Irak: les partisans de Saddam Hussein combattent les terroristes de l’Etat Islamique

Les forces loyalistes à l’ex-Président irakien Saddam Hussein, commandées par son ancien vice-Président Izzet Ibrahim Eddouri se sont alliés aux milices des tribus sunnites des régions de Tikrit et de Mossoul pour se battre avec les hordes de l’Etat Islamique (l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie)

Mieux armées et plus aguerries, les forces sous le commandement de Eddouri, le seul haut officiel du régime de Saddam Hussein à avoir réussi à narguer les troupes d’occupation US durant presque une décennie, ont engagé de très violents combats contre les zombies de l’Etat Islamique après que cette organisation terroriste ait diffusé un communiqué selon lesquel Dieu ne lui a pas ordonné de guerroyer contre Israël.

Les tribus sunnites qui se sont soulevées contre le régime sectaire du Premier ministre Al-Maliki ont aussi rejoint les combats contre les hordes mercenaires de l’Etat Islamique, estimant que ces derniers sont les pions ou les outils des américains pour discréditer le réveil de la communauté sunnite en Irak et tuer dans l’oeuf sa tentative de se structurer en force capable d’influer sur l’échiquier politique irakien.

Izzet Ibrahim eddouri a annoncé la Grande Révolution irakienne avec pour objectif le départ de Nouri Al-Maliki et son remplacement par un autre Premier ministre. Il semble que l’irruption de l’Etat Islamique au milieu de cette insurrection vise à un double objectif: discréditer cette révolution armée et exploiter le chaos pour mener la guerre à la fois contre Bagdad.

L’Etat Islamique est de plus en plus perçu comme une création d’inspiration britannique à cause des cartes géographiques qu’il diffuse. Il serait un outil de la CIA et des sections arabisantes du Mossad israélien. Les éléments de l’Etat Islamique auraient vendu des quantité de pétrole et de gaz à des agents de l’Otan après la chute de raffineries et de sites énergétiques en Irak ou en Syrie.

De son côté, les hordes en noir de l’Etat Islamique ont déclaré la guerre contre les sunnites partisans de Izzet Ibrahim Eddouri, contre les tribus sunnites, l’Etat irakien, les autres groupes rivaux, contre l’Iran et contre tous ceux qui n’annonceront pas leur reddition au mouvement terroriste.

Al-Maliki est en très mauvais termes avec le Kurdistan (de facto autonome) après une série d’accusations selon lesquelles les kurdes offriraient des facilités à l’Etat Islamique et aux autres groupes sunnites révoltés. En réalité, les Kurdes qui ne veulent plus d’Al-Maliki comme Premier ministre poursuivent désormais un objectif assez clair: l’indépendance.

Izzet Ibrahim Eddouri, l'ex-vice président la République d'Irak sous Saddam Hussein est devenu une légende de la résistance. Il combat aujourd'hui et les terroristes de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant et le gouvernement de Nouri Al-Maliki.
Izzet Ibrahim Eddouri, l’ex-vice président la République d’Irak sous Saddam Hussein est devenu une  véritable légende de la résistance irakienne. Il n’a jamais déposé les armes et n’a jamais été capturé.  Il combat aujourd’hui les terroristes de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie  tout en contestant très fortement le gouvernement  sectaire de Nouri Al-Maliki qu’il a ménagé pendant un temps à cause de Damas.

Guerre en Syrie: mise en échec d’un assaut rebelle sur un aérodrome près d’Alep

Alep-Correspondance particulière/Strategika51

Plus de 102 combattants rebelles ont péri ces dernières 48 heures en tentant de prendre d’assaut l’aérodrome militaire de Kuwayris près d’Alep.

Usant d’une tactique éprouvée, notamment lors de l’attaque du village chrétien araméen de Maaloula, les rebelles des brigades de Jund Al-Haqq (les soldats de la Justice), une branche affiliée à Jobhet Ennosra (Front des Partisans/Al-Qaida) ont tenté de prendre d’assaut la base aérienne  avant-hier à 4h00 du matin (heure de Damas) en forçant le portail d’entrée à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais une contre-offensive des unités spéciales de l’armée syrienne soutenues par les Forces de la défense nationale (NDF-une force paramilitaire supplétive de l’armée) et disposant d’un important appui feu aérien a permis une manoeuvre d’encerclement et l’élimination de la force rebelle.

Nos sources soulignent que les rebelles capturés lors de cette opération ont fourni des informations sur leur entraînement en Turquie méridionale par des instructeurs britanniques.

Les rebelles ont utilisé des engins piégés et plus précisément des camions avec un type militaire d’explosif n’existant pas dans la nomenclature de l’armée syrienne pour détruire les défenses de la bases aérienne pour ouvrir un passage à une force d’assaut rebelle. C’est quasiment le même plan utilisé avec succès à Maaloula où furent utilisés des pneus usagées piégés au TNT et au C4 contre les soldats syriens gardant le village Araméen.

Cependant, cette fois-ci, l’attaque fut mise en échec grâce à l’interception des communications cryptées des rebelles par le renseignement militaire. Les rebelles faisaient référence à cette attaque par le nom de code de « Amir Al-Oumaraa » ou Emir des Emirs (Princeps Principii) dans une possible allusion au Prince Bandar Ben Sultan, Chef des renseignements Saoudiens. Cette opération revêtait une importance très particulière car c’est de cet aérodrome que partent les hélicoptères de combat et les avions d’attaque au sol opérant dans la province septentrionale d’Alep.

Parmi les rebelles éliminés identifiés par les renseignements de l’armée de l’air figurent:

  • Mahmoud Al-Khalil, décrit par l’agence officielle SANA comme un sniper. Ce dernier surnommé le Glaive de Dieu serait derrière un nombre impressionnant d’assassinats de précision ayant visé des militaires de l’armée syrienne;
  • Faarooq Sadreddeen
  • ‘Umar Sadreddeen
  • Fakhri Abu-Karraar
  • « Abu Raafid Al-‘Iraaqi », ressortissant de nationalité irakienne, identité non confirmée;
  • Hussayn Al-Qishta
  • Sindaar Al-Kubaysi
  • Haseeb Al-Mustafaa
  • Hamdu Al-Juma’ah
  • Badr ‘Umar
  • Shukri Istablaji
  • Haatem Muhammadaani
  • ‘Abdul-‘Azheem Dayyoob
  • Hassan Al-Kabaareeti
  • Ahmad Harb
  • Ahmad Hamad
  • Zayn-Al-‘Aabideen Al-A’raj
  • Ibraaheem Al-Malaama
  • Khaleel Al-Zankari
  • Faheem Muhammad
  • Abdul-Waliy Urhanli
  • Faraj ‘Abdul-Hameed
  • ‘Izzedden Al-Shater
  • Rafeq Ballat
  • Dawoud Shalabi
  • Muhammad Jabboor
  • ‘Imad Ihsani
  • Muhammad ‘Abdul-Baaqi
  • Mahmoud Salama
  • ‘Ali Shumaysi
  • Yasin ‘Issaa
  • Ziyad Al-Nuqta

69 autres combattants n’ont pu être identifiés. Les pertes de l’armée syrienne et des NDF s’élèveraient quant à elles à 37 morts et une centaine de blessés.

En raison de la proximité de la frontière turque, l’armée syrienne a mis le paquet dans son offensive pour reprendre le terrain cédé aux différentes factions de la rébellion depuis un an et demi. La Syrie a officiellement accusé, à travers son représentant aux Nations Unies, la Turquie de soutenir les rebelles sur son territoire. La guerre continue. En attendant Genève 2 en janvier 2014.

