contre Israël.

Les tribus sunnites qui se sont soulevées contre le régime sectaire du Premier ministre Al-Maliki ont aussi rejoint les combats contre les hordes mercenaires de l’Etat Islamique, estimant que ces derniers sont les pions ou les outils des américains pour discréditer le réveil de la communauté sunnite en Irak et tuer dans l’oeuf sa tentative de se structurer en force capable d’influer sur l’échiquier politique irakien.

Izzet Ibrahim eddouri a annoncé la Grande Révolution irakienne avec pour objectif le départ de Nouri Al-Maliki et son remplacement par un autre Premier ministre. Il semble que l’irruption de l’Etat Islamique au milieu de cette insurrection vise à un double objectif: discréditer cette révolution armée et exploiter le chaos pour mener la guerre à la fois contre Bagdad.

L’Etat Islamique est de plus en plus perçu comme une création d’inspiration britannique à cause des cartes géographiques qu’il diffuse. Il serait un outil de la CIA et des sections arabisantes du Mossad israélien. Les éléments de l’Etat Islamique auraient vendu des quantité de pétrole et de gaz à des agents de l’Otan après la chute de raffineries et de sites énergétiques en Irak ou en Syrie.

De son côté, les hordes en noir de l’Etat Islamique ont déclaré la guerre contre les sunnites partisans de Izzet Ibrahim Eddouri, contre les tribus sunnites, l’Etat irakien, les autres groupes rivaux, contre l’Iran et contre tous ceux qui n’annonceront pas leur reddition au mouvement terroriste.

Al-Maliki est en très mauvais termes avec le Kurdistan (de facto autonome) après une série d’accusations selon lesquelles les kurdes offriraient des facilités à l’Etat Islamique et aux autres groupes sunnites révoltés. En réalité, les Kurdes qui ne veulent plus d’Al-Maliki comme Premier ministre poursuivent désormais un objectif assez clair: l’indépendance.

Izzet Ibrahim Eddouri, l'ex-vice président la République d'Irak sous Saddam Hussein est devenu une légende de la résistance. Il combat aujourd'hui et les terroristes de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant et le gouvernement de Nouri Al-Maliki.
Izzet Ibrahim Eddouri, l’ex-vice président la République d’Irak sous Saddam Hussein est devenu une  véritable légende de la résistance irakienne. Il n’a jamais déposé les armes et n’a jamais été capturé.  Il combat aujourd’hui les terroristes de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie  tout en contestant très fortement le gouvernement  sectaire de Nouri Al-Maliki qu’il a ménagé pendant un temps à cause de Damas.

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit en Syrie: l’aviation syrienne détruit des renforts destinés à la rébellion dans la Ghouta orientale

Des informations concordantes confirmées par des médias libanais indiquent que l’aviation syrienne a détruit aujourd’hui une centaine de véhicules chargés d’armes et de combattants qui faisaient partie de colonnes venues renforcer et venir au secours des milliers de rebelles assiégés dans la Ghouta orientales près de Damas. Les pilonnages de l’artillerie gouvernementale sur les assiégés ont fait près de 400 morts au sein des rebelles dont plus de 50% seraient des étrangers.

La contre-offensive avortée des rebelles à la Ghouta orientale menée en coordination entre l’Arabie Saoudite, Israël et un pays arabe voisin visait la reprise en main de la situation militaire sur le terrain dans la banlieue de Damas en prévision de la Conférence de Genève II.

Des tentatives de briser le siège de la Ghouta orientale se poursuivent à la minute où est publié ce post.

Syrie: les usines d’armement d’Alep capturés par les rebelles

La plus grande bataille en cours actuellement en Syrie est celle d’Alep. Les unités de l’armée syrienne ont réussi à reprendre la  base du 80e régiment assurant la défense de l’aérodrome militaire d’Alep mais s’opposent à une vive résistance des groupes extrémistes de Daesh et de l’organisation terroriste Jobhet Ennosra. Après 24 jours de combats acharnés, l’armée syrienne en est réduite à lancer son infanterie dans des attaques frontales en terrain découvert soutenue par un déluge d’obus et de roquettes. Ces combats ne sont pas sans quelque similitude avec ceux, beaucoup plus vastes,  du front germano-russe en 1944-45.

La capture de l’aérodrome militaire d’Alep par les troupes régulières a contraint les groupes terroristes à se replier au Sud d’Alep et à se retrancher dans les immenses usines d’armements que l’armée gouvernementale évite de bombarder en utilisant l’aviation. Cependant des troupes aéroportées arrivent en renfort du Sud et du littoral. Plus de 2000 hommes ont déjà été parachutés au dessus des industries d’armements depuis ce matin.

Plus au Nord, des combats d’une extrême violence sont signalés entre les comités de défense du peuple kurde et les rebelles.

La défaite totale de l’Armée syrienne libre (ASL) au Sud de Damas où elle a perdu ses principaux fiefs achève le cycle des opérations militaires s’inscrivant dans le cadre du plan « Bouclier ».  La bataille d’Alep risque de perdurer. Des milliers de mercenaires pénètrent en Syrie à partir de la Turquie pour tenter d’éviter la répétition du scénario de Damas où l’armée régulière a littéralement écrasé tous les groupes rebelles. Non sans d’immenses dommages collatéraux.

Indubitablement; un peu comme aux temps mythiques de l’épopée de Gilgamesh, la guerre s’éternise en Syrie. D’autant plus que l’ensemble des protagonistes locaux et régonaux essaient par tous les moyens de marquer des points et à obtenir des gains substantiels sur le terrain pour aborder d’éventuelles négociations sinon en position de force du moins avec un avantage comparatif assez suffisant pour faire fléchir l’adversaire. En somme, pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Turquie, il n’y a pas de solution politique à la crise syrienne pour le moment mais celle-ci passera bien par la voie des armes. d’où la course contre la montre engagée par Damas. Car on ne pourra différer indéfiniment Genève II: un jour ou l’autre il faudra bien finir par s’asseoir autour d’une table et négocier une issue à ce conflit. Syria army makes more gains in north Aleppo

Artillerie syrienne autour d'AlepInfanterie syrienne

Bombs over Aleppo by Maysun

 

Tension croissante à Gaza

Les accrochages entre les éléments des Brigades Al-Kassam, l’aile militaire du mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans l’enclave assiégée de Gaza, et l’armée israélienne se multiplient ces derniers jours. Nouveauté: les brigades Al-Kassam semblent avoir adopté de nouvelles tactiques, inspirées de celles du Hezbollah libanais.

La gestion du combat en temps réel par l’armée israélienne est assurée par une myriades de mini-drones aériens, terrestres et sous-marins.

L’aile militaire du Hamas, les Brigades Al-Kassam, a affirmé sur son compte Twitter “avoir abattu un mini drone israélien”. La NSA américaine et l’unité 8002 israélienne (sorte de NSA compacte en version plus vorace)  ne devraient jamais assez remercier le Hamas.

Le Hamas est en train de se remettre tant bien que mal de ses choix malheureux lors de ce que l’on appelé par ironie « printemps arabe ». En prenant fait et cause pour l’idéologie des Frères Musulmans, l’aile politique du Hamas représentée par Khaled Mechaal, s’est positionnée contre son protecteur, la Syrie. Mais la chute du mouvement des Frères Musulmans en Égypte et la résistance tenace du régime syrien contre l’ensemble de ses ennemis ont mis le Hamas dans une situation d’isolement fort dangereuse. L’aile militaire du mouvement a fini par tenter un processus de réconciliation avec Damas. Plus encore, le Hamas a radicalement changé sa rhétorique. Il vient d’annoncer l’amorce d’une nouvelle lutte contre l’occupant israélien.

