Cogito Ergo Sum…Strategika51 est de retour

Agrégat non cumulés de concepts heuristiques ou de conjectures auto-suggestives, l’élaboration d’un corpus en stratégie contemporaine semble échapper aux sentiers battus européo-centristes depuis la fin du 19e siècle. Nous vivons en effet une période assez fascinante dans la mesure où elle marque de manière définitive la fin d’une époque et le début d’une autre dont les contours semblent de plus en plus incertains et flottants.

Un moment d’histoire inédit que l’on a pas connu depuis le haut Moyen-Âge et le lent déclin de l’Empire Romain d’Occident. Il y eut ce que l’on communément appelé “les Invasions Barbares”; on a actuellement “le Chaos Contrôlé”. Au mépris du temps, les deux faits sont le résultat d’un choix politique et stratégique visant au maintien d’une hégémonie aux visées mondiales. Les conséquences des politiques suivies par les pâles derniers empereurs romains sont connues. Celles que produiront les politiques des élites financières mondiales ne le sont pas encore puisque nous sommes en train d’y assister à la fois en tant que victimes et témoins.

Contrairement à une idée reçue, les élites gouvernant aux destinées des puissances de ce bas-mondes ne suivent pas toujours une rationalité froide et raisonnée. Elles versent de plus en plus dans une supertition puisant ses ressources dans les anciennes prophéties, les textes sacrées ou encore le culte des chiffres, un lointain héritage du pythagorisme et des mystères anciens. 2017 commence à être perçu comme une date-réminiscence: un centenaire de la révolution bolchévique et la destruction de la Russie tsariste. Cela coincide avec une posture ou un potentiel de situation assez étrange où la Russie figure désormais sur la ligne de mire directe de ce que l’on peut dénommer l’ancien empire. En arrière-plan à cette dualité renouvelée entre Moscou et Washington se profile l’ombre imposante d’un dragon chinois à la montée tellement fulgurante que Pékin se voit obligé de truquer à la baisse ses performances économiques, industrielles et militaires (“C’est pourquoi, lorsque vous êtes capables, feignez l’incapacité; actif, la passivité…Proche, faites croire que vous êtes loin; et loin, que vous êtes proche” Sun Tzu, l’Art de la Guerre)

C’est dans ce contexte marqué par une crise multi-forme et multi-dimensionnelle, dans un monde paradoxal où des centaines de millions de personnes arrivent à accéder à de faux besoins crées de toutes pièces sans pour autant bénéficier des minima requis pour une vie normale, en d’autres termes, des hilotes d’un genre nouveau, que nous percevons le besoin de démystifier la narration corrosive d’un système-monde chargé de créer une nouvelle réalité. C’est l’enjeu de toute propagande. Un enjeu majeur d’autant plus que les systèmes de perpetuation du savoir sont pervertis en sous-systèmes de déprogrammation mentale et intellectuelle visant à créer un humain totalement asservi. Soit la négation même de toutes les grandes idéaux ayant animé la grandeur de l’homme depuis les origines.

Strategika51 est de retour.

Conflit au Moyen-Orient: la guerre bactériologique et chimique

Faisant face à d’énormes difficultés depuis le commencement des frappes aériennes russes en Syrie le 30 septembre 2015, des groupes d’assaut relevant de Daech et des autres groupes de la rébellion en Syrie et en Irak utilisent désormais des gaz de combat mais également des bactéries pathogènes dont celle du Vibrio Cholerae.

L’usage d’armes chimiques dans la région n’est pas nouveau. Le 16 mars 1988, en pleine guerre Irak-Iran,  l’aviation irakienne avait utilisé des gaz de combat livrés avec l’aide de Washington contre des rebelles kurdes à Halabja. Si à l’époque, ce bombardement chimique avait provoqué un véritable tollé international, grandement exploité par les médias, il n’en est tout autrement aujourd’hui: Daech et la rébellion dite « modérée » utilisent ouvertement du gaz sarin, de l’Ypérite (gaz moutarde) et des germes sans la moindre condamnation de ce que l’on appelle la communauté internationale.

En Irak, Daech procède systématiquement à la contamination de points d’eau et de barrages hydrauliques avec des agents pathogènes génétiquement modifiés ou particulièrement résistants aux traitements conventionnels.

Une épidémie de Choléra fait actuellement rage au Nord de l’Irak mais également en Syrie et la Sud de la Turquie. La situation est loin d’être maîtrisée et des observateurs avisés n’écartent plus la survenue d’une épidémie régionale.

Des officiels irakiens tentent d’alerter le monde sur la gravité de la situation mais leurs appels sont pour l’instant confinés. Aucun média international et encore moins ceux des puissances atlantistes et arabes soutenant les forces radicales au Moyen-Orient n’évoque ce nouvel aspect-fort inquiétant, de la guerre en cours.

La Russie a promis de livrer plus de 1000 tenues de protection NBC (Nuclear, Biological, Chemical) à l’armée irakienne dans le cadre d’Accords bilatéraux mais les besoins des militaires irakiens en la matière risquent d’augmenter très rapidement si Daech continue à se procurer des armes bactériologiques et chimiques auprès de tierces parties dont l’objectif et de faire perdurer le chaos dans la région.

Des centaines d’unités de protection NBC sont actuellement livrés par la Russie à quelques régiments de l’armée syrienne dont ceux de la Garde Républicaine.

A Homs, une province du centre de la Syrie où l’armée syrienne, soutenue par l’aviation russe, tente de contrôler afin de désenclaver le littoral méditérranéen et reprendre les voix de communications entre le Sud et le Nord de la Syrie, des groupes d’assaut appartenant à Daech mais également au Front Ennosra et d’autres groupes « modérés » utilisent de plus en plus de gaz de combat pour stopper l’avancée des troupes syriennes et les milices de la défense populaire.

Au moins trois unités de l’infanterie mécanisée syrienne ont rapporté avoir été confrontées à des gaz de combat durant la seule semaine écoulée. Signe qui ne trompe pas, quelques unités du Hezbollah engagées dans des combats sur l’axe Homs-Alep commencent à s’équiper de tenues de protection NBC.

Officiellement, Damas ne dispose plus d’un arsenal chimique. Ce dernier, démantelé en 2014 suite à des menaces de guerre totale de la part des Etats-Unis, a longtemps été considéré comme la principale arme de dissuasion stratégique asymétrique face au très imposant arsenal thermonucléaire et bactériologique d’Israël avec lequel la Syrie est techiquement en guerre depuis des décennies.

En Iran, les officiels iraniens demeurent grandement préoccupés par la survenue subite d’une épidémie,notamment dans les provinces occidentales et l’industrie pharmaceutique iranienne, grandement perturbée par les sanctions internationales imposées par Washington à cause du programme nucléaire iranien, concentre depuis quelque temps une grande partie de ses efforts sur les traitements anti-infectieux.

Ce qui demeure étrange est le silence des médias à ce sujet. C’est à peine si on évoque l’épidémie du Choléra sévissant en Irak septentrional menaçant de déborder sur tous les pays de la région. Par contre pas un traître mot sur l’usage par les rebelles syriens et irakiens, « modérés » inclus,  d’armes chimiques dans des combats contre les armées régulières.

Il semble évident que  Daech et ses sponsors n’hésiteraient aucunement à utiliser des armes de destruction massive contre des zones densément peuplées pour jeter l’effroi et stopper les contre-offensives du camp adverse en cours. Des opérations spéciales menées par l’armée russe auraient entre autres visé un centre d’entraînement de la rébellion « modérée » où on tentait de produire des bombes « sales » (radio-actives) à partir de composants de contrebande en provenance de pays du voisinage.