Attaque de Kuwayris_Alep

Conflit en Syrie: l’aviation syrienne détruit des renforts destinés à la rébellion dans la Ghouta orientale

Des informations concordantes confirmées par des médias libanais indiquent que l’aviation syrienne a détruit aujourd’hui une centaine de véhicules chargés d’armes et de combattants qui faisaient partie de colonnes venues renforcer et venir au secours des milliers de rebelles assiégés dans la Ghouta orientales près de Damas. Les pilonnages de l’artillerie gouvernementale sur les assiégés ont fait près de 400 morts au sein des rebelles dont plus de 50% seraient des étrangers.

La contre-offensive avortée des rebelles à la Ghouta orientale menée en coordination entre l’Arabie Saoudite, Israël et un pays arabe voisin visait la reprise en main de la situation militaire sur le terrain dans la banlieue de Damas en prévision de la Conférence de Genève II.

Des tentatives de briser le siège de la Ghouta orientale se poursuivent à la minute où est publié ce post.

Syrie: l’offensive gouvermentale continue…

Alors que des sources au sein des Nations Unies évoquent la date du 22 décembre 2013 22 janvier 2014 pour la tenue de la Conférence de Genève II, l’armée syrienne continuait son offensive dans la région d’Alep malgré des problèmes survenus sur l’axe Homs (centre) et Damas ayant causé la rupture des approvisionnements en hydrocarbures dans la capitale.

Les rebelles ont ciblé de manière systématique les infrastructures énergétiques et les quelques champs d’exploitation d’hydrocarbures que compte la Syrie.

A Deir Attya, les unités de l’armée syrienne ont pénétré le centre-ville à partir de l’ouest. Les factions rebelles ont tenté de repousser l’assaut mais ont laissé 65 combattants sur le carreau. Une douzaine parmi ces tués étaient des combattants somaliens entrés en Syrie à partir de la Jordanie. Parmi ces derniers figurait un certain Abu Nusseiba Al-Brittany (le britannique), un extrémiste britannique.Un autre mercenaire portant la nationalité US a été tué non loin de ce champ de confrontation.

Après avoir établi leur QG provisoire à l’hôpital Al-Bassel, les unités de l’armée syrienne ont tenté d’avancer vers l’est de la ville mais ont fait face à de multiples embuscades. Des renforts du IIIe Corps d’armée en provenance de Qara affluaient vers la localité.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne renforcées par les appelés du contingent et les milices de défense populaire ont réalisé une avancée au milieu du secteur industriel après l’échec d’une contre-offensive de Jobhet Ennosra et leurs alliés de l’Etat islamique d’Irak et du Sham (EIIS). Les combats sont acharnés, notamment autour et à l’intérieur de l’usine d’huile végétale  et les commandants de l’armée syrienne n’excluent pas que des « conseillers » militaires de pays de l’Otan soient parmi les rangs des dizaines de mercenaires étrangers combattant au sein des différentes factions de la rébellion.

L’offensive conjointe de l’armée syrienne et du Hezbollah libanais continue au Qalamoun où les combats se concentrent sur la localité de Jarjir. Le Hezbollah a réussi à couper la zone des combats en deux poches distinctes.

A Damas, des informations faisant état de l’entrée de 8000 combattants rebelles à la Ghouta pour tenter de repousser l’assaut des troupes gouvernementales n’ont pas été confirmées pour l’instant. Cependant, vue l’intensité des combats s’y déroulant, il semble que les poches de la rébellion aient reçu des renforts. L’aviation syrienne bombarde de façon continuelle ce faubourg ainsi que Zara près de Homs et les régions côtière de la province de Lattaquié frontalière avec la Turquie.

Un char de bataille T-62 de fabrication russe de l'armée syrienne tirant des obus explosifs de type OF dans la région de Qalamoun où se déroule l'une des batailles les plus cruciales du conflit en cours en Syrie.
Un char de bataille T-62 de fabrication russe de l’armée syrienne tirant des obus explosifs de type OF dans la région de Qalamoun où se déroule l’une des batailles les plus cruciales du conflit en cours en Syrie.

Syrie: les usines d’armement d’Alep capturés par les rebelles

La plus grande bataille en cours actuellement en Syrie est celle d’Alep. Les unités de l’armée syrienne ont réussi à reprendre la  base du 80e régiment assurant la défense de l’aérodrome militaire d’Alep mais s’opposent à une vive résistance des groupes extrémistes de Daesh et de l’organisation terroriste Jobhet Ennosra. Après 24 jours de combats acharnés, l’armée syrienne en est réduite à lancer son infanterie dans des attaques frontales en terrain découvert soutenue par un déluge d’obus et de roquettes. Ces combats ne sont pas sans quelque similitude avec ceux, beaucoup plus vastes,  du front germano-russe en 1944-45.

La capture de l’aérodrome militaire d’Alep par les troupes régulières a contraint les groupes terroristes à se replier au Sud d’Alep et à se retrancher dans les immenses usines d’armements que l’armée gouvernementale évite de bombarder en utilisant l’aviation. Cependant des troupes aéroportées arrivent en renfort du Sud et du littoral. Plus de 2000 hommes ont déjà été parachutés au dessus des industries d’armements depuis ce matin.

Plus au Nord, des combats d’une extrême violence sont signalés entre les comités de défense du peuple kurde et les rebelles.

La défaite totale de l’Armée syrienne libre (ASL) au Sud de Damas où elle a perdu ses principaux fiefs achève le cycle des opérations militaires s’inscrivant dans le cadre du plan « Bouclier ».  La bataille d’Alep risque de perdurer. Des milliers de mercenaires pénètrent en Syrie à partir de la Turquie pour tenter d’éviter la répétition du scénario de Damas où l’armée régulière a littéralement écrasé tous les groupes rebelles. Non sans d’immenses dommages collatéraux.

Indubitablement; un peu comme aux temps mythiques de l’épopée de Gilgamesh, la guerre s’éternise en Syrie. D’autant plus que l’ensemble des protagonistes locaux et régonaux essaient par tous les moyens de marquer des points et à obtenir des gains substantiels sur le terrain pour aborder d’éventuelles négociations sinon en position de force du moins avec un avantage comparatif assez suffisant pour faire fléchir l’adversaire. En somme, pour les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Turquie, il n’y a pas de solution politique à la crise syrienne pour le moment mais celle-ci passera bien par la voie des armes. d’où la course contre la montre engagée par Damas. Car on ne pourra différer indéfiniment Genève II: un jour ou l’autre il faudra bien finir par s’asseoir autour d’une table et négocier une issue à ce conflit. Syria army makes more gains in north Aleppo

Artillerie syrienne autour d'AlepInfanterie syrienne

Bombs over Aleppo by Maysun

 

Tension croissante à Gaza

Les accrochages entre les éléments des Brigades Al-Kassam, l’aile militaire du mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans l’enclave assiégée de Gaza, et l’armée israélienne se multiplient ces derniers jours. Nouveauté: les brigades Al-Kassam semblent avoir adopté de nouvelles tactiques, inspirées de celles du Hezbollah libanais.

La gestion du combat en temps réel par l’armée israélienne est assurée par une myriades de mini-drones aériens, terrestres et sous-marins.

L’aile militaire du Hamas, les Brigades Al-Kassam, a affirmé sur son compte Twitter “avoir abattu un mini drone israélien”. La NSA américaine et l’unité 8002 israélienne (sorte de NSA compacte en version plus vorace)  ne devraient jamais assez remercier le Hamas.