90 ans après la déclaration de Lord Balfour, que le Hamas commémore en annonçant une contre-déclaration promettant la libération de la Palestine historique. D’où la pression militaire croissante d’Israël, traduite par la multiplication des provocations israéliennes.

Dans un contexte régional explosif marqué par la guerre en Syrie, la concentration des forces israéliennes sur le front septentrional, les réticences de Washington à suivre les desirata de Tel Aviv pour déclencher une troisième guerre mondiale, le sursaut du Hamas inquiète les stratèges israéliens qui ont tout fait pour non seulement faire perdurer les menaces autour d’Israël (leur principale industrie) mais les renforcer pour justifier le militarisme du régime de Tel Aviv et sa nature profondément belliqueuse.

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Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

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La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Conflit au Moyen-Orient: d’importants convois blindés syriens en route vers le Golan

20131010-034939.jpgDes informations confirmées en provenance de Syrie rapportent que d’importants convois blindés de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

Dans un développement inédit, l’armée syrienne a fini par dévoiler ses unités d’élite laissées jusque-là en réserve. Nos informations évoquent avoir aperçu une colonne de plus de 200 chars de bataille de type T-72 S se dirigeant vers le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Ces mouvements surviennent dans un contexte de trés forte tension, notamment en Israël où trois aéronefs militaires (deux avions de combat et un drone) se sont abattus en moins de 48 heures.

S’agit-il de renforts militaires destinés à la province méridionale de Deraa, berceau de la rébellion, ou est-ce un déploiement en prévision d’un conflit avec Israël?

De toute évidence, l’armée syrienne est en train de procéder à un profond remaniement de ses unités combattantes. Le parachutage massif de troupes de choc sur Jobar et les grandes voies périphériques de la région de Damas  illustrent cette nouvelle approche.

Autre nouveauté. D’ordre sémantique cette fois. Le ministère syrien de la défense commence à utiliser officiellement le terme sioniste et pro-sioniste pour qualifier les groupes islamistes radicaux et la rébellion syrienne.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne mènent une contre-offensive sur Salaheddine (Alep) et se battent depuis deux jours autour du krak des Chevaliers. A la frontière turque, syriens et turcs s’affrontent à mort par kurdes et islamistes interposés: les comités de la résistance kurde opposent une lutte acharnée aux cohortes islamistes radicales de Daesh, armés et soutenus par la Turquie par peur d’une extension du conflit kurde. Une extension que Damas encourage au plus point.

Les rebelles toutes factions confondues viennent de recevoir une artillerie plus performantes de la part de l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne. Disposant de roquettes d’un plus grand rayon d’action, ils les ont utilisé contre des objectifs stratégique comme la raffinerie de Homs (centre du pays).

Au Golan, une unité israélienne a ouvert le feu sur une position de l’armée syrienne après qu’un soldat israélien a été blessé par des tirs d’armes légères.  Les syriens ont riposté et un intense échange de tirs s’en ai suivi. Quelques heures plus tard, les israéliens refusent l’entrée dans leur territoire d’une quinzaine de blessés de l’armée syrienne libre (ASL-Rébellion) craignant sans doute un piège. Car en Syrie actuellement, personne ne sait qui est qui.

Sur le plan diplomatique, le Chef d’Etat-major des armées russes vient de confirmer les termes de l’accord secret conclu entre Moscou et Damas en échange d’un désarmement (partiel?) de l’arsenal chimique syrien. La Syrie est officiellement sous la protection de la Russie et de son parapluie nucléaire.

Syrie: les rebelles prennent la localité d’Azaz et s’y entretuent…

Les rebelles syriens  sont parvenus à prendre le contrôle de la localité d’Azaz, située à l’extrême Nord de la Syrie non loin de la frontière turque où ils reçoivent depuis vendredi d’importants renforts en hommes et en matériel.
A peine ont-ils établi leur quartier-général à l’entrée septentrionale de la localité que des combats meurtriers ont éclaté entre les factions extrémistes de l’Emirat d’Irak et de Syrie ( Dawlet Al-Îraq e Al-Sham) et des groupes de l’armée syrienne libre (ASL).
D’après les informations qui viennent de nous parvenir, les islamistes ont réussi à s’imposer, non sans commettre un petit remake de la Saint-Barthélémy: Trois commandants de l’armée syrienne libre (ASL-rébellion) ont été décapités au sabre en pleine place publique. Peu de temps après, 85 rebelles de l’ASL ont été alignés sur la principale place publique de la localité et passés à la mitrailleuse sans autre forme de procès.  Tel un ritual macabre, les combattants islamistes ont procédé à la décapitation des blessés que les balles n’ont pu achever.
A la minute où nous rapportons ces faits, les unités de l’armée syrienne qui n’ont pu bénéficier d’un soutien logistique par voie aérienne, se préparent à reprendre la localité avec l’aide des pechmergas kurdes.

Terrible: identification des enfants morts apparus dans les vidéos de l’attaque chimique du 21 août 2013

Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.
Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.
On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).
Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.
Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.
Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues des familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

Réseau Voltaire | 6 septembre 2013 

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah, variable inconnue.

500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le Salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance
500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance

Parmi les grands variables à prendre en compte lors de l’évaluation de la situation au Moyen-Orient, il en existe une, quasiment inconnue du public et susceptible de poser pas mal d’entraves aux plans de Washington: il s’agit du Hezbollah libanais.

Le Hezbollah est un acteur non-étatique, un parti politique doté d’une puissante milice armée organisée comme une secte fermée au sein d’une autre secte. Il est né des ruines fumantes de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a acquis une très grande expérience dans la guerre asymétrique et l’usage de techniques de combat inconnues jusque-là. Il dispose d’étonnantes capacités de renseignement puisque ses réseaux d’espionnages ont réussi à inflitrer les services de renseignements militaires de l’armée israélienne à plusieurs reprises. Ses membres ont le meilleur équipement militaire individuel de toute la région du Moyen-Orient et cultivent le culte absolu du secret, se reconnaissent entre-eux par une série de signes.  Ils ont adopté le salut romain qui terrifie tant les israéliens. Le Hezbollah a été classé par Washington puis tout récemment par l’Union européenne comme une organisation terroriste.

Dirigée par un chef charismatique, Sayed Nasrallah, le Hezbollah a réussi l’exploit d’avoir fait fuir Israël du Sud-Liban en 2000 et d’avoir résisté, avec l’aide active de la Syrie à une tentative d’invasion du Liban en juillet 2006.  Lors de cette guerre, les éléments du Hezbollah ont fait voler en éclats le mythe d’invincibilité du char de bataille lourd israélien Merkava, un monstre hybride réunissant le meilleur des technologies de char US, Allemande et Britannique. La milice a tiré dès le début du conflit un missile antinavire fourni par la Syrie contre un bâtiment de surface de la marine israélienne doté d’une protection électronique hyper-sophistiquée, le touchant de plein fouet. Un nouveau équilibre stratégique s’est alors mis en place au Nord d’Israël.