La guerre au Moyen-Orient risque encore de perdurer. Si la stratégie russe s’avère rationnelle et intrinsèquement cohérente, l’entêtement irrationnel des pays soutenant la rébellion et par dessus tout le jusqu’au boutisme de pays comme l’Arabie Saoudite, Israël, le Qatar et la Turquie laissent entrevoir un intérêt marqué moins par l’extension du domaine du conflit mais son aggravation. Jusqu’à quel niveau? Tout l’art des états-majors à Moscou ou à Washington sera de savoir le  maintenir en deçà d’un certain seuil limite. Un exercice que certains analystes assimilent à une sorte de convergence sur un statu quo. Mais que l’on s’y trompe pas un instant: la moindre faille sera exploitée par les deux protagonistes pour achever une victoire, même à la Pyrrhus…

Somalie: Attaque meurtrière contre une base de l’AMISOM

Une attaque reprenant une tactique utilisé par l’organisation DAECH en Irak et en Syrie a visé le 1er septembre une base de la Force de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM (African Union Mission In Somalia), causant de très lourdes pertes militaires au sein du contingent Ougandais mais également des forces somaliennes.

Des commandos des Shabab somaliens ont lancé une attaque contre une base de l’AMISOM à Janale en coupant les axes de communication en démolissant deux ponts avant de lancer des véhicules piégés sur l’enceinte de la garnison afin d’y forcer un passage. Deux cent éléments armés soutenus par des Technicals se sont engouffrés dans la brèche. Manquant d’armement lourd, retiré de la base pour y être déployé sur d’autres sites, les soldats de l’AMISOM n’ont pu soutenir l’assaut et le bilan des pertes militaires est particulièrement lourd: 75 soldats ougandais tués et une centaine d’autres probablement capturés.

La garnison attaquée n’a pu bénéficié d’un soutien aérien en raison de l’indisponibilité des appareils des armées de l’air de l’Ethiopie et du Kenya, deux pays voisins dont les troupes participent aux opérations de l’AMISOM.

Les assaillants semblent avoir repris une tactique éprouvée en Irak et en Syrie consistant à lancer des véhicules piégés conduits par des kamikazes contre des installations militaires visant à y créer des brèches. Une tactique similaire menée avec des véhicules blindés piégés a permis aux rebelles syriens de capturer en mai 2015 un complexe militaire à Idlib en Syrie après un siège de plusieurs mois.

The Iran Agreement, More Nuclear Theatre

The planet is saved from the brink of war, we are told today. Everyone is weighing in, broken politicians, the walking dead of the geopolitical world hoping their inane observations on the obvious and meaningless might bring an iota of attention their way.

The whole thing is theatre.

There are the simple and inexorable facts, that Iran had halted its military uranium enrichment program in 2003, a fact long observed by both the IAEA and CIA. There has been nothing but agreement on that fact with two National Security Estimates, the first from 2007. From the New York Times, December 3, 2007:

‘A new assessment by American intelligence agencies made public Monday concludes that Iran halted its nuclear weapons program in 2003 and that the program remains on hold, contradicting an assessment two years ago that Tehran was working inexorably toward building a bomb.

The report seems likely to weaken international support for tougher sanctions against Iran and raise new questions about the credibility of the beleaguered American intelligence agencies, while reshaping the final year of the Bush administration, which has made halting Iran’s nuclear program a cornerstone of its foreign policy.

The assessment, a National Intelligence Estimate that represents the consensus view of all 16 American spy agencies, states that Tehran is most likely keeping its options open with respect to building a weapon, but that intelligence agencies “do not know whether it currently intends to develop nuclear weapons.”’

What we have to understand is that there had been no subsequent report from anywhere, not the CIA, not the IAEA, nothing at all indicating that anything contained in the original 2007 report was wrong, quite to the contrary.

Every piece of evidence presented since then not only backed up this report but indicated increasing openness on the part of Iran to disclose more aspects of a nuclear program that had already been under a very high level of inspection for some time.

What does this mean about the current agreement? Well, for sure there are domestic political issues in the United States. The agreement with Iran to save the world from a nuclear attack by a nation with no nuclear program and no nuclear weapons is certainly quite an accomplishment, right up there with the American and British cleansing of Iraq of their non-existent weapons of mass destruction.

Obama can now ride into the sunset having saved the world from weapons that never existed and for killing Osama bin Laden, long exposed as a prime CIA asset who actually died in 2001 after unsuccessful treatments for kidney disease at the Bethesda Naval Medical Center in Maryland, according to highest level sources.

What is the real aftermath likely to look like? First of all, if you are a hotel owner in Tehran, the already heavy influx of western business executives, Israeli’s included, that have taken Tehran by storm, will be dwarfed by what is to come.

You see, not only will sanctions open the door to oil trading, and in the process collapse world oil and gas markets, unless of course those markets have been rigged all along, but Iran has had assets frozen around the world. Billions will flow into Iran, money long owed to Iran. Being a friend of Iran will become much like being a friend of Saudi Arabia.

Toward this end, ISIS and those standing behind that organization, nominally Qatar, Saudi Arabia, Israel and Turkey, can expect major reverses.

The upcoming S300 air defense deliveries, putting Russia’s prestigious reputation behind securing Iran from Israeli and Saudi attack, should quell what have always been empty threats. Soon, Iran will have the air force it has not possessed since the days of the Shah.

With both Israel, Saudi Arabia and the Gulf states buying in on the F 35 or continuing to upgrade their F 15s, an export version of the Sukhoi T50, even “detuned,” would outperform anything in the region, a plane with range capable of dominating the region. Would Iran put an air umbrella or enforce a no fly zone over Yemen?

Another place to look is Hezbollah. Most experts agree that, were Turkey and Qatar, operating out of Hatay, to have secured a more durable foothold for their al Qaeda forces in Syria and were Saudi efforts to mount an offensive in both Bekaa, Lebanon and the Qalamoun –Zabadani region north of Damascus, Israel would have moved into Lebanon in attempt to avenge their 2006 defeat at the hands of Hezbollah.

With Hezbollah off terrorist lists and Iran capable of even more robust financial support for their chief ally, a number of steps can and likely will be taken that will alter the balance of power in the region. It has always been considered a major security risk for Israel were Hezbollah to have a robust air defense system. There is little question now that this will become a reality and that Israeli attempts to curtail installation of this purely defensive capability will be futile.

This will change everything, ending forever Israel’s “Nile to the Euphrates” dream of a “borderless state.”

Since that first report, back in 2007, 8 years have passed. With the potential power base of BRICs taking on Iran as a full partner and the Silk Road projects increasing economic focus on Iran, the Caspian Basin and the Caucasus regions, an inexorable power shift toward not just Tehran but the region as a whole is well in the works.

This will leave the next looming question the fate of the Kurdish people and how long Turkey as we know it, can continue to exist.

Gordon Duff

First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/16/the-iran-agreement-more-nuclear-theatre/

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

Facebook is extremely Zionist…Facebook, un réseau très sioniste

antifacebookTechnically, the dual colors (white and blue) used by Facebook are exactly those of the Israeli flag.

Techniquement, les couleurs bichromatiques (blanc-bleu) utilisés par Facebook sont exactement celles du drapeau israélien.

Officially, Facebook is a popular social networking site Facebook, launched in February 2004. Actually, it is one of the most widespread spying tool ever created. It is not neutral. Any real attempt to criticize International Zionism could lead to a heavy censorship. In some well documented cases, Facebook « moderators » lost their temper and threatened users with very arrogant and ethnocentric messages before preventing them to get logged into their account.