Le Hamas est en train de se remettre tant bien que mal de ses choix malheureux lors de ce que l’on appelé par ironie « printemps arabe ». En prenant fait et cause pour l’idéologie des Frères Musulmans, l’aile politique du Hamas représentée par Khaled Mechaal, s’est positionnée contre son protecteur, la Syrie. Mais la chute du mouvement des Frères Musulmans en Égypte et la résistance tenace du régime syrien contre l’ensemble de ses ennemis ont mis le Hamas dans une situation d’isolement fort dangereuse. L’aile militaire du mouvement a fini par tenter un processus de réconciliation avec Damas. Plus encore, le Hamas a radicalement changé sa rhétorique. Il vient d’annoncer l’amorce d’une nouvelle lutte contre l’occupant israélien.

90 ans après la déclaration de Lord Balfour, que le Hamas commémore en annonçant une contre-déclaration promettant la libération de la Palestine historique. D’où la pression militaire croissante d’Israël, traduite par la multiplication des provocations israéliennes.

Dans un contexte régional explosif marqué par la guerre en Syrie, la concentration des forces israéliennes sur le front septentrional, les réticences de Washington à suivre les desirata de Tel Aviv pour déclencher une troisième guerre mondiale, le sursaut du Hamas inquiète les stratèges israéliens qui ont tout fait pour non seulement faire perdurer les menaces autour d’Israël (leur principale industrie) mais les renforcer pour justifier le militarisme du régime de Tel Aviv et sa nature profondément belliqueuse.

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Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

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La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Conflit au Moyen-Orient: d’importants convois blindés syriens en route vers le Golan

20131010-034939.jpgDes informations confirmées en provenance de Syrie rapportent que d’importants convois blindés de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

Dans un développement inédit, l’armée syrienne a fini par dévoiler ses unités d’élite laissées jusque-là en réserve. Nos informations évoquent avoir aperçu une colonne de plus de 200 chars de bataille de type T-72 S se dirigeant vers le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Ces mouvements surviennent dans un contexte de trés forte tension, notamment en Israël où trois aéronefs militaires (deux avions de combat et un drone) se sont abattus en moins de 48 heures.

S’agit-il de renforts militaires destinés à la province méridionale de Deraa, berceau de la rébellion, ou est-ce un déploiement en prévision d’un conflit avec Israël?

De toute évidence, l’armée syrienne est en train de procéder à un profond remaniement de ses unités combattantes. Le parachutage massif de troupes de choc sur Jobar et les grandes voies périphériques de la région de Damas  illustrent cette nouvelle approche.

Autre nouveauté. D’ordre sémantique cette fois. Le ministère syrien de la défense commence à utiliser officiellement le terme sioniste et pro-sioniste pour qualifier les groupes islamistes radicaux et la rébellion syrienne.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne mènent une contre-offensive sur Salaheddine (Alep) et se battent depuis deux jours autour du krak des Chevaliers. A la frontière turque, syriens et turcs s’affrontent à mort par kurdes et islamistes interposés: les comités de la résistance kurde opposent une lutte acharnée aux cohortes islamistes radicales de Daesh, armés et soutenus par la Turquie par peur d’une extension du conflit kurde. Une extension que Damas encourage au plus point.

Les rebelles toutes factions confondues viennent de recevoir une artillerie plus performantes de la part de l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne. Disposant de roquettes d’un plus grand rayon d’action, ils les ont utilisé contre des objectifs stratégique comme la raffinerie de Homs (centre du pays).

Au Golan, une unité israélienne a ouvert le feu sur une position de l’armée syrienne après qu’un soldat israélien a été blessé par des tirs d’armes légères.  Les syriens ont riposté et un intense échange de tirs s’en ai suivi. Quelques heures plus tard, les israéliens refusent l’entrée dans leur territoire d’une quinzaine de blessés de l’armée syrienne libre (ASL-Rébellion) craignant sans doute un piège. Car en Syrie actuellement, personne ne sait qui est qui.

Sur le plan diplomatique, le Chef d’Etat-major des armées russes vient de confirmer les termes de l’accord secret conclu entre Moscou et Damas en échange d’un désarmement (partiel?) de l’arsenal chimique syrien. La Syrie est officiellement sous la protection de la Russie et de son parapluie nucléaire.

Syrie: début du désarmement partiel, Israël attend au tournant…

La destruction de quelques têtes de missiles balistiques de l’armée syrienne par l’équipe de supervision internationale chargée de mettre en oeuvre à partir du 6 octobre 2013 les modalités d’élimination de l’arsenal chimique syrien est très suivie par les israéliens et leurs alliés US.

Un communiqué de l’ONU et de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques-basée à La Haye) a fait état du début de la première phase de ce programme qui n’est pas sans rappeler l’interminable désarmememnt que subit l’Irak de l’ex-Président Saddam Hussein mais en version très réduite et à portée limitée.

Le haut commandement de l’armée syrienne demeure très sceptique et fermement opposé à cette « idée saugrenue ». L’armée syrienne partage le point de vue de son homologue Nord-coréenne selon lequel tous les pays qui ont eu le malheur de désarmer ont fini par être envahis. L’Irak mais également la Libye offrent des exemples assez édifiants à cet égard.

C’est pour cette raison que les syriens tiennent à ce que les opération de désarmement soient menées par un personnel local sous supervision internationale. En parallèle, des informations crédibles font état d’une demande syrienne de ve nouveaux cteurs balistiques iraniens. Mais pas seulement: Damas s’intéresse de plus en plus aux missiles de croisière indiens et pakistanais.

Le désarmement de l’arsenal chimique de la Syrie, l’un des plus important du monde arabe mais bien loin derrière ceux de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte, a été obtenu par Moscou moyennant des garanties et la mise du pays sous le parapluie nucléaire russe. Mais les syriens savent que cela s’avèrera insuffisant en cas d’une ou de plusieurs opérations de subversions internes. Affaiblie par deux et demi de combats ininterrompus, l’armée syrienne cherche à se renforcer et mettre en échec le plan stratégique du Prince Saoudien Bandar Ben Sultane visant la coupure des communications de l’armée syrienne  entre Alep et Damas.

En attendant, les israéliens attendent Damas au tournant. Après tout ce qui impossible aujourd’hui devient possible demain…

 

Syrie: conclusion d’une trêve précaire à Azaz entre islamistes et l’ASL

Après s'être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l'Emirat d'Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le "capitaine" Abou Rached de l'armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène " Abou Ibrahim" (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid.  A noter la signature en cyrillique du chef  de guerre Tchétchène.
Après s’être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l’Emirat d’Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le « capitaine » Abou Rached de l’armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène  » Abou Ibrahim » (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid. A noter la signature en cyrillique du chef de guerre Tchétchène.

Syrie: les rebelles prennent la localité d’Azaz et s’y entretuent…

Les rebelles syriens  sont parvenus à prendre le contrôle de la localité d’Azaz, située à l’extrême Nord de la Syrie non loin de la frontière turque où ils reçoivent depuis vendredi d’importants renforts en hommes et en matériel.
A peine ont-ils établi leur quartier-général à l’entrée septentrionale de la localité que des combats meurtriers ont éclaté entre les factions extrémistes de l’Emirat d’Irak et de Syrie ( Dawlet Al-Îraq e Al-Sham) et des groupes de l’armée syrienne libre (ASL).
D’après les informations qui viennent de nous parvenir, les islamistes ont réussi à s’imposer, non sans commettre un petit remake de la Saint-Barthélémy: Trois commandants de l’armée syrienne libre (ASL-rébellion) ont été décapités au sabre en pleine place publique. Peu de temps après, 85 rebelles de l’ASL ont été alignés sur la principale place publique de la localité et passés à la mitrailleuse sans autre forme de procès.  Tel un ritual macabre, les combattants islamistes ont procédé à la décapitation des blessés que les balles n’ont pu achever.
A la minute où nous rapportons ces faits, les unités de l’armée syrienne qui n’ont pu bénéficier d’un soutien logistique par voie aérienne, se préparent à reprendre la localité avec l’aide des pechmergas kurdes.