Gratitude oblige, le Hezbollah est venu au secours de la Syrie en difficulté en 2013. Rarement on a assisté à un tel cas de figure: une milice défend un pays très faible, le Liban et se porte au secours d’un pays assez puissant d’un point de vue militaire dans le monde arabe. Bête noire de l’Arabie Saoudite à cause de son obédience chiite et donc hérétique du point de vue de Ryad, le Hezbollah a tenté de soutenir les factions de la résistance palestinienne, notamment le mouvement islamiste Hamas. Mais ce dernier s’est retourné contre lui et a rejoint la rébellion syrienne dans sa guerre contre le pouvoir à Damas.

Le Hezbollah comptabilisait entre 3000 et 5000 combattants en 2006 et d’un arsenal de quelques 40 000 roquettes. Aujourd’hui, cette milice vouée aux gémonies disposerait de quelques 100 000 roquettes et missiles, des drones et d’unités réduites mais très disciplinées qui pourrait poser un sérieux problème aux israéliens en cas d’une intervention étrangère en Syrie. C’est la grande inconnue des stratèges israéliens. Et il n’est pas exclu que le Hezbollah dont l’allié, le mouvement chiite Amal, se faisait pilonner par l’armée syrienne en soutien aux phalanges chrétiennes maronites en pleine guerre civile libanaise (1975-1988), ne puisse encore une fois porter secours à Damas.

Le Moyen-Orient est complexe.

Iran: « Dures conséquences si Washington franchit la ligne rouge » en Syrie

Une attaque militaire américano-israélienne sur la Syrie serait perçue comme une attaque généralisée contre la République islamique d’Iran. Le Chef adjoint de l’Etat-Major des forces armées iraniennes, le général Messaoud Jezayeri a explicitement averti de dures conséquences si Washington décide de franchir la ligne rouge en Syrie.

Les américains et les israéliens le savent depuis le début mais attendaient patiemment le changement de deux variables: primo, un affaiblissement suffisant des forces armées syriennes et de son économie; secundo, l‘arrivée de nouveaux systèmes d’armes capables de rendre obsolètes les systèmes d’armes russes, chinois et iraniens. Ce qui semble être fait vu les déclarations belliqueuses des Chefs d’Etats alliés des Etats-Unis.

Cependant, nul ne pourra prévoir ce qui adviendra au lendemain de l’incendie. Car, ne vous y trompez pas deux fois: une attaque américano-israélienne sur la Syrie et l’Iran marquera non seulement l’épilogue et l’échec définitif de ce que l’on a appelé « Printemps arabe » (jeu de mot signifiant « destruction arabe » en hébreu) mais également le début de la troisième guerre mondiale. Ironie du sort, celle-ci a toutes les chances de se déclencher à la veille de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale…

Photos du jour: le Président Assad de Syrie au front, à Darya!

Image inédite du Président syrien Bashar Assad sur le terrain des opérations, aujourd'hui 01e août 2013, à l'occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l'une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d'assauts ininterrompus à l'armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés.
Image inédite du Président syrien Bashar Al- Assad sur le terrain des opérations, aujourd’hui 01e août 2013, à l’occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l’une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d’assauts ininterrompus à l’armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés. Sur cette photo diffusée il y a une demi-heure par la chaîne satellitaire syrienne, Al-Assad échange quelques mots avec de simples soldats d’un bataillon d’infanterie mécanisée.
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. "Je suis fier de vous en tant que soldats...L'histoire retiendra que vous avez combattu jusqu'au bout dans l'ordre et la discipline. la Syrie fait face à l'une des plus sauvages agressions de l'histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n'étiez pas une armée fantôche...Nous vaincrons!"
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. « Je suis fier de vous en tant que soldats…L’histoire retiendra que vous avez combattu jusqu’au bout dans l’ordre et la discipline. la Syrie fait face à l’une des plus sauvages agressions de l’histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n’étiez pas une armée fantôche…Nous vaincrons! »
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l'armée syrienne en réponse à toute tentative US d'imposer une zone d'exclusion aérienne.
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l’armée syrienne en réponse à toute tentative US d’imposer une zone d’exclusion aérienne.

 

Genève II: Ryad exige le retrait du Hezbollah de la Syrie

De source diplomatique arabe, l’Arabie Saoudite dont les renseignements gèrent certains aspects de la guerre en Syrie, aurait exigé de la Russie le retrait du Hezbollah libanais du territoire syrien comme préalable à une éventuelle participation du royaume à la Conférence internationale de Genève II.

D’après les mêmes sources, Ryad aurait également demandé la réduction de l’aide russe destinée à l’Iran en soulignant son refus total de toute influence iranienne sur le Moyen-Orient.

Côté saoudien, c’est le Prince Bandar, chef des renseignements du royaume, qui aurait transmis ces doléances au Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

D’après un diplomate arabe en poste à Moscou, le Prince Bandar a rappelé au Président Poutine que l’Arabie Saoudite avait les moyens de saboter Genève II tout en lui affirmant que Ryad serait prêt à acquérir des systèmes d’armes russe dans le cadre de contrats très lucratifs pour la partie russe pour peu que celle-ci adopte une position plus neutre dans le conflit en cours en Syrie.

Selon des informations jamais confirmées, l’Arabie Saoudite serait prête à dépenser jusqu’à 250 milliards de dollars US pour faire réussir un changement de régime à Damas.  Du point de vue des Saoudiens, l »installation d’un régime pro-saoudien en Syrie serait susceptible d’isoler et le Hezbollah au Liban et L’Iran et par conséquent affaiblir notablement l’influence iranienne sur le croissant fertile.  Cet Objectif coïncide avec les objectifs stratégiques prioritaires d’Israël dans la région.

Conflit au Moyen-Orient: « Eager Lion » en Jordanie, « Ouragan du Nord » en Syrie…

 

Après la victoire stratégique remportée par les forces armées syriennes et les unités du Hezbollah libanais à Al-Qussayr dans la province de Homs, les efforts de l’état-major syrien se dirigent vers la grande ville industrielle d’Alep au Nord du pays près de la frontière avec la Turquie. En parallèle, des exercices militaires conjoints entre les armées des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie se tiennent jusqu’au 20 juin sous le nom de code « Eager Lion ».

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep porte le nom de code « Ouragan du Nord ». Des éléments de la milice libanaise du Hezbollah appuyés par des milices locales connues sous le nom de forces de défense nationale accompagnent la quatrième division d’infanterie mécanisée des forces armées syriennes où un assaut est actuellement en cours sur la localité de Marjah. Plus de 18 000 conscrits de l’armée syrienne participent aux opérations visant les localités d’Anaden, Salaheddine et la vieille ville historique d’Alep.

A Marjah, l’armée syrienne et le Hezbollah font face à un acharnement aveugle des groupes armés de volontaires turcs et tchétchènes. Des sources au sein de l’armée syrienne affirment que des volontaires européens se trouvent parmi les rebelles. La localité est très difficile à prendre d’assaut puisque sa topologie ne permet point aux blindés d’y évoluer. Les pilonnages d’artillerie de campagne se sont avérés d’une efficacité très limitée sinon nulle  dans cette zone. D’où le recours au Hezbollah.

Les tactiques de guérilla urbaine du Hezbollah libanais ont déterminé l’issue de la bataille décisive d’Al-Qussayr. Les combattants du mouvement sont très mobiles et accrochent les rebelles de l’armée syrienne libre et ceux des groupes extrémistes tout en laissant le temps aux unités d’élite de la IV Division d’infanterie mécanisée d’encercler les positions ennemies. C’est donc une guerre de mobilité.