Officiellement, Facebook est un réseau social populaire, crée en février 2004. En réalité, c’est l’un des plus vastes outils d’espionnage jamais crées. Il n’est pas neutre: toute tentative sérieuse visant à critiquer le sionisme international est susceptible d’entraîner la censure. Dans des cas bien documentés, les « modérateurs » de Facebook ont totalement perdu leur sang-froid et se sont mis à menacer des utilisateurs avec des messages très arrogants et ethnocentistes avant de leur interdire l’accès à leurs comptes.

The Israeli newspaper ‘Haaretz’ (the Land) noted that “Facebook was founded by Mark Zuckerberg, a Jewish former Harvard University student.” This story is a new myth.

Le journal Israélien « Haaretz » (la Terre) asouligné que « Facebook a été fondé par Mark Zuckerberg, un ancien étudiant juif de Harvard ». Cette histoire est un mythe.

According to an Iranian Special Investigation team, Facebook was created by Units 8001, 8002 and 8003 of the Electronic Israeli Intel branch of the Mossad. Marc Zuckerberg was the Public Relations smoke screen of this operation.

Selon une équipe d’investigation iranienne, Facebook a été crée par les unités 8001, 8002 et 8003 de la branche du renseignement électronique du Mossad israélien. Marc Zuckerberg étant l’écran de fumée en matière de relations publiques de cette opération.

Marc Zuckerberg and his Facebook co-founders Dustin Moskowitz and Eduardo Saverin, were all members of the Jewish college fraternity group Alpha Epsilon Pi at Harvard. Officially this closed fraternity was founded ‘to provide opportunities for Jewish men seeking the best possible college and fraternity experience’ but, in fact, has a very long and rich experience dealing with Zionist organizations and supporting Israel in North America.

Marc Zuckerberg (un patronyme emprunté) avec le président israélien Shimon Perez, né sous le nom de Szymon Perski (ancien terroriste de la Haganah) en mai 2012.
Marc Zuckerberg (un prénom et patronyme empruntés) avec le président israélien Shimon Perez, né sous le nom de Szymon Perski (ancien terroriste de la Haganah) en mai 2012.

Above all, Alpha Epsilon Pi is also official partner to B’nai B’rith, the Jewish masonic order which in turn runs the hysterical ADL (Anti-Defamation League).

Marc Zuckerberg et les deux cofondateurs de Facebook, Dustin Msokowitz et Eduardo Saverin, étaient tous membres de Alpha Epsilon Pi, une fraternité de Harvard. Officiellement, ce club fermé a été fondée pour « offrir des opportunités aux hommes juifs cherchant les meilleurs facultés et l’expérience d’une fraternité ». Cependant, ce club possède une très longue et riche expérience avec les organisations zionistes et le soutien à Israël en Amérique du Nord.

Par dessus tout, Alpha Epsilon Pi est également le partenaire officiel de Bnai Brith, un ordre maçonnique juif, lequel est derrière la très hystérique et virulente Ligue de l’anti-difamation juive (ADL)

The concept of Facebook was stolen from other non-Jewish persons who had been threatened to be killed or properly terminated.  The little gang officially behind Facebook got their funding from a well known German-born Zionist named Peter Thiel, one of the founders of PayPal.

L’idée de Facebook a  été volée à d’autres personnes non-juives, qui ont été menacés d’assassinat ou de liquidation physique. Le petit gang officiellement derrière Facebook ont reçu leur premier financement d’un Sioniste notoire né en Allemagne, Peter Thiel, qui est aussi l’un des fondateurs de PayPal.

The Jewish-Russian billionaire and Internet investor Yuri Milner, a public enemy in Vladimir Putin’s Russia, has since 2009 invested in Facebook, along with investments in Twitter. Yuri Milner is known to have some close deals with the Russian Jewish and Arch-Zionist Oligarch Mikhail Khodorkovsky, the public enemy number One in Russian Federation and the responsible of the chaos that struck this country when Boris Eltsine was President.

Youri Milner, un juif russe milliardaire, considéré comme ennemi public dans la Russie de Vladimir Poutine, a investi depuis l’année 2009 dans Facebook (et également Twitter). Milner est connu pour avoir des rapports étroit avec l’oligarque russe Archi-sioniste et multimilliardaire Mikhail Khodorkovsky, l’ennemi public numéo 1 en Fédération  de Russie et l’un des responsables du chaos qui s’était abattu sur ce pays du temps de la présidence de Boris Eltsine.

All the Russian Oligarchs are either staunch Zionists supporting Israel or Israelis working abroad as a sleeping sabotaging cells for the strategic interests of Israel.  Their primary mission: ruin and destroy other Nation-Sates economies and creating failed States.

Tous les oligarques russes sont soit de fervents supporters du sionisme ou carrément des israéliens travaillant à l’étranger comme des éléments de cellules dormantes oeuvrant pour les intérêts stratégiques d’Israël. Leur mission première: ruiner et détruire les économies des autres Etats-Nations et la création d’Etats en faillite.

In 2014 Facebook bought the influential internet messaging service WhatsApp, a messaging platform for smartphone users, one of its founders and present CEO being the Ukrainian Zionist Jew Jan Koum, who is actively funding and backing the Kiev Regime against Novorossia Republics and pushing for a global war with Russia. Koum is a personal friend with the Prime Minister of Israel Benjamin Netanyahu and the former Gerogian president Mikhail Saakachvili.

Le dictateur en titre de l'Etat d'Israël Benjamin Netanyahu avec le sioniste ukrainien Jan Koum (Whatsapp) en 2014.
Le dictateur en titre de l’Etat sioniste d’Israël Benjamin Netanyahu avec le sioniste ukrainien Jan Koum (Whatsapp) en 2014.

En 2014, Facebook a procédé à l’acquisition de Whatsapp, un influent service de messagerie Internet pour les utilisateurs de Smartphones. L’un des fondateurs de Whatsapp est le juif ukrainien Jan Koum, qui finance et soutient activement le régime de Kiev contre les républiques populaires de Novorossia et pousse à la guerre globale contre la Russie.

Thoug Israel Armed Forces have created Viber and tried all their best to hide its connection with Israel, declaring the three military officers who created Viber left the Army and sold their product to another company based in Cyprus (not very far from Tel-Aviv), they still need other applications to extend their spying net over vast zones.

Bien que les forces armées israéliennes ont crée Viber et essayé de cacher les liens qui lient cette application pour téléphones mobiles avec Israël, en déclarant que les trois officiers israéliens qui ont conçu Viber ont quitté l’armée et vendu leur produit à une compagnie basée à Chypre (pas très loin de Tel-Aviv au demeurant), Israël a encore besoin d’autres applications pour étendre son réseau d’espionnage électronique sur de vastes zones.

Since 6 months, Facebook is behaving very weirdly with its users. It turns out Facebook is more and more « nervous » and even hysterical when it comes to some issues like using nicknames and criticizing international Zionism.

Depuis 6 mois, Facebook agit très bizarrement avec ses utilisateurs. Il s’avère que Facebook devient de plus en plus « nerveux » et même hystérique quand il s’agit de certains sujets comme l’utilisation de pseudonymes au lieu de vrais patronymes et à l’égard de critique envers le sionisme international.

This erratic behavior can be dubbed « antisocial ». Ironically, the social network has turned into an antisocial nightmare for every individual who got involved with it. But this is not a real issue. the real issue is how come a social media comes to ask you to submit your identification credentials or else it closes your account. This is a typical Zionist hysterical threat and spying behavior.