Terrible: identification des enfants morts apparus dans les vidéos de l’attaque chimique du 21 août 2013

Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.
Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.
On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).
Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.
Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.
Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues des familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

Réseau Voltaire | 6 septembre 2013 

Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement « l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste ».

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute « agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine ».

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah, variable inconnue.

500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le Salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance
500 éléments du Hezbollah libanais effectuant le salut Romain lors de la commémoration de la journée de la résistance

Parmi les grands variables à prendre en compte lors de l’évaluation de la situation au Moyen-Orient, il en existe une, quasiment inconnue du public et susceptible de poser pas mal d’entraves aux plans de Washington: il s’agit du Hezbollah libanais.

Le Hezbollah est un acteur non-étatique, un parti politique doté d’une puissante milice armée organisée comme une secte fermée au sein d’une autre secte. Il est né des ruines fumantes de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a acquis une très grande expérience dans la guerre asymétrique et l’usage de techniques de combat inconnues jusque-là. Il dispose d’étonnantes capacités de renseignement puisque ses réseaux d’espionnages ont réussi à inflitrer les services de renseignements militaires de l’armée israélienne à plusieurs reprises. Ses membres ont le meilleur équipement militaire individuel de toute la région du Moyen-Orient et cultivent le culte absolu du secret, se reconnaissent entre-eux par une série de signes.  Ils ont adopté le salut romain qui terrifie tant les israéliens. Le Hezbollah a été classé par Washington puis tout récemment par l’Union européenne comme une organisation terroriste.

Dirigée par un chef charismatique, Sayed Nasrallah, le Hezbollah a réussi l’exploit d’avoir fait fuir Israël du Sud-Liban en 2000 et d’avoir résisté, avec l’aide active de la Syrie à une tentative d’invasion du Liban en juillet 2006.  Lors de cette guerre, les éléments du Hezbollah ont fait voler en éclats le mythe d’invincibilité du char de bataille lourd israélien Merkava, un monstre hybride réunissant le meilleur des technologies de char US, Allemande et Britannique. La milice a tiré dès le début du conflit un missile antinavire fourni par la Syrie contre un bâtiment de surface de la marine israélienne doté d’une protection électronique hyper-sophistiquée, le touchant de plein fouet. Un nouveau équilibre stratégique s’est alors mis en place au Nord d’Israël.

Gratitude oblige, le Hezbollah est venu au secours de la Syrie en difficulté en 2013. Rarement on a assisté à un tel cas de figure: une milice défend un pays très faible, le Liban et se porte au secours d’un pays assez puissant d’un point de vue militaire dans le monde arabe. Bête noire de l’Arabie Saoudite à cause de son obédience chiite et donc hérétique du point de vue de Ryad, le Hezbollah a tenté de soutenir les factions de la résistance palestinienne, notamment le mouvement islamiste Hamas. Mais ce dernier s’est retourné contre lui et a rejoint la rébellion syrienne dans sa guerre contre le pouvoir à Damas.

Le Hezbollah comptabilisait entre 3000 et 5000 combattants en 2006 et d’un arsenal de quelques 40 000 roquettes. Aujourd’hui, cette milice vouée aux gémonies disposerait de quelques 100 000 roquettes et missiles, des drones et d’unités réduites mais très disciplinées qui pourrait poser un sérieux problème aux israéliens en cas d’une intervention étrangère en Syrie. C’est la grande inconnue des stratèges israéliens. Et il n’est pas exclu que le Hezbollah dont l’allié, le mouvement chiite Amal, se faisait pilonner par l’armée syrienne en soutien aux phalanges chrétiennes maronites en pleine guerre civile libanaise (1975-1988), ne puisse encore une fois porter secours à Damas.

Le Moyen-Orient est complexe.

Iran: « Dures conséquences si Washington franchit la ligne rouge » en Syrie

Une attaque militaire américano-israélienne sur la Syrie serait perçue comme une attaque généralisée contre la République islamique d’Iran. Le Chef adjoint de l’Etat-Major des forces armées iraniennes, le général Messaoud Jezayeri a explicitement averti de dures conséquences si Washington décide de franchir la ligne rouge en Syrie.

Les américains et les israéliens le savent depuis le début mais attendaient patiemment le changement de deux variables: primo, un affaiblissement suffisant des forces armées syriennes et de son économie; secundo, l‘arrivée de nouveaux systèmes d’armes capables de rendre obsolètes les systèmes d’armes russes, chinois et iraniens. Ce qui semble être fait vu les déclarations belliqueuses des Chefs d’Etats alliés des Etats-Unis.

Cependant, nul ne pourra prévoir ce qui adviendra au lendemain de l’incendie. Car, ne vous y trompez pas deux fois: une attaque américano-israélienne sur la Syrie et l’Iran marquera non seulement l’épilogue et l’échec définitif de ce que l’on a appelé « Printemps arabe » (jeu de mot signifiant « destruction arabe » en hébreu) mais également le début de la troisième guerre mondiale. Ironie du sort, celle-ci a toutes les chances de se déclencher à la veille de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale…

Photos du jour: le Président Assad de Syrie au front, à Darya!

Image inédite du Président syrien Bashar Assad sur le terrain des opérations, aujourd'hui 01e août 2013, à l'occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l'une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d'assauts ininterrompus à l'armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés.
Image inédite du Président syrien Bashar Al- Assad sur le terrain des opérations, aujourd’hui 01e août 2013, à l’occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l’une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d’assauts ininterrompus à l’armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés. Sur cette photo diffusée il y a une demi-heure par la chaîne satellitaire syrienne, Al-Assad échange quelques mots avec de simples soldats d’un bataillon d’infanterie mécanisée.
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. "Je suis fier de vous en tant que soldats...L'histoire retiendra que vous avez combattu jusqu'au bout dans l'ordre et la discipline. la Syrie fait face à l'une des plus sauvages agressions de l'histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n'étiez pas une armée fantôche...Nous vaincrons!"
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. « Je suis fier de vous en tant que soldats…L’histoire retiendra que vous avez combattu jusqu’au bout dans l’ordre et la discipline. la Syrie fait face à l’une des plus sauvages agressions de l’histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n’étiez pas une armée fantôche…Nous vaincrons! »
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l'armée syrienne en réponse à toute tentative US d'imposer une zone d'exclusion aérienne.
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l’armée syrienne en réponse à toute tentative US d’imposer une zone d’exclusion aérienne.

 

Genève II: Ryad exige le retrait du Hezbollah de la Syrie

De source diplomatique arabe, l’Arabie Saoudite dont les renseignements gèrent certains aspects de la guerre en Syrie, aurait exigé de la Russie le retrait du Hezbollah libanais du territoire syrien comme préalable à une éventuelle participation du royaume à la Conférence internationale de Genève II.