En Jordanie, sous couvert d’un exercice annuel, des éléments du 24e Corps expéditionnaire des Marines, des batteries de missiles ABM (missiles anti-balistiques) et des chasseurs bombardiers de type F-16 sont en train d’être déployés.

Au Golan, fait rarissime, Damas a demandé à Tel-Aviv via l’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force) de ne pas cibler ses chars T-72 qui ont pénétré dans la zone démilitarisée près de la ville de Qunaïtra à la poursuite des rebelles. En Israël, on estime du côté officiel que Tel-Aviv ne cherche pas à s’ingérer dans la guerre en Syrie. En réalité les deux pays techniquement en guerre depuis 1973 sont sous la pression de Washington et Moscou afin d’éviter une escalade dangereuse au Moyen-Orient pouvant aboutir à une nouvelle guerre mondiale.

L’armée syrienne à Al-Qussayr met la main sur des documents secrets sur la contrebande d’armes

L’avancée des unités de l’armée syrienne au centre d’Al-Qussayr a permis la découverte de nombreuses caches d’armes et de dépôts de médicaments, voir des hôpitaux de campagne. Mais ce n’est pas tout. La prise des anciens postes de commandement de la rébellion armée a mis en lumière pas mal de secrets révélés par des documents secrets. Dans le labyrinthe des longs tunnels souterrains utilisés par les rebelles, de nombreux documents saisis par les officiers du renseignement aérien syrien démontrent d’une manière irréfutable la complicité active des services de renseignements de l’Arabie Saoudite, des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Qatar, de la Turquie mais également de partis libanais tels que les Forces libanaises (FL) appartenant à Samir Geagea et le Mouvement du Futur (Tyar Al-Mustaqbil) proche de Saâd Hariri, fils de l’ex-Premier ministre libanais assassiné Rafik Hariri.

Ces documents portent sur des transfert de fonds et des approvisionnements. Le matériel de télécommunications saisi est très sophistiqué et n’est pas en dotation dans l’ensemble des armées de la région. Dans le lot figurent des téléphones satellitaires doté d’un système de cryptage ultra-sophistiqué, des quantités d’explosifs C-4 et des sommes d’argent liquide en monnaies américaine, saoudienne et qatarie.

Des rumeurs au sein du commandement syrien évoquent la capture de 70 agents étrangers dont certains seraient de nationalité française ou belge parlant un arabe dialectal maghrébin. D’autres seraient des agents israéliens du « Katsas », la plupart portant la nationalité libanaise. Des agents saoudiens auraient été capturés. Enfin des agents turcs du MIT. D’après des documents découverts, les « agents » étaient chargés de la contrebande d’armes et de munitions du Liban à l’intérieur du territoire syrien.

Le bouclage de la zone par les militaires syriens avec l’aide d’éléments du Hezbollah libanais ont empêché les « contrebandiers » de fuir vers le Liban.

L’armée syrienne poursuit sa reconquête de la région en se dirigeant vers le Nord et le Nord-Ouest d’Al-Qussayr à la poursuite de centaines de rebelles armés. Les médias arabes proches de l’Arabie Saoudite et du Qatar (et dans leur sillage, certains médias égyptiens, libanais et libyens) tentent d’ameuter la rue arabe sur ce qui se passe à Al-Qussayr en le présentant comme un massacre interconfessionnel. En réalité, la rébellion syrienne et ses sponsor viennent de recevoir un coup fatal. Les voies d’approvisionnement à partir du Liban sont rompues. Reste la voie du Nord à partir de la Turquie.

Conflit au Moyen-Orient: Vers une riposte asymétrique de Damas

La Syrie avait averti que les attaques destructrices de l’armée de l’air israélienne sur son territoire ne resteraient sans réponse. Parmi les options-très limitées-Damas semble privilégier une approche asymétrique. Comme ce fut le cas avec la Turquie d’Erdögan. En d’autres termes, agir via des mouvements armés.

Damas n’a presque aucune latitude pour riposter. Une riposte directe de l’armée syrienne contre des objectifs israéliens déclencherait sans l’ombre d’un doute une guerre régionale et fort probablement un conflit mondial majeur. Les syriens, très mécontents, ont avisé Moscou qu’ils allaient riposter. Mais à leur manière.

Face à la Turquie du Premier ministre Erdögan, le gouvernement syrien a su habilement exploiter d’anciennes fractures géopolitiques en autorisant l’établissement d’une sorte d’autonomie kurde dans les zones frontalières avec la Turquie, favorisant ainsi les opérations du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan). Les combattants de ce mouvement interdit en Turquie ont non seulement pu occuper le terrain en Turquie méridionale mais ont ralenti l’afflux en Syrie de combattants étrangers venant des bases de l’Otan établie au Sud de la Turquie. Ankara n’avait plus d’autre choix que de négocier directement avec Abdullah Oçalan, le chef charismatique du mouvement armé, emprisonné sur une île depuis des années. Grâce entre autre au concours de Damas. Les relations entre les deux pays étaient au beau fixe.

Pour contrer Israël, l’unique puissance nucléaire au Moyen-Orient, dont l’arsenal en bombes A et H semble croître d’année en année tout comme leur arsenaux chimiques et bactériologiques, Damas n’a pas d’autre choix que d’opter pour une approche similaire. Le président syrien Bashar Al-Assad est décidé de combattre les israéliens en faisant appel à de vieilles connaissances au Moyen-Orient: le Front Populaire de Libération de Palestine (FPLP), un mouvement armé de gauche qui a été derrière des opérations spectaculaires contre les intérêts israéliens durant les années 1970. Ce mouvement vient de recevoir le feu vert de Damas pour opérer comme lui semble sur le plateau du Golan, occupé et annexé par Israël. Damas n’a jamais cessé son soutien à ce mouvement proche à une certaine époque des groupuscules armés de la gauche européenne et japonaise. Ces derniers ont fini par être éradiqués.

Al-Assad est grandement déçu du Hamas palestinien (Islamiste) mouvement contrôlant la bande de Gaza et que Damas, malgré les divergences idéologiques, a activement soutenu contre vents et marées. Non seulement le Hamas s’est nettement démarqué de la Syrie en adhérant sans état d’âme à la coalition financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar mais certains de ces combattants ont rejoint les rangs de l’ASL (Armée syrienne libre) et d’autres groupes radicaux combattants l’Etat syrien.

On a assisté dès lors à des scènes irréelles en Syrie dans lesquelles des combattants du Hamas palestinien armés de M-16 et de fusils Galil se battre contre les troupes syriennes sous couverture aérienne israélienne. A Damas, on en revient toujours pas. Le Hamas et Israël, deux ennemis jurés, combattent ensemble l’Etat syrien. Même le Hamas est perplexe devant cette situation et ne sait pas encore comment prendre ce soutien.

D’où le retour de Damas vers les organisations ayant plus ou moins gardé une fidélité à leur engagement idéologique comme le FPLP. Naturellement, Damas peut compter sur le Hezabollah libanais dont l’intervention efficace sur la bande frontalière a bouleversé les rapports de forces à l’avantage de l’armée syrienne. Ceci d’autant plus que les frappes israéliennes et américaines en Syrie n’ont pas visé le Hezbollah (aucune perte enregistrée) mais ont délibérément visé des unités de l’armée syrienne.