Ce comportement erratique peut être considéré comme antisocial. Bien ironique quand il s’agit d’un réseau social qui s’est transformé en un véritable cauchemar pour toute personne qui s’est retrouvée dedans. Mais le problème n’est pas là. Le véritable problème est comment un réseau social en vient à exiger de vous de lui soumettre des preuves physiques de votre identification sous peine de suspendre ou de supprimer votre compte. Ceci est un comportement sioniste typique caractérisé par la menace et l’espionnage hystérique.

Do you want to be a friend with the extremist Zionists of Israel? Then sign up to Facebook. This rotten network is regarding humans as sheep generating data and money (each like generates money to fund the so-called Israeli Defence Forces and even ISIS! )

Voulez-vous devenir amis avec les extrémistes sionistes d’Israël? Vous n’avez qu’à rejoindre Facebook. Ce réseau pourri considère les gens comme des moutons générant de l’information et de l’argent (chaque « j’aime » génère de l’argent qui sert à financer les soit-disant forces d’auto-défense d’Israël et même l’organisation de l’Etat Islamique)

Are you still on Facebook?

Êtes-vous encore sur Facebook?

Guerre en Syrie: l’armée syrienne repousse une solide offensive blindée rebelle sur Derâa

Derâa (Syrie méridionale): les unités de l’armée régumière syrienne défendant la ville de Derâa ont pu mettre en échec trois tentatives d’assaut consécutives des forces de  l’armée de la conquête composées de 33 unités évoluant sur cinq axes.

Première bataille de chars: utilisant des chars T-55, T-62 ainsi que quelques T-72 et évoluant en provenance du Nord de la Jordanie, les forces rebelles ont été prises à partie par les chars T-72S des unités blindées syriennes. La bataille de chars qui s’en est suivie a duré plus de trois heures. La plupart des chars rebelles ont été mis hors de combat. 11 chars rebelles ont été détruits par des obus-flèches (APFSDS: Armour Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot) tirés d’une distance à inférieure à 4000 mètres par les canons à âme lisse des chars de l’armée syrienne tandis qu’une vingtaine d’autres chars rebelles ont été déchiquetés par les missiles antichar tirés par des soldats des unités de l’infanterie mécanisée.

Des chars de l’armée régulière ont été détruits par des missiles TOW rebelles.

Il ne fait plus aucun doute que l’opération « Tempête du Sud » déclenchée par l’état-major rebelle installé dans une salle de commandement conjointe sise en Jordanie, s’avère être un fiasco pour Washington et Ryad. Plus de 269 rebelles ont trouvé la mort devant les remparts de Derâa en trois jours.

Berceau présumé de ce que les rebelles et leurs alliés occidentaux et arabes appellent « la révolution syrienne », la ville de Derâa est défendue par l’armée syrienne depuis plus de quatre années consécutives.

Connaissant bien le terrain, l’armée syrienne a pu contrer une dizaine d’assauts majeurs sur cette province-dont les trois offensives rebelles survenus cette semaine. Ce qui a conduit les chefs rebelles à s’accuser mutuellement de trahison et d’intelligence avec les « forces du régime ».  Cet échange d’accusations entre les chefs des groupes rebelles s’est vite transformé en un échange d’obus et autres roquettes. Jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, des affrontements féroces opposent des factions rivales de l’armée rebelle en retrait des environs de Derâa.

Le mécontentement des rebelles à l’égard de « ceux qui se cachent dans des bureaux climatisés » en Jordanie tout en les envoyant au casse-pipe, ne cesse de croître. Certains commandants rebelles sont exaspérés de l’attitude des conseillers militaires US et britanniques (et autres de la coalition), préférant gérer le champ de bataille derrière des écrans d’ordinateurs bien au frais en Jordanie sans se soucier des lourdes pertes accusées parmi les rebelles à chaque opération.

Obus-flèche BK-14M avec son sabot.
Obus-flèche BK-14M avec son sabot. Poids du projectile: 19.8 kgs. Vitesse initiale: 905 m/seconde.

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

Décès de Tarek Aziz, ex-Vice Premier ministre irakien

Une des figures de l’Irak de Saddamm Hussein, Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhaïl Yohanna, est décédé le 05 juin 2015 en détention dans un hôpital de la ville d’Al-Naciria en Irak suite à de graves complications cardiaques. Il était âgé de 79 ans.

De confression chrétienne d’Orient, Tarek Aziz s’est rendu aux forces d’occupation américaine fin avril 2003. Il a occupé les postes de ministre de l’information, de Vice-Premier ministre (1979-2003) et ministre des Affaires étrangères (1983-1991) sous les différents gouvernements irakiens durant la présidence de Saddam Hussein.

En mars 2009, il est condamné par un tribunal irakien au terme d’un procès d’opérette à 15 années de réclusion pour « crimes contre l’humanité » sur son rôle présumé dans l’exécution de 42 gros spéculateurs et usuriers de la pègre financière irakienne en 1992. A l’époque, en plein embargo international, le gouvernement irakien menait une guerre sans merci contre les spéculateurs et ceux que l’on qualifiait de « saboteurs de l’économie ».

Le 26 octobre 2010, une autre cour irakienne condamne Tarek Aziz et deux autres ex-hauts responsables irakiens à la peine capitale par pendaison pour leur rôle présumé dans la « suppression de partis religieux » et la répression qui s’était abattue sur un parti Chiite après une tentative d’assassinat de Saddam Hussein à Dijjil en 1982, en pleine guerre avec l’Iran de la Révolution Islamique.

Homme d’une intelligence exceptionnelle, diplomate jusqu’au bout et appartenant à une vieille famille issue d’une des plus anciennes minorités chrétiennes au monde, Tarek Aziz a été livré par les américains aux pires factions extrémistes d’une secte chiite. Son fils Ziad n’a pas été informé de son décès et les nombreuses chaînes de télévion irakiennes ont délibérément ignoré l’information.

Arme à double tranchant

Plus que quelques formalités et le projet de force militaire conjointe des pays arabes sera entériné. Pour l’heure, les chefs de diplomatie arabes, réunis jeudi en Egypte, ont réussi à se mettre d’accord sur le principe. Le texte sera présenté au sommet de la Ligue arabe qui s’ouvrira samedi dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.

Cette force militaire conjointe aura pour but de combattre les groupes terroristes, d’après le patron de l’organisation panarabe – Nabil al-Arabi. De plus, le projet de résolution indique que cette force devra conduire des interventions militaires rapides pour parer aux menaces sécuritaires auxquelles pourraient être confrontés les pays arabes. Champs d’application des plus flous, s’il en est.

Cependant, l’Arabie Saoudite nous a donné un exemple assez frappant de ce que pouvait être une « intervention militaire rapide pour parer aux menaces sécuritaires ». Suite à l’appel à l’aide du président (en exil dans son propre pays) yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, Riyad a envoyé ses chasseurs, de nuit, bombarder les positions des rebelles Houthis (chiites) qui menacent Aden. Mais l’Arabie Saoudite n’était pas seule, une dizaine de pays ont participé aux frappes; parmi eux l’Egypte, le Maroc et les pays du Golfe.

On notera que pour l’instant, seuls les rebelles chiites sont considérés comme étant une menace. D’un autre côté, on n’en attendait pas moins de la part des Pays du Golfe et de l’Arabie Saoudite. Mais tout ceci ressemble à un mauvais film. Car le « problème yéménite » n’est pas nouveau, durant les désormais fameux « Printemps Arabes » le peuple de ce petit pays perdu au Moyen-Orient avait tenté de faire entendre sa voix, mais sa libération n’étant pas à l’ordre du jour, la seule réponse qu’il reçu fut de servir de terrain d’exercices US pour pilotes de drones débutants.