D’après les mêmes sources, Ryad aurait également demandé la réduction de l’aide russe destinée à l’Iran en soulignant son refus total de toute influence iranienne sur le Moyen-Orient.

Côté saoudien, c’est le Prince Bandar, chef des renseignements du royaume, qui aurait transmis ces doléances au Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

D’après un diplomate arabe en poste à Moscou, le Prince Bandar a rappelé au Président Poutine que l’Arabie Saoudite avait les moyens de saboter Genève II tout en lui affirmant que Ryad serait prêt à acquérir des systèmes d’armes russe dans le cadre de contrats très lucratifs pour la partie russe pour peu que celle-ci adopte une position plus neutre dans le conflit en cours en Syrie.

Selon des informations jamais confirmées, l’Arabie Saoudite serait prête à dépenser jusqu’à 250 milliards de dollars US pour faire réussir un changement de régime à Damas.  Du point de vue des Saoudiens, l »installation d’un régime pro-saoudien en Syrie serait susceptible d’isoler et le Hezbollah au Liban et L’Iran et par conséquent affaiblir notablement l’influence iranienne sur le croissant fertile.  Cet Objectif coïncide avec les objectifs stratégiques prioritaires d’Israël dans la région.

Conflit au Moyen-Orient: « Eager Lion » en Jordanie, « Ouragan du Nord » en Syrie…

 

Après la victoire stratégique remportée par les forces armées syriennes et les unités du Hezbollah libanais à Al-Qussayr dans la province de Homs, les efforts de l’état-major syrien se dirigent vers la grande ville industrielle d’Alep au Nord du pays près de la frontière avec la Turquie. En parallèle, des exercices militaires conjoints entre les armées des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie se tiennent jusqu’au 20 juin sous le nom de code « Eager Lion ».

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep porte le nom de code « Ouragan du Nord ». Des éléments de la milice libanaise du Hezbollah appuyés par des milices locales connues sous le nom de forces de défense nationale accompagnent la quatrième division d’infanterie mécanisée des forces armées syriennes où un assaut est actuellement en cours sur la localité de Marjah. Plus de 18 000 conscrits de l’armée syrienne participent aux opérations visant les localités d’Anaden, Salaheddine et la vieille ville historique d’Alep.

A Marjah, l’armée syrienne et le Hezbollah font face à un acharnement aveugle des groupes armés de volontaires turcs et tchétchènes. Des sources au sein de l’armée syrienne affirment que des volontaires européens se trouvent parmi les rebelles. La localité est très difficile à prendre d’assaut puisque sa topologie ne permet point aux blindés d’y évoluer. Les pilonnages d’artillerie de campagne se sont avérés d’une efficacité très limitée sinon nulle  dans cette zone. D’où le recours au Hezbollah.

Les tactiques de guérilla urbaine du Hezbollah libanais ont déterminé l’issue de la bataille décisive d’Al-Qussayr. Les combattants du mouvement sont très mobiles et accrochent les rebelles de l’armée syrienne libre et ceux des groupes extrémistes tout en laissant le temps aux unités d’élite de la IV Division d’infanterie mécanisée d’encercler les positions ennemies. C’est donc une guerre de mobilité.

En Jordanie, sous couvert d’un exercice annuel, des éléments du 24e Corps expéditionnaire des Marines, des batteries de missiles ABM (missiles anti-balistiques) et des chasseurs bombardiers de type F-16 sont en train d’être déployés.

Au Golan, fait rarissime, Damas a demandé à Tel-Aviv via l’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force) de ne pas cibler ses chars T-72 qui ont pénétré dans la zone démilitarisée près de la ville de Qunaïtra à la poursuite des rebelles. En Israël, on estime du côté officiel que Tel-Aviv ne cherche pas à s’ingérer dans la guerre en Syrie. En réalité les deux pays techniquement en guerre depuis 1973 sont sous la pression de Washington et Moscou afin d’éviter une escalade dangereuse au Moyen-Orient pouvant aboutir à une nouvelle guerre mondiale.

Propagande de guerre: l’étrange mise en scène du journal Le Monde

Autrefois média de référence, le journal français Le Monde s’est gravement décrédibilisé en publiant une étrange mise en scène sur de prétendus témoignages sur l’utilisation de gaz toxiques par l’armée syrienne presque en plein cœur de …la capitale Damas.  C’est énorme.

Cela aurait été vraisemblable si une telle information aurait concerné un des champs de bataille près d’Alep, aux environs d’Idlib, à Harasta ou surtout à Al-Qussayr. Non, c’est bien le centre-ville de Damas. A moins que nos journalistes (inutile de revenir sur leurs qualités véritables) aient confondu des tirs de gaz CS (lacrymogène) lors d’une émeute contre les coupures d’électricité, ou pis, la fumée dégagée par des pneus en flammes avec une attaque d’obus de mortier au gaz Sarin…

La publication de ce « témoignage poignant » intervient à la veille de la tenue d’une Conférence internationale à Genève visant une solution politique en Syrie co-parrainée par les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie, dans laquelle le gouvernement français actuel  n’a pas grande place, s’étant discrédité dans cette crise dès le début en soutenant mordicus les factions les plus radicales au sein de la rébellion syrienne et en rompant abruptement les relations diplomatiques avec la Syrie. Un excès de zèle en relation avec les promesses d’investissement des fonds souverains Qatari dans l’ensemble des segments de l’économie française.

D’emblée, un problème se pose: il n’existe absolument aucun « front » à Jobar, le quartier dans lequel le reportage des « envoyés spéciaux » du Monde ont opéré. Mais ce quartier « difficile » sis au Nord-ouest de la Mamounya et au Sud de la place centrale Techrine est connu depuis les années 80 pour être un des fiefs des islamistes les plus radicaux de la planète. Il y a eu des accrochages sporadiques dans cette zone lors de la tentative d’encerclement de Damas en juillet 2012. Rien de plus depuis. Naturellement, les arrestations s’y poursuivent à un rythme soutenu. Non sans heurts. Mais y évoquer une éventuelle utilisation d’armes chimiques, en plein centre d’une capitale de presque quatre millions d’habitants et ce, presque sous le nez des diplomates étrangers accrédités sur place,  ne relève pas de l’information proprement dite,  mais de la propagande de guerre au profit d’un groupe qui n’est pas affilié à l’ASL (armée syrienne libre) mais à Jobhet Ennosra (Front des Partisans), organisation classée comme terroriste par Washington et Moscou et qui serait responsable, entre autres méfaits, des attentats sanglants ayant frappé la ville de Ryhanli en Turquie.

Image prise par le photographe du journal Le Monde montrant des hommes armés en Syrie arborant des masques à gaz.
Image prise par le photographe du journal Le Monde montrant des hommes armés en Syrie arborant des masques à gaz.

Ce n’est pas en montrant des mises en scène assez flagrantes à l’aide de figurants et avec en premier plan des masques à gaz qu’on vient de sortir de leur emballage que l’on pourrait faire basculer ce conflit extrêmement complexe dont les enjeux dépassent de loin ceux de la Syrie stricto sensu mais menacent la paix régionale et mondiale.

On savait l’engagement résolument pro-israélien de la ligne éditoriale du quotidien Le Monde depuis un certain temps. Ce que l’on ignorait jusqu’ici, c’est sa descente aux enfers: il a fini par utiliser les mêmes méthodes utilisées par les régimes les plus autocratiques.   « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ... » .

Entre temps, Yara Abbas, journaliste à la chaîne syrienne d’information en continu, Al-Ikhbarya, a fini par être assassinée aujourd’hui à Al-Qussayr. la jeune femme faisait l’objet d’une condamnation à mort par fatwa émise par les gourous des groupes terroristes se battant contre l’Etat « impie » en Syrie.