La deuxième mesure prise par Damas concerne une modification des règles d’engagement au Golan. Ordre a été donné de viser tout convoi israélien évoluant ouvertement dans la zone. Pas plus tard qu’hier un obus syrien est venu atterrir du côté israélien. Les israéliens, répondant à des pressions externes, se sont empressés de déclarer que c’était un incident collatéral des combats entre l’armée syrienne et les rebelles. Mais des forces paramilitaires fidèles au pouvoir à Damas commencent à affluer vers le Golan.

Les Etats-Unis d’Amérique qui entraînent déjà les rebelles en Jordanie et en Turquie vont publiquement assumer l’armement des rebelles. D’ici l’accomplissement des procédures formelles à cette fin, les rebelles auront déjà reçu des centaines de tonnes d’armes et de munitions. Des pays occidentaux, avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, ont déjà livré du matériel militaire fabriqué en Europe de l’Est à divers groupes armés activant en Syrie.

La rencontre de John Kerry avec Le président russe Vladimir Poutine a été très riche et « chaleureuse ». Poutine n’a pas manqué de rappeler à l’américain sa détermination à accélérer la livraison d’armes sophistiquées à son allié syrien. Puisque les rebelles en bénéficient autant de la part des pays de l’Otan et des pays arabes du CCG (Conseil de Coopération du Golfe). Il a surtout insisté qu’en cas de nouvelle attaque israélo-américaine contre la Syrie, il ne tenterait plus de retenir Damas comme il l’a fait cette fois. Et bien que convenant sur la nécessité de trouver une base de consensus avec Washington sur la nécessité d’un dialogue national en Syrie, il a également laissé entendre qu’un renversement par une intervention étrangère du régime d’Al-Assad obligerait la Russie à intervenir directement dans le conflit.

Pendant ce temps, sur le terrain, l’armée syrienne continue la récupération des zones tombées entre les mains des rebelles. Ces derniers ont subi des pertes tellement importantes que des centaines d’entre eux sont en train de fuir au Liban et en Jordanie, en se faisant passer pour des réfugiés civils.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères confirme l’élimination d’agents israéliens à Derâa

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Al-Mokdad a confirmé dans un entretien au journal britannique Daily Telegraph l’information selon laquelle des agents du Mossad israélien ont été tués lors de la contre-offensive de l’armée syrienne dans la province méridionale de Derâa.

Photo datant du 15 avril 2013 montrant une unité blindée  de l'armée syrienne avançant sur un pont en direction de Derâa au Sud du pays. L'armée syrienne est en train de ré-investir les localités contiguës avec la Jordanie et le Golan.
Photo datant du 15 avril 2013 montrant une unité blindée de l’armée syrienne avançant sur un pont en direction de Derâa au Sud du pays. L’armée syrienne est en train de ré-investir les localités contiguës avec la Jordanie et le Golan.

La neutralisation de cette cellule spécialisée du Mossad, composée essentiellement de jordaniens et de palestiniens pourrait avoir des conséquences: Les forces US envisagent sérieusement une attaque de missiles de croisières sur des cibles militaires syriennes.

Un ministre jordanien a d’ailleurs affirmé que des renforts militaires US composés de 200 hommes sont arrivés cette semaine en Jordanie. Information erronée selon des sources sécuritaires syriennes, lesquelles estiment que plus de 6500 soldats américains sont déjà déployés au Nord du royaume de Jordanie. Des milliers d’autres militaires US sont stationnés en Israël et en Turquie.

Syrie: le président Assad parle

« 

L’entretien exclusif du président syrien Bashar Al-Assad à la chaîne d’info en continu syrienne « Al-Ikhbarya », Damas, 17 avril 2013.

Points forts:

  • Optimisme:

« Nous n’avons pas d’autre choix que de vaincre! »;

« si nous n’étions pas animés par l’optimisme, nous n’aurions jamais combattu… »;

 » La Situation en Syrie aujourd’hui est bien meilleure qu’au début de la crise »

« Personnellement, quand je discute avec les proches des victimes, ma conviction d’en finir avec les terroristes se trouve renforcée… »

« Nous avons énormément appris de l’occupation US de l’Irak… »

 » Non au défaitisme, non à la soumission, non à la capitulation, non à la défaite! »

  • Attaque virulente contre la politique du Premier ministre turc Tayep Reçep Erdögan

 » La politique d’Erdögan de zéro problèmes s’est transformée en politique de zéro amis, zéro stratégie, zéro politique, zéro crédibilité, zéro éthique, zéro en tout… »

 » Erdögan est prêt à vendre tout son pays [la Turquie] pour son propre intérêt »

  •  La Jordanie plus vulnérable ne sera pas épargnée par l’incendie

« L’incendie [la crise actuelle] ne sera pas confinée en Syrie mais risque fort de se propager en Jordanie, plus vulnérable que nous… »

 » Des milliers d’hommes armés avec armes et munitions entrent en Syrie à partir de la Jordanie »

 » il est pour le moins inconcevable de penser que des milliers d’hommes lourdement armés affluent en Syrie depuis la Jordanie alors qu’un simple individu armé d’un pistolet ne peut diriger son regard vers Israël sans être immédiatement arrêté »

  • Certains pays de la région sont les « caniches » de Washington

« Certains pays de la région ne survivent que parce que c’est les caniches de Washington » [réf. directe à certains pays arabes du Golfe arabo-persique mais également l’Egypte et la Libye]

  • Les grandes puissances risquent de payer très cher leur soutien à Al-Qaïda 

« L’Occident a déjà payé très cher le fait d’avoir aidé à ses débuts Al-Qaïda. Aujourd’hui il fait la même chose en Syrie, en Libye et dans d’autres endroits et il paiera cher [cette politique] au cœur de l’Europe et des Etats-Unis »

  • La Carte n’est pas le terrain

 » N’allez surtout pas croire tout ce qu’on vous montre comme cartes supposées représenter le rapport de force sur le terrain comme ces prétendues « zones libérées » [par les rebelles]… »,  » cela relève de la guerre psychologique menée contre la Syrie »

« Il n’y a pas de zones libérées pour la simple raison que l’armée n’a jamais été empêchée de pénétrer une localité dans tout le territoire [syrien] »

  • Défense d’une certaine idée de la laïcité

 » Pour nous, la laïcité, c’est la liberté de culte! »

« Je peux être laïc et être musulman pratiquant; je peux être laïc et être un chrétien pratiquant… »

« Les représentants religieux musulmans et chrétiens se sont révélés de vrais patriotes »

 » De 1970 à 2012, plus de 18 000 mosquées construites en Syrie…[en réponse à ceux qui accusent l’Etat syrien d’apostasie]

 » Nous sommes pratiquement en guerre contre les forces obscurantistes [Takfiristes] »

  • Le facteur externe attise la guerre en Syrie

 » Le facteur externe et notamment les influences de puissances régionales et internationales sont déterminantes dans la poursuite des violences en Syrie »

« Des puissances mondiales ont intérêt à ce que l’Etat national syrien disparaisse pour laisser place à des entités extrémistes »

« Un traître est un traître, inutile de jouer avec les mots… »

« Une opposition opportuniste à la solde de puissances étrangères  et changeante comme un caméléon est-elle crédible? »

  • Choix de gouvernance et alternance au pouvoir

 » Je partirai si la volonté populaire le demande mais je ne partirai que suite à des élections… »

 » Nous n’avons aucun problème en ce qui concerne le choix d’un futur système de gouvernance, un régime présidentiel ou parlementaire, c’est au peuple d’en décider… »

 » C’est au peuple syrien seul et lui seul qui peut dire si nous sommes oui ou non sur le droit chemin ou si nous avons raison ou tort »