La rébellion chiite a-t-elle profité d’un coup de pouce de l’Iran? Mystère. Mais Téhéran est certainement la seule capitale à avoir condamner les frappes saoudienne au Yémen.

L’action militaire va encore plus compliquer la situation, étendre la crise et faire perdre les chances d’un règlement pacifique des divergences internes au Yémen.
Cette agression ne donnera aucun résultat, sauf qu’elle provoquera une propagation du terrorisme et de l’extrémisme, et une augmentation de l’insécurité à travers la région
, a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham.

Le président de la Commission de la sécurité nationale et politique étrangère au Parlement, Alaeddine Boroujerdi qualifie l’Arabie Saoudite d’irresponsable et lui reproche d’avoir attisé les flammes d’une nouvelle guerre dans la région; selon lui « La fumée de ce feu entrera dans les yeux de l’Arabie saoudite car la guerre ne se limite jamais à un seul endroit. »
Il a en outre pointé du doigt les États-Unis et les accuse d’avoir soutenu ces frappes.

Cette force militaire conjointe des pays arabes était un vieux serpent de mer, un peu comme la force de défense européenne. Mais il existe un point commun entre les deux, il y a quelques temps, les USA ont (re)demandé à l’Union Européenne de réfléchir à la création d’une force militaire commune. En attendant, ils ont exhorté les pays membres à augmenter leurs crédit militaire à hauteur de 2% du PIB. Car pour Washington, l’OTAN ne saurait remplacer une force commune.
Tout ceci ressemble à une défection de l’État américain pour ce qui concerne leurs forces militaires basées en Europe et au Moyen-Orient. Dans quel but? Économiser quelques milliards de dollars, où recentrer les troupes et équipements plus près de leurs côtes? Mystère là encore.

Mais la création de la force militaire conjointe des pays arabes risque de devenir une pièce de plus sur l’échiquier – déjà bien garni – du Moyen-Orient. Gageons qu’Israël saura s’en servir à bon escient; un chasseur israélien qui survol la Syrie pour aller bombarder un hypothétique convoi d’armes à destination du Hezbollah est une casus belli. Si c’est un chasseur saoudien qui fait la même chose, c’est de la lutte anti-terroristes…

Irak: des chasseurs-bombardiers non identifiés bombardent des positions de l’armée irakienne à Al-Anbar

D’après des informations publiques, des chasseurs-bombardiers non identifiés ont bombardé aujourd’hui une dizaine de position de l’armée et des milices irakiennes dans la province d’Al-Anbar (Ouest)  alors qu’une coalition formée par des milices encadrées par l’Iran tente de reprendre les territoires conquis par Daech dans la province de Salaheddine.

Les unités irakiennes visées par des missiles Air-Sol et des roquettes font partie du dispositif offensif géré par les stratéges des Gardes de la Révolution iranienne afin de reprendre Mossoul des mains de Daech et tenter de rompre le continuum de cette organisation en Syrie orientale.

L’espace aérien irakien est survolé ces derniers mois par des dizaines d’appareils de combat appartenant à au moins huit pays. Outre l’aviation iranienne et celles de la coalition internationale menée par les Etats-Unis d’Amérique participant à une campagne de bombardement anti-Daech, des avions de combat syriens, turcs et jordaniens ont fréquemment pénétré en Irak pour y effectuer des raids ponctuels sur des objectifs croisés.

La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

Israël a commis la plus grave erreur stratégique de toute son histoire

Il semble que Tel-Aviv vient de commettre ce qui s’apparente à la plus grave erreur stratégique de son histoire avec l’attaque perpétrée à Qunaïtra dans la partie du Golan sous contrôle syrien au cours de laquelle ont péri des hauts cadres du Hezbollah et un général iranien.

De manière totalement inattendue, l’attaque israélienne contre des hauts cadres du Hezbollah en Syrie a provoqué un rapprochement historique entre le Hamas et le Hezbollah et la fusion de ce dernier dans la profondeur stratégique syro-iranienne. Soit une unification de l’ensemble des fronts de la frontière égyptienne jusqu’aux monts Taurus et de la mer Méditérranée jusqu’à Téhéran.

La Visite de Fahd Jassem Freij, le ministre syrien de la défense, à Qunaïtra est un fait hautement inhabituel et intervient à un moment crucial dans la guerre en cours dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le déplacement d’un faucon parmi les faucons de Damas en plein Golan a suscité une très forte colère en Israël.

Israël a vivement condamné la visite du ministre syrien de la Défense au Golan, que les médias officiels syriens ont décrit comme une visite d’inspection au « FRONT SUD » face à « l’entité terroriste d’Israël ». Le ministre syrien en treillis de combat n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en appelant les troupes syriennes, lesquelles combattent depuis bientôt quatre années des centaines d’organisations terroristes soutenus par des pays étrangers à « redoubler d’efforts pour combattre les groupes takfiristes terroristes et leur principal sponsor et allié, l’Etat terroriste d’Israël ».

De source sûre, Damas est en train de renforcer le dispositif de défense méridional face à son ennemi israélien où ont toujours été positionnées les meilleures unités de l’armée syrienne. Depuis 1973, la Syrie est en guerre technique avec Israël et ce dernier n’a pu arrêter alors une offensive syrienne sur le plateau du Golan qu’en usant de la menace nucléaire.

Fait impensable il y a trois ans, le Hamas palestinien vient de renouer avec le Hezbollah et la Syrie. L’aile militaire du mouvement Hamas, dont les combattants ont pu tenir tête à une très brutale offensive israélienne sur l’enclave assiégée de Gaza en juillet et août 2014, a déclaré non seulement son soutien au Hezbollah mais sa coordination totale avec le mouvement libanais et la Syrie en cas de guerre avec Israël. La reprise des relations entre le Hamas et la Syrie, rompues lors du début de la guerre en Syrie et l’implication de certains combattants palestiniens aux côtés des rebelles syriens a été un des grands objectifs d’Israël.

L’intégration de l’ensemble des forces d’élite du Hezbollah et de l’armée syrienne est achevée et des experts s’accordent à dire que la Syrie et le Liban feront front commun face à toute attaque israélienne. D’ailleurs l’un des objectifs des cadres du Hezbollah et des officiers iraniens au Golan était de former une nouvelle organisation populaire armée à l’instar de celle du mouvement libanais au Sud-Liban au Golan et de forcer les israéliens à évacuer le plateau comme ils ont été forcés d’évacuer le Liban Sud en 2000.

A Téhéran, l’heure est aux représailles intelligentes. L’axe stratégique Damas-Téhéran-Hezbollah semble déterminé à reprendre le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967 et annexé illégalement en 1981. Le Hamas palestinien a affirmé depuis Gaza qu’il soutiendrait toute action en ce sens.

Les iraniens privilégient à cette fin une approche très assymétrique semblable à celle, réussie, des comités de défense du Donbass en Ukraine ou à celles des milices de défense populaire en Irak et à Kobané en Syrie.

La perte par les israéliens du plateau très stratégique du Golan signifie à terme la fin d’Israël. Une panique soudaine s’est emparée des israéliens et même les américains semblent exaspérés par leurs attitudes jugées puériles et surtout « ingrates ». Les critiques américaines devront s’accroître car le gouvernement de guerre de Netanyahu est en train d’accumuler non seulement des bévues de toutes sortes mais désormais des erreurs stratégiques fatales.

Treize années d’occupation, jusqu’à 130 000 hommes déployés, 50 nations présentes, plus de 4 000 morts… Pour rien!