Sur le plan stratégique, le Hezbollah libanais vient de confirmer encore une fois son choix d’intervenir en Syrie pour dégager le front centre et permettre à l’armée syrienne de se concentrer sur le front du plateau du Golan, occupé et annexé par Israël et dont la libération est devenue la priorité des priorités aussi bien pour Damas que pour Téhéran.

Le Président US Barack Hussein Obama suivant avec désinvolture le dernier discours du chef du Hezbollah libanais Sayed Hassan Nasrallah. L'implication du Hezbollah en Syrie complique la donne pour Washington.
Le Président US Barack Hussein Obama- les traits serrés- suivant avec une désinvolture apparente le dernier discours du chef du Hezbollah libanais Sayed Hassan Nasrallah. L’implication du Hezbollah en Syrie complique au plus haut point la donne au Moyen-Orient pour Washington et ses alliés.

L’armée syrienne à Al-Qussayr met la main sur des documents secrets sur la contrebande d’armes

L’avancée des unités de l’armée syrienne au centre d’Al-Qussayr a permis la découverte de nombreuses caches d’armes et de dépôts de médicaments, voir des hôpitaux de campagne. Mais ce n’est pas tout. La prise des anciens postes de commandement de la rébellion armée a mis en lumière pas mal de secrets révélés par des documents secrets. Dans le labyrinthe des longs tunnels souterrains utilisés par les rebelles, de nombreux documents saisis par les officiers du renseignement aérien syrien démontrent d’une manière irréfutable la complicité active des services de renseignements de l’Arabie Saoudite, des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Qatar, de la Turquie mais également de partis libanais tels que les Forces libanaises (FL) appartenant à Samir Geagea et le Mouvement du Futur (Tyar Al-Mustaqbil) proche de Saâd Hariri, fils de l’ex-Premier ministre libanais assassiné Rafik Hariri.

Ces documents portent sur des transfert de fonds et des approvisionnements. Le matériel de télécommunications saisi est très sophistiqué et n’est pas en dotation dans l’ensemble des armées de la région. Dans le lot figurent des téléphones satellitaires doté d’un système de cryptage ultra-sophistiqué, des quantités d’explosifs C-4 et des sommes d’argent liquide en monnaies américaine, saoudienne et qatarie.

Des rumeurs au sein du commandement syrien évoquent la capture de 70 agents étrangers dont certains seraient de nationalité française ou belge parlant un arabe dialectal maghrébin. D’autres seraient des agents israéliens du « Katsas », la plupart portant la nationalité libanaise. Des agents saoudiens auraient été capturés. Enfin des agents turcs du MIT. D’après des documents découverts, les « agents » étaient chargés de la contrebande d’armes et de munitions du Liban à l’intérieur du territoire syrien.

Le bouclage de la zone par les militaires syriens avec l’aide d’éléments du Hezbollah libanais ont empêché les « contrebandiers » de fuir vers le Liban.

L’armée syrienne poursuit sa reconquête de la région en se dirigeant vers le Nord et le Nord-Ouest d’Al-Qussayr à la poursuite de centaines de rebelles armés. Les médias arabes proches de l’Arabie Saoudite et du Qatar (et dans leur sillage, certains médias égyptiens, libanais et libyens) tentent d’ameuter la rue arabe sur ce qui se passe à Al-Qussayr en le présentant comme un massacre interconfessionnel. En réalité, la rébellion syrienne et ses sponsor viennent de recevoir un coup fatal. Les voies d’approvisionnement à partir du Liban sont rompues. Reste la voie du Nord à partir de la Turquie.

Conflit au Moyen-Orient: Vers une riposte asymétrique de Damas

La Syrie avait averti que les attaques destructrices de l’armée de l’air israélienne sur son territoire ne resteraient sans réponse. Parmi les options-très limitées-Damas semble privilégier une approche asymétrique. Comme ce fut le cas avec la Turquie d’Erdögan. En d’autres termes, agir via des mouvements armés.

Damas n’a presque aucune latitude pour riposter. Une riposte directe de l’armée syrienne contre des objectifs israéliens déclencherait sans l’ombre d’un doute une guerre régionale et fort probablement un conflit mondial majeur. Les syriens, très mécontents, ont avisé Moscou qu’ils allaient riposter. Mais à leur manière.

Face à la Turquie du Premier ministre Erdögan, le gouvernement syrien a su habilement exploiter d’anciennes fractures géopolitiques en autorisant l’établissement d’une sorte d’autonomie kurde dans les zones frontalières avec la Turquie, favorisant ainsi les opérations du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan). Les combattants de ce mouvement interdit en Turquie ont non seulement pu occuper le terrain en Turquie méridionale mais ont ralenti l’afflux en Syrie de combattants étrangers venant des bases de l’Otan établie au Sud de la Turquie. Ankara n’avait plus d’autre choix que de négocier directement avec Abdullah Oçalan, le chef charismatique du mouvement armé, emprisonné sur une île depuis des années. Grâce entre autre au concours de Damas. Les relations entre les deux pays étaient au beau fixe.

Pour contrer Israël, l’unique puissance nucléaire au Moyen-Orient, dont l’arsenal en bombes A et H semble croître d’année en année tout comme leur arsenaux chimiques et bactériologiques, Damas n’a pas d’autre choix que d’opter pour une approche similaire. Le président syrien Bashar Al-Assad est décidé de combattre les israéliens en faisant appel à de vieilles connaissances au Moyen-Orient: le Front Populaire de Libération de Palestine (FPLP), un mouvement armé de gauche qui a été derrière des opérations spectaculaires contre les intérêts israéliens durant les années 1970. Ce mouvement vient de recevoir le feu vert de Damas pour opérer comme lui semble sur le plateau du Golan, occupé et annexé par Israël. Damas n’a jamais cessé son soutien à ce mouvement proche à une certaine époque des groupuscules armés de la gauche européenne et japonaise. Ces derniers ont fini par être éradiqués.

Al-Assad est grandement déçu du Hamas palestinien (Islamiste) mouvement contrôlant la bande de Gaza et que Damas, malgré les divergences idéologiques, a activement soutenu contre vents et marées. Non seulement le Hamas s’est nettement démarqué de la Syrie en adhérant sans état d’âme à la coalition financée par l’Arabie Saoudite et le Qatar mais certains de ces combattants ont rejoint les rangs de l’ASL (Armée syrienne libre) et d’autres groupes radicaux combattants l’Etat syrien.

On a assisté dès lors à des scènes irréelles en Syrie dans lesquelles des combattants du Hamas palestinien armés de M-16 et de fusils Galil se battre contre les troupes syriennes sous couverture aérienne israélienne. A Damas, on en revient toujours pas. Le Hamas et Israël, deux ennemis jurés, combattent ensemble l’Etat syrien. Même le Hamas est perplexe devant cette situation et ne sait pas encore comment prendre ce soutien.

D’où le retour de Damas vers les organisations ayant plus ou moins gardé une fidélité à leur engagement idéologique comme le FPLP. Naturellement, Damas peut compter sur le Hezabollah libanais dont l’intervention efficace sur la bande frontalière a bouleversé les rapports de forces à l’avantage de l’armée syrienne. Ceci d’autant plus que les frappes israéliennes et américaines en Syrie n’ont pas visé le Hezbollah (aucune perte enregistrée) mais ont délibérément visé des unités de l’armée syrienne.