« Le poste (de président) n’a pas de valeur sans le soutien du peuple. Que le président reste ou ou parte relève de la décision du peuple »

« Le poste n’est pas un objectif en soi. L’objectif est le projet que (le président) offre à la société. Les médias étrangers qui ont dit que ce président (Assad) s’accrochait au pouvoir se trompent »

« Toute opposition installée de plein gré à l’étranger ne peut être patriote. Comment êtes-vous patriote si vous avez fui à l’étranger? »

« C’est quoi l’opposition? S’il y a un million de Syriens qui s’oposent à l’Etat, cela veut-il dire qu’ils forment une opposition?, a-t-il dit. L’heure n’est pas à la complaisance sur cette question-là. Un traître est un traître et un collaborateur est un collaborateur »

« Nous dialoguerons avec tous ceux qui n’ont pas encaissé de l’argent pour vendre la patrie »

  • La question kurde

« Les kurdes ne sont point des invités ou des gens de passage, ils vivent sur leurs terres ancestrales et la plupart d’entre-eux sont de vrais nationalistes syriens »

 » Beaucoup de victimes des attaques des terroristes sont kurdes »

« Nous avons été ébranlés et anéantis par le Martyr du Cheick Al-Bouti « [l’un des plus grands dignitaires de l’Islam sunnite, d’origine kurde]

  • LA Ligue Arabe est… morte! 

 » Que représente l’avis de quelques fondés de pouvoir réunis dans un cénacle  face à l’opinion de 300 millions d’Arabes?

  • L’Occident et l’industrie d’Al-Qaïda 

 » le concept de « terroriste modéré » est une création américaine pour justifier les négociations avec les Talibans après l’échec total  de la guerre en Afghanistan »

« Ils soutiennent, financent et arment Al-Qaïda en Syrie et la combattent en Libye »

« Le concept d’intervention humanitaire a pour objectif la destruction de l’individu syrien »

« le renouvellement du soutien occidental à Al-Qaïda [en référence au soutien occidental sans limite d’Al-Qaïda en Afghanistan en 1989]  se retournera contre eux »

  • Définition du terroriste

« Est terroriste tout individu armé coupable d’actes d’agression violente et destructive contre les citoyens et la collectivité »

« La notion occidentale de « terroriste modéré ‘ est une chimère et n’a aucune existence »

« Al-Qaïda domine (la rébellion) en Syrie »

  • Signes précurseurs de la crise

« les premiers signes précurseurs sont apparus en 2003 avec l’invasion américaine de l’Irak voisin »

  • Le paradigme du schisme

« Des puissances tentent de convaincre les syriens qu’il s’agit d’une guerre confessionnelle suivant en cela une vieille stratégie de division »

« Nous n’avons pas peur du confessionnalisme »

« Des pays de la région soufflent sur le feu »

Syrie: le Président Assad invité ce soir à la chaîne d’information syrienne

Le président Assad est l'invité ce soir de la chaîne d'info en continu Al-Ikhbarya. Il sera interviewé par la présentatrice vedette de cette chaîne Ruby Hajly (deuxième à partir de la droite) et le journaliste Hussein Fayad (premier à partir de la droite). Les tentatives de diabolisation d'Assad ont échoué malgré l'utilisation des services de plus d'une centaine d'agences de  spécialisées dans la gestion d'image et la communication politique. Ce ne fut pas le cas avec le président irakien Saddam Hussein ou encore le "Guide" libyen Mouamar Gaddafi dont les excentricités et autres excès ont grandement facilité leur "démonisation" dans les médias mondiaux.
Le président Assad est l’invité ce soir de la chaîne d’info en continu Al-Ikhbarya. Il sera interviewé à 21h30 (heure de Damas) par la présentatrice vedette de cette chaîne Ruby Hajly (deuxième à partir de la droite) et le journaliste Hussein Fayad (premier à partir de la droite). Le président Assad a choisi une date symbolique: le 67e anniversaire de l’indépendance de la Syrie du Mandat français. Il se prononcera sur la situation dans laquelle se trouve son pays depuis plus de deux ans et de son conflit total avec les monarchies Arabes du Golfe arabo-persique, la Turquie et Israël soutenus par les Etats-Unis et l’ensemble de l’Otan.  Il abordera également les relations stratégiques que la Syrie entretient avec la Chine, la Corée du Nord, l’Iran et la Russie comme de  ses relations avec le Hezbollah libanais et la trahison du Hamas palestinien.  L’armée syrienne est en train de mener en ce moment même une série de contre-offensives éclair contre les groupes rebelles et les terroristes d’Al-Qaïda en Syrie au Nord et au Sud du pays, notamment à Derâa où des agents israéliens auraient été éliminés. Les tentatives de diabolisation d’Assad ont échoué malgré l’utilisation des services de plus d’une centaine d’agences spécialisées dans la gestion d’image et la communication politique. Ce ne fut pas le cas avec le président irakien Saddam Hussein ou encore le « Guide » libyen Mouamar Gaddafi dont les excentricités et autres excès ont grandement facilité le processus de leur « démonisation »  dans les médias mondiaux.

Al-Qaïda au Maghreb accuse Al-Qaïda en Syrie de complot

A en croire le quotidien algérien « Al-Khabar« ,  le torchon brûle entre Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et Jobhet Nosra, la plus puissante franchise d’Al-Qaïda en Syrie. Dans un communiqué virulent dont des copies ont été récupérés sur les corps de terroristes abattus en Algérie orientale et en Tunisie, Al-Qaïda au Maghreb Islamique accuse l’organisation de Jobhet Nosra d’être partie prenante d’un complot français visant à éloigner le plus grand nombre possible de « combattants » du Maghreb et du Sahel vers la Syrie sous couvert d’un « Jihad »  (terme religieux musulman récupéré par le marketing néolibéral)

AQMI accuse également que des Etats maghrébins qu’elle s’abstient de citer nommément sont complices de cette opération. Selon le journal algérien, le communiqué de l’organisation terroriste intitulé « le vrai visage du complot croisé contre les musulmans du Maghreb » appelle les jeunes maghrébins et plus particulièrement les tunisiens et les libyens de ne pas partir guerroyer en Syrie mais de demeurer au Maghreb où se déroule une « guerre » contre les « régimes impies » soutenus par la France .

Le journal cite également un autre communiqué émanant d’un site lié à l’AQMI dans lequel le transfert de milliers de terroristes maghrébins vers la Syrie via la Libye et la Turquie avec les moyens de l’Otan (principalement des navires et des avions commerciaux turcs) serait considéré par l’AQMI comme une opération séditieuse visant l’affaiblissement du « front sahélien » et du « front algérien » où les combattants subissent « une pression militaire intolérable » et font face au manque d’armes et de moyens.

En d’autres termes, Al-Qaïda au Maghreb Islamique est en train d’appeler les milliers de volontaires tunisiens et libyens ayant rejoint les rebelles en Syrie pour guerroyer contre le gouvernement du président Assad à rejoindre ses rangs au Nord-Mali et en Algérie.

En Tunisie où la situation socio-économique est sinistrée, le gouvernement dominé par le mouvement Ennahda est suspecté d’être incité par des pays étrangers, moyennant finance, pour fermer les yeux sur le flux de  volontaires rejoignant la Syrie. Cependant, un officier tunisien ayant requis l’anonymat affirme que certains responsables tunisiens ne sont guère mécontents de ce fait puisqu’ils estiment que ce n’est là qu’un moyen pour débarrasser la Tunisie de centaines d’éléments subversifs et dangereux en les envoyant se faire broyer par l’impitoyable machine de guerre syrienne.