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Le dimanche 28 Décembre, l’OTAN a fait ses adieux à l’Afghanistan. Enfin, ses adieux, pas tout à fait, puisque 12 500 hommes vont rester sur place pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Mais au-delà de la propagande distillée par les Médias occidentaux, la situation sur place n’a guère évoluée.

Lors du lancement de la guerre en Afghanistan par les USA et leurs alliés (en 2001, suite aux attentats du 11 Septembre), l’objectif était de libérer le pays des Talibans. Si le début du conflit a vu des victoires rapides et nombreuses de la part de l’Occident, la suite a été nettement moins glorieuse; et pour cause, l’Afghanistan fait partie de ces pays où les armées extérieures s’y cassent les dents. Les Talibans eux-mêmes n’ont jamais réussi à conquérir l’ensemble du territoire.

D’ailleurs, un peu plus de treize ans après la « reconquête » l’objectif tant recherché n’a toujours pas été atteint. Même si les Talibans ne gouvernent plus, ils font néanmoins régner un régime de terreur sur l’ensemble du territoire. Pire, la sécurisation tant vantée des principales villes n’est qu’une illusion, comme le montre les récents attentats qui ont marqué ces derniers mois. Pour vous donner un ordre d’idées, l’armée afghane et la police ont perdu plus d’homme durant les dix premiers mois de cette année, que la coalition occidentale depuis le début de la guerre.

Certes, les Talibans ne sont plus tout à fait aussi nombreux qu’avant, mais ils ont su modifier leur tactique, et se sont spécialisés dans la guérilla et la résistance armée – comme bon nombre de groupes armés dans le monde lorsqu’ils sont en lutte contre un ennemi plus nombreux et mieux armé.

Quant aux femmes afghanes, dont le sort – interdiction de fréquenter les écoles et les universités, interdiction de travailler, et port de la burka (voile intégral recouvrant tout le corps) avait ému l’ensemble du monde, si elles ont retrouvé un semblant de liberté, elles ne sont pas aussi indépendantes que les médias main stream veulent bien nous le faire croire. Car si les Talibans ne sont plus à la tête du pays, la peur qu’ils ont instillé et qu’ils entretiennent à coup d’attentats n’est pas prête de disparaître.

La doctrine occidentale peut se résumer à ceci: Je suis venu, j’ai vu, j’ai brouillé les cartes et je suis reparti…

Détente?

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Peut-on, sans crainte du ridicule, vouer aux gémonies une nation toute entière, et dans le même temps se tourner vers cette même nation afin de sauver la sienne? A n’en pas douter, certains philosophes pourraient en écrire tout un chapitre, mais je vais tenter de faire plus court.

L’Ukraine, car il s’agit bien de ce pays, est en proie à une pénurie de charbon. Ce charbon a trois utilités aussi importantes l’une que l’autre:
1- approvisionner les centrales électriques,
2- approvisionner les chauffages urbains,
3- acheter la paix sociale.

Tout est partie d’une loi votée par le parlement de Kiev et qui déclare criminel tout achat de marchandises et/ou de services aux provinces autonomes de Donetsk et Louhansk, petit souci, le charbon utilisé dans les centrales ukrainiennes provient de ces deux régions; donc, impossible d’en acheter. Et l’hiver est là…

Dans un élan de compassion, Moscou vient de proposer aux dirigeants pro-occidental de Kiev de leur vendre la précieuse marchandise. Cette initiative est à mettre au crédit du président russe lui-même. D’après son porte-paroles – Dmitri Peskov – Vladimir Poutine a parlé d’un geste de bonne volonté, ajoutant que la Russie n’exigerait pas de paiement préalable. « Poutine a pris la décision d’entamer les livraisons en raison de l’urgence de la situation (…) et malgré l’absence de pré paiement »

La livraison porte d’ors et déjà sur 500 000T/mois et pourrait doubler en cas d’accord durable. A n’en pas douter les dirigeants ukrainiens vont sauter sur l’occasion – au mois jusqu’au dégel – et lâcheront peut-être un peu de lest. Il est aussi à noter que cette transaction a été officialisée le lendemain d’un échange de prisonniers entre Kiev et les séparatistes de l’Est; 145 militaires ukrainiens ont été échangés contre 222 rebelles, le plus gros échange depuis le début des hostilités.

Lors de la Guerre Froide, deux épisodes ont été qualifiés de « Détente ». Le premier débuta après la crise de Cuba (1963) et prit fin avec les prémices de la guerre d’Afghanistan (1979); le deuxième commença avec l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête du Kremlin en 1985 et vit la chute de l’URSS (1991).
Vladimir Poutine serait-il en train d’instaurer une troisième « détente » au sein de cette Guerre Froide 2.0? Mais surtout, l’Occident saura-t-il saisir la balle au bond? Pas certain. Quand à Kiev, je ne me fais aucunes illusions; coincé entre le bloc atlantiste et le peuple (qui pourrait demander des comptes aux dirigeants nouvellement élus en cas de pénurie effective de charbon), Porochenko et ses ministres n’ont pas fini de jouer aux girouettes; d’autant plus qu’il y a quelques semaines de ça, le président ukrainien exprimait sa volonté de posséder la plus grande armée d’Europe – en plus d’intégrer l’OTAN…

Du pétrole, comme s’il en pleuvait

L’information ne vous a certainement pas échappée, le prix du baril de brut (WTI pour les USA et Brent pour la Mer du Nord) est en chute libre. Si cela ne peut que réjouir les consommateurs que nous sommes – même si la répercussion de la baisse à la pompe ne suit pas la même courbe que celle de la bourse – cette donne risque de changer pas mal de choses sur le plan géopolitique/stratégique.

L’effondrement des courts a débuté au mois de juin, en cause une surproduction d’or noir. Si les experts ont pointé du doigt le ralentissement de l’économie mondiale ou la production toujours plus importante de pétrole non conventionnel (schiste aux USA, sables bitumineux au Canada), la cause semble être plus simple: la manipulation des marchés.

Certes l’économie mondiale n’est pas au mieux de sa forme, et un baril à 100$ n’est pas ce qui se fait de mieux pour la relancer; mais cela ne date pas d’hier, d’ailleurs le prix du baril de brent n’est pas descendu sous cette cotation depuis presque quatre ans. D’un autre côté, certains se réjouissaient de ce prix, les pays producteurs de pétrole.

On pense immédiatement à l’OPEP, mais les USA, la Russie et les autres nations non membres de l’Organisation de Pays Exportateurs de Pétrole se frottaient les mains, eux aussi. Les États-Unis y voyaient une aubaine afin de pouvoir produire leur pétrole et gaz de schiste – dont le prix d’extraction se situe aux alentours de 85$/baril – idem pour le Canada et Moscou vendait son gaz à l’Europe.

Les économistes ont retenu leur souffle, la semaine dernière, lorsque l’OPEP s’est réuni pour statuer sur le futur. Et là, coup de théâtre! les pays membres ne toucheront pas à la production, qui restera donc au même niveau qu’elle est en ce moment. Ce qui semblerait signifier que cela arrange tout le monde. Pas si sûr! Alors que l’Arabie Saoudite envisageait, il y a quelques mois, un baril à 200$, elle fait désormais machine arrière et n’est pas loin de vanter les mérites d’un prix avoisinant les 70$. Étonnant, surtout que les pétromonarchies du Golfe ont basé leur politique sur l’Or noir. Elles ont, par la même occasion, acheté la paix sociale – un peuple (tout du moins, une certaine classe sociale) qui vit dans l’opulence ne pense pas à se rebeller… On pourrait presque parler de suicide politique, surtout avec les idées propagées par l’EIIL et qui pourraient trouver un terrain fertile dans les régions désertiques du Golfe.
Et il en va de même dans bon nombre de pays, principalement les pays producteurs qui subventionnent le prix à la pompe (Algérie, Venezuela…). Il est à noter que depuis quelques mois, des pays producteurs ont fait machine arrière et vendent l’essence à son prix, parmi eux, l’Égypte, le Maroc et dernièrement l’Indonésie.