La deuxième mesure prise par Damas concerne une modification des règles d’engagement au Golan. Ordre a été donné de viser tout convoi israélien évoluant ouvertement dans la zone. Pas plus tard qu’hier un obus syrien est venu atterrir du côté israélien. Les israéliens, répondant à des pressions externes, se sont empressés de déclarer que c’était un incident collatéral des combats entre l’armée syrienne et les rebelles. Mais des forces paramilitaires fidèles au pouvoir à Damas commencent à affluer vers le Golan.

Les Etats-Unis d’Amérique qui entraînent déjà les rebelles en Jordanie et en Turquie vont publiquement assumer l’armement des rebelles. D’ici l’accomplissement des procédures formelles à cette fin, les rebelles auront déjà reçu des centaines de tonnes d’armes et de munitions. Des pays occidentaux, avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, ont déjà livré du matériel militaire fabriqué en Europe de l’Est à divers groupes armés activant en Syrie.

La rencontre de John Kerry avec Le président russe Vladimir Poutine a été très riche et « chaleureuse ». Poutine n’a pas manqué de rappeler à l’américain sa détermination à accélérer la livraison d’armes sophistiquées à son allié syrien. Puisque les rebelles en bénéficient autant de la part des pays de l’Otan et des pays arabes du CCG (Conseil de Coopération du Golfe). Il a surtout insisté qu’en cas de nouvelle attaque israélo-américaine contre la Syrie, il ne tenterait plus de retenir Damas comme il l’a fait cette fois. Et bien que convenant sur la nécessité de trouver une base de consensus avec Washington sur la nécessité d’un dialogue national en Syrie, il a également laissé entendre qu’un renversement par une intervention étrangère du régime d’Al-Assad obligerait la Russie à intervenir directement dans le conflit.

Pendant ce temps, sur le terrain, l’armée syrienne continue la récupération des zones tombées entre les mains des rebelles. Ces derniers ont subi des pertes tellement importantes que des centaines d’entre eux sont en train de fuir au Liban et en Jordanie, en se faisant passer pour des réfugiés civils.

Encore des frappes aériennes israéliennes en Syrie

Incendie de dépôts de carburants suite à un bombardement ennemi sur l'aéroport international de Damas. 3 mai 2013
Incendie de dépôts de carburants suite à un bombardement ennemi sur l’aéroport international de Damas. 3 mai 2013
L’aviation israélienne est encore intervenue en appui tactique à des groupes rebelles à l’intérieur de la Syrie, selon diverses sources. Les Etats-Unis d’Amérique ont diffusé cette information.

Ce nouveau raid a été conduit ce matin à partir de l’espace aérien libanais, survolé depuis des jours par des dizaines d’avions militaires israéliens. Le succès des opérations de reconquête de l’armée syrienne et l’intervention du Hezbollah libanais a paniqué les dirigeants israéliens au point où ils ont tenté de faire entrer les Etats-Unis dans la guerre contre la Syrie en prétextant une pseudo-affaire d’armes chimiques, dont la fameuse attaque près d’Alep, vraisemblablement effectué par des éléments du Mossad. N’ayant pu entrainer Washington dans une attaque directe contre la Syrie, Tel-Aviv envoie son aviation au secours des 3350 agents du Mossad (découverts) pris au piège à l’intérieur de la Syrie.

Des sources de l’intérieur des forces armées syriennes affirment que cette intervention israélienne directe sur leur territoire n’est pas la première du genre. Fréquemment, des drones israéliens de type Harpy détruisent des radars de la défense antiaérienne syrienne avant une offensive rebelle.

D’autres sources à Damas attribuent le pilonnage d’hier de dépôts de kerozène à l’aéroport de Damas à des frappes aériennes israéliennes, dans une tentative de freiner net l’avancée fulgurente des troupes syriennes sur l’ensemble des enclaves tombées aux mains des rebelles et leurs alliés.

Aucune information n’est disponible sur la nature des cibles frappés par les chasseurs-bombardiers israéliens. Mais il est fort à parier qu’elles ont été enclenchés pour venir en aide à des groupes précis au sein desquels évoluent les agents du Mossad. Bien entendu, les médias main stream vont nous donner une autre version concernant un éventuel bombardement d’un transfert d’armes chimiques de l’armée syrienne au Hezbollah.

Dans tous les cas de figure, Tel-Aviv n’a pas agi sans l’aval de Washington. Les Etats-Unis sont à la recherche d’un casus belli suffisant et ne sont pas mécontents d’une éventuelle intervention militaire israélienne en Syrie. Cela les forceraient à venir en aide à leur allié.

Cette énième attaque démontre d’une manière définitive que les analyses israéliennes de la situation en Syrie ont conclu que l’armée syrienne est suffisament affaiblie pour pouvoir y mener des interventions comme au Liban ou à Gaza.

Cela démontre également qu’Israël est le principal protagoniste dans l’ensemble des conflits secouant le Proche et Moyen-Orient depuis des décennies. Les évènements de ces deux dernières années ne sont qu’une autre phase de ce conflit sans fin.

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah bouge ses pions

L’intervention du Chef du mouvement libanais Hezbollah, Hassan Nassrallah,  a mis les pendules à l’heure et s’adressait spécifiquement aux services de renseignement des pays derrière la déstabilisation de la Syrie- présents au Liban, en Jordanie, en Turquie, au Kurdistan irakien et à l’intérieur de la Syrie. L’afflux massif et organisé de milliers de « volontaires » arabes, asiatiques et européens (issus des communautés d’origine musulmane) en Syrie a conduit le Hezbollah a revoir sa politique sur le terrain. Ses éléments, concentrés sur les objectifs à atteindre lors de la prochaine confrontation avec Israël. Les multiples incursions des rebelles et surtout l’interconnexion de plusieurs groupes extrémistes libanais, syriens et étrangers au niveau des zones frontalières menaçait le Hezbollah d’un encerclement. Par dessus tout, les groupes armés tentent par tous les moyens de provoquer un embrasement interconfessionnel qui serait fatal au Liban en s’attaquant à des lieux saints et à des sépultures des compagnons du Prophète dans la région autrefois connue sous le nom de Grande Syrie. D’où l’intervention de  « volontaires » du Hezbollah dont les procédés ont été qualifiés par les observateurs de très professionnels. Les combattants du Hezbollah sont donc intervenus en territoire syrien non loin des frontières libanaises. Ces unités restreintes auraient exécuté des tactiques inédites et inconnues, lesquelles ont non seulement stupéfait les observateurs US et consterné les israéliens mais étonné le haut commandement de l’armée syrienne . Il semble patent que le Hezbollah dispose d’une bien meilleure stratégie que l’armée syrienne. Les éléments de cette dernière ignorent l’implication d’éléments du Hezbollah dans les opérations. Mais le résultat est là: là où le Hezbollah est intervenu, les rebelles ont été très rapidement défaits.  Jusqu’à présent, personne dans la communauté du renseignement n’a pu expliquer comment il a réussi à faire déplacer d’une manière furtive ses unités au delà de l’anti-Liban.

Des éléments du renseignement syrien en opération. Ils sont les seuls à être avertis de l'intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien.
Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrien en opération près du littoral au nord de la frontière libanaise. Ils sont les seuls à être avertis de l’intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien. seuls les officiers généraux syriens connaissent l’implication du hezbollah dans des combats très localisés en Syrie.