De fait, le retour de centaines de vétérans ayant survécu aux combats en Syrie inquiète au plus haut point les gouvernements d’Afrique du Nord, lesquels sont en train de mettre en place des mécanisme de coopération et d’échange d’information pour éviter un renforcement des organisations terroristes activant au Sahel.

Guerre au Moyen-Orient: point de situation

La guerre fait rage en Syrie avec la dotation des rebelles en armes lourdes acquises frauduleusement de trois pays des Balkans par l’entremise de courtiers saoudiens et israéliens.

Le chemin de croix de Damas

Dans l’incapacité de gagner la moindre confrontation à Damas, défendue par les meilleures divisions de l’armée régulière, les rebelles ont procédé à deux changements de stratégie en moins de six mois. Aux attentats terroristes kamikazes à la bombe ou à la voiture piégée ont succédé les tirs de mortiers sur les concentrations urbaines intra-muros. Cependant, les renseignements de l’armée de l’air ont pu localiser la majorité des sources de tir et les éliminer.

Les rebelles anéantis à Darya

De son côté, l’armée syrienne continue sa stratégie du rouleau compresseur. Ainsi, à Darya, à la périphérie sud de Damas, les 2800 rebelles qui s’y retranchaient depuis des mois ne sont plus qu’une centaine. Réduits par des vagues successives d’offensives blindées soutenues par l’aviation et l’artillerie, les rebelles ou du moins ceux qui ont pu survivre au déluge de feu, se sont repliés dans la précipitation ers Zabadani et au delà où ils tentent de se réorganiser sous l’égide de la CIA et du MI6.

Les vents de feu de la Turquie déferlent sur Alep

Au Nord, à Alep, les unités de l’armée syrienne font face à la résistance opiniâtre de plus de 7500 rebelles dont près de la moitié est d’origine étrangère. La défection du général Meflah, Chef du renseignement militaire pour la région Nord est intervenue après la découverte de ses liens d’intelligence avec les renseignements turcs et l’armée syrienne libre. C’est lui qui a manœuvré pour que la ville d’Alep tombe sous l’occupation de l’ASL et du front de Nosra. Les unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par la garde républicaine ont mené des combats d’une violence rare pour récupérer le centre-ville et établir le contrôle sur la ville nouvelle. Les hélicoptères ont joué un rôle crucial dans ces combats urbains. Une partie des rebelles s’est repliés vers les confins frontaliers avec la Turquie tandis que plus de 1800 rebelles se retranchent encore dans la partie historique de la ville où l’usage des blindés et de l’aviation semblent totalement exclues. La Turquie arme, entraîne, finance, aide et envoie les rebelles à partir de son territoire vers Alep dans l’espoir désormais vain de créer une tête de pont ou une zone-tampon pour que l’Otan puisse entamer une intervention en Syrie. L’aviation syrienne, hyper-active dans ce secteur, a mis en échec ce scénario.

Homs: la paix des tribus

A Homs (centre), le gouvernement syrien a pu y maintenir une paix, certes précaire et trop souvent secouée par des violences, mais réelle en établissant des pactes avec les tribus les plus influentes. Des milices populaires d’auto-défense et des comités populaires maintiennent la paix civile. Les grandes tribus, quant à elles, ont interdit à leurs membres d’ouvrir le feu sur les militaires syrien. En échange, les militaires syriens s’abstiennent formellement de procéder aux interpellations. L’ensemble de la région est toutefois maillée et des unités de l’armée surveillent de près la frontière libanaise d’où proviennent armes et logistique aux rebelles. L’armée syrienne a menacé les tribus et les localités libanaise d’une action vigoureuse, forçant les dignitaires sunnite du Nord-Liban à émettre une Fatwa interdisant le « Djihad » en Syrie contre Assad tout en  l’encourageant à partir des territoires libanais. L’armée syrienne qui suit avec inquiétude l’installation d’un émirat extrémiste pro-saoudien à Tripoli (Nord du Liban) est en train de procéder au minage de la frontière commune.

Deraa au Sud aux mains des rebelles

C’est au sud que la situation semble d’une extrême dangerosité pour Damas. Deraa, le berceau de la contestation contre le régime, est désormais aux mains des rebelles qui sont parvenus à couper les voies de communication avec la Jordanie et à encercler le 61e régiment d’infanterie mécanisée. Cette évolution fait peser la menace de la création d’une zone-tampon avec l’aide active de la Jordanie. Damas a fait savoir aux jordaniens que dans une telle éventualité, il y aura une guerre entre les deux pays. Même si des milliers de combattants rebelles et de volontaires sont entraînés par les forces US en Jordanie septrentrionale, Amman ne veut pas d’un régime dominé par les « Frères Musulmans » à Damas. Ce cas de figure est jugé mortel pour la monarchie Hachémite.

Situation explosive au Golan

Au Golan, plateau occupé par Israël depuis 1967 et annexé en 1981, les troupes syriennes et israéliennes se font face. Israël y a mis l’ensemble de ses moyens. La visite hier du chef d’état-major de l’armée israélienne aux unités stationnées au Golan vise moins à persuader une opinion interne terrifiée par un éventuel dérapage incontrôlé de ce que l’on a appelé le printemps arabe sur Israël que de s’assurer du dispositif d’attaque mis en place dans l’attente d’un affaiblissement suffisamment acceptable de l’armée syrienne pour intervenir ouvertement en territoire syrien. Car pour Tel-Aviv, la partie qui se joue ferme en Syrie n’est qu’une étape dans la guerre contre l’Iran. Les israéliens ont non seulement du ouvrir le feu à plusieurs reprises pour couvrir la retraite de combattants islamistes extrémistes poursuivis par l’armée régulière syrienne mais leur ont ouvert leurs hôpitaux de campagne. Des soldats de l’armée régulière syrienne ont également été soignés dans ces hôpitaux avant d’être fait prisonniers. Des échanges de tirs ont opposé à plusieurs reprises les deux armées. Une déflagration entre les deux pays ennemis conduira certainement à une troisième guerre mondiale généralisée.

Volontaires étrangers, un mauvais remake islamiste de la guerre d’Espagne

Combien de volontaires étrangers combattent en Syrie? difficile d’en évaluer le chiffre puisqu’il n’existe aucune statistique relative à ce sujet. Les turcs qui organisent en partie la logistique et le transport de ces volontaires, notamment d’Afrique du Nord (Tunisie-Libye-Egypte) et du Caucase (Tchétchénie-Daguestan), d’Asie centrale et du sous-continent indien, sont dans le déni de réalité. Une chose est sûre: des centaines de combattants étrangers ont été tués dans les combats en Syrie. L’Otan est directement derrière l’acheminement des volontaires islamistes en Syrie dans un mauvais remake de la guerre d’Espagne (1936)

Mais qui a donc suggéré à Netanyahu de s’attaquer à la Syrie?

A la lumière de ce qui se passe en Syrie, un responsable religieux orthodoxe d’Orient s’est demandé sur la ou les personnes qui ont suggéré au premier ministre israélien de s’attaquer à la Syrie. Car, en s’attaquent à la Syrie, les initiateurs du printemps arabe ont signé l’échec de cette entreprise révolutionnaire de changement de régime sans une implication massive de la force militaire.