Nous voici donc avec une production égale, une consommation en berne – due au fait que les consommateurs que nous sommes ont modifiés leurs habitudes de déplacement (en cause le prix des carburants et la crise économique de 2008) et surtout à une économie mondiale qui tourne au ralenti – tout en sachant que certains pays ne sont plus en course (l’Irak, la Libye…) et que si leurs productions devaient revenir à leurs anciens niveaux, cela ne ferait qu’accentuer la chute des courts.

D’aucuns pensent que l’on assiste à une attaque en règle du gaz de schiste US par l’Arabie-Saoudite, mais je suis perplexe. Si cela était vrai, ce serait comme de vouloir jouer à la roulette russe (avec un automatique, de surcroit), et je ne connais pas beaucoup de dirigeants qui seraient prêt à sacrifier son pays juste pour enfoncer un concurrent…

Une autre possibilité serait que le pays visé soit la Russie. En plus des sanctions économiques qui l’étranglent déjà, attaquer sa plus grosse richesse reviendrait à la mettre à genoux, mais les contrats juteux nouvellement signés avec la Chine (400 milliards de Dollars pour le dernier, sur 25 ans), et surtout le fait que Moscou se détourne un peu plus de jour en jour de l’Europe pour se focaliser sur l’Asie font que cette possibilité est douteuse.

La possibilité du Peak Oil (pic pétrolier, terme désignant le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production) a elle aussi était envisagée. Cependant, même si certains puits se tarissent plus vite que prévu, je ne pense pas que l’on en soit déjà arrivé là.

Reste que la baisse du prix du baril pourrait servir les majors pétrolières; en effet, à la fin du XIXième siècle, aux Etats-Unis, John D. Rockefeller – fondateur de la Standard Oil – avait mis en place une technique économique agressive qui consistait à faire baisser les prix, mettant les petits producteurs sur la paille et assainissant ainsi le marché du pétrole et de son raffinage. D’ailleurs, une majorité des majors pétrolières ont fait machine arrière et ont suspendu, sinon arrêté, les forages les moins rentables ou la prospection si dispendieuse; sans compter les licenciements et les restructurations internes.

Sinon, il est possible que nous assistions à une tentative mondiale afin de relancer ce qu’il reste d’industrie, de commerce, et d’économie…

Les sanctions économiques contre la Russie portent leurs fruits

Effectivement, les sanctions prisent par l’occident à l’encontre de l’Ours russe commencent à devenir tangibles… mais en Europe. Et plus précisément à l’OTAN.

Le 24 novembre a eu lieu, à la Hague aux Pays-Bas, la soixantième session plénière de l’assemblée parlementaire de l’OTAN; à cette occasion, le secrétaire général – Jens Stoltenberg – a fait un discourt portant sur la cheville ouvrière de cette organisation: l’argent.

Selon lui, il existe trois priorités:
1-Garder l’OTAN fort comme une alliance politique et militaire.
2-Travailler avec nos partenaires pour apporter plus de stabilité à cette région.
3-Et garder le lien, solide comme le roc, entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

Toujours d’après lui, chacune de ces priorités exige des ressources financières, soutenues par une volonté politique. Mais sans eux, il ne peut y avoir de sécurité, pas de prospérité, ni de liberté. Donc, une seule solution: des sous! Mais pas qu’un peu, non, plein de sous, comme s’il en pleuvait. Car pour que l’OTAN soit opérationnel face aux menaces (à ce titre le secrétaire n’en voit que deux: l’Est ou le sud (Afrique du Nord et Moyen-Orient)) il faudrait que chaque pays membre fasse augmenter son budget de la Défense à 2% de son PIB! Rien que ça!

Pas certain que tous les citoyens soient heureux de savoir que les ministères de la Défense se taillent la part du lion. Mais d’après Jens Stoltenberg, ceci est réalisable; la preuve quatre membres ont déjà atteint cet objectif: les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce et l’Estonie.
En fait, ce qui lui met les nerfs à vif, c’est que la Russie a augmenté ses dépenses militaires de 50% en cinq ans, alors que dans le même temps les dépenses totales de défense de l’OTAN ont baissé de vingt pour cent.

Bref, c’est bien beau de vouloir à tout prix se trouver un ennemi juré (même si l’actuel à un air de déjà vu), mais encore faut-il s’en donner les moyens. Heureusement le VIP de luxe et accessoirement secrétaire général de l’OTAN est là pour veiller au grain. Au fond, je m’inquièterai vraiment du rôle de l’OTAN lorsque le secrétaire général sera issu des rangs de l’armée…

Des musées de Crimée poursuivent les Pays-Bas pour séquestration illégale de trésors archéologique

Des musées de Crimée ont décidé d’ester en justice un musée d’Amsterdam qui a décidé de ne pas restituer des trésors archéologiques prêtés pour une exposition.

La décision du musée en question, Allard Pierson, est loin d’être neutre ou autonome mais dictée tout en s’inscrivant dans le cadre d’une vaste politique de représailles menée par les Pays-Bas contre la Russie sur fond de guerre de barbouzes et de coups bas plus ou moins ébruités.

Moins hystériques et paranoïaques envers la Russie que les pays baltes, la Pologne ou la Suède, les Pays-Bas sont engagés dans le cadre de l’Otan dans une drôle de confrontation avec la Russie. Passage à tabac de diplomates par des « inconnus », vol à l’arraché visant des officiels, braquages, tentatives d’homicide à la voiture fantôme, espionnage tout azimuts, gel d’avoirs bancaires, expulsion d’enfants d’officiels, sabotages et au final accusations à l’encontre de Moscou d’être derrière le crash du vol MH17 de Malaysian Airlines au dessus de l’Ukraine ont fini par tendre les relations entre les deux pays au plus haut point. Ceci avant la séquestration en plein jour de trésors archéologiques de Crimée, donc techniquement russes. Inutile de dire qu’un retour de manivelle est attendu côté russe. Reste à savoir où et sous quelle forme.

La valse à trois temps continue.

Des organisations terroristes en Libye brouillent les télécommunications en Algérie, en Egypte et en Tunisie

Selon un journal algérien, des organisations terroristes en Libye auraient mis la main sur des des équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires de régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie.

La même source cite que des régions adjacentes de la frontière libyenne dans le Sud Algérien auraient connu une très forte perturbation des réseaux de téléphonie mobile ces derniers temps.

Des médias égyptiens rapportent que des perturbations des télécommunications civiles et militaires auraient été signalés dans les régions frontalières avec la Cyrénaïque.

Ces informations paraissent alors que des avions de combat non toujours identifiés bombardent l’aéroport international Mitiga de Tripoli où ils auraient détruit des avions de ligne au sol appartenant à la compagnie aérienne Air Afrique et qu’un avion libyen de type Beechcraft ayant quitté en catastrophe Tripoli vers les frontières algériennes aurait été intercepté par les défenses anti-aériennes algériennes. Peu d’informations sont disponibles sur cette affaire qui soulève de nombreuses interprétations.

Par ailleurs, pour la première fois, les groupes terroristes retranchés au Mont Chaambi en Tunisie occidentale, ont tenté de brouiller les communications militaires de l’armée tunisienne. Preuve s’il en est qu’il reçoivent toujours des équipements malgré un double blocus imposé par l’armée tunisienne et l’armée algérienne de l’autre côté de la frontière.