D’après des informations recueillis au Liban, les membres du Hezbollah ayant eu à intervenir en Syrie ont adopté l’uniforme de l’armée arabe syrienne mais avec des grades commençant par celui de lieutenant-colonel. Ce procédé respecte les règles d’engagement de l’armée syrienne. Echaudée par l’inexistence de l’armée libyenne lors de la guerre de Libye en 2011 et ayant pris acte de l’effondrement de l’armée irakienne en 2003, l’armée syrienne tient par dessus tout au maintien de l’uniforme et de la cohésion de ses unités. Le ministre syrien de la défense a d’ailleurs décidé que l’armée devra apparaître jusqu’à la fin comme une armée nationale combattant et se repliant dans l’ordre.L’intervention d’éléments du Hezbollah s’est avérée d’une redoutable efficacité. Une efficacité totale qui a fait dire au renseignement militaire israélien qu’en cas de nouvelle guerre du Liban (en référence à celle de 2006), rien ni personne n’arrêtera une pénétration du Hezbollah au Nord de ce qu’il appelle l’entité sioniste sauf peut-être un usage limité et tactique  d’armes non-conventionnelles.D’où la hantise de Tel-Avive d’un éventuel tranfert d’armes de Syrie au Liban.

Les Etats-Unis d’Amérique dont l’enjeu dans le conflit syrien est énorme, continuent de diffuser des déclarations publiques officielles relative à l’armement de factions de la rébellion syrienne, sont de facto des fournisseurs d’armes létales à celle-ci. Même si officiellement, Washington dément tout armememnt des rebelles. La Grande-Bretagne et la France mais également des pays comme les Pays-Bas sont allés très loin dans ce domaine, via des opérations compliquées financés par des pays du Golfe arabo-persique pour l’acquisition d’armements auprès de pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la pologne et d’autres.

L’une des particularité du conflit en Syrie est que les renseignements de l’armée de l’air syrienne sont le fer de lance de la lutte pour la survie de l’Etat syrien pour Damas et ses alliés, ou pour reprendre les termes de la réthorique du camp adverse, de la répression. L’ancien président syrien Hafed Al-Assad, père de Bashar, était un pilote de chasse et il n’a eu de cesse de développer cette arme au détriment de toutes les autres, jugeant que c’est l’arme du futur. Son service de renseignement est le plus redoutable des 39 directions du renseignement général syrien.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l'armée de l'air syrienne près de Banyas. Mai 2013
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrienne près de Banyas. Mai 2013

Le pourrissement du conflit syrien arrange les intérêts de certains pays de la région, lesquels n’ont jamais accepté les termes de la déclaration de Genève. L’émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, en sait quelque chose. Sur un plan strictement stratégique, l’enlisement du conflit et son prolongement est profitable à Tel-Aviv puisque il affaiblit non seulement l’armée syrienne mais détruit l’infrastructure du dernier pays de la région du Moyen-Orient, ouvertement ennemi avec « l’entité sioniste ». Ce terme de plus en plus rarissime dans le monde arabe, a totalement disparu de la réthorique officielle des pays ayant connu des révoltes en 2011.L’objectif principal derrière l’abattement programmé du régime syrien est l’affaiblissement, voire la suppression du Hezbollah, prélude au ciblage de l’Iran. Damas est le maillon faible dans l’axe stratégique formé par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Une fois la Syrie extirpé de cet axe, l’Iran serait stratégiquement isolé et n’aurait plus de levier de pression sur Israël. Pour faire passer ces objectifs auprès des populations musulmanes, des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar alimentent une intense propagande à caractère confessionnel à tous les niveaux. Cette propagande encourage et renforce un supposé clivage entre sunnites et chiites. Thèse exploitée par certains orientalistes proches de la CIA dès la fin des années 60.

Les « islamistes » syriens n’ont jamais pardonné au régime syrien la répression de Hama en 1982; ils considèrent le régime syrien basé sur le parti baath comme impie et l’assimilent à l’idéologie National-socialiste et au communisme. L’adoption du salut Romain par l’armée syrienne et la présence de la couleur rouge dans le drapeau syrien servent de prétextes aux islamistes pour justifier leur position. Le remplacement du drapeau syrien par celui du Mandat français n’a aucun sens à leur yeux si ce n’est le remplacement de la couleur rouge par celle, verte, de l’Islam.

Ce combat est partagé, outre par les familles régnantes dans les monarchies et autres principautés pétrolières et gazières du Golfe arabo-persique, mais également par les islamistes égyptiens, jordaniens, libyens, tunisiens et marocains. Il est à noter que certains pays arabes où des partis islamistes sont parvenus au gouvernement soutiennent plus ou moins l’envoi de volontaires à ce nouveau type de « Jihad » pour le néolibéralisme.

Le président syrien Bashar Al-Assad est apparu en public très peu de temps après le ciblage de son Premier ministre Wael Al-Halki, un AlAssad_mai2013technocrate bon teint, par un attentat. Le retrait ou la disparition de Bashar Al-Assad peut-elle être un début de solution en Syrie? Pour les non-avertis, la question pourrait être réduite à cette dimension. En réalité, Al-Assad ne gouverne pas seul. L’Etat syrien est solidement bâti autour de l’armée et plus particulièrement l’armée de l’air. Celle-ci dispose d’une doctrine idéologique et politique assez forte. Son appartetance à une minorité (les Alaouites) et son alliance avec d’autres communautés laissent entrevoir, même en cas de disparition, une très longue lutte pour le pouvoir à l’issue de laquelle la Syrie risque de disparaître. D’autant plus que les groupes extrémistes affiliée à la très suspecte Al-Qaîda sont déterminés à exterminer les autres minorités dans le cadre d’une épuration confessionnelle.

Au sein de la mouvance dite « islamiste » qui regroupe un regroupement assez large et hétéroclite, la tendance est la croyance en une sorte de résurgence d’un monde islamique adhérant totalement à l’économie de marché et au consumérisme, lequel serait l’allié et l’outil des puissances de l’argent pour mener une guerre eschatologique contre un hypothétique axe russo-chinois, taxé de « communiste ». En d’autres termes, les islamistes envisagent de servir de chaire à canon à l’empire dans une éventuelle confrontation avec la Russie et la Chine. Comme quoi les outils géopolitiques peuvent être anachroniques. Même en prospective…

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères confirme l’élimination d’agents israéliens à Derâa

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Al-Mokdad a confirmé dans un entretien au journal britannique Daily Telegraph l’information selon laquelle des agents du Mossad israélien ont été tués lors de la contre-offensive de l’armée syrienne dans la province méridionale de Derâa.

Photo datant du 15 avril 2013 montrant une unité blindée  de l'armée syrienne avançant sur un pont en direction de Derâa au Sud du pays. L'armée syrienne est en train de ré-investir les localités contiguës avec la Jordanie et le Golan.
Photo datant du 15 avril 2013 montrant une unité blindée de l’armée syrienne avançant sur un pont en direction de Derâa au Sud du pays. L’armée syrienne est en train de ré-investir les localités contiguës avec la Jordanie et le Golan.

La neutralisation de cette cellule spécialisée du Mossad, composée essentiellement de jordaniens et de palestiniens pourrait avoir des conséquences: Les forces US envisagent sérieusement une attaque de missiles de croisières sur des cibles militaires syriennes.

Un ministre jordanien a d’ailleurs affirmé que des renforts militaires US composés de 200 hommes sont arrivés cette semaine en Jordanie. Information erronée selon des sources sécuritaires syriennes, lesquelles estiment que plus de 6500 soldats américains sont déjà déployés au Nord du royaume de Jordanie. Des milliers d’autres militaires US sont stationnés en Israël et en Turquie.