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Un hélicoptère d'attaque de l'armée syrienne en action. Cette arme s'est révélée d'une redoutable efficacité contre les bastion rebelles, malgré les menaces croissantes posées par les missiles SAM et les canons antiaériens aux mains des rebelles.
Un hélicoptère d’attaque de l’armée syrienne en action. Cette arme s’est révélée d’une redoutable efficacité contre les bastions rebelles, malgré les menaces croissantes posées par les missiles SAM et les canons antiaériens aux mains des rebelles.

France Displays Unhinged Hypocrisy as Bombs Fall on Mali

NATO funding, arming, & simultaneously fighting Al Qaeda from Mali to Syria.

A deluge of articles have been quickly put into circulation defending France’s military intervention in the African nation of Mali. TIME’s article, « The Crisis in Mali: Will French Intervention Stop the Islamist Advance? » decides that old tricks are the best tricks, and elects the tiresome « War on Terror » narrative.
TIME claims the intervention seeks to stop « Islamist » terrorists from overrunning both Africa and all of Europe. Specifically, the article states:
« …there is a (probably well-founded) fear in France that a radical Islamist Mali threatens France most of all, since most of the Islamists are French speakers and many have relatives in France. (Intelligence sources in Paris have told TIME that they’ve identified aspiring jihadis leaving France for northern Mali to train and fight.) Al-Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM), one of the three groups that make up the Malian Islamist alliance and which provides much of the leadership, has also designated France — the representative of Western power in the region — as a prime target for attack. »
What TIME elects not to tell readers is that Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) is closely allied to the Libyan Islamic Fighting Group (LIFG whom France intervened on behalf of during NATO’s 2011 proxy-invasion of Libya – providing weapons, training, special forces and even aircraft to support them in the overthrow of Libya’s government.

As far back as August of 2011, Bruce Riedel out of the corporate-financier funded think-tank, the Brookings Institution, wrote « Algeria will be next to fall, » where he gleefully predicted success in Libya would embolden radical elements in Algeria, in particular AQIM. Between extremist violence and the prospect of French airstrikes, Riedel hoped to see the fall of the Algerian government. Ironically Riedel noted:
Algeria has expressed particular concern that the unrest in Libya could lead to the development of a major safe haven and sanctuary for al-Qaeda and other extremist jihadis.

And thanks to NATO, that is exactly what Libya has become – a Western sponsored sanctuary for Al-Qaeda.

AQIM’s headway in northern Mali and now French involvement will see the conflict inevitably spill over into Algeria. It should be noted that Riedel is a co-author of « Which Path to Persia? » which openly conspires to arm yet another US State Department-listed terrorist organization (list as #28), the Mujahedin-e Khalq (MEK) to wreak havoc across Iran and help collapse the government there – illustrating a pattern of using clearly terroristic organizations, even those listed as so by the US State Department, to carry out US foreign policy.Geopolitical analyst Pepe Escobar noted a more direct connection between LIFG and AQIM in an Asia Times piece titled, « How al-Qaeda got to rule in Tripoli: »
« Crucially, still in 2007, then al-Qaeda’s number two, Zawahiri, officially announced the merger between the LIFG and al-Qaeda in the Islamic Mahgreb (AQIM). So, for all practical purposes, since then, LIFG/AQIM have been one and the same – and Belhaj was/is its emir.  »
« Belhaj, » referring to Hakim Abdul Belhaj, leader of LIFG in Libya, led with NATO support, arms, funding, and diplomatic recognition, the overthrowing of Muammar Qaddafi and has now plunged the nation into unending racist and tribal, genocidal infighting. This intervention has also seen the rebellion’s epicenter of Benghazi peeling off from Tripoli as a semi-autonomous « Terror-Emirate. » Belhaj’s latest campaign has shifted to Syria where he was admittedly on the Turkish-Syrian border pledging weapons, money, and fighters to the so-called « Free Syrian Army, » again, under the auspices of NATO support.

LIFG, which with French arms, cash, and diplomatic support, is now invading northern Syria on behalf of NATO’s attempted regime change there, officially merged with Al Qaeda in 2007 according to the US Army’s West Point Combating Terrorism Center (CTC). According to the CTC, AQIM and LIFG share not only ideological goals, but strategic and even tactical objectives. The weapons LIFG received most certainly made their way into the hands of AQIM on their way through the porous borders of the Sahara Desert and into northern Mali.

In fact, ABC News reported in their article, « Al Qaeda Terror Group: We ‘Benefit From’ Libyan Weapons, » that:
A leading member of an al Qaeda-affiliated terror group indicated the organization may have acquired some of the thousands of powerful weapons that went missing in the chaos of the Libyan uprising, stoking long-held fears of Western officials. « We have been one of the main beneficiaries of the revolutions in the Arab world, » Mokhtar Belmokhtar, a leader of the north Africa-based al Qaeda in the Islamic Maghreb [AQIM], told the Mauritanian news agency ANI Wednesday. « As for our benefiting from the [Libyan] weapons, this is a natural thing in these kinds of circumstances. »
It is no coincidence that as the Libyan conflict was drawing to a conclusion, conflict erupted in northern Mali. It is part of a premeditated geopolitical reordering that began with toppling Libya, and since then, using it as a springboard for invading other targeted nations, including Mali, Algeria, and Syria with heavily armed, NATO-funded and aided terrorists.

French involvement may drive AQIM and its affiliates out of northern Mali, but they are almost sure to end up in Algeria, most likely by design. Algeria was able to balk subversion during the early phases of the US-engineered « Arab Spring » in 2011, but it surely has not escaped the attention of the West who is in the midst of transforming a region stretching from Africa to Beijing and Moscow’s doorsteps – and in a fit of geopolitical schizophrenia – using terrorists both as a casus belli to invade and as an inexhaustible mercenary force to do it.

 

Syrie: l’armée régulière se bat sur tous les fronts

En dépit du soutien logistique dont bénéficie la rébellion syrienne, plus particulièrement le système de positionnement géographique de la part de l'Otan (le BND allemand s'est révélé d'une redoutable efficacité), les unités de l'armée régulière syrienne continuent de mener des campagnes continuelles et ininterrompues sur plusieurs fronts tout en s'attendant à une intervention étrangère. Le niveau de désertion, assez important il y a 12 mois, est quasiment nul aujourd'hui. Les pertes humaines au sein de l'armée régulières se sont stabilisées autour d'une moyenne de 11 hommes hors de combat par jour.
En dépit du soutien logistique dont bénéficie la rébellion syrienne et la guérilla islamiste radicale, plus particulièrement le renseignement en temps réel et le système de positionnement géographique de la part de l’Otan (le BND allemand s’est révélé d’une redoutable efficacité en ce domaine), les unités de l’armée régulière syrienne continuent de mener des campagnes continuelles et ininterrompues sur plusieurs fronts tout en s’attendant à une intervention étrangère. Le niveau de désertion au sein des troupes, assez important il y a 12 mois, est quasiment nul aujourd’hui. Les pertes humaines au sein de l’armée régulières se sont stabilisées autour d’une moyenne de 15 hommes hors de combat par jour. Le niveau de rotation des unités n’arrive cependant pas à suivre le rythme endiablé des interventions, d’où la suppression des permissions pour les officiers et les soldats. Néanmoins, cette armée composée d’une majorité sunnite et dans laquelle figurent aussi bien des chiites, des chrétiens, des druzes et des juifs s’est révélée assez performante pour une armée arabe.  Alors que d’aucuns prévoyaient sa désintégration au début de la crise.