Grande offensive aérienne syrienne sur Al-Raqqa

Au même moment où dans un geste très fort, le Président Russe Vladimir Poutine recevait pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie Walid Al-Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, l’aviation syrienne a déclenché l’une des ses plus grandes opérations de cette guerre en procédant à une véritable offensive aérienne sur Al-Raqqa, capitale de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), y causant des dégâts considérables.

« Nous reviendrons! » C’est pas ses mots que le dernier commandant de la base aérienne d’Al-Raqqa, tombée aux mains des rebelles radicaux avait quitté son quartier général sous un déluge de roquettes et d’obus. La chute de la base aérienne d’Al-Raqqa a coûté la vie à plus de 320 soldats syriens et causé la perte de plus de 17 appareils de combat dont trois chasseurs que l’EIIL a tenté d’utiliser.

Les raids aériens de l’aviation syrienne se sont concentrés sur la périphérie industrielle Nord d’Al-Raqqa où l’organisation de DAECH tente de se constituer une industrie militaire.

Diverses sources dont le très controversé Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH) basé à Londres ont évoqué la mort de plus de 95 personnes au cours de ces raids.

D’après nos sources, les chasseurs-bombardiers syriens ont utilisé pour la première fois de nouvelles munitions guidées au Laser et ont fait face à des tirs de DCA (canons de 23 et de 30 MM) ainsi qu’à plusieurs salves de missiles Sol-Air de faible portée.

Les frappes ont détruit des anciennes usines d’engrais chimiques et d’ateliers de construction métallique que les combattants de DAECH tentaient de convertir en usines de roquettes ou de missiles.

Sur le plan politique, la rencontre de Poutine avec Al-Mouallem en présence de l’homologue de ce dernier Serguei Lavrov s’est fait à huis clos et rien n’a filtré des discussions entre les deux hommes. Cependant, Damas ne cache pas son souhait de voir Moscou accélérer les livraisons de certains systèmes d’armes et plus particulièrement les missiles SAM de la famille des S-300.

Moscou pour sa part semble contre-attaquer sur tous les fronts et paraît déterminé à soutenir son allié syrien, en guerre contre ses ennemis régionaux, d’autant plus que son principal adversaire, l’Arabie Saoudite, cherche à déséquilibrer les prix du pétrole brut au sein de l’OPEP dans le cadre d’une vieille politique dictée par Washington afin de faire saborder les économies de puissances hostiles ou tout simplement potentiellement rivales.

L’ère de la débilité programmée

Les médias aux ordres semblent avoir reçu un mot d’ordre pour évoquer d’une seule voix et uniformément des thématiques liées à celle que l’on appelle « le genre » ou à la sous-idéologie du féminisme radical déformé à des fins de domination sociale par une certaine élite jusqu’à ressembler au sionisme et au nazisme. Normal diriez-vous, et pourtant cette démarche basée sur des manifestations conjoncturelles ne serait pas du tout innocente et serait en fait une offensive généralisée contre ce qui est perçu comme les valeurs rétrogrades défendues par les « méchants » de ce monde (toujours les mêmes: les Russes de Poutine, les Musulmans non-alignés, les paysans européens récalcitrants, le Vatican, etc.) que le marché « libre » tente d’assujétir à l’idéologie dominante et hégémonique quitte à provoquer une autre guerre mondiale.

Il y a eu l’épisode grotesque et ubuesque de l’utilisation politicienne et idéologique d’une/un « Conchita Würtz » associé à un puissant outil de débilisation des masses qu’est devenu depuis longtemps le divertissement télévisé. Cela aurait pu passer inaperçu. Mais le geste est devenu politique lorsqu’il s’est inscrit dans une logique de confrontation avec la Russie pour la simple raison que son président s’attache encore à quelques concepts étranges aux yeux des nouveaux grands prêtres d’Ammon du marché transnational: les valeurs familiales traditionnelles…Une hérésie que le marché ne pardonne pas depuis qu’il s’est avéré qu’une masse d’individus déculturés, aliénés et isolés constituaient de meilleurs consommateurs soumis et constants qu’une famille. Par ailleurs cette dernière, dans sa configuration patriarcale est toujours susceptible de produire une société guerrière, donc forcément de la résistance au joug invisible sous prétexte de liberté totalitaire. Ce qu’il faut à tout prix éliminer. Après avoir tenté de tuer Dieu pour lui substituer Mammon même sous forme de Bitcoin, voilà qu’ils assassinent le père sans aucune alternative de remplacement fiable.

Même rengaine avec certaines thématique relatives à la situation des femmes dans le monde. Hormis l’histoire naturelle ou pas de l’évolution des fesses de Kim Kardashian, faisant la promotion de la chosification du corps féminin bien mieux que toutes les formes d’oppression réelles ou imaginaires faites aux femmes, on abat en flammes un scientifique pour avoir porté une chemise jugée sexiste et l’on remet du réchauffé sans vraiment étudier sérieusement la situation réelle et on ne peut plus catastrophique des femmes sous le règne du marché dans les pays les plus nantis. Pas la peine d’évoquer celles qui vivent dans le reste du monde mis à part pour outrer un ou deux bons samaritains. Par contre, plein de sujets futiles propices à la polémique stérile. Ce que recherchent par dessus tout les médias aux ordres pour amuser la gallerie et polariser certains. Toujours en ligne de mire, les « méchants » désignés…

A bien des égards, nous vivons en plein scénario d’un roman de Science-fiction de la trempe d’un auteur comme Philip K. Dick avec son « Simulacre ».

Byzantisme pédant et pesant. Pendant ce temps la Chine s’active et sait que le moindre faux pas lui coûtera non pas sa survie mais son existence en tant que nation millénaire. Cela rappelle un précédant historique: Le 29 mai 1453, les troupes ottomanes prenaient d’assaut Constantinople pendant que les faux érudits byzantins se disputaient sur le sexe des anges…

Il y a eu une ère que l’on a baptisé-pompeusement-des lumières. Maintenant une chose est sûre, on est à l’ère des débilités.

Chine: un collier d’îlots portes-avions…

Comme nous l’avons déjà annoncé ici, la République populaire de Chine serait en train de mettre sur pied une armée parallèle bien mieux équipée que son armée régulière, l’Armée de Libération chinoise. Cette dernière n’est pas en reste puisque Pékin a décidé de multiplier le nombre d’unités de montagne ainsi que celles spécialisées dans les opérations amphibies. On évoque également une immense base secrète de sous-marins mais rien ne filtre à ce sujet.

Cependant, le fait le plus étrange dans la démarche chinoise demeure sa capacité à élaborer des solutions alternatives. En manque de porte-avions, Pékin est en train de construire des îlots dotés de pistes d’atterrissage et de radars.

Artificiels ou naturels, une dizaine d’îlots sont déjà de facto de véritables portes-avions chinois en Mer de Chine Méridionale.

Rien ne saurait illustrer mieux la stratégie du collier de perles de Pékin que ces îlots sur lesquels atterrissent et décollent des avions militaires chinois en permanence.

Certains médias occidentaux hostiles à la Chine ont beau avoir une nette et constante tendance à sous-estimer ou à mépriser la puissance militaire chinoise mais le fait demeure que l’empire du milieu a bien plus de ressources qu’il n’en laisse paraître. D’autant plus que Pékin, lequel a fourni des efforts économiques et financiers colossaux afin de rendre l’économie US interdépendante de son économie ne se fait aucune illusion stratégique possible sur les objectifs ultimes du camp va-t-en guerre à Washington.